Albin Michel (réédition numérique FeniXX)

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  • Délits : membre alléchant du gang Sanguine, provincial, prend ses réalités pour des rêves, apologie de l'action directe. Objet du délit : roman. Un peu déprimé mais cool, Manu ne demandait rien à personne. Mais qui résisterait à un beau paquet d'argent doublé d'une aventure sans risque apparent ? Faut dire que la fille avait mis les formes... pas très longtemps. Rapidement, la désagréable impression d'avoir été le dindon de la farce amena Manu à revoir ses théories sur la communication. Mourir à Nice était aussi stupide que de vivre en prison !

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  • « Au lendemain de sa fuite, de ce que j'appelais sa trahison, je ne ressentis que de la colère. C'est plus tard que tout commença, que mon ressentiment tournant à vide se mua en inquiétude, puis en regret poignant. Le doute en moi prit corps. Avais-je jamais su qui était Sandra ? » Pierre Audret va passionnément questionner cette absente à travers ceux qui l'ont connue, et cette quête, tantôt vaine, tantôt féconde, fera plus que lui révéler qui était la femme qu'il aima jadis avec désinvolture, elle va le révéler à lui-même. Comme un phare tournant, le personnage de Sandra éclairera durement ceux qui furent ses proches : amis, amants, passants... Nathan qui tenta de lui inculquer un dégoût de vivre semblable au sien, Philippe mythomane véreux, certaine brute qui s'écrie : « Sandra était une garce. Avec elle, on avait toujours à un moment donné l'impression d'être une espèce particulière d'imbécile ». Mais en regard de ces visages d'hommes apparaîtront aussi quelques visages de douceur : vieilles éducatrices qui, en leur temps, s'arrachèrent l'âme de Sandra. « C'était une petite fille pâle avec de grands yeux bleus à la fois apeurés et curieux ». - « Sandra m'a dit la dernière fois que je l'ai vue : Dieu ? Mademoiselle vous m'en aviez fait une image bien sévère. Pour un peu, j'aurais cru que Dieu n'était qu'au ciel, alors qu'il y a un morcellement de Dieux sur la terre ». De recherches en recherches, Pierre Audret découvrira-t-il la vraie Sandra ? « Dans cette chambre nue, son dernier visage m'apparaissait bouleversant, par ce qu'il avait d'insolite... »

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  • Ils faisaient partie du cercle envié des « notables de la conscience universelle ». Les puissances internationales organisaient pour eux des colloques, on les écoutait dénoncer les dangers qui menacent la planète, ils savaient qu'on ne les entendait pas. On leur demandait de penser, on leur interdisait d'agir. Un jour ils décidèrent de changer les règles du jeu. Ils n'étaient que quatre. Ils allaient faire exploser l'ordre mondial. Quitte à conclure un terrible pacte de sang. De Paris à Belfast, de Londres à Tripoli, de la Toscane à Heidelberg, La Conjuration Nobel nous fait pénétrer dans les coulisses du Pouvoir, de l'intelligentsia mondiale et du terrorisme.

  • Roc-inébranlable et Roseau-fragile sont frères mais aussi différents que le jour et la nuit. Si le premier est un chasseur impitoyable, le deuxième, doux et rêveur, fraternise avec les animaux. Mais à l'adolescence, les voilà amoureux de la même fille... Un conte traditionnel des indiens d'Amérique.

  • L'Évangile de la Colombe se situe à mi-chemin entre le conte oriental, le poème philosophique et le rêve éveillé, à l'instar du Prophète de Khalil Gibran ou des célèbres Dialogues avec l'Ange. Dialogue lumineux, en effet, que cette rencontre hors du temps sur une montagne sacrée, entre le Cavalier errant en quête de Connaissance, l'Enfant inspiré venu d'ailleurs, et le vénérable Sage qui se fait médiateur entre l'un et l'autre. L'Évangile, la « bonne nouvelle » qu'est venu apporter sur terre Yahal l'androgyne, n'est autre que l'ineffable secret de l'Unité : "Tout est échange", tout est flux qui relie la flèche et la cible, le dedans et le dehors de l'homme, la vie et la mort, le bien et le mal... Ainsi s'annonce l'ère de la Colombe, symbole par excellence de l'Esprit.

  • Menacé par un sanglier en furie, le roi de Terrenoire ne doit sa vie sauve qu'à l'intervention d'un étrange garçon. Accueilli au château, Jean des Chaumes Se révèle un chasseur d'exception, mais sa soif de sang est sans limite. Qui guérira Jean Le Rouge de cette rage meurtrière ?

  • Dans les forêts et les montagnes du Vermont, Denis va rejoindre une jeune américaine. Sa passion montre un tel emportement que Kathleen, oubliant sa vocation d'actrice, est enfin touchée par l'amour. Pour quelques heures les deux amants vivent une union absolue. Mais la merveilleuse nuit du Vermont s'achèvera dramatiquement, et c'est un homme dégarni de toute espérance qui fuit à travers les forêts sombres. Denis ne se tuera pas. Son désespoir va être une aventure. Ce roman qui débute par un chant de passion, continue dans les tumultes du monde réel. Denis, pour qui vivre est désormais une fonction, interviendra dans le destin des autres, de quelques autres, qu'il replongera dans le cruel fleuve de la vie : Geneviève, l'allemand Wilhelm, la belle et craintive Irène qu'il abandonna jadis, et Julien, passionné par sa vocation de dramaturge. Enfin, après un combat contre le puissant Frank, Denis montera vers la paix ultime, muni des derniers sacrements humains, trop humains. Pour la première fois, l'auteur du "TEMPS DES RENCONTRES" et du "COMMERCE DES HOMMES" n'a pas fait appel à l'histoire de notre temps pour sous-tendre le destin de ses personnages. Bien des romanciers ont mis leur héros sur le chemin qui va vers l'absolu. Michel Zéraffa, en nous montrant Denis sur le trajet du retour, ajoute "LES DERNIERS SACREMENTS" à la lignée des grandes fictions.

  • Pendant des siècles, le mot con n'a été utilisé que dans le langage parlé du peuple et de l'aristocratie. La bourgeoisie le boudait car il n'avait pas bon genre. L'écriture l'ignorait. Il ne figurait que sous forme d'initiale dans les libelles les plus virulents. Et maintenant, le voici qui se répand comme la foudre. On le rencontre à l'université, dans la presse, à chaque détour du discours quotidien, et, plus il va, plus il se multiplie. Au point que la connerie devient parfaitement indéfinissable. Être con, est-ce un état, un statut, un défaut, une force ? Rien de tout cela, et beaucoup plus encore, selon Yvan Audouard qui n'hésite pas à commencer cette Lettre Ouverte aux cons par cette fière affirmation : « Je sais de quoi je parle. J'en suis un. » Sans doute sommes-nous tous plus ou moins cons. Une grande fraternité comme on voit. Il reste que, plus la connerie devient indéfinissable, moins on peut l'éviter. C'est son côté diabolique. Au reste, Yvan Audouard, qui n'a jamais été aussi en verve que dans cette Lettre Ouverte, a mis au point une formule dont la logique est irréfutable. La voici : « Quand on croit tenir la connerie, elle vous échappe. Si elle vous échappe, c'est que vous êtes un con. » Sujet immense que la connerie ! Et immense occasion, pour chacun d'entre nous, de savoir enfin, pour reprendre le savoureux langage d'Yvan Audouard, si on en est un - ou non.

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  • Gorsky publiera successivement « L'Aquarium de Dieu », « Le Maillon et la Chaîne », « La Dernière Île », « L'Atoll ». Mais une grande expédition se monte en Belgique, organisée par l'Université de Liège : l'exploration de la Grande Barrière de Corail. Gorsky en fera le récit. A peine le manuscrit de « La Grande Barrière de Corail » et les documents sont-ils remis aux Éditions Albin Michel que l'auteur chargé de mission repart en Polynésie Française pour créer une réserve sous-marine à Rangiroa. Difficultés, émerveillements : Gorsky a trouvé dans cet atoll, le plus grand du monde, une source nouvelle d'inspiration pour son prochain livre : « Le Retour à la Mer ».

  • « Il fallait que Jean de Boschère écrivît un livre sur Jérôme Bosch, presque son homonyme. Il est à son aise avec lui, il est dans sa familiarité. Il comprend ses intentions et à notre tour nous comprenons que les siennes propres sont de même sorte. Lui aussi, dans les fureurs et les cruautés de ses admirables poèmes, il connaît le bonheur de créer de la poésie, de multiplier les images, de dessiner des formes qui échappent à un plan préétabli et se prennent à vivre de leur vie propre. « Toute sa vie Boschère gardera cette étrange sorte d'inspiration qui, dans ses tout derniers poèmes, s'épanouira en une frénétique luxuriance, atteindra à un lyrisme d'apocalypse. Et il y a bien d'autres points de contact et d'amitié entre Bosch et Boschère, leur bestiaire, par exemple, qui est un même monde innocent et terrible, où l'un et l'autre se sent chez lui. Les oiseaux, surtout, ont leur prédilection, créatures si légères que même lorsqu'elles se posent sur une arabesque, elles ne la font pas plier ; et bien d'autres délicatesses exquises leur sont propres, dont nos deux magiciens connaissent le secret. « Boschère parle sans cesse du bonheur de Jérôme, de sa joie. Non point la jubilation du sadique qui se plaît à la douleur d'autrui, mais la jubilation d'un ange dont l'exercice est de battre des ailes et de chanter. Mais, parlant ainsi, ne parle-t-il pas de son propre bonheur, ne parle-t-il pas de lui-même ? »

  • Un étudiant savoyard, promu au rang de précepteur dans la famille d'un banquier de Marseille, occupe ses loisirs à rédiger son journal de vacances. Il a accepté, pour deux mois, la charge d'instruire un jeune garçon, mais il ne tarde pas à s'apercevoir que les femmes qui l'entourent sont autrement intéressantes et que, malgré sa science livresque et ses titres universitaires, il lui reste beaucoup à apprendre. Au départ, François a une haute idée de ses fonctions. Il tient de son éducation de solides principes de morale... La chaleur de l'été, la douceur de la Gloriette, l'intérêt qu'il inspire à une femme séduisante, auront enfin raison de ses méfiances et de sa résistance. Ce roman ne présente que des êtres normaux et assez sympathiques et, s'ils se font du mal, c'est avec les meilleures intentions du monde. Cependant un personnage invisible et diabolique rôde dans les parages ; il se substitue de temps en temps à François et tient la plume à sa place. Asmodée, s'il n'arrive pas exactement à ses fins, parviendra à détourner notre héros de ses devoirs. François n'a entrepris ce journal que pour se faire la main, pour se préparer à son oeuvre future. En effet, il se proposait d'abord d'écrire une tragédie en cinq actes et en vers... Il ne lui manquait plus qu'un bon sujet. Il maudit parfois la littérature, mais c'est par elle qu'à la fin il sera sauvé : par ce goût d'écrire qui se confond chez lui avec le goût de vivre, par cette nécessité d'aller jusqu'au bout, jusqu'au dernier chapitre d'une oeuvre dont il s'est épris : sa propre aventure notée au jour le jour.

  • Un homme : Jean-Pierre Lenoir (son vrai nom). Son employeur : le SDECE. Son métier : le renseignement. Ses activités : manipuler des agents d'influence dans l'intérêt de la France. Ses ennemis : le KGB. Mais aussi : les barbouzes des services secrets, certains policiers, sans oublier quelques ministres et une poignée d'éminences gaullistes. Ses armes : la désinformation et la violence. Ses terrains de prédilection : les trafics d'armes, la lutte contre les partisans de l'indépendance en Algérie, la recherche des « agents doubles », y compris au sommet de l'État, et la guerre des « services ».

  • Alors que la guerre ravageait le Viêt-nam, le Laos et le Cambodge étaient-ils vraiment les îlots de neutralité tant vantés ?... Au-dessus de la jungle laotienne, un groupe d'opérations spéciales appartenant aux Bérets Verts saute en chute libre. Son objectif ? Quatre instructeurs d'un pays de l'Est... Après une évocation historique de l'origine des Forces spéciales, cet ouvrage retrace le rude entraînement du Béret Vert. La guérilla au Tibet, les embuscades au royaume de Sihanouk, les parachutages clandestins en République démocratique du Viêt-nam, autant d'activités insoupçonnées révélées au fil des pages... Mais la guerre secrète n'est nullement circonscrite à la seule Asie du Sud-Est : fer de lance de la CIA, les Forces spéciales ont le monde comme terrain d'action. L'auteur nous entraîne dans les Andes, où un âpre corps-à-corps oppose les Bérets Verts et les parachutistes péruviens aux guérillas gauchistes. La collusion entre les techniques d'investigation de la CIA et la trame tissée par le KGB, jette un nouvel éclairage sur la fin tragique de Che Guevara. Enfin, d'inquiétantes divulgations sur les carences de la machine de guerre américaine sous l'ère Carter, expliquent le camouflet infligé par l'Iran khoméniste. Ces révélations spectaculaires sont l'aboutissement d'une longue enquête, menée par un spécialiste, auprès des témoins eux-mêmes.

  • On considère volontiers le couple franco-allemand comme le pivot de la construction européenne. Et pourtant ce « couple » a connu bien des vicissitudes, comme en témoignent ces textes qui vont de la Chanson de Roland à nos jours. Depuis Montaigne, les voyageurs ont traversé les terres allemandes. Les échanges commerciaux, les guerres ont mis les peuples en contact. Avec De l'Allemagne, Madame de Staël a participé à la mode allemande, mais aussi fait circuler des clichés durables. Après l'époque romantique, s'amorce une période noire que le vingtième siècle ne dément pas : l'Allemagne devient un État, cela ne peut-il se faire qu'aux dépens de la France, du reste de l'Europe ? Alsace-Lorraine, tranchées, Occupation, camps de la mort : la suspicion, la peur et la haine envahissent les relations, sans que disparaisse pour autant l'attirance française pour ce peuple de philosophes, de poètes et de musiciens... Naïveté des Français ? Duplicité des Allemands ? Si l'Allemagne est aujourd'hui une démocratie respectée, la hantise des « vieux démons » n'a pas disparu... Avec ce pays si proche - les Francs étaient après tout un peuple germanique -, le malentendu ne date pas d'hier ! Le choix de textes proposé ici entend donner un aperçu de la manière dont les écrivains français, tantôt ironiques, tantôt enthousiastes, souvent amers, ont vu l'Allemagne. La palette est variée qui va de l'amour à la haine. L'Allemagne décidément fascine, comme une énigme qui reste à déchiffrer.

  • Saint-Tropez, résumé de la folie et du désordre humains, tel est le sens de ce roman qui nous entraîne des bas-fonds de Saint-Tropez aux collines de Ramatuelle, dans les forêts sauvages qui dominent Pampelonne, où vivent cachés d'étranges personnages, les uns charmants, les autres terrifiants, des monstres. À travers un texte accéléré, volontairement un peu fou, comme le pays lui-même, de rebondissement en rebondissement, drôle ou féroce, parfois tragique, sur un fond de guignolade avec le choeur antique des éternels figurants de la comédie tropézienne : l'antiquaire, l'avocat, l'architecte, le médecin, le peintre, les coiffeurs, le milliardaire, le voyou, la comtesse..., l'auteur va très loin dans l'étude des formes diverses de la débauche et de la cruauté dès qu'elles trouvent le lieu, l'époque, le climat et les moyens de s'exprimer. Les Hauts de Ramatuelle disent très clairement qu'au-delà des apparences bon enfant et d'un luxe tapageur- Sodome et Gomorrhe entre pizza et dom Pérignon - la verte presqu'île est un de ces lieux où règne le Malin. Sous un ciel admirable, Valmont et Sade y font la ronde. Un roman où l'imaginaire galope si fort qu'il rejoint la réalité. Un grand roman de moeurs.

  • « Je suis l'Innominato - l'Innommé - comme le seigneur dévoyé dont le nom n'est pas mentionné dans Les Fiancés de Manzoni. » Parce que Roger Peyrefitte sent le soufre, certains croient habile de s'écarter de lui ou d'affecter l'ignorance. Comme si l'un de nos plus admirables prosateurs pouvait être contourné simplement parce que son refus du conformisme heurte, que ses indiscrétions choquent, que sa franchise trouble. Roger Peyrefitte n'est pas seulement l'Innominato, il détaille, dans cette suite à ses Propos secrets, ce qui ne se raconte jamais, le non-dit des dessous de la vie parisienne : celle de l'Académie comme celle de la politique, de l'aristocratie et d'alcôves roturières. Cette plongée dans les coulisses de la vie mondaine de la capitale n'est-elle pas une manière d'honorer une ville qui, seule au monde, « ait formé un mot dérivé dont le sens est indéfinissable : le parisianisme ».

  • Histoire et exploration du point culminant du globe, de Mallory le titan à Boivin le chamois.

  • Qui ne connaît ses yeux bleus, sa blondeur et son sourire éclatant, son talent d'animatrice qui fit la gloire de « Tournez manège » et son sens de la répartie qui fait rire aux « Grosses Têtes » ? Plus qu'une vedette de la télévision, Evelyne Leclercq est une femme généreuse et sensible, qui se raconte pour mieux s'adresser aux autres, pour aider un public qu'elle côtoie depuis vingt ans et qui est souvent dans la peine ou la solitude. Des maux qu'elle connaît pour en avoir elle-même fait l'expérience, et dont elle nous livre les remèdes. Voici donc les recettes qui lui ont si bien réussi, pour résister à l'adversité et garder la tête froide en toutes circonstances, pour veiller sur les siens et aider ceux qui n'ont rien, pour être bien dans sa peau et pour, finalement, « vaincre sa solitude ». Humour, gentillesse et sincérité sont les maîtres mots de ce livre confession qui sait comprendre et toucher tout le monde, des plus jeunes aux plus âgés.

  • Dresse le panorama des projets en cours comme il retrace l'histoire originale du sud-ouest parisien, terre d'église au XVIIe siècle.

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