FeniXX réédition numérique (CIEM)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le livre de Georges Rino est un livre d'espérance. Fils d'une famille d'ouvriers portugais, rien ne le prédestinait à devenir P.D.G. Son histoire est celle d'une merveilleuse ascension sociale, mais aussi celle de l'assimilation à la communauté nationale. Et pourtant rien n'a été facile. Sa jeunesse, dans la période qui a suivi la grande crise de 1929, a été marquée par les problèmes que rencontraient alors les jeunes italiens et les jeunes portugais. Ils étaient les « sales étrangers qui viennent manger le pain des Français » ! Et cela fait près de 50 ans ! Sa vie professionnelle commence à l'âge de 14 ans à l'usine. Grâce aux cours du soir, il apprend la sténodactylo. Puis c'est l'armée, la guerre et la résistance. Et tout s'enchaîne. Son engagement, sa conscience, sa volonté de justice guideront son action, et marqueront une vie remplie exemplairement. Le tout jeune résistant, puis le syndicaliste ont été forgés par ces principes. Depuis son adhésion à la CGT, la scission qui donne naissance à Force Ouvrière, l'évolution de ces deux organisations, c'est toute l'histoire vécue du syndicalisme d'après-guerre qui défile sous nos yeux. Quelques années plus tard, le fondateur de la coopérative s'inspire des mêmes principes trempés par l'expérience du syndicaliste. Aujourd'hui, il est un des meilleurs exemples de la réussite dans l'économie sociale. Il en incarne parfaitement ses valeurs : égalité entre les sociétaires, épanouissement de l'individu, volonté de mieux former les hommes et les femmes qui travaillent dans l'entreprise. Le Chèque-Déjeuner, entreprise coopérative, est devenue la première dans son secteur, par la modernisation et l'innovation. La lecture de ce livre apporte enfin, au-delà des principes, à chaque ligne l'amitié et le sens de la solidarité qui frappent toujours les interlocuteurs de Georges Rino.

  • Témoignage d'un militant qui retrace une grande page d'histoire de ce syndicat professionnel.

  • Non, répond Thierry Jeantet, les mutuelles, les coopératives et les associations - donc l'Économie sociale - montrent qu'il existe une façon plus solidaire de créer des richesses aussi bien dans la sphère marchande que dans la sphère non marchande. Partout en Europe, on trouve des entreprises, des organisations dans lesquelles prévalent le principe de non-domination du capital et celui du contrôle démocratique : il y aurait d'ailleurs 248 millions de membres de coopérative, de mutuelle ou d'association sur 370 millions d'habitants en Europe ! Ces structures agissent dans les domaines les plus divers : social, culturel, financier, agricole, industriel ou de la pêche... Elles sont encore trop mal connues. Face à de grands défis comme la mondialisation, la transformation du travail et la crise sociale, elles représentent une chance particulière de voir établies les conditions d'une croissance à dimension humaine et, au-delà, de changer la donne en affirmant la primauté du civique et du social sur l'économique et le monétaire. Pour cela, elles doivent à la fois renforcer et moderniser leur identité, faire fructifier leurs propres principes (démocratie, non-lucrativité, solidarité, recherche du meilleur rapport qualité-prix, épanouissement de la personne, etc.), et donc innover. L'auteur campe le paysage de l'Économie sociale sans en esquiver les ombres. Surtout, il en présente une vue dynamique et prospective. À partir de propositions concrètes, il en fait une alternative au système dominant. Il montre que les citoyens acteurs doivent jouer un rôle déterminant dans l'émergence d'une Europe différente, plus attachante, à nouveau porteuse d'avenir. Il prône un peu plus de démocratie en toutes choses.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'actualité de l'Economie Sociale se signale par la prolifération récente d'institutions, d'associations, de colloques, de programmes... dédiés à son exploration et à sa diffusion. Cet ouvrage ne veut pas être et n'est pas le traité ni même un traité d'Economie Sociale. Il est seulement une contribution pour un tel traité à élaborer ultérieurement et conjointement par des synergies interdisciplinaires et moyennant interférences entre recherches universitaires, pratiques professionnelles, innovations législatives et probablement études internationales comparées. S'en tenant ici à la tradition française des pratiques et doctrines de ce tiers-secteur, l'ouvrage propose une première spéléologie portant respectivement sur : - ses rétrospectives : pratiques pré coopératives ou coopératives des associations ouvrières ; pratiques mutualistes des sociétés de prévoyance et de secours mutuels ; généalogies doctrinales, soit dans une tradition social-chrétienne, soit dans une tradition socialisante - ses perspectives ouvertes dès les premières décennies du siècle, par dialogues ou chassés croisés entre trois « Economies Sociales » : celle de Charles Gide comme économie solidaire ; celle de Jean Jaurès comme économie collective ; celle de Marcel Mauss comme économie volontaire. Des textes rares et oubliés sont reproduits in extenso - ses prospectives : reconstitution documentaire sur les récurrences contemporaines à partir du Comité de Liaison des Activités Coopératives, Associatives, Mutualistes et des péripéties organisationnelles et/ou universitaires qui les ont accompagnées ou suivies. L'auteur ayant participé personnellement à plusieurs de ces péripéties récapitule et reproduit ses propres contributions d'auteur acteur. Ce livre aurait pu se titrer : L'Economie Sociale. Sa mémoire et son pressentiment. Pour autant, en effet, que la présente vague « d'économie sociale » relève des sciences morales et politiques, elle est interpellée et par l'ironie et par l'adjuration d'Anatole France : « Les sciences morales et politiques sont inexactes et pleines d'incertitude. De l'évolution humaine elles connaissent mal les développements déjà accomplis, et ne peuvent donc pas nous instruire très sûrement des développements qui restent à accomplir. « N'ayant pas de mémoire, elles n'ont guère de pressentiment ». D'où cet ouvrage de « mémoire » auquel le préfacier, Michel Rocard, a bien voulu adjoindre quelques-uns de ses pressentiments.

  • S'intéresser à l'action mutualiste, organiser et développer dans l'Outre-mer des institutions à cette fin, voilà qui répond bien à l'esprit de solidarité qui a toujours marqué la pensée de Gabriel Lisette. Depuis son entrée à l'école nationale de la France d'Outre-mer jusqu'à ce jour, dans les postes importants qu'il a occupés, soit comme administrateur en Afrique Noire, soit comme parlementaire, Premier ministre du Tchad, ministre-conseiller de la communauté franco-africaine ou comme administrateur, Gabriel Lisette a montré qu'il était nourri du constant souci de la promotion de l'Homme. Lorsque Louis Jacquinot, alors ministre de la France d'Outre-mer, le fit chevalier de la Légion d'honneur, il me choisit pour son « parrain ». J'acceptai sans nulle hésitation, car je n'avais rien oublié de l'action salutaire qu'il avait menée pour l'affirmation et la reconnaissance des droits des populations africaines. Antillais de souche guadeloupéenne, Gabriel Lisette s'était consacré avec une rare compréhension au devenir de ses frères d'Afrique. Il fut de ceux qui, spontanément, se rangèrent au côté de Félix Houphouët-Boigny, le fondateur déterminé du Rassemblement Démocratique Africain - R.D.A. -, dont le seul nom évoque la lutte historique dont l'Afrique est aujourd'hui bénéficiaire. Une adhésion qui ne fut pas que « verbale », mais riche d'actes résolus, en pleine harmonie avec ceux de l'homme pétri d'énergie créatrice, de réflexion profonde et de la légendaire sagesse « africaine ». Je puis porter témoignage, car j'ai vécu le calvaire des chefs et des militants du R.D.A. et j'ai aidé de mon mieux au succès du grand mouvement d'émancipation, notamment, comme ils me l'ont souvent rappelé, au cours de cette année 1950 qui fut si douloureuse et si cruciale pour eux. Lorsque Yeyon Lisette fit paraître son ouvrage « Le R.D.A. et le Tchad », pays où Gabriel Lisette a occupé de hautes fonctions gouvernementales sur les instances des originaires eux-mêmes, il me fit l'amitié de m'en adresser un exemplaire. Je les félicitai d'avoir pris cette initiative, car ils rappelaient, avec véracité, une époque capitale de l'évolution de ce pays et du R.D.A. lui-même. Je les approuvai, au surplus, de permettre ainsi l'information et l'édification des générations nouvelles qui, souvent par ignorance, ont tendance à minimiser les combats difficiles, souvent périlleux, qu'ont menés leurs prédécesseurs, combats dont le résultat le plus patent est de permettre à ces générations de jouir de plus de libertés, d'une plus grande compréhension de la part de leurs contemporains et du respect d'une dignité qu'ils doivent tout faire pour maintenir et sauvegarder. Puissent-elles comprendre, soutenir et aider à s'épanouir les valeurs humaines qui sont le fondement même de l'oeuvre de la Mutualité entreprise par l'un de leurs frères d'Outre-mer, oeuvre qui témoigne de sa volonté continue de contribuer à leur bien-être matériel et moral, et aussi de son profond esprit de solidarité au service de l'Homme.

  • Informations, chiffres et actualités de l'économie sociale, ses différents aspects et défis. Rapport sur les projets et propositions concernant ses relations avec les partenaires publics et privés au niveau national et européen.

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