Jean-Luc Coudray

  • La vie est devenue trop dure : tout le monde jette l'éponge.

    Présidents, psychiatres, cosmonautes, chirurgiens, parents, enfants, CRS, PDG, artistes, tous s'effondrent.

    Dans ces lettres de burn-out, chacun revendique alors son droit au lâcher prise et au parler vrai. Car l'écroulement est un moment de lucidité. Ces courriers disent enfin tout, avec une sincérité frontale dont notre époque n'a pas l'habitude. Or, dans notre société de la performance, le véritable courage n'est-il pas de craquer ?

    Né en 1960 à Bordeaux, Jean-Luc Coudray écrit des nouvelles, récits, essais, textes humoristiques, poésies, strips, etc. Comme scénariste, il a travaillé avec Moebius, Lewis Trondheim, son frère Philippe Coudray ou encore Isabelle Merlet (L'Amusant Musée, Wombat, 2019).
    Il a publié une cinquantaine de livres, parmi lesquels les textes Le Guide philosophique de l'argent (Le Seuil), Monsieur Mouche (i éditions) et Lettres d'engueulade (L'Arbre vengeur, 2011, 2014).

  • L'océan cherche un avenir parce qu'il n'en a plus. Du moins, pas celui qu'il souhaite. Étouffé, intoxiqué, il espère une issue. Cette inquiétude de l'océan est aussi la nôtre. Car la connaissance de la gravité de nos actes ne nous empêche pas de continuer à détruire.
    Le temps presse.
    L'humanité a juste le temps de lire ce livre avant son demi-tour intérieur.
    Le savoir ne suffit pas. Il faut des représentations qui parlent à notre sensibilité. C'est pourquoi ces récits, déclinés sur un mode humoristique, proposent dix visions d'avenir pour tenter d'imaginer ce qui nous attend. Nous déployons, pour tuer la vie et organiser notre suicide, une intelligence et une créativité hors du commun. Ces mêmes qualités devraient plutôt servir à sauver l'océan et nous-mêmes.

  • Une réflexion subtile et non dénuée d'humour sur le gaspillage en même temps qu'une apologie de la décroissance.
    Coudray montre, non sans ironie, que le déchet n'est pas une anomalie mais une composante incontournable de nos modes de vies et de nos cultures.
    Y sont abordés les principales catégories de déchets : déchet physique (du nucléaire à l'obsolescence programmée), déchet symbolique (de la dette aux chômeurs) et le déchet culturel (de la pub à l'art moderne).
    Le tout ponctué de courts dialogues humoristiques et d'aphorismes.
    Un ouvrage pour tous ceux qui sont concernés par l'écologie et un livre qui concerne un problème qui touche tout le monde et l'avenir de la planète. Cet essai est aussi un livre d'humour.

  • 500 histoires comme autant de contes zen d'aujourd'hui. De vrais textes spirituels où humour et méditation sont enfin réunis.
    Pour la première fois réunis en intégrale, les « Histoires de Monsieur Mouche » ont été créées dans Le Psykopat illustré et illustré parMoebius et de nombreux dessinateurs de Juillard à Baudoin. Ces histoires sont également indispensables à tous les amateurs de non-sense.  Le livre est préfacé par Alejandro Jodorowsky qui déclare : "Coudray possède l'anomalie merveilleuse du miracle. Cet homme seul, a réussi à enfanter des histoires qui possèdent la même qualité que celles créées par la collaboration de peuples entiers".

  • Ce pamphlet s'insurge contre le développement des dédicaces dans les festivals culturels de tout genre. À travers une analyse pertinente du phénomène depuis son apparition, Jean-Luc Coudray, scénariste reconnu, décrit les dérives de cette tradition généralisée et propose des solutions alternatives que les auteurs semblent plébisciter. Un ouvrage salutaire.

  • Le patron de Théocrite est plus grand, plus gras, plus fort que lui. Normal puisque c'est son patron ! Au travers de leurs dialogues, de leur opposition, de leurs rapports de force se trouve résumée la problématique actuelle du monde du travail, de l'argent, de la rentabilité, des cadences, du chômage, du libéralisme et de la publicité. Une vision critique du choc entre la pensée unique du rendement et la vie quotidienne des employés. Le tout dans un décor paradisiaque et ostentatoire où l'étalage des moyens contraste avec la difficulté de vivre.

  • Béret ou casquette vissée sur la tête, les personnages de Jean-Luc Coudray usent (et abusent) du remarquable don qu'est la parole.

    Avec un regard tantôt amusé, tantôt amuseur, toujours observateur, Coudray assaisonne les innombrables petits paradoxes de notre époque, mais aussi ces contradictions intemporelles auxquelles l'homme se confronte depuis la nuit des temps.

    Religion, code de la route, politique, amour, famille, patrie, les sujets se suivent et ne se ressemblent pas toujours, dans ce qui constitue un formidable recueil de pensées et réflexions en tous genres. Sans oublier le rôle de l'artiste dans notre bonne société.

  • Béret ou casquette vissée sur la tête, deux hommes dissertent de l'air du temps. En quelques répliques, Jean-Luc Coudray met en scène des réflexions sur la vie ordinaire qui révèlent les petites contradictions de notre temps. Politique, art, religion, problèmes de société, tous les sujets sont abordés avec esprit et humour.
    Servies par un graphisme simple et rond, ces conversations se jouent habilement du langage et rendent chaque lecteur un peu philosophe... Entre Le Chat (Geluck) et Le Baron noir (Got et Pétillon), des strips d'humour aussi irrésistibles que pertinents...

  • Béret ou casquette vissée sur la tête, les personnages de Jean-Luc Coudray usent (et abusent) du remarquable don qu'est la parole.
    Avec un regard tantôt amusé, tantôt amuseur mais toujours observateur, Coudray assaisonne les innombrables petits paradoxes de notre époque, mais aussi ces contradictions intemporelles auxquelles l'homme se confronte depuis la nuit des temps.
    Religion, code de la route, politique, amour, famille, patrie, les sujets se suivent et ne se ressemblent pas toujours, dans ce qui constitue un formidable recueil de pensées et de réflexions en tous genres. Sans oublier le rôle de l'artiste dans notre bonne société...
    L'Anthologie nous propose un bouquet de bons mots particulièrement riche ! Une bible à garder sur sa table de chevet !

  • William Heath Robinson (1872-1944) est considéré comme l'un des plus grands illustrateurs anglais de la première moitié du 20e siècle. Son oeuvre foisonnante, dans le domaine public depuis 2019, n'a jamais été traduite en France, nous avons adapté l'un de ses chefs d'oeuvre "How to live in a flat" (texte original de KRG Browne) daté de 1937 avec un texte inédit de Jean-Luc Coudray sur les joies du confinement dans un appartement, nous avons confié la mise en couleurs à Isabelle Merlet , l'une des plus fine coloriste de l'époque et l'adaptation graphique à Philippe Poirier un graphiste esthète et grand spécialiste des illustrateurs de l'âge d'or anglo-saxons (et à l'initiative d'une première collection parue aux éditions des Moutons électriques).
    /> L'éditeur a souhaité réunir ces trois talents , dont l'esprit facétieux se marie parfaitement avec l'humour anglais et le non-sense de WHR et dont la thématique du livre résonne étonnamment avec l'actualité.

  • « L'ours Barnabé de Philippe Coudray » fête ses quarante ans et son millième gag. Diffusé en Chine, aux États-Unis, au Japon, en Suède, en Allemagne, cette série à l'exceptionnelle longévité est un succès éditorial. Cette bande dessinée éditée en collection jeunesse a conquis un lectorat adulte et mondial, séduit par l'universalité de ses gags.
    À cette occasion, son frère Jean-Luc, qui assiste depuis le début aux coulisses de cette création singulière, en dévoile les secrets.
    Il tente de montrer la place originale de « L'ours Barnabé » dans le champ de la création humoristique, de spécifier les caractéristiques de ce personnage non-violent, dont la force provient d'une apparente passivité, et qui, contrairement aux ressorts habituels de l'humour, fait rire de son intelligence.
    En analysant les liens avec la science, la poésie et le rêve, il montre que cette création pourrait être la représentation d'une nouvelle utopie.

  • Est-ce de l'art ou du cochon ? À l'heure où les oeuvres d'art se réduisent le plus souvent à des « concepts », voire à de simples discours sur l'art, la question se pose de plus en plus souvent.
    Portant un regard à la fois caustique et ludique sur l'art contemporain, avec une souriante ironie teintée d'absurdité, les « cartoons » de Jean-Luc Coudray et Isabelle Merlet nous plongent dans un univers tout en chatoiements séducteurs et profondeurs superficielles, où c'est parfois la mauvaise foi qu'on porte au rang d'art.
    Évoquant le graphisme d'un Joost Swarte, mêlées d'une touche d'onirisme animalier très personnelle, les illustrations d'Isabelle Merlet, nourries de références subtiles à de multiples courants artistiques, offrent un riche et élégant contrepoint aux dialogues.

  • Nouveau livre de la collection Point Métal, Le Major et les Extraterrestres est une bande dessinée en photomontage réalisée par Emmanuel Reuzé et Jean-Luc Coudray. C'est la guerre, les extraterrestres se battent et les forces armées terriennes sont prêtes à attaquer... A l'affût de chaque invasion possible, Le major se soucie de la sécurité de notre planète. Afin de ne pas être envahi par les humanoïdes, nos héros doivent se ranger aux côtés du camp adverse, qui malheureusement est en train de perdre...
    Voyage dans le monde de la science fiction, c'est au moyen d'un roman-photo, à l'aide d'objets réels, outils de la vie courante, tels que, matériel de bureau ou ustensiles de cuisine, que les auteurs nous content l'histoire du major et de son équipe. Une parodie d'aventure dans le domaine fantastique de l'espace.
    Visuellement étonnant, l'esthétique du Major et les Extraterrestres navigue quelque part entre de vieux jeux vidéo à la Space Invader, et les films de Jan Svankmajer, mise en scène qui convient parfaitement à l'humour surréaliste de ce recueil.

  • Après les ours, les manchots, et les primates, c'est au tour des extraterrestres de passer sous le regard toujours aussi décalé des frères Coudray... et c'est toujours aussi réussi !

    Les ovnis arrivent sur terre et, avec Jean-Luc et Philippe, ce ne sont évidemment pas de simples soucoupes volantes, mais bien plutôt des cocottes minutes, fers à repasser ou pots de fleur !

    Un recueil de gags en une page, extrêmement lucides sur notre société, notre mode de vie, et notre rapport aux autres.
    C'est tout à la fois, drôle, incisif, et perspicace.

    Mêlant dessins, et incrustation d'objets, ce livre est un OVNI à lui tout seul !

  • Au blanc venu étudier « leurs moeurs », le chef du village répond : « nous n'avons pas de moeurs. Nous n'avons que des habitudes de vie qui sont la résultante d'une longue adaptation à l'environnement qui s'est affinée et transmise de génération en génération. D'autre part nous avons des rites magiques qui ne sont pas des moeurs mais bien des techniques dont nous vous prouverons l'efficacité !! » Nous voici donc avertis.

    Paru en 1989 aux éditions Rackham, cet ouvrage pétri d'humour, d'exotisme et de décalage reçut l'Alph Art Coup de coeur à Angoulême en 1990. Le revoici dans une nouvelle version mise en lumière et en aquarelles par Joël Alessandra, cet aquarelliste amoureux de l'Afrique à qui l'on doit Fikrie et Dikhil.

    Comme le dit Alexandro Jodorowsky dans sa préface : « Séjour en Afrique est l'histoire d'une initiation. Cet ethnologue venu étudier les moeurs d'une petite tribu africaine est en fait, sans le savoir, à la recherche de lui-même. Il ne trouvera son être essentiel qu'avec une remise en question complète de ses principes. (.) Alain Garrigue et Jean-Luc Coudray ne sont jamais allés en Afrique, mais la vision qu'ils nous en donnent n'en est que plus réelle. »

  • L'homme et le singe sont cousins, c'est bien connu !
    Mais si la lignée des grands singes et celle des hominidés se sont séparées il y a plusieurs millions d'années, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'esprit de famille a été préservé : nombreux sont les attitudes ou réflexes à être restés communs...

    Et si, évolution oblige, le singe ne nous a pas imité en tout point, c'est qu'il a ses raisons...

    Evidemment, si ces constats ne sont pas scientifiquement prouvées : ils sont humoristiquement imparables !

  • Le film de Luc Jacquet « La Marche de l'Empereur » a appris au grand public infiniment de choses sur les moeurs de nos amis Manchots. Leur cycle de reproduction, leurs amours et leur courage sont désormais légendaires bien au-delà de la région la plus isolée et inhospitalière du monde ! On croyait donc tout connaître ces drôles d'Oiseaux. Mais on avait tort... Les caméras à peine éteintes, les frères Coudray se dissimulaient dans les glaces du Sud et observaient à leur tour ces désormais célèbres Empereurs. Ces derniers leur révélèrent un autre versant de leur véritable nature et de l'infinie richesse de leur condition. Il en ressort que les Manchots portent des moufles, ne craignent pas le froid emmitouflé dans leur pelage, sont parfaitement ambidextres, nagent parfois avec un tuba et volent au même titre que leurs cousins pingouins (mais sous l'eau !) !
    Et qu'importe si ces découvertes ne sont pas scientifiquement prouvées : elles sont humoristiquement imparables !

  • Un des thèmes éternels de la littérature est la témérité, la présomption, la vaine gloire : un bateau pour soigner son image, une régate pour affirmer son ego, la mer comme miroir des vanités. Mais heureusement, la vraie passion de la mer finit par reprendre le dessus. Trois histoires inédites de « héros » de la mer : deux nouvelles d'un grand classique de la littérature, Émile Salgari (Le Corsaire noir et Les Pirates de la Malaisie) et un récit d'un auteur contemporain, Jean-Luc Coudray, explorateur ironique du malaise contemporain.
    Jean-Luc Coudray boucle ici sa trilogie maritime (après ses portraits de pirates et ses récits d'anticipation océanique) avec une évocation humoristique d'égos surdimensionnés qui naviguent sur la mer. Émile Salgari nous livre deux nouvelles légères et ironiques qui tranchent avec le ton de ses récits de pirates.

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