Gallimard (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une Parisienne, élevée par de riches cousins et lassée de ce milieu snob, a épousé un hobereau de la Haute-Auvergne, qui l'emmène dans son château des Bois-Noirs. Dans cette région perdue sous la neige, au milieu des brouillards, Hélène, surprise par la vétusté et l'abandon d'une antique demeure, plus semblable à une prison qu'à un château, s'efforce de s'adapter à une vie déconcertante où elle s'engage pourtant avec toute sa loyauté. Elle sera aidée par l'amitié affectueuse - et bientôt passionnée - de son beau-frère. Leurs intérêts ne tardent pas à s'opposer à ceux du mari. Dans ce conflit, Gustave le Taciturne, qui nourrit pour sa femme un sombre et insatiable amour, deviendra irrésistiblement le ministre d'un destin qui a fait séculairement de cette maison le royaume de la mort la plus cruelle.

  • Le renne a joué, et joue encore, le rôle principal de l'histoire des régions arctiques. Autour de lui, au cours des âges, des civilisations où des peuples se sont groupés, qui par leur isolement, sont restés longtemps inconnus. Les hommes du renne, dans la solitude glacée de la toundra, ont fait figure de «primitifs attardés». Certains portent en réalité les derniers fruits de civilisations qui ont formé la nôtre ; d'autres, avant-garde des envahisseurs finnois ou mongols, attestent l'extension de cultures qui n'ont pas encore atteint leur apogée. Chasseurs ou pâtres, tous ont trouvé dans le renne le fondement de leur établissement sur les terres du Grand Nord. C'est en prenant pour fil conducteur l'histoire zoologique du renne, qu'André Leroi-Gourhan nous dresse une peinture aussi vraie et vivante que possible d'un grand effort humain : la Civilisation du renne.

  • Métier à tisser de Vaucanson, fardier de Cugnot, pendule de Foucault, caméra de Louis Lumière, pâtes de verre de Gallé... Quel mystérieux protocole réunit, dans l'ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs, les objets mythiques de notre civilisation ? En 1794, dans l'urgence révolutionnaire, l'abbé Grégoire voulut une institution-référence, où seraient rassemblés les outils, instruments et machines utiles au progrès. Au fil de péripéties romanesques, l'idée prend corps. Tandis qu'en 1819, un enseignement supérieur s'instaure au Conservatoire, la collection grossit, devient un musée admiré de l'Europe entière. Du rêve de ses fondateurs, aux grands travaux qui assureront sa prochaine rénovation, le musée des Arts et Métiers témoigne depuis deux cents ans de l'aventure technologique. Alain Mercier s'en est fait le chroniqueur.

  • Dans les années 1960, à Paris, Pauline a rencontré Nicolas et l'a aimé. A 18 ans, on ne sait pas « bien » aimer. Surtout quand on a lu beaucoup trop de romans. Nicolas, un an après, tombe amoureux de la meilleure amie de Pauline, Julie. Nicolas et Pauline se ressemblent : après le bac, ils errent en faculté. Pauline fait de la politique. Nicolas réunit les éléments dont il a besoin pour écrire son premier livre. Julie, recalée du bac, est contrainte « à travailler pour vivre ». Tous les jours (ouvrables) elle prend le train gare Saint-Lazare pour se rendre dans les bureaux de l'usine Simca à Poissy. Pauline, Nicolas et Julie ne se quittent plus. Nicolas trahit Pauline et Julie. Dix ans après. Nicolas est un jeune écrivain à la mode. Julie, mariée, gagne bien sa vie. Pauline, toujours errante, rencontre Martin, professeur quinquagénaire. Avec lui, Pauline revit ses amours perdues. Avec Martin, Pauline tente de reconstruire son existence. Mais, sur les décombres de sa jeunesse, elle ne peut rien bâtir. Pauline quitte Martin, Paris, ses vingt ans. Elle part. Gare de Lyon. Vers le Sud.

  • Comment la Gaule qui, depuis cinq siècles, vivait - bon an mal an - sous la domination romaine, est-elle devenue la France ?
    Comment a-t-elle tiré son nom de celui d'un peuple « barbare » d'origine germanique ?
    Comment la première dynastie des rois francs, inaugurée par Clovis, fut dite mérovingienne, en référence à son illustre ancêtre Mérovée ?
    Tantôt unifiant, tantôt divisant les territoires, le royaume franc donna une identité commune à des peuples d'origines diverses : Gaulois, Romains, Burgondes, Wisigoths..., liés par une mythique ascendance, sous la houlette d'un roi converti au christianisme.

    Françoise Vallet nous fait traverser cette période de grand brassage de races, de langues, d'arts et de cultures, ces trois siècles qui aboutirent à la France d'aujourd'hui.

  • Ils ont une passion commune, les avions. Une passion qui pousse Antoine et Santois à réaliser un rêve : construire un ULM pour décoller, s'envoler... Mais Antoine s'interroge sur ce père héroïque et invisible dont Santois parle tant. Existe-t-il vraiment, ce pilote de chasse, membre des Services Secrets? Car Santois est prêt à tout pour attirer l'attention de son nouvel ami. Prêt pour l'opération Mister Friendship?

  • Une toute jeune femme - qui n'est autre que l'auteur - lui-même atteint du mal de Pott - est envoyée à Berck, cité des grands malades osseux au bord de la mer du Nord, pour y faire une cure en sanatorium. La terrible maladie qui l'oblige à porter une gaine de plâtre, à s'astreindre aux régimes les plus durs, ne l'empêchera pas de vivre résolument, profondément, avec une extraordinaire lucidité, les étapes de ses souffrances, dont elle finira d'ailleurs par triompher. Pourquoi ? parce qu'elle croit en la force de la vie, en ses souvenirs heureux du pays de soleil où elle est née. Mais cette même lucidité, et cette même foi, l'amènent à pénétrer les drames de tous les « allongés » qui sont ses compagnons : des enfants innocents, qui s'interrogent sur l'injustice de leur sort ; des garçons et des filles, qui rêvent à l'amour, à la danse, à la souplesse de leur corps enfin délivré ; de cette Fanny Mazurier, qui trouve dans sa foi de quoi transfigurer son mal ; d'Alain Gilbert, dont l'extraordinaire passion obtiendra son exaucement ; de toutes ces vies mutilées, qui restent pourtant si vivantes, plus vivantes que les ordinaires existences, comme enrichies par leur épreuve.

  • Dans une propriété isolée sur les sommets, trois êtres s'affrontent : la patronne, Enimie, très malade des poumons et qui voudrait contaminer son entourage ; Martin Ruas, son mari ; Irma, la belle servante. Martin séduit Irma. Elle tombe enceinte. Enimie fait une chute mortelle. Accident ou meurtre ? Qui est le coupable? Martin ou Irma? Ils tremblent d'être accusés, dénoncés.

  • Poèmes d'amour, de voyages, de souvenirs, bilan d'un homme arrivé au milieu de son âge, ce nouveau recueil de Jean Pérol comporte une centaine de textes, prose et vers. Les poèmes, divisés en strophes, souvent par quatrains, souvent dodécasyllabiques, sont de forme classique.
    Jean Pérol promène sur les gens et les choses de tous les horizons une perspicacité nostalgique, une lyrique du regret, une sensibilité à la vie moderne, dans sa diversité.

  • Dans la nuit du 23 au 24 janvier 1960, tandis que les barricades se dressent dans les rues d'Alger, Jacqueline Loutel et son mari, Pierre, industriel en renom, donnent un dîner dans leur hôtel particulier parisien qui va bouleverser l'existence de trois des invités : le critique Paul Noiret, la jeune artiste Brigitte Laugier et l'Égyptien Samy Salem. Ce dernier, coincé entre sa formation entièrement occidentale, et la crise des relations franco-arabes, entrevoit vaguement, au travers de la toile des événements de la soirée des Loutel, une solution possible à son déchirement. Afin de tirer au clair ce qui lui arrive, Salem décide d'analyser la soirée. Mais il est dépassé par sa propre entreprise : au passé récent (la soirée), au passé lointain (souvenirs), au présent (temps de l'écriture), s'ajoute en quelque sorte une quatrième dimension, constituée par les relations entre le narrateur et sa narration. Ainsi, la tentative de Samy Salem l'emporte-t-il bien au-delà de son but initial : en essayant de surmonter les difficultés qu'il rencontre en chemin, il découvre sa vérité du moment. Vérité sans doute éphémère, mais bien utile pour lui. Pourquoi ne pas utiliser sa culture française, et sa connaissance des Français, pour devenir un trait d'union entre les tendances contradictoires, plutôt que de rester en France avec un complexe d'inadapté, d'indésirable ?

  • Voici la suite du Serpent jaune, dont Ludovic Lemaire, un jeune journaliste français, était le fracassant héros. On le voyait échapper aux poursuites de la police au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour s'être gravement compromis dans un sombre complot visant au rapt d'un savant atomiste d'obédience communiste. Réfugié désormais en Suisse, le jeune homme va se précipiter, tête baissée et coeur en feu, dans de nouvelles aventures rocambolesques, car tel est son tempérament : fureur de vivre, audace, passions amoureuses, intrigues, passions politiques, il ne peut ni ne veut connaître le repos. Cela le conduit à frôler sans cesse la mort, le déshonneur ou la catastrophe. Autour de ce météore sulfureux, vont et viennent les plus étranges figures, parmi lesquelles des femmes fascinées par son charme : Blanche, la princesse à la quarantaine provocante, qui vit avec Hector son meilleur ami, la pure Thérèse Burckhardt, dont l'amour finira par le sauver, Claire la petite prostituée italienne, qui lui donnera quelques mois de bonheur tranquille. Centre d'une action qui ne cesse de se déplacer et d'exploser de toutes parts, Ludovic Lemaire est le symbole d'une certaine jeunesse de notre temps, brûlant d'insatisfaction mais cachant, sous le baroquisme de ses désirs et de ses illusions, un fatalisme incurable en face du mal.

  • Quoi de plus révoltant qu'un enlèvement d'enfant ? Y a-t-il un être plus méprisable que le ravisseur, cet homme de trente-cinq ans qui a, pendant plusieurs mois, séquestré une fillette de dix ans ? On imagine assez pourquoi ! Aussi, quand il est pris, la presse et l'opinion ont-elles vite fait de le condamner, et la Justice de le jeter en prison. Et pourtant, si cet homme était innocent ? Victor Lamouret s'est fait prendre et il est en prison. C'est un paysan fruste, solitaire et violent, qui ne peut s'expliquer avec des juges qui ne parlent pas son langage. Alors, pour se justifier, il entreprend d'écrire son histoire sur des cahiers d'écolier. Avec des mots à lui, des mots simples et crus, avec autant de naïveté que de pudeur, il nous raconte comment il a fait monter la petite Nathalie dans la remorque de son vélomoteur, pourquoi il l'a amenée chez lui, et les mille ruses qu'il a dû déployer pour la tenir si longtemps cachée à ses voisins, ainsi qu'à la mère et au beau-père ivrogne qui habitent sous son toit. Il y a dans ce récit, qui oscille entre le rêve d'un bonheur impossible et des tentations de violence et de meurtre, un ton de vérité et une tendresse qui nous bouleversent. Autant que d'une aventure singulière, il s'agit en effet d'un amour insolite entre un homme et une enfant.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Étrange voyage à Rome. Tout commence dans une ville où le passé surgit à chaque coin de rue. La journée de Nina et Robert s'achève dans un Colisée désert, quand apparaît... une hallucination ? un rêve ? Un gladiateur, qui charge Nina et Robert d'une curieuse mission. Le pacte est risqué. Accepteront-ils de se battre l'un contre l'autre, pour sauver ce fantôme condamné à errer depuis des siècles entre les vivants et les morts ? Un défi héroïque, à la hauteur de leur courage et de leur générosité.

  • Augustin vient d'être reçu à l'Élysée. Son dessin du pont du Gard a été sélectionné pour figurer sur le futur billet de 5 euros. Retour à Nîmes : le dessin a disparu. Volé ? C'est une affaire d'État. Augustin enquête. Et s'il y avait un lien avec la secrète Marjolaine ? Marjolaine, manipulée par une bande de faux-monnayeurs sans scrupules ? Comment déjouer leurs pièges pour la sauver ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Dans les centres urbains, on immole en général la bête de ses moyens : une poule, un coq. Mais, au fur et à mesure qu'on monte dans l'échelle sociale, et qu'on est bourré aux as, l'obole passe d'une chèvre ou d'un bouc au mouton, d'un mouton à une vache, de la vache à un être humain, ce dernier étant généralement considéré sans protection surnaturelle... »

  • Jonathan, quatorze ans, est en vacances dans une vieille maison près du Mont-Saint-Michel. Ses activités favorites : le char à voile, la lecture, le café, les fléchettes et... les filles. Les vacances s'annoncent calmes. Pourtant, est-ce le magnétisme du Mont-Saint-Michel, les dangers de son immense baie? Dès son arrivée, Jonathan découvre un cadavre échoué à marée basse. À peine remis, il remarque une mystérieuse jeune fille blonde et fragile, Solveig, toujours au bord de l'évanouissement. Elle passe ses vacances avec une famille anglaise dont elle garde les deux jeunes enfants. Les parents semblent la protéger, comme s'il y avait un secret à cacher, comme s'ils craignaient un danger. De quoi Solveig a-t-elle peur, de qui se cache-t-elle? De l'étrange monsieur Sadec au regard inquiétant? De ce curieux motard vêtu de cuir noir?

  • Montréal, 1964. Normand Bazinet est petit pour son âge. Quand sa grand-mère est assassinée avec l'embout d'un parapluie, dans son lit à l'Hôtel-Dieu, personne ne pense qu'il pourrait être le coupable. Mais, lorsque la police apprend qu'il avait dix ans et non sept, on l'envoie « pour son bien » dans une maison de redressement. À sa sortie, il a un seul désir : tout oublier. Ce qui ne l'empêchera pas de passer les vingt-cinq années suivantes à chercher la vérité. Parce qu'autour de lui les gens qu'il aime se mettent à mourir, de plus en plus nombreux. Et même avec entrain, pourrait-on croire.

  • « Il s'asseyait tous les jours à son bureau - celui-là même où je m'assieds parfois, et où, tous les jours de ma vie où je m'y assiérai encore, je penserai que je fais quelque chose d'illégitime -, là où j'attends, d'un moment à l'autre, qu'il revienne de son pas feutré pour me signifier, par un regard moqueur, qu'il reprend sa place. Je suis prêt à plier bagage. » Le narrateur est à ce moment de sa vie où il atteint l'âge d'homme. Il sait qu'il ne trouvera sa place que lorsque son père aura laissé la sienne. Cette mort, qui est aussi celle de son adolescence, est le passage obligé qui, douloureusement, ouvre sur le réel.

empty