Sylvain Ricard

  • Partis rejoindre leur tante, employée à la Croix Rouge, à Beyrouth en septembre 1990, Sylvain et Bruno découvrent le quotidien de la capitale d'un pays en guerre. De ce voyage, ils tireront dix ans plus tard ce récit, construit comme une série de clichés photographiques. C'est d'ailleurs à partir des photographies prises par Bruno que Christophe Gaultier a mis en image cette chronique du monde réel.

  • Le 1er février 2019, l'astéroïde NT7 2002, de 3 km de diamètre percute la Terre au niveau de la côte Est des États-unis.
    Cette catastrophe planétaire va profondément modifier la géopolitique mondiale : les États-Unis n'existent plus, l'Europe et la Russie sont durablement ravagées. Le centre du monde se partage désormais entre le Moyen-Orient et le Nouvel Empire Chinois. C'est dans ce contexte, quatre ans après la catastrophe, que Chess survit.
    Mercenaire désabusé, individualiste, pessimiste mais pas suicidaire, il accepte ses missions en fonction de l'argent à gagner, mais se fie surtout à son intuition. Au cours d'une banale mission qui ne se déroule pas comme prévu, Chess découvre le véritable objectif de l'opération : la récupération d'une "valise", un enfant qui sert de transporteur biologique de contrebande, suscitant apparemment beaucoup de convoitises et ce, au plus haut niveau. Il est vrai que le corps de l'enfant renferme un trésor d'une immense valeur : les derniers résultats en matière de recherches génétique et cellulaire, une molécule permettant de regénérer n'importe quelle terre stérile et désertique (soit les 3/4 de la planète Terre)...

  • Juillet 1930, Argentine. le pays peine à se relever de la grande crise économique mondiale et, en bon opportuniste, le général Uriburu se prépare à renverser Hipolito Yrigoyen. Cette même année, la première Coupe du monde de football, qui se déroule en Uruguay, est organisée, et les Argentins, vainqueurs de la dernière Copa América, sont persuadés de pouvoir la gagner. C'est dans ce contexte de liesse nationale et de grande instabilité sociétale que six personnages vont se croiser le temps de vivre, chacun à leur échelle, un fait divers des plus sordides. Isabel et Samuel, les jeunes idéalistes, le journaliste et esthète Fuentes et le sulfureux Don Marcello, et, enfin, le notable Ruben de la Hoyas et le flic poète alcoolisé Stevenson vont, le temps de la compétition sportive, sombrer lentement mais sûrement... Répartie en trois récits, chacun d'entre eux axé sur deux des personnages principaux, cette funeste histoire chorale sème les cadavres et enterre secrets et scandales. La mala vida, la mauvaise vie, c'est l'histoire de 6 personnages qui n'auraient jamais dû se croiser. Le lecteur découvre ainsi, au fil des chapitres, les tenants et aboutissants de cette lutte d'influence dénuée de toute pitié et baignant dans le sang des moins coriaces.

  • Virus t.3 ; rébellion Nouv.

    Que se passerait-il si un virus, génétiquement modifié, hautement pathogène et très invasif s'échappait d'un laboratoire ? Que deviendraient les milliers de personnes infectées, enfermées dans le huit clos d'un navire de croisière ? Imaginée plus de dix ans avant la pandémie par S. Ricard, d'après son expérience d'ingénieur biologiste moléculaire, Virus est devenue la plus réaliste des fictions.

  • Une équipe d'intervention spéciale pénètre chez Guillaume pour l'interroger sur les évènements récents qui ont eu lieu au laboratoire où il travaille. Mais il n'y a que sa petite amie chez lui qui les informe qu'il est parti en croisière se ressourcer. C'est une catastrophe : Guillaume est porteur d'un virus mortel.

  • Les autorités chargées de l'enquête remontent la piste sanglante du virus jusqu'à la firme menant des recherches épidémiologiques très officieuses. Ils découvrent rapidement comment Guillaume Roblès, le patient zéro, a embarqué sur le bateau de croisière. Il faut maintenant dépêcher des volontaires pour monter à bord et recouper les cahiers volés contenant les notes et les protocoles expérimentaux.

  • Au large des côtes normandes, une tempête projette sur les récifs une voile en perdition. À son bord, Alex, Thomas, Ève, Hélène et Julie, cinq anciens amis surpris par le brusque changement de houle, se retrouvent échoués sur un îlot où se dresse un phare aux lueurs erratiques. L'atmosphère oppressante qui pèse sur ce refuge de fortune ne tient pourtant pas qu'aux conditions météorologiques. Entre les portes closes et le gardien austère, les appareils électroniques défectueux et les étranges protocoles qui interdisent aux bateaux de secours d'accoster, tout porte à croire que quelque chose, ou quelqu'un, refuse que les jeunes gens quittent ce rocher battu par les vents.
    Alors, sitôt que la mort s'ajoute à la partie, plus de doute possible : le naufrage était prémédité. Mais par qui ? Et pour quelle raison ? Il semblerait que tous ici détiennent de lourds secrets...

    Pour son premier scénario de bande dessinée, le réalisateur international Olivier Mégaton s'est attaqué avec maestria au thriller de genre, nous offrant ainsi cet angoissant huis clos où le fracas des vagues fait écho aux cris des personnages. Manipulations, mensonges et obsessions s'y mêlent en un terrible vertige. Saurez-vous en réchapper à temps ?

  • Quand science et fiction entrent en fusion, l'infini des possibles s'ouvre sur les voies de futurs à haut risque. Découvrez le prochain visage de l'humanité aux côtés d'une nouvelle génération de pionniers et explorez toutes les dimensions d'une collection pleine d'avenir.

  • Alex, Thomas, Ève, Hélène et Julie se sont échoués sur un îlot aux larges des côtes normandes. Réfugiés à l'intérieur du phare en compagnie des deux gardiens, ils vont être les victimes de prédilection d'un tueur bien décidé à se venger de chacun d'entre eux. Mais pour quelle raison ? Les questionnements et les suspicions s'amoncellent...

    Pourquoi la radio est-elle inutilisable ? Quelles sont ces vidéos sorties de nulle part et dont l'auteur effraie tant ceux qui les regardent ? Et qui est ce "Jan" dont Thomas répète sans cesse le nom, un éclat de terreur dans les yeux ?

    Le réalisateur Olivier Mégaton achève ici une expérience terrifique qui fait de Ni terre ni mer un digne thriller de genre, en nous offrant un récit haletant de bout en bout où l'atmosphère angoissante est parfaitement maîtrisée. Et vous, découvrirez-vous la vérité avant qu'il ne soit trop tard ?

  • Il s'appelle Vermont Washington. Un nom symbole de la liberté pour l'Amérique, mais guère pour lui, qui est noir. Le quotidien de Vermont et de sa famille n'est fait que d'injustice et d'humiliation. Il est victime du racisme constant sévissant dans cette société où s'agitent encore le racisme et le Ku Klux Klan, vestiges insupportables de l'esclavage et de la guerre de sécession. Membre du Black Panther party, il lutte pour les droits à l'égalité. Pourtant, même ses meilleurs amis blancs auraient tendance à lui conseiller de se tenir à carreau, pour éviter de s'attirer des ennuis. De provocations racistes en humiliations constantes (une personne de couleur est moins bien payée qu'une personne blanche, on refuse de le servir dans les bars.), Vermont Washington nous raconte son tragique destin, rythmé par le programme d'éducation et de lutte en dix points des Black Panthers.

  • 20 ans ferme

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    1985. Après avoir participé à un braquage, Milan est arrêté par la police. C'est le début d'une longue descente en enfer. Milan supporte mal la promiscuité de la prison, l'entassement, la sensation d'être moins bien traité qu'une bête qui va à l'abattoir.
    Il va donc régulièrement remettre en cause les pratiques souvent arbitraires en cours dans les prisons. Les révoltes et les bagarres le conduisent au quartier disciplinaire.
    Sa réputation de mauvais garçon grandit.
    Milan est constamment conduit d'une prison à l'autre, à son grand désespoir et celui de sa fiancée.
    Les moments d'accalmies, où Milan arrive à avoir des activités constructives en prison, sont systématiquement mis à mal par ses perpétuels déménagements. Condamné à 20 ans ferme, Milan trouvera cependant le moyen de calmer sa révolte et finira par être libéré pour bonne conduite quelques années avant la fin de sa peine...

  • ...à la folie

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    Sylvain Ricard et James racontent l'histoire ordinaire d'un couple qui va s'enfoncer dans la violence conjugale. À la folie est un récit à deux voix. Les personnages, la femme et l'homme racontent la situation telle qu'ils la vivent, presque sans acrimonie. Un récit qui n'occulte pas pour autant la violence physique et psychologique. Voici l'histoire d'un petit couple «ordinaire» qui s'aime un peu, beaucoup, à la folie... Ils se sont rencontrés, il y a quelques années et se sont rapidement mariés. L'homme gagne bien sa vie, la femme n'aura pas besoin de travailler. Pourtant un jour, cette harmonie se brise. Une bête dispute, rien de spécial explique-t-elle. Mais cette dispute entraîne les premiers coups. Leur vie bascule et l'horreur s'installe au quotidien. La femme se tait. Elle finit même par accepter cette situation, voire excuser son mari. Peu à peu, les proches de la femme s'aperçoivent de la situation. Chacune y va de son conseil. Pour son amie, il faut porter plainte auprès de la police. Pour sa mère, la violence masculine est purement hormonale. Ils se calment dès que les femmes accordent quelques «petites attentions» aux hommes. Jusqu'au jour où la femme ne peut plus supporter cette situation atroce...

  • Nous sommes dans les années 20, au Sud des Etats-Unis. Les cicatrices de la guerre de sécession ne sont pas encore refermées. Par admiration pour son père qui s'érigeait en chevalier d'une race dominatrice, plus par tradition que par conviction, le jeune Thomas adhère au Ku-Klux-Klan et se met dans ses pas. Abject il était, abject il sera. Pourtant, l'histoire est en marche. Quelques décennies passent et la société accède désormais à la civilisation : elle a décidé que les "nègres" étaient des êtres humains. Pour défendre ses convictions, le Klan en arrive même à décider d'abattre un activiste blanc, pour peu qu'il soit communiste et anti raciste. De quoi troubler Thomas qui sent bien que ces pratiques appartiennent à un autre âge. Désormais la haine est maintenant dans tous les camps et le piège va pouvoir se refermer.

    Créé en 1865 par le général Forest, le Ku Klux Klan est restée l'une des plaies de l'Amérique du XXe siècle. Kuklos est une authentique descente dans ses arcanes, dans un monde où la ségrégation raciale est érigée comme mode de vie.
    Publié en 2003, Kuklos et le second album de Gaultier et Ricard. Terriblement noir, sans espoir, son propos reste hélas toujours d'actualité.

  • Stalingrad, hiver 1942. Une équipe de tournage est envoyée à Stalingrad, au coeur de la « mère » de toutes les batailles urbaines, pour y fi lmer la grandeur de l'armée soviétique. Mais l'équipe, supervisée par Kazimir, accumule les diffi cultés.
    Confronté au mépris des autorités militaires et mis sous pression par le régime, Kazimir doit en plus gérer le confl it qui oppose Yaroslav, cinéaste plutôt imbu de sa personne, à Simon, ancien directeur du centre cinématographique tombé en disgrâce. Et tout cela sous le feu roulant des troupes allemandes. Bourgeron et Ricard signent là un récit atypique, qui met en scène des hommes pris dans la tourmente d'une guerre sans merci et d'un régime sans pitié, obligés de mener à bien un projet absurde. À travers les personnages de Simon et de Yaroslav, pions perdus dans les rouages d'une machine infernale, Stalingrad Khronika interroge le rôle et le statut de l'art et de l'artiste dans un régime totalitaire.

  • Au sortir de la guerre de Cent Ans, sous le règne de Louis XI. François Sans Nom est un arpenteur des sentiers, un vagabond qui se déplace au gré des opportunités. On dit de lui qu'il serait le poète Villon, disparu depuis son exil forcé de Paris. François ne dément pas plus qu'il n'acquiesce. Son physique et son âge laissent à penser qu'il n'a pas une vie de tout repos. Érudit, débrouillard, jovial, il peut aussi se montrer colérique, brutal ou sans pitié. Il a posé son baluchon chez un sculpteur qui travaille aux nouveaux ornements de la cathédrale, en l'honneur de l'évêque Thibault d'Aussigny. François lui préfère des oeuvres plus provocantes, celles dissimulées au fond de l'atelier. Félyzée, une petite voleuse à la tire effrontée, croise un jour son chemin.

  • Une grande ville, trois personnes qui se côtoient sans jamais se voir, trois histoires qui se croisent sans jamais interférer, trois petits drames qui passeront inaperçus. Voici les mots clés de cette «trilogie urbaine» dont chaque titre aurait pu s'intituler Entassement, Isolement et Ségrégation. Fruit de l'agglomérat mécanique des hommes et de leur incapacité à vivre ensemble, lieu ou plus qu'ailleurs, le «chacun pour soi» semble dominer toutes les autres règles, la ville ou la communauté urbaine est le lieu de toutes les confrontations, mais également l'endroit ou tout est possible. C'est ainsi que Vincent, adolescent lunaire et mélancolique, Mamie, vieille dame au grand coeur et Franck, jeune homme volontaire et travailleur, vont, au même moment bien que dans des circonstances totalement différentes, récolter les fruits pourris que d'autres avaient planté.
    Vincent est un jeune homme tout juste sorti de l'adolescence, sensible et discret. Issu de l'immigration italienne, il vit avec le reste de sa famille (ses parents et son frère et sa soeur) dans l'un des nombreux appartements de la grande cité dortoir et périphérique. N'ayant pas pu aller bien loin dans les études, Vincent à toutefois trouvé du travail dans un restaurant «fast food» ou, à longueur de journée, il compacte les poubelles en sous-sol dans une ambiance pour le moins délétère. Son seul plaisir, c'est dans sa minuscule chambre qu'il le trouve quand, le soir, il retrouve tous les animaux qui y vivent. S'y côtoient des poissons, des souris, des oiseaux et surtout, Zidane. Zidane, c'est un lapin, seul compagnon de Vincent. Mais voir son fils aîné chérir un stupide lapin peut amener un père écrasé sous le poids de l'ennui et de l'entassement, épuisé par une situation sociale inextricable, à vouloir brusquer le passage à l'âge adulte de façon un peu trop abrupte. D'ici à ce que Zidane passe à la casserole

  • Biribi, Maroc, lieu oublié de tous où s'entassent les soldats condamnés par la cour martiale. C'est dans un de ces camps que le prisonnier Ange Lucciani, ex-souteneur corse, est transféré. Très rapidement pris en grippe par le chaouch qui règne en maître absolu sur le camp, il n'entrevoit qu'une possibilité : se faire la belle.
    Mais on ne quitte pas aussi facilement cet enfer à ciel ouvert...

  • Paris, 1984. Depuis maintenant plusieurs années, les activistes radicaux d'« Action Directe », ou AD, font exploser des bombes et signent leurs attentats contre plusieurs symboles de l'impérialisme qu'ils combattent. Dans leur sillage, ils inspirent d'autres groupuscules communistes... Parmi eux, l'Unité Combattante Trudaine ou UCT  - nommée ainsi en référence à la fusillade rue Trudaine ou deux policiers furent abattus et un blessé par Action Directe -  commence à inquiéter les services de renseignement français. Le chef des RG décide d'envoyer le jeune William, une recrue prometteuse, infiltrer la cellule UCT. Pour mener à bien sa mission, William doit connaître et maîtriser leur discours, il doit devenir l'un d'eux. Au risque d'oublier qui il est...Dans un récit noir mêlant polar et espionnage, Sylvain Ricard et Rica prennent le parti de nous raconter le destin d'un groupuscule fictif d'activistes communistes radicaux. Ainsi, s'attachant aux personnages, nous découvrons avec force les coulisses de cette mouvance violente qui a ébranlé la France au début des années 1980.

  • Il s'appelle Vermont Washington. Si son patronyme est symbole de liberté pour l'Amérique, il ne l'est pas pour lui, jeune afro-africain. Il habite à Los Angeles, dans le quartier de Watts, célèbre pour les émeutes survenues, en août 1965, à la suite du 100è anniversaire de l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis. Son quotidien, et celui de sa famille, n'est fait que d'injustices, de restrictions, de discriminations et d'humiliation. Ils sont victimes du racisme ordinaire, qui sévit encore en ces années soixante, où le Ku Klux Klan, vestige insupportable de l'esclavage, n'en finit pas de mourir. Une haine omniprésente perçue à travers le travail, l'éducation, les lieux publics.... Même les forces de l'ordre soudoyées participent à cette discrimination générale. C'est donc avec le Black Panther Party, mouvement révolutionnaire afro-américain dont il est membre, que Vermont Washington entend lutter, entouré de ses amis (Noirs), pour leurs droits à l'égalité. Cependant, Pete, son meilleur ami Blanc, qui pourtant soutient le parti, le pousse à être raisonnable, craignant qu'il ne finisse en prison. Son père, chez qui il vit avec sa famille, ayant choisi de faire profil bas, se heurte violemment à lui, lui conseillant de se soumettre. Quant à sa femme impuissante, elle vit dans la peur qu'il ne se fasse tuer à tout moment. De provocations racistes en humiliations permanentes, le destin de Vermont Washington est rythmé par le programme en dix points des Black Panthers : ils luttent pour la liberté, le plein emploi, pour que le peuple Noir ne soit plus volé par le capitalisme, pour des logements décents, l'éducation...

  • Stalingrad, hiver 1942. L'équipe de tournage envoyée à Stalingrad, au coeur de la bataille qui y fait alors rage, pour fi lmer la grandeur de l'armée soviétique, accumule les catastrophes : non seulement Simon et Yaroslav se haïssent, mais une des précieuses bobines du fi lm a disparu. Or Kazimir, censé superviser ce calamiteux tournage, ne peut absolument pas se permettre la perte d'une bobine. Comble de malchance, il se fait tirer dessus, tandis que le reste de l'équipe tombe aux mains de soldats soviétiques persuadés d'avoir affaire à des déserteurs. S'il est vital pour Kazimir de récupérer la fameuse bobine, dérobée par Yaroslav le cinéaste, il est tout autant primordial pour Simon de l'intercepter. Le bout de fi lm qu'elle contient pourrait en effet condamner à mort l'ancien directeur du centre cinématographique tombé dans la disgrâce. Bourgeron et Ricard signent là un récit atypique, qui met en scène des hommes pris dans la tourmente d'une guerre sans merci et d'un régime sans pitié, obligés de mener à bien un projet absurde. À travers les personnages de Simon et de Yaroslav, pions perdus dans les rouages d'une machine infernale, Stalingrad Khronika interroge le rôle et le statut de l'art et de l'artiste dans un régime totalitaire.

  • Fuyant la colère meurtrière de l'évêque Thibault d'Aussigny, François et Félyzée mènent la dure vie des fuyards ; sales, affamés, la moindre intempérie les accable un peu plus encore. Cachés au fond d'un bois, ils peuvent à peine se supporter eux-mêmes, alors c'est la providence qui leur indique ce campement installé non loin d'eux, et même l'irrésistible fumée qui sort d'une tente qui ne peut être que la cuisine. Ils décident de s'y introduire prestement pour dérober de quoi apaiser leurs crampes. Mais trop épuisés pour demeurer vigilants, ils se font prendre et peinent à stopper l'ardeur des assaillants. Une femme arrête alors le combat d'autorité, et leur propose de faire le bon choix : soit les aider à rétablir la véritable autorité de Christ sur terre, ou alors être crucifiés pour les avoir attaqués. Cette jeune femme charismatique est la Nouvelle Jeanne : Christ lui-même guide son épée, tout en procurant à tous ceux qui la suivent un toit, de la nourriture, et un sens à leur vie.

  • Les Black panthers ont organisé une manifestation contre la guerre du Vietnam qui est réprimée violemment par la police. Réfugiés dans leur local, Vermont et ses camarades s'apprêtent à subir l'assaut des forces de l'ordre, qui les accusent d'incitation à la haine raciale, violence sur agents assermentés. Durant l'assaut, Douglas, l'un des leaders, est abattu et Vermont arrêté...

  • Une grande ville, trois personnes qui se côtoient sans jamais se voir, trois histoires qui se croisent sans jamais interférer, trois petits drames qui passeront inaperçus. Voici les mots clés de cette «trilogie urbaine» dont chaque titre aurait pu s'intituler Entassement, Isolement et Ségrégation. Fruit de l'agglomérat mécanique des hommes et de leur incapacité à vivre ensemble, lieu ou plus qu'ailleurs, le «chacun pour soi» semble dominer toutes les autres règles, la ville ou la communauté urbaine est le lieu de toutes les confrontations, mais également l'endroit ou tout est possible.

    T2 - Retour à Plouc-Land (dessins de Cubi) Pour Franck, c'est le conte de fée. Fils d'une mère femme de ménage, il est, grâce à ses grandes qualités professionnelles et beaucoup d'énergie pour gravir ainsi les échelons, parvenu à occuper un poste à responsabilités qui lui convient parfaitement. Il est fier de pouvoir évoluer dans le monde de « la France d'en haut », de pouvoir s'occuper de sa vieille maman et de disposer d'une confiance en lui durement acquise. Son directeur, le très charismatique monsieur Carluche, croit beaucoup en lui et le promet à une formidable carrière. Bien sûr, Franck est le fils de la femme de ménage, mais en bon professionnel, monsieur Carluche sait reconnaître les qualités bien au delà de l'origine sociale. Mais tous les autres sont-ils de cet avis ? Quand la grande bourgeoisie brise la façade du paraître pour laisser s'exprimer ses instincts de classe, les prolos n'ont qu'à bien se tenir.

  • Une grande ville, trois personnes qui se côtoient sans jamais se voir, trois histoires qui se croisent sans jamais interférer, trois petits drames qui passeront inaperçus. Voici les mots clés de cette «trilogie urbaine» dont chaque titre aurait pu s'intituler Entassement, Isolement et Ségrégation. Fruit de l'agglomérat mécanique des hommes et de leur incapacité à vivre ensemble, lieu ou plus qu'ailleurs, le «chacun pour soi» semble dominer toutes les autres règles, la ville ou la communauté urbaine est le lieu de toutes les confrontations, mais également l'endroit ou tout est possible. C'est ainsi que Vincent, adolescent lunaire et mélancolique, Mamie, vieille dame au grand coeur et Franck, jeune homme volontaire et travailleur, vont, au même moment bien que dans des circonstances totalement différentes, récolter les fruits pourris que d'autres avaient planté.

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