Judith Gautier

  • Gilbert, lieutenant de marine, est en permission, pour se rétablir après une maladie. Mélancolique, il trouve la vie ennuyeuse et pense que rien ne peut toucher son coeur, lorsqu'il croise le chemin d'Isoline et en tombe amoureux. De son côté, la jeune fille, qui vit isolée dans un château où son père refuse de lui parler et évite tout rapport avec elle, pense n'avoir plus rien à espérer de la vie. Sa rencontre avec Gilbert va changer ses perspectives et la relation amicale qu'ils nouent va rapidement se transformer en passion amoureuse. Mais le père d'Isoline ne l'entend pas de cette oreille et décide d'enfermer la jeune fille dans un couvent.

    Judith Gautier est la fille de Théophile Gautier. Première femme membre de l'académie Goncourt, poétesse, romancière, traductrice, mais aussi journaliste et autrice dramatique, elle est à l'origine d'une oeuvre originale et souvent méconnue. Elle entre dans la carrière littéraire par un coup d'éclat en 1867 avec un recueil de poèmes transcrits du chinois Le livre de Jade et atteint peu après un succès encore plus éclatant avec la publication de ses deux premiers romans.

  • Le Livre de Jade

    Judith Gautier

    Le Livre de Jade est un recueil de poèmes chinois anciens paru en 1867 par l'écrivaine Judith Gautier sous le pseudonyme de Judith Walter.
    Extrait
    | CHANSON SUR LE FLEUVE
    Selon Li-Taï-Pé.
    Mon bateau est d'ébène , ma flûte de jade est percée de trous d'or.
    Comme la plante qui enlève une tache sur une étoffe de soie, le vin efface la dispute dans le coeur.
    Quand on possède de bon vin, un bateau gracieux et l'amour d'une jeune femme, on est semblable aux Génies immortels...|

  • Née sous la Monarchie de Juillet, Judith Gautier vécut sa belle jeunesse sous le Second Empire ; Après la Commune, son âge mûr et sa vieillesse s'écoulèrent sous la IIIè République. Admirée de trois générations d'artistes, richement douée de talents, ayant suscité des passions, nous revivons au travers de ses écrits quelques évènements, quelques étapes, quelques rencontres pour les plus notables de sa vie

  • « J'ai commencé la vie par une passion.
    Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, c'est cependant tout à fait certain, et cette passion, qui eut, comme toujours, ses joies et ses peines, aboutit à un chagrin dont la violence n'a jamais été, pour moi, égalée.
    On m'a raconté que j'avais montré beaucoup de répugnance à venir au monde : la figure voilée de mon bras replié, je me refusais obstinément à faire mon entrée dans cette vie, et, y ayant été contrainte, je manifestai mon déplaisir par un véritable accès de fureur : j'avais saisi, en criant, les doigts du médecin et je m'y cramponnais de telle façon, qu'incapable d'agir, il fut obligé de les secouer vivement et s'écria, très stupéfait :
    - Mais qu'est-ce que c'est qu'un pareil petit monstre ?...
    Mon agresseur était le docteur Aussandon, un héros et un titan, qui arrêtait les chevaux emportés et se plaisait à aller se mesurer, dans les cirques, avec les hercules célèbres. Mais j'ignorais ces hauts faits, et, nullement intimidée, j'avais accepté le combat.
    Je me suis fait souvent raconter par ma mère cet incident qui me semblait prophétique, et exprimait si bien l'opinion que je devais avoir, plus tard, de l'existence. »



    Judith Gautier était la fille de l'écrivain Théophile Gautier et de la cantatrice Ernesta Grisi. Écrivain, critique et férue d'occultisme, elle fut la muse de nombre de ses talentueux contemporains, dont Richard Wagner, Victor Hugo, Gustave Flaubert, Jean Lorrain et Catulle Mendès, qu'elle épousa. Elle fut la première femme élue à l'Académie Goncourt, en 1910.

  • En parfait éducateur, Théophile Gautier n'encouragea jamais ses filles à paresser : sous cette férule, Judith se livra donc simultanément à l'écriture, la peinture, la sculpture, la musique et l'apprentissage du chinois. Elle publia alors une quinzaine de titres, traitant tous du thème oriental. Publié en 1875 L'Usurpateur est couronné par l'Académie française puis connaît un très vif succès et est réédité en 1887 sous un autre titre La Soeur du soleil. Basée dans le Japon médiéval, l'intrigue se noue autour d'un amour interdit, né entre la femme du Mikado (L'Empereur suprême) et le prince Nagato.

  • Après avoir été presque une idole, Iravata devient guerrier ; il est fait prisonnier avec son maître qu'il délivre et sauve de la mort. Puis il est jugé digne d'être le gardien et l'ami de la merveilleuse petite princesse Parvati pour laquelle il invente d'extraordinaires jeux. On verra comment un vilain sentiment qui se glisse dans le coeur d'un bon éléphant, si sage d'ordinaire, le sépare pour longtemps de sa chère princesse, le jette dans des aventures de toutes sortes et lui cause de cuisants chagrins.



    Judith Gautier était la fille de l'écrivain Théophile Gautier et de la cantatrice Ernesta Grisi. Écrivain, critique et férue d'occultisme, elle fut la muse de nombre de ses talentueux contemporains, dont Richard Wagner, Victor Hugo, Gustave Flaubert, Jean Lorrain et Catulle Mendès, qu'elle épousa. Elle fut la première femme élue à l'Académie Goncourt, en 1910.

  • les Princesses d'Amour - Courtisanes Japonaises est un roman historique de l'écrivaine Judith Gautier, publié en 1900.
    Extrait
    | -- Si mes amis de Tokio, me voyaient ainsi, le nez vers la terre, accroupi très humblement devant le daïmio et sa noble épouse, ils me trouveraient bien peu moderne, pas du tout « dans le train », comme l'on dit à Paris, à ce qu'il paraît, et ils se moqueraient de moi. J'ai tout à fait l'air d'un samouraï du temps féodal, prosterné devant son seigneur... Il est vrai que notre féodalité, à nous, régnait encore il y a vingt-cinq ans à peine et que, moralement, je suis toujours vassal de mon prince dans cette cour très arriérée. Kama-Koura n'est pas Tokio, hélas !...|

  • Les Cruautés de l'Amour est le titre d'un recueil de quatre nouvelles écrit par l'auteure Judith Gautier, publié en 1879.
    Nouvelles
    André Ivanovitch
    La Batelière du fleuve Bleu
    L'Île déserte
    L'Esprit chagrin

  • Isoline

    ,

    • Hatier
    • 2 Septembre 2020

    Un conte gothique de Judith Gautier, la fille de Théophile. Dans une édition abrégée, enrichie de nombreux compléments pédagogiques, en lien avec le  thème  «  Dire l'amour  » du programme de français en 4e.
     
    Le récit
    Élevée à l'écart du monde dans un château, Isoline se réfugie dans la lecture et la nature sauvage pour surmonter sa  solitude jusqu'au jour où elle rencontre Gilbert qui tombe passionnément amoureux d'elle.
    Un récit subtil et fascinant, entre conte initiatique et roman gothique.
    L'auteur
    Première femme à entrer à l'Académie Goncourt en 1910, journaliste, écrivaine, traductrice, Judith Gautier (1845-1917) est la fille de Théophile Gautier.
     
    Les compléments pédagogiques
    o Des lectures actives au fil du texte, avec des propositions d'ateliers.
    o Des repères sur le conte initiatique et le lyrisme.
    o Un parcours de lecture analytique en 6 étapes.
    o Un groupement de documents sur la poésie amoureuse  : «  Et l'amour et la mer...  ».
    o Une enquête documentaire sur les couples mythiques.
    o Un cahier photo couleur
     
    Pour l'enseignant
    Sur www.classiquesetcie.com, en accès gratuit réservé, un guide pédagogique, avec un descriptif complet de  la  séquence et des fiches photocopiables.

  • Le Collier des jours

    ,

    • Ligaran
    • 9 Février 2015

    Extrait : "- Je suis sûr, Théo, que mam'zelle Huai, enseigne à vos filles le plus pur accent marseillais et qu'elles prononcent : des oiegnons. C'est Paul de Saint-Victor qui taquine ainsi mon père, à propos de notre instructrice, Mlle Honorine Huet (qu'il prononce : Huai, méchamment sans faire sonner le T, pour imiter le parler du midi) car il a une antipathie marquée pour la grave personne qui nous dirige."

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