Didier Bontemps

  • C'est Ana qui a parlé de moi à Mme Ronsillac pour ce petit boulot. C'est vrai que mes finances personnelles ne me permettent pas de refuser le travail de restauration de son album de photographies. Un gros album de deux cents pages mais qui ne contenait en fait que vingt-deux photos ! Pas de quoi redorer son blason d'autant que l'assassinat de Mme Ronsillac met un terme à notre accord commercial. Tout aurait pu s'arrêter là, si l'une des photos ne reliait Mme Ronsillac à la prestigieuse famille des van Basteren.
    Des marchands d'ar(t)mes influents pendant toute la première moitié du XXe siècle. Le travail que m'avait confié la pauvre Mme Ronsillac ressemblait plus à un travail de restauration du passé qu'a celui d'un infographiste. Elle désirait me lancer sur les traces de la mort de Paul Ronsillac, son père, artiste-peintre sous contrat, en son temps avec les van Basteren. L'actualité semblait donner raison à vieille dame, avec la découverte du cadavre de Théo van Basteren assassiné dans les toilettes de la gare de Lyon.
    Il a tout juste une quinzaine de jours...

  • Cette BD est tirée d'une histoire vraie que beaucoup ignorent :
    La Joconde a bien été volée en août 1911 et, durant deux années, la police se cassera les dents sur toutes les pistes pour tenter de la retrouver.
    Ce n'est que la maladresse du voleur qui la fera réapparaître en décembre 1913 à Florence.
    En s'inspirant de l'histoire vraie (le scénariste est historien), cette BD s'inscrit dans un cadre comique en montrant comment la Police s'est embourbée dans des pistes toutes plus ridicules les unes que les autres.
    L'Allemagne, la Belgique, La Hollande, ont été accusées, les millionnaires américains surveillés, le journaliste Roland Dorgelès suspecté, Picasso inquiété et Guillaume Apollinaire a passé sept jours en prison.
    Enfin une fiction historique qui n'est ni tragique ni dramatique mais franchement hystérique !

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