Jean-Baptiste Veber

  • Albert Lapins est tué. Par qui ? Pourquoi ? Personne ne le sait...
    Une famille dont le patronyme est « Lapins ». Une famille, un quartier sont bouleversés par un fait divers sordide et énigmatique. Qui a tué Albert Lapins ? Un portrait paradoxal se dessine au travers des récits d'individus ayant connu de près ou de loin la victime. Construit comme un recueil de témoignages, Ragot de Lapins interroge et enquête sur la vérité d'un homme que personne ne connaissait vraiment.
    Découvrez sans plus attendre cette chroniques contemporaine, à la recherche d'un père disparu que personne ne semblait connaitre vraiment...
    EXTRAIT
    Où est passé mon papa ? Voilà deux jours qu'il n'est pas reparu, c'est tellement pas normal que je suis sûr qu'il s'est en allé, pour de bon, il en a eu assez de nous. C'est vrai qu'il le répétait souvent. Mais moi, j'ai toujours essayé d'être gentil, que gentil... au moins pas capricieux, que « j'obtiens pas à la seconde tout ce que je veux ». Là quand même, j'ai envie de faire un caprice pour qu'il revienne... Est-ce qu'il m'entendra, puisque c'est mon papa, qu'il m'a toujours deviné ?
    Maman aussi a disparu, mais ça vraiment, ça me dérange moins, je veux dire qu'elle est toujours là pour nous gronder, une trempe pour un oui ou pour un non, à moi aussi qui essaie toujours de faire le moins de bruit. Je sais que mes frères et soeurs sont difficiles, je comprends pas pourquoi, ils braillent tout le temps, jamais contents alors qu'il faut le dire quand même : la vie est belle ! Moi j'ai jamais envie d'être mécontent, que si on a vraiment décidé de me fâcher.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Le roman nous plonge directement au coeur d'une enquête plus sociale que criminelle. L'auteur aborde son récit de manière abrupte et originale. Tour à tour, on recueille les témoignages et les impressions à chaud des familiers, des gens du cru... - SophiSonge
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    J.b. Veber - écris beaucoup. Sur toutes sortes de sujets. Plus particulièrement, j'écris d'une manière que les gens qualifient de "littéraire". J'ai toujours été qualifié de "littéraire". Mes amis pour s'expliquer mes discours à l'emporte-pièce, mes parents pour s'émerveiller de qualités que je ne possède pas partout, mes enseignants pour justifier mon dégoût viscéral des matières scientifiques - que je déplore aujourd'hui intellectuellement parlant. Ne refaisons pas l'histoire. Pourquoi j'écris ? Bonne question...

  • Un héros imparfait vit des découvertes passionnantes, parsemées d'émotions et de tragédies...
    On a voulu raconter dans ce roman les émotions intenses, les découvertes passionnantes, les tragédies insoupçonnables qui émaillent le quotidien de l'enfance. On a voulu montrer un petit rosier qui grandit contre vents et marées, grâce à beaucoup d'attentions aussi, de sorte qu'il finit en corolle défendue par de solides épines. Notre héros n'est pas parfait mais il aimerait l'être, et c'est au lecteur de juger s'il mérite le titre du roman que son créateur lui a consacré.
    Découvrez un roman d'initiation qui suit le parcours passionnant et tragique de son personnage depuis sa naissance prématurée et sa plus tendre enfance jusqu'à des événements bien sombres.
    EXTRAIT
    La conjonction de ces humeurs généra un phénomène que personne ne put juger objectivement, mais dont tout un chacun attribua la responsabilité aux autres. Au bout de sept mois de maturation, la mère comme son enfant n'y tinrent plus et survint l'accouchement, dans un climat d'angoisse et de précipitation. Du côté de bébé, l'attente était devenue insupportable, étouffante ; du côté de maman, par trop agitée et douloureuse. Toute la machinerie médicale s'était mise en alerte. Les sirènes d'hôpital avaient déjà retenti par trois fois avant la naissance. A la quatrième, se furent les portes massives de la maternité qui s'ouvrirent, et engloutirent pour trois semaines, qui en lit, qui en couveuse, branchés en permanence, la jeune mère et son premier né, pour la garantie de leurs survies à tous deux.
    Les premiers ressentis de l'enfant ne furent pas ceux de la douceur maternelle mais de la rigueur médicale. Examiné par les docteurs, véhiculé par les infirmières en gants de plastique, il fut langé puis allongé dans le ventre artificiel de la couveuse, sorte de cage à poulet désespérément aseptisée.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Baptiste Veber est enseignant et écrivain. Il contribue à diverses revues (L'âme des lieux, l'Elephant) et rédige des chroniques à vocation culturelle et littéraire sur son blog : Du matin et du soir, Passion et curiosités à tous les étages. L'enfance d'un garçon est le second roman qu'il publie aux éditions Encre Rouge, après L'affaire Albert.

  • Comment imaginer que voici 150 ans, il a fallu toute la détermination de Pierre de Nohlac pour sortir de l'oubli le Château de Versailles ?

    Comme toute sa famille, Henri mène une vie de château... Et pas dans n'importe lequel ! Au château de Versailles où son père travaille. Mais grandir dans un palais ne rend pas la vie forcément plus belle, surtout lorsque votre père a décidé de dédier la sienne à cet édifice.

    En 1887, Pierre de Nolhac est nommé attaché au Château de Versailles afin de veiller sur ses collections, derniers trésors d'une royauté désormais abolie. Le jeune homme a de l'ambition : rapidement promu conservateur, il veut que le palais du Roi-Soleil retrouve une place de choix dans le coeur des politiciens, des artistes, des Français tout simplement. Il mettra toute son énergie pour redonner au lieu ses lettres de noblesse... Mais à quel prix pour sa vie personnelle et celle de ses proches ?

    Son fils Henri nous conte sa vie de famille et de château, un récit mêlant joies et drames, petite et grande histoire...

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