Glenat

  • Bokko, Marinus et Margot sont au calme dans leur petit village. Il faut dire que la peste a tué tous les autres habitants. Mais Bokko décide soudain de tuer Marinus et Margot. Puisque lui n'a pas la peste, c'est que les deux autres l'ont ! Marinus passe donc de vie à trépas grâce à une flèche tirée en plein coeur par Bokko. Sauf que Margot ne l'entend pas de cette oreille. Et qu'elle va aller rechercher son homme jusqu'aux Enfers les plus dingues jamais imaginés !D'une fraîcheur et d'une inventivité folles, d'un décalage total et superbement médiéval, Margot est de ces albums qui vous happent aussi sûrement que la Faucheuse... mais qui savent vous rendre heureux !

  • Bödvar, fils de Grimr, erre sans but sur la banquise interminable et immaculée, avec pour seuls compagnons sa fourrure, son casque, sa hache et son bouclier. Le tout frappé aux armes d'Odin. Car Bödvar, malgré sa détresse et sa solitude, appartient toujours au fier peuple viking. Soudain, un ours blanc attaque et les deux créatures luttent pour leur survie. Si Bödvar l'emporte, il n'en est pas moins mortellement blessé. Il est recueilli par un shaman et un jeune enfant, Qaasaaluk, habitants tous deux de cette terre désolée, à la peau jaune et aux yeux bridés. Le shaman sent qu'un esprit mauvais suit les pas du viking et tente de l'aider. Ce dernier raconte alors sa vie remplie de bruits et de fureur, de combats et de carnages. Et surtout de ses monceaux de morts : Bödvar est le digne héritier d'une longue lignée de berserker, ces créatures assoiffées de sang et de rage que plus rien n'arrête. Cependant, Bödvar n'est pas dupe, cette vie de guerrier qui est la sienne entraîne plus de questions que de réponses ; et lorsque la mystérieuse créature s'est mise à décimer les siens et à s'attacher à sa route, plus qu'une seule solution : partir sur les lointaines mers du nord. Le shaman qui parle aux esprits entrevoit un échappatoire. Il faut trouver et tuer l'ours de cendre qui le libérera de sa malédiction. Ainsi , Bödvar, accompagnéde Qaasaaluk, part à la recherche de sa nemesis...
    Trois ans après la sortie du très remarquable « Dérisoire » dans la collection Carrément BD, le tandem Omond - Supiot renouvelle une expérience graphique, toute en finesse et en contraste. Décors saisissants et profondeur des paysages permettent à Olivier Supiot de se surpasser et de nous offrir une palette de couleurs chatoyantes. Quant à Eric Omond, il tisse une intrigue qui tient de la saga et du conte, aux portes de l'onirisme. Bref, un one-shot qui pourrait bien suivre la voie de son prédécesseur !

  • Vathek

    Mallet

    Une oeuvre fabuleuse au pays des mille et une nuits.
    Vathek, le calife de Samarah est prêt à toutes les folies pour parvenir au pouvoir ultime dont il rêve. Le Giaour, un étrange visiteur, lui promet de le conduire dans un pays souterrain où tout est fabuleux. Après avoir sacrifié cinquante enfants au Giaour et à son maître Elbis le roi des enfers, Vathek prend la route d'Istakhar où il tombe amoureux de la belle Nouronihar qu'il épouse. Le couple arrive dans un immense palais peuplé de spectres gémissants. Elbis, le prince des lieux, leur promet d'y trouver de quoi contenter leur insatiable curiosité. Carathis, la mère du calife elle aussi disciple d'Elbis, le rejoint pour assister au cruel sort qui lui est réservé. Patrick Mallet a dapte avec passion ce roman à la fois sulfureux et drôle écrit à vingt ans en trois jours et deux nuits par William Becford, en langue française, selon lui après une orgie mémorable, organisée pour le Noël 1781.

  • Smarra

    Patrick Mallet

    Smarra est une adaptation d'une nouvelle de Charles Nodier.
    Arona, près du Lac Majeur, en 1820. Au cours d'un bal donné dans un palais situé sur une des îles du Lac, Lorenzo et Lisidis fêtent leur premier anniversaire de mariage. Tandis que Lorenzo se plaît à regarder un groupe de trois femmes parmi les invités, il réalise que Lisidis n'est pas insensible au charme d'un hussard, avec lequel elle finit par danser, et Lorenzo en éprouve de la jalousie. Une fois rentré chez eux, Lorenzo sombre dans le sommeil aux côtés de Lisidis déjà endormie, et commence à rêver. Le récit transporte alors le lecteur en Thessalie, une région de la Grèce antique fameuse pour ses  enchantements, la patrie des sorcières. Lorenzo se nomme désormais Lucius et il va être la victime et le témoin horrifié d'une longue suite d'hallucinations cauchemardesques. Il va retrouver Polémon, un ami cher perdu lors d'une bataille. Ce dernier va raconter à Lucius comment la magicienne Méroé l'a envoûté et livré à Smarra, le démon du cauchemar. Or, dans ce cauchemar, Polémon a les traits du hussard croisé au bal, et la terrible Méroé est le double infernal de Lisidis. Lucius va tenter par tous les moyens de soustraire son ami aux terreurs suscitées par la magicienne et sa cohorte de démons nocturnes.

  • Une lumière ignorante... capture l'apparence sur mon effroi... Je suinte d'un agglomérat de chairs grises et bouffies... Mais qui est je " ? "
    " Je est un autre " répondrait l'ami Rimbaud à cette question liminaire et fondamentale de la nouvelle oeuvre de Daniel Hulet.
    Immondys se présente sous la forme d'un cauchemar éveillé, mêlant éléments autobiographiques et fantasmagories macabres. L'histoire d'un homme qui cherche son identité, qui traque le réel parmi le fantasme.
    " D'une créature déjà rongée... Un remous de la matière... Je divague... Le temps m'a manqué... Je ne m'appartiens déjà plus... "
    L'univers d'Hulet est ici encore plus abouti que dans ses travaux précédents, nous rappelant aussi bien Francis Bacon et David Lynch que Jorge-Luis Borges.
    Borges qui est à juste titre cité dans cet ouvrage d'une profondeur et d'un pessimisme absolus, d'un aboutissement et d'une richesse rares : " Nous acceptons facilement la réalité, peut-être parce que nous sentons que rien n'est réel ".
    Daniel Hulet inaugure avec Immondys une toute nouvelle collection intitulée " Carrément BD ". Comme son nom l'indique, elle se définira par l'édition de bandes dessinées au format carré (30cm x 30cm) et par une ligne éditoriale novatrice et pertinente. Ce nouveau format original permettra aux auteurs de s'exprimer différemment en renouvelant cadrage et rythme narratif.

  • « L'ombre ne peut exister sans la lumière. »
    Ange. Zita. Un casse-tête. Un livret mystérieux qui donnerait le chemin d'accès vers un monde parallèle où nos pires cauchemars deviennent réalité.
    Ange. Zita. Rencontre fantomatique. Entrelacement de corps déchirés. Entrelacement d'angoisses partagées.
    Ces images font souffrir. « Mais ces dessins sont une lente délivrance. » Déchiffrant le livret, ils pénètrent dans la zone AA à la recherche du côté lunaire, obscur et invisible, entre péniche abandonnée, usine désaffectée et silence de mort. « Ce silence est une invitation. »
    Et si ce n'est pas l'Enfer, ça y ressemble fortement.
    « Fuyez ces lieux... s'il n'est pas trop tard... »
    « Mais ? ! Ce bouquin est vide ! Rien que des pages blanches... »
    « Bienvenue à Immondys !... »
    Voici le deuxième tome d'Immondys, triptyque qui se présente sous la forme d'un cauchemar éveillé, mêlant éléments autobiographiques et fantasmagories macabres. L'univers d'Hulet est ici encore plus abouti que dans ses travaux précédents, nous rappelant aussi bien Francis Bacon et David Lynch que Jorge-Luis Borges.

  • « Laissez-moi vous rappeler notre légende sur la création, la planète divine... La planète aux êtres divins qui nous auraient créés, nous les Absalones, le peuple élu... Le peuple appelé à conquérir l'univers afin d'y installer l'ordre divin. A ce moment, dit la prophétie, la planète divine pourra apparaître dans notre monde et nous deviendrons des dieux... Au fil des siècles, mes ancêtres sur l'arche ont constaté un phénomène qui se répète de plus en plus jusqu'à aujourd'hui : des planètes disparaissent de notre univers... Mais celle-ci, la planète Silurie, vient de réapparaître... et il ne faut à aucun prix rater cette chance !
    Et sur Silurie, la jeune Neyah vient, dans un rêve, d'être contactée par un ange qui lui confie une mission : sauver son peuple de l'envahisseur qui s'apprête à débarquer... Après toutes ces années passées à s'instruire, Neyah va devoir affronter une réalité où la mort et la lumière seront présentes...
    Et Neyah accepte cette mission... pour que son peuple puisse rester à tout jamais en contact avec les êtres divins...

  • Le capitaine se demande, qui de lui ou du bateau, est le maître après Dieu. L'imposante masse de rouille le dirige, le déforme, donnant à sa carcasse une inquiétante torsion. Mais, comment pourrait-il commander ce vaisseau alors qu'il ne contrôle même plus son équipage ? Des matelots fantômes, morts depuis trop longtemps, se rient de sa piètre autorité, préférant se maintenir dans une éternelle oisiveté.Pas étonnant alors que dans un tel état d'abandon, le bateau ne tombe entre des mains plus délicates. Miss Constance Imbroglio avoue avoir pris quelques libertés, mais après tout, ne l'avait-elle pas trouvé vacant ? Attention, voici de la très grande bande dessinée ! Un one-shot complètement envoûtant, un chef d'oeuvre tant g raphique que narratif qui n'a pas fini de vous poursuivre une fois la lecture achevée. "Eric Omond" et "Olivier Supiot" débarquent là où on ne les attendaient pas, nous surprennent et nous subjuguent ! "Le Dérisoire" est une bande dessinée d'une maturité et d'une plénitude incroyables.

  • Après "Naciré", "Frédéric Pontarolo" confirme son talent par ses récits teintés de science-fiction ancrés dans l'univers des mégapoles futuristes. Pyrho le Brûleur n'a qu'un seul but : détruire les métastases qui défigurent les murs de sa ville, Akarus. Lors d'une mission, il découvre le cadavre d'une femme sur le toit d'un immeuble. Alors commence une enquête dangereuse dans cette ville hautement sécurisée où le crime paraît impossible. Au dessin expressionniste, en couleurs directes, s'ajoutent des personnages fantastiques et des traits d'humour absurde qui font de cette série prévue en deux volumes un récit noir aux accents orwelliens.

  • « Sommes-nous morts ou morts-vivants ? »
    Ange est dans le bateau, celui qui le ramène à ses origines... Là, on lui rejoue sa vie sous forme d'une pièce de théâtre : « La Vie tragi-comique d'Ange Goeman ».
    « La vie n'est vraiment pas grand-chose ! »
    Qu'est-ce que Ange fout dans cette saloperie de farandole ?
    « C'est une danse macabre ? Effectivement, et c'est très entraînant ! »
    « Tout ce petit jardin morbide que vous cultivez avec tant d'assiduité m'attire irrésistiblement... »
    « Tout commence ici ! Je pourrais dire, tout se reconstruit ici dans les méandres obscurs de son esprit ! Une descente aux enfers de l'ego ! Le côté lunaire ! Immondys ! »
    /> Retour en arrière, avant même l'état foetal. Retour au sexe maternel.
    « Des simulacres... Rien que des représentations égarées de votre conscience ! »
    Retour vers la mort, vous savez, celle qui était là avant la vie.
    « Nous sommes arrivés aux confins de votre conscience comateuse... En quelque sorte, un voyage à rebours... »
    Tu es toujours vivant, Ange ? Ou est-ce que tu es mort ?
    Immondys. Troisième tome. Epileptique. Fantasmagorique. Autobiographique ?

  • Trois femmes de trente ans chacune, une black, capitaine, une blanche, astrophysicienne, une asiatique, médecin, sont dans un vaisseau spatial à la recherche d'un autre vaisseau nommé Jupiter 4. Celui-ci, parti il y a quelques années, a vraisemblablement disparu aux alentours de Jupiter et de ses trois lunes. Etant donné la longueur du voyage, leur mission pourrait durer plus de 50 ans. Toutes les nuits, elles sont alimentées par leur ordinateur personnel qui contient entre autres un produit retardant le vieillissement des cellules.
    Dans ce huis clos tendu où les sentiments s'exacerbent, les filles en arrivent à se détester et à se battre... La jeune femme blanche est blessée. Mais ses symptômes ne sont pas ceux que l'on pourrait attendre d'une commotion cérébrale. Elle vomit, certes, mais son ventre grossit... Elle est enceinte... La durée du voyage interdit de penser que la conception ait pu être faite avant le départ, c'était il y a plus de cinq ans... Alors, pendant le voyage ? Mais de qui donc ? Qui est le Créateur ?...

  • « Laissez-moi vous rappeler notre légende sur la création, la planète divine... La planète aux êtres divins qui nous auraient créés, nous les Absalones, le peuple élu... Le peuple appelé à conquérir l'univers afin d'y installer l'ordre divin. A ce moment, dit la prophétie, la planète divine pourra apparaître dans notre monde et nous deviendrons des dieux... »
    La Silurie est désormais sous le joug de Borumand et de la nation absalone, mais la rébellion s'organise autour de Moktès. Le temps semble n'avoir aucune prise sur le tyran qui, cependant, est toujours à la recherche de la planète divine. Et puis, il y a Neyah, devenue adulte, qui crée par sa musique des végétations étranges et qui a un réel pouvoir sur les Siluriens. Aux actes de violences vont succéder l'aide de personnages mi-dieux mi-rêves afin d'abattre le régime des envahisseurs. La victoire passera par la confrontation entre Borumand et Neyah. De leurs morts viendra la résurrection !
    Voici le second tome de Planète Divine, série qui se dévore des yeux avec toujours autant de plaisir.

  • Un troisième cadavre de femme vient d'être découvert à Akarus. Tout désigne Pyrho le Brûleur comme principal suspect et l'inspecteur Héléna, son ancienne amante, est obligée de le faire arrêter. Pyrho sera pourtant libéré, puisqu'un quatrième corps est découvert alors qu'il séjourne en prison.
    Petit à petit, Pyrho va commencer à découvrir la vérité... Une vérité terrible... Il va comprendre qui est vraiment sa voisine Lysa dont il se sent si proche, découvrir enfin son passé, et surtout obtenir la vérité sur les meurtres qui jonchent sa ville Akarus... Une ville vivante mais malade dont les métastases sont les symptômes de cette maladie... Une ville qui a également besoin de se reproduire si elle veut continuer à exister...
    Deuxièmepartie du diptyque aussi étrange que passionnant de Frédéric Pontarolo. A son dessin expressionniste en couleurs directes, s'ajoutent des personnages fantastiques et des traits d'humour absurde qui font de ces deux volumes un récit noir aux accents orwelliens.

  • Koryu d'Edo

    Piot-D

    Deux récits d'amour s'entrecroisent à deux époques différentes au Japon. À notre époque à Tokyo, le jeune Koji , apprenti dessinateur de manga, fréquente Atsumi, la fille d'un restaurateur d'estampes anciennes. Les estampes racontent la fuite du samouraï Koryu pourchassé par son maître pour avoir eu une liaison avec une de ses concubines. Réfugié mourant dans une auberge, il parviendra à fuir et mourra avec elle. Japon moderne et ancien sont mis en parallèles tandis que l'amour romantique triomphe. Un chassé-croisé graphique intelligent qui démontre une fois de plus l'attrait du Japon.

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