Jean Teulé

  • Si l'oeuvre éblouit, l'homme était détestable. Charles Baudelaire ne respectait rien, ne supportait aucune obligation envers qui que ce soit, déversait sur tous ceux qui l'approchaient les pires insanités. Drogué jusqu'à la moelle, dandy halluciné, il n'eut jamais d'autre ambition que de saisir cette beauté qui lui ravageait la tête et de la transmettre grâce à la poésie. Dans ses vers qu'il travaillait sans relâche, il a voulu réunir dans une même musique l'ignoble et le sublime. Il a écrit cent poèmes qu'il a jetés à la face de l'humanité. Cent fleurs du mal qui ont changé le destin de la poésie française.

  • Gare à Lou !

    Jean Teulé

    Comme le disaient Mozart et Shakespeare : « Il est très agréable de jouir d'un don exceptionnel, mais il ne faut pas oublier que c'est une source inépuisable d'embêtements. » À 12 ans, Lou partage absolument cette opinion. Au prétexte qu'elle est en mesure de faire tomber immédiatement les pires calamités sur la tête de tous ceux qui la contrarient, on l'enferme dans un endroit secret en compagnie de militaires haut gradés pour qu'elle devienne une arme absolue capable de mettre en échec les plans malveillants des ennemis du pays ou, pire, d'ourdir de méchantes et sournoises manoeuvres afin de causer des torts effroyables à d'autres nations. De telles occupations n'offrent pas à une adolescente les satisfactions que la vie aurait pu lui promettre. D'autant que son super pouvoir, aussi extraordinaire soit-il, ne fonctionne pas toujours comme prévu. Rien ne pouvait mieux inspirer Jean Teulé que d'imaginer les horreurs qu'un être humain bien disposé peut infliger à ses contemporains.

  • Entrez dans la danse

    Jean Teulé

    Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement.
    Et s'est répandue dans Strasbourg.
    De telle sorte que, dans leur folie.
    Beaucoup se mirent à danser.
    Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois.
    Sans interruption.
    Jusqu'à tomber inconscients.
    Beaucoup sont morts.
    Chronique alsacienne, 1519.

  • Le magasin des suicides

    Jean Teulé

    Imaginez un magasin où l'on vend depuis dixgénérations tous les ingrédients possibles pour se suicider.
    Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.
    Jean Teulé est l'auteur de onze romans, tous publiés chez Julliard, parmi lesquels on peut citer Rainbow pour Rimbaud, Les lois de la gravité, Ô Verlaine !, Je, François Villon... Le Magasin des Suicides est traduit en dix langues. Darling fut adapté au cinéma par Christine Carrière, avec Marina Foïs et Guillaume Canet. Le Montespan a reçu le Grand prix Palatine du roman historique et le prix Maison de la Presse 2008.
    Thierry Fréret est journaliste à Europe 1 depuis 1987. Il présente le samedi et le dimanche toutes les sessions d'information de 13h à 23h. Ce père de famille nombreuse a aussi été l'un des chroniqueurs de l'émission Les Maternelles sur France 5 de 2000 à 2005. Cinéphile, il est aussi passionné par le théâtre et la littérature.
    Durée : 3 h 30 min

  • Le Montespan

    Jean Teulé

    Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisables.
    Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Madame de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune.
    C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan.
    Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose.
    Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite.
    Jean Teulé est l'auteur de onze romans, tous publiés chez Julliard, parmi lesquels on peut citer Rainbow pour Rimbaud, Les lois de la gravité, Ô Verlaine !, Je, François Villon... Le Magasin des Suicides est traduit en dix langues. Darling fut adapté au cinéma par Christine Carrière, avec Marina Foïs et Guillaume Canet. Le Montespan a reçu le Grand prix Palatine du roman historique et le prix Maison de la Presse 2008.

    Une voix tranchante et tout à la fois rassurante distille les mots : François d'Aubigny, comédien formé par Andréas Voutsinas, joue dans de nombreuses séries télévisées dont : Commissaire Moulin, Femmes de loi, Avocats et associés.
    Durée : 8 h

  • Héloïse, ouille !

    Jean Teulé

    • Audiolib
    • 4 Novembre 2015

    À la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse : « Tu sais à quelle abjection ma luxure d'alors a conduit nos corps au point qu'aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que, quand, même si ce n'était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t'étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j'aurais honte aujourd'hui de nommer. »
    Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ? Jean Teulé s'y emploie avec gourmandise.
    © Éditions Julliard, Paris, 2015
    © et (P) Audiolib, 2015
    Durée : 7 h 47 min

  • Charly 9

    Jean Teulé

    Il est vrai que Charles IX ne fut pas un roi comme les autres et qu'il n'aurait pas laissé un grand souvenir s'il n'avait ordonné, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy, carnage qui horrifia l'Europe, à l'exception du pape et des Espagnols qui y virent, eux, la bienheureuse volonté de Dieu.
    Cette décision n'était pas la sienne mais celle de sa mère, la redoutable Catherine de Médicis qui utilisa toute sa vie sa nombreuse progéniture pour assouvir son appétit dévorant de pouvoir : dès qu'un de ses fils mourait, elle poussait illico le suivant sur le trône de France. Charles IX avait 22 ans à l'époque, et il ne possédait ni la cruauté, ni la détermination, ni la force morale d'assumer un crime aussi horrible.
    Accablé par le poids de sa faute, il sombra dans une folie qui le conduisit en quelques mois à la maladie et à la mort

  • Fleur de tonnerre

    Jean Teulé

    Ce fut une enfant adorable, une jeune fille charmante, une femme compatissante et dévouée. Elle a traversé la Bretagne de part en part, tuant avec détermination tous ceux qui croisèrent son chemin : les hommes, les femmes, les vieillards, les enfants et même les nourrissons.
    Elle s'appelait Hélène Jégado, et le bourreau qui lui trancha la tête le 26 février 1852 sur la place du Champs-de-Mars de Rennes ne sut jamais qu'il venait d'exécuter la plus terrifiante meurtrière de tous les temps.
    Jean-Christophe Lebert prête sa voix ample à cette fresque historique où la démence côtoie les désillusions d'une époque en deuil de ses grandeurs passées.
    Durée : 6 h 30 min
    © Éditions Julliard, Paris, 2013
    © et Audiolib, 2013
    Couverture : Illustration © Frédéric Poincelet


  • Rassemble les albums«Gens de France», prix du meilleur album Angoulême 1989, et«Gens d'ailleurs». Doué pour trouver en France ou au bout du monde de drôles d'allumés en proie à quelques drames, J. Teulé explore l'âme de ses contemporains tout en se mettant parfois personnellement à découvert.


  • Si l'oeuvre éblouit, l'homme était détestable. Charles Baudelaire ne respectait rien, ne supportait aucune obligation envers qui que ce soit, déversait sur tous ceux qui l'approchaient les pires insanités. Drogué jusqu'à la moelle, dandy halluciné, il n'eut jamais d'autre ambition que de saisir cette beauté qui lui ravageait la tête et de la transmettre grâce à la poésie. Dans ses vers qu'il travaillait sans relâche, il a voulu réunir dans une même musique l'ignoble et le sublime. Il a écrit cent poèmes qu'il a jetés à la face de l'humanité. Cent fleurs du mal qui ont changé le destin de la poésie française.

  • ô Verlaine ! Nouv.

    Les derniers mois de la vie de Verlaine...
    Alcoolique phénoménal, amant frénétique, bigame maltraité, le poète génial oscille depuis toujours entre l'ignoble et le sublime. À 51 ans, son existence cataclysmique laisse de nombreuses traces : un nombre invraisemblable de maladies (syphilis, diabète, souffle au coeur, cirrhose du foie, pneumonie...), des admirateurs qui ne sont plus qu'une poignée et des contemporains qui l'accablent de leur mépris... C'est alors, qu'en quelques semaines, la jeunesse du Quartier latin en fait son idole. Ils admirent sa poésie, la force de ses anathèmes, le désordre de sa vie, se battent pour l'écouter dans les cabarets et se ruent à son chevet.
    Ainsi, encore une fois, le destin du poète le conduira de l'infamie au grandiose.

  • Sarcellopolis, c'est l'archétype de ces grands ensembles dans lesquels se côtoient les individualités malmenées, en un cocktail si explosif qu'on ne sait d'où vient l'étincelle. Il y a le jeune inspecteur Schneider, pour qui seul l'ordre compte.
    Il y a sa femme, qui ne sort pas de chez eux mais qui est assez tsoin-tsoin.
    Il y a le fou surinformé du 20ème étage.
    Il y a Emile Grandvallet, l'égoutier qui bricole sa pisciculture.
    Sa femme Victoire, au ventre chaud.
    Jean-Yves Grandvallet, énervé par la connerie humaine - celle du Sergent Reig, mais pas seulement.
    Il y a Locomotive Baba N'doula, laveur de carreaux, qui voit défiler ces vies, qui n'en est pas que témoin.
    Il y a Butch, pas froid aux yeux pour son âge.
    Bloody Mary n'existe peut-être pas, mais elle va faire des dégâts

  • Louis Henri de Montespan épouse le 18 janvier 1663 la somptueuse Françoise de Rochechouart. Quatre ans plus tard, elle devient la favorite de Louis XIV. Le Montespan fait alors repeindre son carrosse en noir et l'orne de ramures de cerf. La provocation fait scandale. Jusqu'à la fin de ses jours, le marquis n'aura de cesse de braver l'autorité du roi et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme.

  • Une épouse et son mari voulaient une jolie petite fille à cajoler, ils ont eu un garçon tout vilain et cassé.
    L'enfant a grandi, cabossé, pour devenir charlie schlingo, improbable auteur de bandes dessinées décérébrées, de blagues foireuses et de chansons branques, mort à 49 ans en 2005. florence cestac et jean teulé, qui l'ont bien connu, ont décidé de réaliser sa bio : le portrait d'un poète déglingué, une vie incroyable entre tragédie et farce énorme, et surtout un époustouflant destin d'homme.

  • C'est par la bande-dessinée que Jean Teulé investit le monde des livres : d'abord publié dans la revue L'Écho des Savanes, il publie son premier album, Virus, dès 1980, âgé alors de 27 ans. Encore très prolixe dans ce domaine (il a signé ou co-signé près de 20 albums), il est aujourd'hui davantage connu du grand public pour ses romans : Darling, Je, François Villon, Le Magasin des Suicides, Le Montespan, Fleur de tonnerre... Dans ces textes, bien souvent construits sur une réalité historique, il sait à la fois parler d'amour et d'humanité, tout en maniant une plume cynique, parfois très crue, ce qui lui procure une vraie singularité d'écriture.
    D'où tire-t-il cette originalité ? Sa passion pour l'histoire porte-t-elle son métier d'écrivain ? Quels ponts fait-il entre sa pratique de dessinateur et celle de romancier ? Il revient, auprès de Jean-Luc Hees, sur plus de trente ans de création.
    « À chaque fois que je démarre un livre, j'ai l'impression d'être à poil ! [...] Écrivain, ce n'est pas un métier d'artisan, mais d'artiste, on ne fait que des prototypes.» Jean Teulé
    © et (P) Audiolib, 2017
    Durée : 0h51

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