Gilles Paris

  • « Les cliniques spécialisées, je connais. Je m'y suis frotté comme on s'arrache la peau, à vif. Les hôpitaux psychiatriques sont pleins de gens qui ont baissé les bras, qui fument une cigarette sur un banc, le regard vide, les épaules tombantes. J'ai été un parmi eux. »

    Une dépression ne ressemble pas à une autre. Gilles Paris est tombé huit fois et, huit fois, s'est relevé. Dans ce récit où il ne s'épargne pas, l'auteur tente de comprendre l'origine de cette mélancolie qui l'a tenaillé pendant plus de trente ans. Une histoire de famille, un divorce, la violence du père. Il y a l'écriture aussi, qui soigne autant qu'elle appelle le vide après la publication de chacun de ses romans. Peut-être fallait-il cesser de se cacher derrière les personnages de fiction pour, enfin, connaître la délivrance. «Ce ne sont pas les épreuves qui comptent mais ce qu'on en fait », écrit-il. Avec ce témoignage tout en clair-obscur, en posant des mots sur sa souffrance, l'écrivain nous offre un récit à l'issue lumineuse. Parce qu'il n'existe pas d'ombre sans lumière. Il suffit de la trouver.

  • Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. Mais le couple n'en est plus un depuis longtemps. Paul est écrivain, Carole, femme d'affaires accomplie, passe sa vie en Australie.
    Le jour où Paul est hospitalisé pour dépression, Simon est recueilli par Lola, grand-mère fantasque prête à tout pour le protéger. Dans les couloirs de l'hôpital, il rencontre Lily, fillette étrange qui semble bien résolue à lui offrir son aide.
    Simon va tâcher de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu'à toucher du doigt une vérité indicible.

  • Anton, Eytan, Angus, Julian, Aaron, Lior, Ethel, Anna, Ruth, Ambre, Brune... Les héros romanesques de Gilles Paris ont tous en commun une part d'enfance déchue, le désir de s'échapper, happés par l'espoir d'une vie plus lumineuse. Des bords de Seine aux rivages du lac Léman, de la mer des Éoliennes à l'océan Atlantique, leurs destins intranquilles se nouent et se dénouent, à l'heure où les paysages s'incendient en fin de journée.

  • Autobiographie d'une courgette Nouv.

    Courgette vit seul avec sa mère alcoolique depuis le jour où son père est parti « faire le tour du monde avec une poule ». Un jour où sa mère s'en prend au ciel, il trouve un revolver et essaie de « tuer le ciel ». Sa mère tente de lui enlever l'arme, mais le coup part et la tue. Cet accident dramatique place Courgette aux Fontaines, un foyer pour enfants.
    Sa vie change radicalement, entre les « zéduc' » et les copains... mais surtout Raymond, le « gentil gendarme » et Camille, son amoureuse.

    Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman" - Courgette, 9 ans.

  • Depuis l'élection de Donald Trump en novembre 2016, Jérôme Cartillier et Gilles Paris suivent au quotidien ses points de presse improvisés dans le Bureau ovale, ses voyages à l'étranger à bord d'Air Force One, ses tweets à l'emporte-pièce, la valse de ses conseillers et ministres, ses déplacements entre Washington et sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago ainsi que les meetings d'une campagne électorale permanente.
    Décryptant les bouleversements d'une société soumise aux électrochocs de la Maison Blanche, la déstabilisation inouïe de l'ordre mondial par la montée de l'antagonisme avec la Chine et l'Union Européenne, les auteurs nous livrent le premier récit circonstancié de la présidence du magnat de l'immobilier et de la télé-réalité qui a bravé tous les codes, mêlé business familial et conduite des affaires de l'État, mais survécu à l'impeachment - s'appuyant jusqu'en février 2020 sur des indicateurs économiques au beau fixe.
    Ils nous font vivre l'irruption du Covid-19 aux Etats-Unis et sa gestion erratique, ainsi que les tensions raciales exacerbées par les violences policières à l'occasion de la mort de George Floyd. Tandis que la planète retient son souffle, ravagée par la pandémie et se préparant à une crise économique sans égal, l'échéance présidentielle américaine n'a jamais été aussi cruciale.

  • Le dossier « Espace cartographié », dirigé par André-Louis Paré, s'intéresse aux ¬manoeuvres¬ artistiques axées autour de la cartographie. Parmi les nombreuses approches recensées dans ce numéro double très étoffé, nous retrouvons les « topographies du pouvoir » de Mark Lombardi, l'imaginaire cartographique dans les oeuvres de Pierre-Alexandre Remy, la géolocalisation comme inspiration chez David Renaud et la nostalgie du voyage dans l'oeuvre de Jean-Yves Vigneau, pour ne nommer que ceux-ci. La section « Événements » présente la critique de Laurent Vernet sur l'exposition ¬Oh, Canada¬, qui tenait l'affiche au ¬MASS MoCA¬ jusqu'en avril dernier, revient sur les installations transdisciplinaires de Louise Viger que l'on a pu voir au ¬Centre d'exposition Circa¬ à l'automne 2012 et commente l'¬Ultime Dialogue¬ de Roland Poulin, une exposition qui réunissait les plus récentes sculptures de l'artiste au ¬Battat Contemporary¬ de Montréal.

empty