David Barou

  • Dans un futur proche, l'économie a continué à dériver sans révolution fondamentale du système en place, l'empreinte culturelle asiatique s'est accentuée, l'écologie s'est structurée de sorte qu'elle est entrée au coeur des entreprises ; l'universalité et la mondialisation sont omniprésentes.

    C'est ce moment que choisit l'humanité, et nous sommes donc bien dans un conte, pour se mettre d'accord. Tout le monde va alors effectuer un fabuleux retour à la terre dans la joie et la bonne humeur !

    Mais en parallèle, des mouvements sont lancés et se poursuivent, la langue universelle arrive, alors même qu'elle n'est plus utile, le protectionnisme de l'humain se poursuit, alors que les dangers environnementaux diminuent, et surtout comme souvent, ceux qui ne suivent pas le mouvement sont marginalisés.

    À travers une famille, suivie de génération en génération, on verra des êtres parfois pantois, parfois moqueurs, parfois leaders et parfois absents de tous ces mouvements, et surtout le lecteur lui-même pourra, face à ce qu'il faut bien considérer comme une caricature destinée à secouer, se poser quelques nouvelles questions.

  • De part et d'autre d'une grande bande d'encre noire, le Fluink, deux peuples que tout oppose vivent dans l'ignorance l'un de l'autre.

    En bas, les Pâals, en blanc sur fond noir, sont désormais dirigés par un Préfectal à l'ambition démesurée qui souhaite construire une nation forte et conquérante basée sur un urbanisme galopant.

    En haut, les Schwarzs, en noir sur fond blanc, vivent dans une tranquillité presque passive laissant le temps s'écouler au rythme du Fluink protecteur. Mais voilà que d'étranges objets se mettent à arriver dans leur monde et à déranger leurs habitudes...

    Les Schwarzs, sous l'impulsion d'un savant extatique, vont donc partir à l'exploration du Fluink et à la rencontre d'un peuple aux antipodes de leur mode de vie. Choc salutaire ou risque d'explosion ?

  • Siwel, jeune fille têtue et curieuse, croise le chemin d'un lapin qui n'est autre que Lapinot de Lewis Trondheim !
    Plongeant alors dans les ténèbres d'une mystérieuse bibliothèque la voilà partie dans un voyage onirique à la logique Lewis Carrollienne où elle croisera de célèbres héros de romans !
    Des rats patibulaires, une lune en forme de virgule, un farfadet frivole et fanfaron, seize Louis sonnants et trébuchants, une reine de cour d'artichaut, des sphinx querelleurs, une troupe d'artisans laborieux, des femmes de petites vertus, un Lion de Némée pas assez renommé, une glace qui réfléchit, des liberarbres purificateurs, et. un Lapinot pressé !


  • Un homme habillé en noir ,seul, avance, silencieux, à travers la campagne. Un drôle d'énergumène habillé plutôt comme "un de de la ville". Quel est son but ? Qui est-il ? Où va t'il ?
    Ce sont les questions que vont se poser tous ceux qui croiseront sa route. Mais face au silence pesant et porteur de sens de l'homme en noir, chacun apporte sa propre réponse.
    D'abord intriguant, mystèrieux, il devient pour chacun le porte parole muet de ses propres pensées. Chacun lui prêtera le destin qui l'arrange, les mots qu'il souhaiterait entendre, un but qu'il voudrait atteindre.
    Suivant un personnage silencieux de bout en bout, La Rumeur va naître d'elle-même et telle un Golem échapper à son créateur, nous mettant nous, lecteurs, face à nos responsabilités : quelle est notre réelle attitude face à l'information, face aux non-dits et aux ambiguïtés. Ne sommes-nous pas également acteurs de cette vaste mascarade ?

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