Jean Francois Deniau

  • Haute Birmanie, jour de l'An 1947. Dans les soubresauts de l'après-guerre et de l'empire britannique finissant, un jeune Français, lassé de son métier de journaliste, se fait proclamer roi par une tribu de la jungle. Un ancien légionnaire mi-prêcheur, mi-soudard, fonde la société secrète des "hommes aux neuf doigts" et se range aux côtés du héros solitaire et romantique entouré de ses guerriers katchens avec leurs flèches empoisonnées et leurs colliers de cuivre. Ensemble, ils veulent changer le monde. Mais leur royaume n'existe que dans l'obscurité de la forêt. Le jour, les autorités officielles reprennent le pouvoir. À leur tête : un pasteur américain passionné et pathétique, en perpétuelle croisade pour le progrès et surtout l'administrateur anglais, vieux routier de la politique coloniale qui sait manoeuvrer, ruser, attendre la faute de l'adversaire. La passion du Français pour une jeune eurasienne de la ville le pousse à sortir de son royaume des ombres. Mais peut-on régner à la fois sur la nuit et sur le jour ? Odyssée d'un rêve qui ne peut que se briser, l'empire nocturne est un roman fantastique qui se prend, ne se quitte pas, ne s'oublie plus.

  • Les hommes politiques ont peur de la vérité. Les diplomates et les militaires leur fournissent parfois les alibis qui leur permettent de ne pas prendre les décisions. Les peuples en payent alors le prix fort - celui du sang. De l'affaire Dreyfus - dont il suggère une étonnante réinterprétation où le capitaine est non seulement un martyr, mais un héros - à la Grande Guerre, de Munich à mai 40, des opérations d'intoxication qui permirent le succès du débarquement pendant la Seconde Guerre mondiale à, aujourd'hui, la Bosnie : c'est toujours le même refus de voir la vérité. Jean François Deniau l'illustre de quelques histoires exemplaires de notre temps, à la fois exaltantes et inquiétantes. Au-delà du talent du conteur, un hymne au courage en politique. Jean François Deniau, ministre, ambassadeur, mais aussi marin, écrivain, baroudeur, a toujours essayé d'appliquer sa devise : « Je dis ce que je crois et je fais ce que je dis. »

  • Une princesse grignotant son mari, ça n'existe pas, ça n'existe pas. Un garçon incapable de pleurer et une fille ne sachant pas rire, ça n'existe pas, ça n'existe pas. Des enfants tombés aux oubliettes, ça n'existe pas, ça n'existe pas. Et pourquoi pas ?

  • C'est parce qu'il s'opposait au despotisme des mollahs, qu'Abol Hassan Bani Sadr, premier président de la République islamique d'Iran, a dû quitter son pays en 1981. Réfugié en France, il milite activement à l'installation d'un régime démocratique, que Khomeyni avait promis avant de trahir l'esprit de la révolution. Rompant un silence imposé par le conflit irano-irakien, ce patriote convaincu ouvre dans ce livre de nombreux dossiers, et multiplie les révélations. Il révèle ainsi, pour la première fois, le compromis que les imams ont établi en 1980 avec Reagan pour retarder la libération des otages et faciliter son élection. Il démontre à quel point l'administration Reagan n'a cessé de soutenir les ayatollahs, et comment ces derniers n'attaquaient le grand Satan que dans les slogans... Il trace un portrait sans complaisance de la plupart des dirigeants, à commencer par le plus charismatique d'entre eux, l'imam Khomeyni, avec lequel il entretient une correspondance depuis 1962. Assassinats, provocations, rapts, rackets, trafics et corruptions en tous genres, sont le lot quotidien des Iraniens qui, en renversant le Chah, aspiraient à un régime démocratique dont l'islam ne serait qu'une composante, comme l'explique Bani Sadr. Celui-ci désigne ici les responsables de la guerre. Il dénonce la collusion du régime avec les grandes puissances. Il décrit précisément l'éclatement de la société iranienne, et propose une nouvelle politique pour son pays.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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