Ibis Rouge Editions

  • Gilbert Pago nous retrace la résistance des femmes des campagnes martiniquaises dans les 22 années qui ont suivi l'épopée de 1848.

    L'auteur relate cette dure page à travers le personnage de feu que fut Marie-Philomène Roptus, mieux connue sous l'appellation de Lumina Sophie dite Surprise, une des insurgées les plus actives de l'Insurrection de 1870 dans les campagnes du sud de la Martinique.

    De Surprise, celle dont on a dit qu'elle fut la figure de proue de la révolte, l'image même de ces femmes représentant la flamme de l'insurrection, la biographie manquait !

    Gilbert Pago lui rétablit son identité, fait découvrir son lieu de naissance, la campagne de son adolescence. Il nous fait connaître sa grand-mère, sa mère, son frère, ses oncles et tantes, ses cousins et cousines, sa filleule, son concubin et son fils. Il nous décrit l'univers impitoyable que fut le bagne de Saint-Laurent-du-Maroni où elle passa les huit dernières années de sa vie avant de mourir à l'âge de 31 ans.

    Il nous fait défiler l'histoire passionnante, douloureuse et tragique de Marie-Philomène Roptus dite Lumina Sophie dite Surprise, insurgée et bagnarde, femme-flamme du Sud en révolte.

  • La figure de Justin Catayée est peu connue hors de la Guyane, le pays qu'il a représenté à l'Assemblée nationale de 1958 à 1962. Sa portée dépasse pourtant les frontières de la France et des pays de l'outre-mer français, pour concerner la tragédie du rapport à l'Autre en situation de domination.
    Justin Catayée a refusé l'enfermement de ses compatriotes de la Guyane dans la situation de citoyens de seconde zone. Il s'est également opposé à leur représentation dans la posture du colonisé. Il pensait que la qualité de citoyens français, qu'il proclamait avec fierté, avait vocation à ouvrir les portes de l'égalité républicaine à tous. Il dut rapidement déchanter, lorsque la proposition d'une certaine autonomie au sein de la République qu'il formula, pour sortir la Guyane de ses difficultés économiques, lui valut d'être traité en quasi-ennemi de la France, pratiquement assimilé aux nationalistes aspirant à l'indépendance.
    Il avait pourtant foi au principe de l'égalité républicaine, au nom duquel il entendait marier les intérêts de la Nation et l'aspiration au développement d'un pays qu'il pensait en citoyen français. Il disparut brutalement de la scène politique guyanaise, lors de l'accident d'avion qui endeuilla les Antilles françaises et la Guyane le 22 juin 1962.
    A la suite de plus d'un demi-siècle de déchirements (1956-2010) sur la question du rapport à la France, l'analyse du discours qu'il a tenu au cours des années 1960 révèle les talents d'un visionnaire, qui a compris l'identité politique de la Guyane comme l'association de l'autonomie et de l'appartenance indiscutable à la République française. L'approche qu'il en eu apparaît aujourd'hui comme la plus féconde au plus grand nombre. Lui qui n'a connu que l'incompréhension de la majorité de ses compatriotes de Guyane, qui, sous les effets de la décolonisation triomphante, se trouvèrent ligués contre un projet politique jugé bien suspect ; lui qui, sous la Présidence du général de Gaulle, n'a connu que la défiance des gouvernements, trop engagés dans les affaires africaines (guerre d'Algérie et marche vers l'indépendance des pays de l'Afrique subsaharienne), pour percevoir le trait innovant de son projet de société.

  • Fruit d'une quinzaine d'années de recherches sur l'histoire du catholicisme aux Antilles et en Guyane, ce petit essai de synthèse vise à mettre à la portée de tous les acquis des travaux scientifiques récents.

    Il est ordonné autour de trois grands thèmes : l'attitude de clergé à l'égard de l'esclavage, la diffusion de modèles élaborés en Europe, et enfin le catholicisme vécu. Si certaines parties mettent en perspective des travaux déjà publiés, mais jamais réunis, d'autres sections sont entièrement originales et fondées sur des documents anciens. L'ouvrage propose pour finir quelques pistes pour l'avenir, un choix de textes, ainsi qu'une bibliographie étendue sur le thème.

  • Les « quatre vieilles colonies » françaises de la Guyane, de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion obtiennent par la loi du 19 mars 1946, adoptée par l'Assemblée nationale constituante, leur transformation en départements de la République française. Il s'agit donc de colonies que l'on intègre au sein de leur métropole. Dans le cas de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, ce sont les « hommes de couleur » qui aspirent à l'assimilation, c'est-à-dire à l'intégration de la colonie au sein de la nation française, qu'ils perçoivent comme le lieu de l'abolition de la domination coloniale.

    L'évolution politique des départements d'outre-mer depuis les années 1950 - où la contestation du discours et des pratiques de l'assimilation domine - a d'une certaine manière interdit l'ouverture du dossier de l'histoire qui a conduit à l'option de la départementalisation des « quatre vieilles colonies ». En Guyane et aux Antilles françaises aujourd'hui, le sens de l'aspiration à l'intégration au sein de la nation française est peu compris par les générations qui n'ont pas connu la période coloniale. Le discours de l'assimilation, lorsqu'il est évoqué, suscite en effet l'étonnement, l'incompréhension, voire la honte, tant l'évolution politique qui a conduit à la départementalisation semble aller à l'encontre du mouvement de la décolonisation que la Seconde Guerre mondiale a accéléré.

    La connaissance de cette histoire est pourtant essentielle à l'intelligence de l'évolution sociétale de chacun de ces pays. Elle n'a encore fait l'objet d'aucune étude d'ensemble.

    En considérant la lutte des « gens de couleur libres » pour la reconnaissance des droits civiques et politiques sous le régime esclavagiste, l'idéologie et les pratiques de l'assimilation de la France, l'aspiration à l'assimilation et la revendication de la départementalisation des « hommes de couleur » des « vieilles colonies », des années 1880 à l'aboutissement de 1946, l'auteur met au jour une culture politique de l'assimilation qui se donne à voir à l'examen d'un discours qui légitime attitudes et pratiques politiques où l'on affiche volontiers l'appartenance à la nation française.

    C'est la situation guyanaise qui, des débuts de la Troisième République à l'adoption de la loi du 19 mars 1946, guide l'étude de l'histoire de l'assimilation des « vieilles colonies » où l'auteur relève similitudes et différences notamment avec les deux autres colonies de la Martinique et de la Guadeloupe.

    On dispose donc ici d'une grille de lecture d'une évolution politique saisie sur une longue durée (du début du xixe aux années 1980), marquée, dans un premier temps, par la représentation d'une France généreuse et amie des droits de l'homme qui inspire le projet politique de l'intégration, puis dans un second temps par la contestation de l'assimilation.

  • Le programme d'archéologie coloniale mené sur les habitations jésuites de Saint-Régis et Le Maripa a révélé l'histoire d'une partie de la région de Roura allant de 1668 à nos jours.
    Ces habitations servirent à financer la mission d'évangélisation des Amérindiens, objectif principal des jésuites, mais aussi à asseoir un pouvoir politique et spirituel touchant libres et esclaves. Ces sites furent d'ailleurs le théâtre de l'essai d'émancipation des esclaves imaginé par le marquis de Lafayette.
    Le rôle des jésuites dans la recherche agronomique a été en effet de toute première importance. Leur conception moderne de l'agriculture et leurs connaissances techniques ont propulsé les habitations gérées par l'Ordre à la tête de l'économie coloniale. Ces habitants modernes et efficaces réalisent d'imposants travaux agricoles et hydrauliques (réseaux de canaux, écluses, digues, terrassements d'envergure). Des Amérindiens, ils apprennent la culture sur brûlis et exploitent la grande surface de leurs concessions de façon itinérante, en couplant la technologie moderne au savoir agricole traditionnel.
    Leurs choix économiques, opérés sur des concessions qui s'étendaient sur plusieurs centaines d'hectares, produisirent un fort impact sur l'environnement, visible encore aujourd'hui.

  • En 1524, dans le sillage des caravelles de Christophe Colomb, une expédition française dirigée par le Florentin Giovanni da Verrazano découvrait une baie inconnue en Amérique du Nord. Il la baptisa « Nouvelle-Angoulême » en l'honneur de son commanditaire, le roi François 1er, né sur les bords de la Charente. Les vicissitudes de l'Histoire changèrent ensuite le nom de cette contrée en « Nouvelle-Amsterdam », puis en New York.
    Beaucoup plus au sud, enfouis au coeur de la forêt guyanaise, subsistent les maigres vestiges d'une autre « Nouvelle-Angoulême », plus récente et au destin bien moins glorieux mais plus poignant. En racontant son histoire, ce livre fait revivre un épisode oublié de l'aventure coloniale de la France.
    L'histoire de cette Nouvelle-Angoulême perdue en Amérique du Sud est faite elle aussi de ce mélange de rêves mirifiques et d'épreuves terribles.

  • Le beau nom de Désirade est loin de correspondre, en Guadeloupe, au malheur insulaire expérimenté par des dizaines de jeunes exilés qu'on y déporta par lettres de cachet sous Louis XV et son ministre Choiseul. Eloigner des « mauvais sujets » dans les colonies n'est pas nouveau, mais les tenir enfermés dans un lieu spécialement conçu pour servir de maison de correction réglementée par ordonnance est une première appelée par la suite à généraliser toute une géographie de la peine et de l'île-prison. La Désirade est donc, à ce titre, un lointain modèle intéressant l'histoire d'une insularité pénale et carcérale en Guyane et Nouvelle-Calédonie. Tout un contexte historique étend par ailleurs aux populations du Canada l'intérêt d'un livre où l'on apprend ce que fut le sort, après celui de lépreux, de prisonniers partis sans jugement des quatre coins du royaume à la Désirade en passant par Rochefort et la Martinique.

  • Cet ouvrage résulte d'une étude menée en Amazonie entre 2000 et 2002. Elle révèle que les migrations en Amazonie brésilienne et française constituent en elles-mêmes, par tous les facteurs qui les caractérisent : pauvreté, précarité économique et familiale, isolement social, insécurité, vulnérabilité affective, etc. ; un indicateur de risque pour la propagation du virus du sida.
    La problématique des interactions entre mobilité spatiale, diffusion de l'épidémie, accès aux systèmes de santé en général et recours thérapeutique fait appel à une réflexion générale où s'articulent les considérations ethnologiques et géographiques dont les analyses se renforcent mutuellement. Deux échelles d'analyse, correspondant à deux démarches méthodologiques, sont appliquées conjointement. Dans cette perspective, l'auteur démontre à partir d'exemples précis que la progression de l'épidémie dans la région amazonienne, au confluent du monde caraïbe et latino-américain, est en grand partie conséquente à la circulation migratoire des dernières années entre l'Amapá et la Guyane française. Elle est également liée à l'attitude des gouvernements locaux qui montrent dès le début des années 80 une certaine hésitation à se concerter ainsi qu'à s'engager dans une véritable politique de lutte intégrée, non discriminatoire (entre les groupes sociaux et au niveau des relations de genre), plus avenante et originale dans le cadre du sida.

  • Une partie des contributions ici réunies ont été présentées lors des deux tables rondes « Hommes et animaux en Amazonie» de 2011, qui se sont tenues à Paris et en Guyane.

  • En 1947, Damas recommandait à ses amis écrivains de « ne pas craindre de se hasarder plus en avant et plus bas dans l'expression des idées, des passions et des souffrances qui agitent les sociétés coloniales en particulier ». Autant dire qu'il les conviait sans équivoque à une écriture antiacadémique, en totale cohérence avec les idéologies de la négritude. Il a lui-même adopté et défendu un style « canaille » dans sa poésie, ouvrant ainsi une nouvelle voie à l'écriture poétique nègre en particulier. Malheureusement, cette voie n'a pas été explorée par la critique universitaire.?Au contraire même, dirait-on ! Cette perspective littéraire semble même lui avoir fermé les portes de la reconnaissance universitaire, dans le monde francophone, tout au moins. Près de vingt-six ans après, les études sur Damas restent bien infimes par rapport à celles consacrées à Senghor et à Césaire. Aussi, à l'occasion du 30e anniversaire de sa mort (1978), les auteurs du présent ouvrage rendent hommage à ce poète et examinent son anti-académisme comme aspect de la modernité, sans aucun doute l'une des principales contributions du Guyanais à la poétique de la négritude.

  • Y-a-t-il une marche de l'Histoire ? Peut-être ! en tout cas si c'est le cas il est évident que cette marche est faite d'avances et de reculs, de progrès et de régressions. et dans cette dynamique les révoltes et les résistances contre les pouvoirs établis ont eu un rôle décisif. c'est ce qui a conduit le cArdH (centre antillais de recherches et de documentation historiques) de l'université des Antilles et de la Guyane à proposer ce thème de réflexion à des chercheurs et des universitaires. dès le début nous avons envisagé ce sujet comme permettant des approches très différentes embrassant un champ historique très large.
    La vingtaine de communications que nous avons réunies nous permettent d'avoir une vision mondiale du phénomène puisqu'elles nous ont conduits en France et en espagne, dans l'empire ottoman et en Afrique. Le continent américain s'est taillé le partie belle puisque nos chercheurs se sont intéressés au canada, au Venezuela, au brésil et aux colonies anglaises d'Amérique du nord qui vont constituer les états-unis. dans ce domaine la région caraïbe n'a bien sûr pas été oubliée et cuba, Saint-domingue, la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe n'ont pas échappé aux investigations de nos chercheurs.
    Lucien Abénon
    Professeur émérite

  • Jean Moomou étudie dans cet ouvrage, l'histoire méconnue de son peuple, les Boni descendants d'esclaves marrons du Surinam qui après avoir fui cette colonie, résisté contre l'armée coloniale hollandaise, se sont installés le long des grands fleuves du Surinam et de la Guyane française, et notamment le Maroni. A l'instar des autres groupes de marrons, descendant d'esclaves africains, les Saramaka, les Djuka ou encore les Paramaka, les Boni du nom du chef marron Boni Bokilifu, ont vécu en marge du système colonial et constituent jusqu'à nos jours des isolats humains.
    L'historien, Jean Moomou, s'attache à décrire une période cruciale de la vie de ce peuple qui va 1772 à 1860. En effet, alors que les autres groupes, vont signer des traités de paix avec les autorités hollandaises dès 1762, les Boni, poursuivront des guerres contre l'armée coloniale, qui paralyseront la colonie sur tous les plans entre 1772 et 1776. Puis ils franchiront la frontière entre la Guyane française et le Surinam et longeront différents fleuves avant de s'installer sur le Lawa à partir de 1860. En effet un traité, signé par les gouverneurs du Surinam et de la Guyane française à la conférence d'Albina, reconnaît l'indépendance aux tribus des Bonis et leur attribue un territoire. Les Bonis, désormais en paix se structurent en une communauté.
    Le peuple Boni prend naissance à ce moment, puisqu'il n'est pas issu directement de l'Ouest africain, mais de la réunion, durant le marronnage d'hommes et de femmes d'ethnies différentes. La période qui va de 1172 à 1860 marque définitivement la construction de l'identité des Boni et leur insertion dans l'histoire, non pas celle de l'intégration en Guyane, ni celle en rapport avec direct avec la France mais celle de l'isolement. La tâche de Jean Moomou n'est pas simple car il s'agit pour lui de mettre par écrit une histoire chantée, racontée à travers des contes, dans les formules de prières, lors de rencontres coutumières, dans l'art du Timbé, dans les récits des Gran Man.

  • Au-delà des discours est une analyse du fonctionnement de nos institutions politiques à partir d'une expérience personnelle de l'auteur en qualité de conseiller régional de la Martinique. C'est aussi une interpellation de l'opinion publique sur la crise de crédibilité et de confiance envers les élus. C'est enfin un appel à la citoyenneté et à une nouvelle gouvernance pour le pays Martinique au moment même où après la consultation du 7 décembre 2003, nos concitoyens auront à se prononcer sur ces choix sociétaux déterminants pour les décennies à venir. Mais, au-delà de tout cela, c'est d'abord l'expression d'un Martiniquais qui croit en l'avenir de son pays et qui exprime sa conviction, sa volonté, et les priorités qu'il se donne pour mieux aider à l'affirmation de notre présence dans un monde de plus en plus incertain, traversé par de grandes mutations et de profonds bouleversements.
    Prix du livre Arc-en-ciel 2005

  • Eric Hersilie est journaliste. Grâce à son métier, il a parcouru la Martinique et il nous donne une vision où d'une rive à l'autre on découvre des lieux, des traditions, des personnages qui ont marqué leur époque. Une mise en valeur de l'histoire, du patrimoine et des hommes exemplaires, il brosse un état des lieux identitaire.
    Eric Hersilie-Héloïse est responsable de la rédaction de France-Antilles magazine dont il est l'un des créateurs. A l'âge de 25 ans, il est déjà rédacteur en chef d'un des premiers magazines antilloguyanais, Antilles-Guyane Actualité après avoir collaboré au magazine Flash Antilles Afrique tout en se consacrant à radio Tour Eiffel, radio jet et RFO Paris. il s'éveille alors à l'importance des repères et modèles pour notre jeunesse. il débute ainsi sa série de portraits de grands hommes tels Gaston Monnerville, Jean-José Clément ou Gérard la Viny. Son passage à la sorbonne en histoire médiévale, ayant fait naître chez lui le goût du passé, il commence à « fureter » dans le passé de la Martinique et développe l'idée que le patrimoine va bien plus loin que le tambour : même si à l'époque, son mémoire de sciences politiques traitait des « fonctions politiques de la musique aux Antilles ». Son désir d'écrire sur le patrimoine et sur l'histoire ne le quittera plus.

  • L'intégration de la Guyane au sein de la République française en 1946 - autrement dit la départementalisation de cette colonie - a largement contribué à l'élévation du niveau de vie. De récents et imposants flux migratoires, venus des pays pauvres de la Caraïbe, de l'Amérique du Sud et de la France elle-même, ont alors convergé vers ce département français et bouleversé la vie des Guyanais.

    Comment comprendre la nouvelle société guyanaise qui en est issue ?

    A l'aide de morceaux choisis extraits de leurs travaux, trente-cinq chercheurs en sciences humaines éclairent par leurs analyses des données essentielles de la vie guyanaise : les problèmes du développement économique et de l'aménagement du territoire, ceux de la formation des hommes dans le contexte de la diversité linguistique et culturelle du pays, ou encore ceux que pose l'application des lois de la République dans l'espace guyanais. Quant à la question des relations interculturelles où entrent en jeu les postures identitaires des groupes humains présents en Guyane (Amérindiens, Métropolitains, Créoles, Bushinenge, immigrants originaires du Brésil, de Haïti, du Surinam, de la Chine...), elle est traitée sous divers angles et constitue la toile de fond de l'ouvrage.
    L'ouvrage s'adresse aux habitants de la Guyane et à tous ceux qui souhaitent comprendre ce qu'est, sur le continent sud-américain, ce pays dont les caractères originaux viennent de son insertion dans le dispositif politique et administratif de la nation française.

  • Dans la conscience collective des Guadeloupéens, les deux dates les plus chargées de valeurs symboliques sont sans aucun doute 1848 et 1946. L'historiographie contemporaine, elle aussi, souligne la place des ces deux événements que sont l'abolition de l'esclavage et la départementalisation. Ces deux dates ont eu une influence considérable sur la démographie de la Guadeloupe, d'où le choix de l'auteur de ce cadre pour son étude de sa population. Il s'agit pour lui, en se plaçant sur le long terme, de saisir les mutations de cette population dans le domaine démographique, mais aussi dans ses comportements.
    Ce livre a reçu le prix Lucien de Reinach 2007

  • Qu'est-ce qui peut rassembler une nuit entière des hommes et des femmes à Kourou, Sinnamary, Corossony, Trou-Poisson ou Iracoubo ? Qui sont ces personnes qui évoluent en glissant les pieds sur le sol ? Quels sont ces instruments, de petite taille, mais qui résonnent à des kilomètres à la ronde ? Comment sont-ils fabriqués ? A quoi sert ce feu entretenu toute une nuit ?
    Autant de questions qui trouveront réponse dans cet ouvrage où vous découvrirez l'univers très particulier des soirées grajé.
    Marie-Françoise Pindard

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