Jean-Pierre Guéno

  • Ces lettres ont été éditées et mises en ondes par Radio France et vous trouverez ici les plus fortes, les plus touchantes, les plus révélatrices, choisies parmi plus de 8000 lettres reçues.
    Elles nous racontent une autre guerre parfois très différente des clichés lénifiants de nos livres d'histoire. Elles nous font entendre la vérité des mots écrits et prononcés par les parents de nos parents.
    "Pitié pour nos soldats qui sont morts! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d'eux, pour nous qui nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées!
    Pitié pour nous, forçats de guerre qui n'avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes, et qui désespérons de jamais le redevenir." Maurice Genevoix, LA BOUE
    Ils ont beaucoup écrit, les poilus, du fond de leurs tranchées, répétant en un leitmotiv désespéré : «Vous n'allez pas me croire...»
    Ils devaient exprimer l'horreur absolue qui les entourait, jour et nuit, sans répit, décrire cette «boucherie néronienne».
    De jeunes comédiens, qui ont l'âge de ces poilus épistoliers, 18, 20, 24
    ou 30 ans, lisent ces lettres. Leur émotion est palpable.
    C'est la qualité humaine et littéraire qui a fait la sélection des lettres
    publiées et lues. Et malgré l'horreur partagée, le lecteur, l'auditeur,
    n'ont jamais un sentiment de répétition. Des traits sont communs :
    beaucoup de poilus sont des paysans, que les moissons abandonnées et la terre maltraitée émeuvent : beaucoup racontent les tueries...
    Mais chaque voix est celle d'une personnalité.
    Certains ont un sens raffiné de l'écriture d'autant plus frappant qu'il tranche avec la bestialité qui les entoure.
    ... A lire, à écouter : ces paroles dégelées quatre-vingts ans après, étonnamment vivantes et présentes.
    Martine Lecoeur - TELERAMA

  • Que dire d'un être sans mémoire, sinon qu'il est absent au monde ? La mémoire nourrit nos sens, elle éclaire notre passé, nous donne un présent et un avenir. En nous rappelant qu'elle est d'abord une attitude avant d'être une faculté, Jean-Pierre Guéno nous interroge sur notre lien au monde et à ceux qui nous entourent. Car, même sans mémoire, nous existons dans celle des autres.

    À l'heure où tout concourt au bien-être personnel, il semble que nous nous complaisions dans une célébration permanente du moi. L'amnésie nous a comme frappés ; la distanciation sociale et les gestes barrières imposés actuellement n'auront fait qu'acter un isolement déjà initié au siècle dernier.

    Dans cet ouvrage passionnant, Jean-Pierre Guéno en appelle à une nouvelle solidarité. D'" Absence " à " Zoom ", les 178 entrées de cet
    Éloge sentimental de la mémoire et du lien sont autant d'arguments pour que les temps actuels soient propices à une autre manière de vivre ensemble, où nous serions libérés de nos égoïsmes croissants et de nos oublis volontaires. Plutôt que de s'abandonner à la nostalgie, il est temps d'agir et de s'éveiller aux beautés simples de la nature et de la société en ce qu'elles disent de nos ancêtres et de nos coutumes, en ce qu'elles sont également synonymes de renouveau.

  • « Comparable à Sisyphe, la femme risque d'avoir à affronter un combat éternel pour rappeler qu'elle n'est ni l'objet ni la propriété de l'homme. »

    Temps de l'ombre, temps des luttes, temps des conquêtes, temps de l'émancipation, puis temps de la justification et de l'hypocrisie...
    De 1900 à aujourd'hui, cinq générations de Françaises se confient. Que de changements en un peu plus d'un siècle ! Si les jeunes femmes d'aujourd'hui continuent de se battre contre les violences, la discrimination et les inégalités, elles ne savent pas toujours ce qu'il a fallu de courage et de souffrances à celles qui ont ouvert le chemin.

    Expériences intimes, déchirures, passions, combats d'hier et d'aujourd'hui : des textes bouleversants qui brisent le silence et rendent hommage à toutes les femmes.

  • Quand éclate la Première Guerre mondiale, il y a 4 millions de Poilus dans les tranchées et 4 millions et demi d'enfants sur les bancs des écoles primaires de la République... Troublante similitude de ces deux chiffres... Ces enfants sont des " graines de Poilus " et, pour un gouvernement qui vit dans la psychose de voir les vagues de conscrits se dérober devant l'appel d'une guerre incroyablement meurtrière, tout se tient : conditionner les enfants, c'est à la fois conditionner leurs familles et préparer l'état d'esprit des futurs appelés... Plus de cinq millions de lettres et de cartes postales sont écrites chaque jour par des pères partis au front, dans la boue des tranchées, sans compter des centaines de milliers de journaux intimes rédigés dans des petits carnets ou sur des cahiers d'écolier, et qui sont autant de testaments, de bouteilles à la mer livrés aux familles, et, au-delà, à la postérité. De leur côté, les enfants dessinent et griffonnent... Ils déposent leur écriture maladroite sur des cartes, dans des lettres. Autant de témoignages croisés de la Grande Guerre, rassemblés dans cet ouvrage poignant qui réunit de grands dessinateurs (Servain, Pedrosa, Warnauts, Cellier, Robin..). Ensemble ils nous offrent un ouvrage exceptionnel, un outil de mémoire... une leçon d'humanité au coeur de la guerre et de la barbarie.

  • Que les murs des écoles aient constitué pour nous les limbes protectrices d'un havre de bonheur et de paix ou les limites rébarbatives d'une prison morne et fastidieuse, au-delà même du plaisir et de l'ennui, au-delà des bons et des mauvais moments, audelà de nos premiers baisers comme de nos premières morsures, au-delà du vert de l'espérance, au-delà du rouge de la violence, du jaune de l'humiliation, au-delà du bleu du réconfort, de l'orange de la sensualité, au-delà de l'indigo de l'exclusion et du violet de la transcendance, nous garderons de ces temps passés l'ineffable nostalgie qui rattache toujours l'homme à la source perdue de son enfance.
    Des témoignages d'une rare intensité rassemblés par Jean-Pierre Guéno et adaptés pour la bande dessinée par Bachelier, Cabanes, Carrion, Dutto, Ferlut, Grand, Krassinsky, Maël, Marchand, Meyrand, Phicil, Savoia, Sure et Terray.
    Couverture de Bailly.

  • Ils avaient 17 à 25 ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers... Voyageurs sans bagages, ils durent quitter leur femme et leurs enfants, revêtir l'uniforme mal coupé et chausser les godillots cloutés. Sur 8 millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de 2 millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de 4 millions subirent de graves blessures. Cet ouvrage exceptionnel regroupe des adaptations en BD de véritables lettres de Poilus par Guarnido, Bajram, De Metter, Lepage, Lidwine, Parnotte, Mallié, Juan Gimenez et bien d'autres. Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour. Des dessins chargés d'émotion qui marqueront les esprits.

  • Cet ouvrage exceptionnel regroupe des adaptations en BD de véritables lettres de Poilus par Guarnido, Bajram, De Metter, Lepage, Lidwine, Parnotte, Mallié, Juan Gimenez et bien d'autres. Des mots écrits dans la boue et qui n'ont pas vieilli d'un jour. Des dessins chargés d'émotion qui marqueront les esprits.

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