Gilbert Pierre

  • Anne-Christine perd le langage à l'âge de trois ans et devient étrange, considérée atteinte de schizophrénie, puis d'autisme, un entrelacement de phénomènes angoissants toujours renaissants de jour et de nuit. Anne-Christine a 42 ans lorsqu'elle rencontre la communication facilitée, méthode désormais largement utilisée. Si l'autisme n'est pas pour autant vaincu, les comportements aberrants sont peu à peu explicités.

  • Face au changement climatique, l'immensité du défi a de quoi susciter la crainte et la paralysie. Ce livre se veut pourtant message d'espoir, en ce qu'il tente de montrer que l'intelligence collective, bien organisée, peut tracer concrètement la voie d'une sortie de crise. Réunissant aussi bien un climatologue, une juriste, un économiste ou un philosophe qu'un auteur de science-fi ction, un vidéaste ou un général d'armée, entre autres, il démontre que chacun, dans sa pratique et sa discipline, détient une partie de la solution. L'une des armes de la transition.

    Ce sont donc quatorze experts qui ont accepté, ici, de répondre à un même ensemble de questions. Quelle pierre leur discipline apporte-t-elle à la transition ? Quels concepts ou certitudes ont-ils déjà forgés ? Comment transformer leurs conclusions en politiques publiques ? Quels éléments de programme pourraient ils souffler à un candidat à la présidentielle ? Etc.

    En préambule et en pages de fin, deux jeunes activistes ajoutent aux réfléxions de ces contributeurs leur voix de citoyennes engagées pour le climat. Ensemble, loin de la peur et de la résignation, ils et elles ouvrent des pistes pour un futur non seulement vivable, mais enviable.

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    Les experts :

    Dominique Bourg – philosophe.
    Jean Jouzel – climatologue.
    Stéphane La Branche – sociologue.
    Philippe Descola – anthropologue.
    Yves Marignac – ingénieur.
    Valérie Cabanes – juriste.
    Thibaud Griessinger – neuroscientifique.
    Marc Dufumier – agronome.
    Alain Grandjean – économiste.
    Hervé Kempf – journaliste.
    Vincent Verzat – vidéaste.
    Jean-Marc Ligny – romancier.
    Bastien Alex – géopolitologue.
    Emmanuel de Romémont – général 4 étoiles.

  • Quelle est notre meilleure alliée pour combattre le changement climatique ? La technologie pure, encore et toujours, comme le fantasment les tenants de la géoingénierie ? Non : la nature elle-même, à condition qu'on le lui permette.

    Le géomimétisme – en référence au " biomimétisme ", c'est-à-dire le fait de s'inspirer de l'action de la nature – désigne l'ensemble des pratiques dont nous disposons pour piéger le carbone atmosphérique dans les sols et les organismes vivants, dans le respect des cycles naturels et de la biodiversité. Car, pour combattre efficacement le réchauffement climatique, il ne suffit pas de réduire nos émissions de gaz à effet de serre – même si c'est essentiel –, il faut aussi capturer le trop-plein de CO2 dans l'atmosphère.

    L'exemple le plus évident de géomimétisme est celui de la reforestation, à même de rafraîchir le climat. Mais on peut également citer le développement de l'agroécologie, l'élargissement des zones humides, le renforcement du permafrost ou encore la constitution de puits de carbone océaniques. Cet ouvrage pionnier détaille de façon claire et rigoureusement chiffrée l'intérêt de ces méthodes pour l'humanité et propose, en conséquence, des pistes réalistes pour des politiques publiques à la hauteur de l'enjeu.

  • Un chemin de langage dans le lacis de l'autisme paru en décembre 2007, retrace l'histoire d'Anne-Christine, reconnue autiste et privée de langage depuis l'âge de trois ans. Elle a déjà 42 ans lorsqu'elle accède à la communication facilitée. Se révèle en un éclair une personne inconnue de ses proches comme d'elle-même, elle s'affirme consciente d'un étrange mal et de tous les efforts inlassablement engagés pour l'en délivrer, demandant alors à son père : "Ecris un livre sur moi, j'existe".

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pas de chance en français, contrairement à l'anglais qui a deux termes, story et history, notre langue n'a qu'une histoire à sa disposition. Le mot « histoire » y désigne à la fois le passé de l'humanité et la connaissance de ce passé mais aussi le récit d'une aventure, une affaire, la narration d'événements, fictifs ou non. Comme il serait simple de pouvoir opposer le public au privé, l'érudition à l'imagination, la vérité à la fiction, l'histoire à la littérature. C'est impossible, bien entendu. La littérature revendique un droit sur la vérité du passé, collective et personnelle. L'histoire a, elle aussi, pour sujet des aventures individuelles - celles des « grands hommes » de la nation, dont le destin a provoqué l'événement « historique » et façonné le devenir des peuples, mais aussi celles des anonymes, vies du passé que les grandes crises, ou seulement la marche du temps, ont presque effacées. De Michelet et Quinet jusqu'à Carlo Ginzburg ou Ivan Jablonka, l'historien ne cherche pas seulement des continuités en construisant le récit des événements, il désire parfois aussi ressusciter les morts. L'écrivain a sensiblement la même ambition, mais lui veut également inventer des vivants. Un roman peut être un ouvrage d'érudition, l'histoire, par nécessité ou par défaut, produit des fictions. Quant au terme de « littérature », il ne renvoie pas seulement aux écrivains, il désigne aussi une discipline universitaire, avec ses processus de validation et ses controverses, son rapport à l'institution, des méthodes propres, dont l'objet est l'étude de l'oeuvre littéraire, dans ses formes, son histoire, ses mutations, ses corpus. Littérature et histoire : rien de simple dans cette simple coordination.

  • Dirigé par Michelle Chanonat, le dossier de ce numéro propose de rêver d'un théâtre libre, riche et intelligent. Catherine Vidal, André Brassard, Lorraine Pintal, Pierre Robitaille, Normand Baillargeon et Martin Faucher font partie des créateurs qui ont accepté de mettre en mots leur rêve d'un théâtre libéré de toutes contraintes. Hors dossier, on trouve un coup de gueule signé par l'auteure Annick Lefebvre, une carte blanche à Olivier Morin, un artiste aux multiples talents, et une entrevue avec le grand metteur en scène italien Romeo Castellucci.

  • Le numéro hivernal de la revue Spirale propose une « Traversée intempestive » de ces archives des 40 dernières années. Six textes initialement publiés entre 2002 et 2014 sont regroupés dans ce dossier qui cherche à dégager quelques lignes de force théoriques, à mettre de l'avant le parcours dans lequel s'inscrit la revue. Relisez Ginette Michaud (2009), Pierre l'Hérault (2005), Mathieu Arsenault (2006), Michaël La Chance (2002), Catherine Mavrikakis (2014) et Nicolas Lévesque (2007). Le numéro comprend aussi une critique de la critique au théâtre, une carte blanche de Gabrielle Giasson-Dulude et plusieurs essais sur des ouvrages récemment parus (poésie, essais, romans). Lisez également des critiques du film La femme de mon frère de Monia Chokri et des pièces de théâtre La Meute de Catherine-Anne Toupin, Le brasier de David Paquet, Ombre Eurydice parle d'Elfriede Jelinek et un portfolio de Clément de Gaulejac.




  • Avant-propos
    PARTIE I – L'histoire de McCormick
    L'invention de Robert McCormick en 1816
    Création de la McCormick Reading Company
    Les trente glorieuses de McCormick
    Un marché ultra concurrentiel et la naissance d'un géant
    McCormick à la conquête de l'Europe et de la France
    Ford, le rival de McCormick
    La naissance du Farmall
    Une marque en proie aux rachats
    PARTIE II – Les types de tracteurs
    1. La production française
    2. La production allemande
    2. La production anglaise
    4. La gamme International
    5. La production américaine

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