Editions Orizons

  • L'énéide

    Virgile

    Oeuvre sacrée à Rome, L'Enéide est l'opus magnum de la culture occidentale avec les textes homériques d'une part, la Bible en son entier de l'autre. Marcel Desportes dans cet effort magistral de translation voyait en Virgile "un Voyant" et sur tous les plans "un devancier", "notre contemporain" permanent. Le genre humain étant le même, ce qui s'offrait à la spéculation de nos ancêtres nous concerne tout aussi pertinemment au troisième millénaire.

  • Dominique Delouche est le réalisateur de 24 heures de la vie d'une femme, de L'homme de Désir, de Divine. Il est aussi le Cinéaste de la Danse. Puisant dans ses souvenirs de tournage, au regard de sa caméra et des liens qu'il a tissés avec eux, il évoque ici les plus grands danseurs et chorégraphes, de Lifar à Jerome Robbins, de Vassiliev et Plissetskaïa à Markova, de Chauviré à Guillem, de Vassiliev à Noureev en passant par les plus grandes étoiles de l'Opéra de Paris.

    Anecdotes, admiration, études stylistiques éclairent cette trentaine de portraits et constituent un Essai sur l'histoire récente du Ballet.

  • Else Lasker-Schüler est née, en Allemagne, en 1869, dans une riche famille juive. Son oeuvre restera toujours inséparable de sa vie. Idole des folles années berlinoises, avant l'avènement du nazisme, elle échoue à Jérusalem, dans les années 40. Ses poèmes nostalgiques nous émeuvent par leur bouleversante sincérité. Raoul de Varax, son traducteur, a traduit d'autres grandes voix de la lyrique allemande.

  • Réalisateur majeur du cinéma français de la Seconde moitié du XXe siècle, Claude Sautet (1924-2000) est, après sa mort, de plus en plus estimé par la critique et le grand public. Ces entretiens inédits que l'auteur, confident et ami, a enfin décidé de publier, couvrent quinze années de la vie et de l'oeuvre du réalisateur. Témoignage unique d'un artiste-créateur qui se penche sur ses films et, par endroits, sur ceux de ses confrères ; c'est aussi une radiographie de la société française de son époque.

  • Cet ouvrage est un événement éditorial en France. C'est la première fois que l'ensemble des lettres d'Emily Dickinson est publié! Née en 1830 à Amherst où elle y meurt en 1886, Emily Dickinson, est devenue, dans le premier tiers du XXe siècle, un des grands mythes des Lettres américaines et, sans doute, l'un des poètes majeurs de la littérature universelle.

  • Brigitte Manceaux (1914-1963), nièce de Poulenc, excellente pianiste elle-même, fut pour son oncle une indispensable conseillère musicale, une secrétaire, et une confidente de chaque instant. Cette Correspondance est composée de 192 lettres soigneusement conservées par leur destinataire. Elle constitue un véritable journal, dans lequel Francis Poulenc, l'un de nos grands épistoliers, livre comme nulle part ailleurs, avec tous ses paradoxes, sa vérité de musicien et d'homme.

  • Cet essai se penche sur les enjeux historiques et esthétiques de l'inflation des discours ou des pratiques associant musique, écritures et scène théâtrale contemporaine. C'est en remontant jusqu'au tournant esthétique du romantisme d'Iéna qu'en émergent les véritables fondements. Une passerelle inattendue relie ainsi romantisme et postmodernité ; elle expliquerait peut-être, en partie au moins, la crise de la représentation », voire l'effondrement du symbolique, qui serait à l'oeuvre dans les arts de la scène en ce début de XXIe siècle.

  • À travers diverses contributions qui explorent la production et la diffusion de l'écrit dans l'Europe de Gutenberg, les auteurs posent les jalons d'une histoire du livre-produit, depuis les imprimés d'Ancien Régime, en passant par l'apparition, au XIXe siècle, du « livre de boulevard » qui s'expose et se vend sans complexe, se diversifie et renouvelle ses stratégies pour conquérir de nouveaux lectorats, jusqu'à son apparente dématérialisation au temps du numérique.

  • Les villes de la Méditerranée, évoquées dans ce travail, occupent une place de choix dans des cinématographies prestigieuses. La question est posée : comment représentent-elles ces espaces et les cultures qu'ils portent ?

  • Georg Trakl est l'un des plus grands poètes de langue allemande du XXe siècle. De son introspection, le poète tira une oeuvre sombre, étrange, envoûtante. Très tôt, l'oeuvre de Trakl jouira d'une aura particulière ; elle tient autant à sa réputation de poète maudit, qu'à son étrangeté et à sa beauté surprenante.

  • La première partie de cet ouvrage comporte des études du texte dostoïevskien. Sur les rapports que l'énonciation y entretient avec la multitude de voix qui se répondent. Boulgakov, Olecha, Dombrovski et même Nabokov s'inspirent de l'auteur de Crime et Châtiment. Tel est le sujet de la seconde partie. En France, Dostoïevski exerça une influence majeure sur nombre d'écrivains du XXe siècle. La troisième partie en donne des exemples (Mauriac, Bernanos, Kessel, Carco, Camus, Michel del Castillo).

  • Jean d'Alembert naquit, à Paris, le 16 novembre 1717. Le nouveau-né fut confié à la famille d'Alexandre-Nicolas Rousseau, vitrier. Il fut associé astronome adjoint à l'Observatoire dès 1741. Il collabora avec Diderot à l'Encyclopédie. Et il rencontra sa nièce, Julie de l'Espinasse, elle aussi enfant naturelle. Jean et Julie s'aimèrent et vécurent, bientôt, dans le même immeuble, rue Saint-Dominique. Julie y ouvrit son salon. Elle mourut, phtisique, en 1776. La personnalité et les passions de Julie de l'Espinasse furent idéalisées au XIXe siècle. Quentin Debray a cherché, au-delà de la légende, les lumières et les inclinations, les tourments et les bonheurs.

  • Écrites par trois auteurs phares de la littérature indienne d'expression hindi et traduites pour la première fois en français, les trois pièces de ce recueil explorent le présent en Inde de la faim, de la violence, de la perte de la culture et de la disparition des valeurs. Traduites en plusieurs langues, elles sont aujourd'hui toujours jouées avec le même succès. Il s'agit de La faim, c'est le feu de Krishna Baldev Vaid (1998) ; de L'Époque aveugle de Dharamvir Bharati (1953) ; d'Agra Bazar de Habib Tanvir (1954).

  • Des spectacles scéniques et des récits filmiques faisant figurer marionnettes, objets animés et acteurs ensemble, que retenons-nous ? Le robot, la marionnette critiquent-ils le comédien vivant ? En désignent-ils les failles et les habitudes ? L'amènent-ils à modifier son jeu ou le complètent-ils ?
    Il s'agit, ici, en termes d'enjeux narratifs, d'interroger ce qu'il en est des représentations du comédien, de sa contestation ou de sa réévaluation.

  • Jésus, médiateur d'une alliance nouvelle, enseigne l'Épître aux Hébreux (8, 6). Et lorsque nous lisons le contenu de cette alliance, nous retrouvons intégralement l'alliance nouvelle annoncée par le prophète Jérémie (31, 31-34). Or selon la parole du prophète, c'est Dieu lui-même qui engage cette alliance, sans médiateur. Pourquoi, et comment Jésus devient-il le médiateur de cette alliance précise qui fera pénétrer la Torah ou la loi « dans leur sein » et « sur leurs coeurs » ? Et vers qui, cette médiation est-elle destinée ?

  • Cet ouvrage, qui comporte un cahier de photos d'une trentaine de pages, concerne Paul Hillig, petit Parisien d'origine étrangère, arrivé en Beauce avec sa drôle de famille, à Cloyes où Zola trouva naguère l'inspiration pour son roman La Terre. Il réussit dans le commerce, gagne la confiance des habitants, dirige bientôt le club de football et l'harmonie municipale. Ce juif assimilé est frappé par la législation antisémite dès décembre 1940. Sa famille et lui-même périront à Auschwitz. Reconstitution de la vie quotidienne en Beauce dans la première moitié du XXe siècle et galerie de portraits où l'on observe des Cloysiens de tous âges et de toutes conditions.

  • Entre Michelangelo Antonioni et David Lynch, Gaspar Noé, Arnaud Desplechin et quelques autres réalisateurs, il existe un lien qui n'est pas celui d'une filiation artistique. Chacun éprouvant à sa manière une curiosité pour ce qui reste des grandes traditions dans le monde d'aujourd'hui. Vue par Angelina Jolie, la Seconde Guerre mondiale est une synthèse de tous les fratricides, où succombe l'idée du sacré. Un renouveau de la métaphysique s'annonce pourtant dans les films de certains de ces réalisateurs, à travers leur vision critique de la violence humaine. Et jusqu'au terrorisme contemporain, qui hante l'imagination de cinéastes moins connus.

  • Identité nationale, citoyenneté, appartenance, exclusion, exil... tant de mots largement utilisés aujourd'hui dans les discours. Cet ouvrage croise ainsi les questions des identités, fréquemment plurielles, et des appartenances, parfois multiples. Il dégage les éléments saillants d'une histoire, sensible et souvent délicate à appréhender.

  • Avec "Nunuche" et "Les pompes néantes", c'est de la "bastringue" qu'il s'agit, de réalités théâtrales intempestives, de clowneries qui veulent octroyer au drame, cette prétention transcendentale, d'exister... et d'en savoir mourir. Jean Gillibert a souhaité que les "Enfers" ne soient plus seulement sous les planches et qu'il faille frapper fort - après les trois coups du "brigadier"- pour les faire surgir sur scène, à hauteur de public. Nunuche est une bouffonnerie poétique qui d'évade un peu vers la féérie...Toutes deux s'attachent à faire vivre un réalité fantastique, une surrection du réel vers le surnaturel.

  • Ce recueil témoigne d'un double ancrage : dans la phénoménologie de la vie de Michel Henry et dans la tradition zen. En confrontant ces deux pensées, il montre la fécondité d'une mise en relation de deux approches philosophiques radicales de la réalité humaine sise dans la vie qui la porte et constitue son origine absolue. L'auteur lit chez Michel Henry, dont il fut l'élève et l'ami, les catégories capables d'établir une lecture croisée entre deux formes d'exploration rigoureuses de la subjectivité.

  • Rien de moins sage que certaines images qui, du XIXe au XXIe siècle ne semblent là que pour inquiéter le discours implicite sur lequel elles s'érigent, et, le faisant trembler, vaciller sur ses bases, l'obligent à se repenser non plus comme vecteur de transmission du monde mais comme écran entre le monde et nous. Des corps aussi affolés qu'affolants s'exposent ainsi dans des "petits" genres comme la pantomime et le tableau vivant, tour à tour défiant les "grands" genres et les revivifiant...

  • " Dans la poésie ", nous dit Henri Heinemann, il y a "une part d'inné. On ne devient pas poète, on l'est". Dans ce recueil, L'auteur nous offre un ensemble dense, d'une sensibilité de créateur d'emblée reconnue. Chants d'opale est le dernier des titres, dans l'oeuvre d'Heinemann, romancier, poète, critique, conteur et diariste d'envergure.

  • Ce premier volume détermine les conditions de possibilité d'un théâtre politique contemporain, à l'heure où le politique semble avoir déserté les scènes et manquer à l'art comme à la société. Il critique les formes actuelles de théâtre prétendument politiques, distingue le théâtre politique des théâtres asservis à une idéologie et explore tant ses modèles historiques que ses (re)définitions, à travers l'étude de philosophes sensibles à l'idée d'une essence politique du théâtre tels que Badiou, Guénoun, Rancière et Stiegler.

  • Le 1er octobre 2013, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe adoptait la résolution 1952 et la recommandation 2023 classant la circoncision parmi les "violations médicalement non justifiées de l'intégrité physique des enfants". En mars 2014, elle renonça à s'engager dans cette voie d'interdiction de la circoncision. C'est devant l'inquiétude suscitée par la première recommandation que l'AJLT et la LICRA ont décidé d'organiser un colloque sur ces questions.

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