Impressions Nouvelles

  • Nous fêterons le 26 septembre 2021 le 75ème anniversaire de la naissance de Blake et Mortimer, icônes légendaires. Leur créateur, Edgar P. Jacobs, n'estima jamais opportun de parler de sa vie privée.
    Baryton d'opéra à la gloire peu prospère, dandy contrarié à l'imagination féconde, premier assistant d'Hergé, victime des préjugés de la censure française, Jacobs a vécu sa carrière d'auteur de bande dessinée comme une véritable damnation. Et pourtant il aura fait rêver plusieurs générations de lecteurs...
    Cette biographie, nourrie de documents rares et de témoignages inédits, fait enfin sortir de l'ombre la personnalité discrète, anxieuse et attachante de ce grand artiste qui aura signé un pacte d'éternité grâce à la bande dessinée...

  • Ce récit-mémoire est celui d'une enfance. Dans ces années-là, les adultes étaient libérés. De contrit à sans tabou, le sexe était au coeur de tout. Joyeux, bardés de musiques et d'électroménager, les parents laissaient leurs petits avec des paquets de surgelés pour partir à l'étranger. Et cette insouciance qui faisait tant ambiance... L'indicible : les corps d'enfants photographiés, chosifiés et - au passage - abîmés. Cela se passe dans une sorte de ghetto qu'il faut fuir - et oublier.

    Quarante ans plus tard, la narratrice revient vers le lieu délaissé ; et retrouve les émotions qui l'avaient habitée. Elle cingle ses personnages, assemble les épisodes. Vient enfin une image, et sortent les non-dits. Dire, aujourd'hui, sans pudeur, ce que leur liberté a coûté à... ces enfants-là.

    Virginie Jortay dirige les études du Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne. Après avoir dirigé l'Ecole supérieure des arts du cirque de Bruxelles et réalisé de nombreux spectacles de théâtre, elle signe ici son premier roman. Avec Ces Enfants-là, on comprendra ce qui a construit son regard sur le monde, les hommes, les femmes, et leur cinéma. Au coeur de tous ses projets, son engagement politique et forcément féministe.

  • CONVERSATIONS AVEC JACQUES SAMSON Un auteur de bandes dessinées n'est pas fait que de bandes dessinées ; c'est ce dont atteste la variété des travaux graphiques, des rencontres, des affinités, des expériences, des propos que vous trouverez dans cet ouvrage. Il illustre l'appétit qu'a Emmanuel Guibert, l'auteur du Photographe, de La guerre d'Alan, d'Ariol et de nombreux autres livres pour petits et grands, de créer en bonne compagnie.

  • Actrices et acteurs au travail Nouv.

    La capacité de convaincre à un casting, de préparer un rôle, de collaborer non seulement avec les cinéastes mais avec les scénaristes, les responsables des costumes, des coiffures, du maquillage et de l'image, afin de livrer une part de soi à la caméra et aux spectateurs, à travers les mots ou la vision des autres, voilà ce dont il est question dans cet ouvrage. Maintes fois récompensés, les interprètes à qui nous donnons ici longuement la parole ont des visages, des corps, des voix qui font la fierté et la singularité du cinéma français actuel. Cette part de création, Jean-Pierre Darroussin, Karin Viard, Bérénice Bejo, Corinne Masiero, Swann Arlaud et Damien Bonnard la doivent à leur talent... et à leur travail.

    Entretiens avec Jean-Pierre Darroussin, Karin Viard, Bérénice Bejo, Corinne Masiero, Swann Arlaud et Damien Bonnard

  • "Dans ce livre, je propose une enquête. En m'appuyant très largement sur les dits et écrits de Magritte recueillis après sa mort, et qui ont accompagné les tableaux tout au long de leur création, je tente de restituer la pensée en images de Magritte. En eux-mêmes les tableaux n'y donnent pas accès : on aurait beau chercher et commenter ce qu'ils signifient, on ne parviendrait pas encore à saisir en quoi ils sont nécessaires à la pensée. Alors je les mets en rapport avec des concepts philosophiques. Je montre, à partir de six études, que les tableaux de Magritte sont comparables à des concepts philosophiques et qu'ils réalisent, au sein de l'oeuvre, un travail similaire aux concepts qu'emploient les philosophes pour écrire leur pensée."Sémir Badir

    Sémir Badir, maître de recherches du Fonds de la Recherche Scientifique-FNRS à l'université de Liège, est un linguiste spécialisé en sémiotique. Il a publié des ouvrages sur Hjelmslev, sur Saussure, et (co)dirigé plusieurs ouvrages et revues scientifiques de rhétorique et de sémiotique.

  • La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée.

    Auteur dramatique, cinéaste et script doctor, Yves Lavandier a été formé à Columbia University par Frantisek Daniel, Stefan Sharff et Milos Forman. Il a écrit et mis en scène des pièces pour marionnettes, écrit et réalisé une dizaine de courts métrages et un long métrage sorti en 2001 avec Émilie Dequenne et Gérard Jugnot : Oui, mais.... Il est également pédagogue et l'auteur de La Dramaturgie, devenu depuis longtemps une référence, ainsi que de Construire un récit et Évaluer un scénario.

  • Denis Lavant est l'une des figures les plus singulières du théâtre et du cinéma français. Dans ce formidable autoportrait, il évoque de manière sincère et généreuse ceux qui ont le plus compté dans son parcours : Antoine Vitez et Leos Carax, Bernard Sobel et Claire Denis, Louis-Ferdinand Céline et Samuel Beckett... Il rend hommage aux Enfants du Paradis, à Charles Chaplin et au mime Marceau, à Pasolini et à Rimbaud. Inoubliable interprète des Amants du Pont-Neuf et Holy Motors, remarquable lecteur, Denis Lavant est aussi un acteur très physique, fasciné par le cirque et les arts de la rue.

    Denis Lavant est né en 1961. Il est révélé au cinéma par Leos Carax dans Boy meets girl, puis dans Mauvais sang et Les Amants du Pont-Neuf ; il est également l'interprète principal de Holy Motors. Il a joué aussi dans Beau travail de Claire Denis et de nombreux autres films. Au théâtre, il a travaillé notamment sous la direction d'Antoine Vitez, Matthias Langhoff, Pierre Pradinas, Bernard Sobel. Il a obtenu un Molière en 2015 pour Faire danser les alligators sur la flûte de Pan.

  • Portier de nuit : Liliana Cavani Nouv.

    Cet essai interroge Portier de nuit un film-culte, chef d'oeuvre de la cinéaste, qui suscita bien des controverses à sa sortie en 1974. Il questionne l'esthétique de Liliana Cavani, la lecture qu'elle produit du nazisme, le lien d'amour qui lie un ancien bourreau et sa victime. A partir de la notion de « zone grise » forgée par Primo Levi, il ausculte la figuration des pulsions, les dédales de la mémoire, la représentation de situations extrêmes ainsi que le jeu transcendant de Charlotte Rampling et Dirk Bogarde.

    En analysant Portier de nuit, le livre approche l'oeuvre d'une cinéaste que Pasolini qualifiait d'« hérétique et de révolutionnaire ». La caméra de Cavani sonde les mouvements du désir, des forces transgressives et les points de crise de l'Histoire.

    Philosophe intrépide, Véronique Bergen est l'auteur de nombreux essais philosophiques interrogeant les esthétiques et les métaphysiques contemporaines (L'Ontologie de Gilles Deleuze ; Le Corps glorieux de la top-modèle ; Luchino Visconti, les promesses du crépuscule ; Patti Smith, Horses ; Barbarella) ainsi que de plusieurs romans qui s'intéressent aux voix des oubliés et aux voies des oppressions (Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent ; Tous doivent être sauvés ou aucun).

  • Issu d'une famille d'origine rwandaise vivant à Bruxelles - son père est un médecin converti en pasteur évangélique - Antoine s'intéresse depuis son plus jeune âge à l'histoire des Africains transportés en Bolivie au XVIIe siècle en tant qu'esclaves par les colons espagnols pour travailler dans la mine d'argent de Potosi, la ville la plus haute du monde. Antoine rêve de rencontrer la communauté d'Afro-descendants qui y vit encore. Quand il parvient enfin à faire une pause dans son travail très prenant d'infirmier pour se rendre là-bas, il est loin d'imaginer la portée initiatique de son voyage. C'est Alba Luz, une femme métisse d'une grande beauté, qui va l'entraîner dans un nouveau monde, bien au-delà de son pays natal et de son pays d'accueil.

    Joseph Ndwaniye, né au Rwanda en 1962, est un écrivain et infirmier belge. Il travaille au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles, dans un service pour patients traités par la greffe de moelle osseuse. Son premier roman, La Promesse faite à ma soeur, a été finaliste du Prix des Cinq continents ; il a été récemment réédité dans la collection de poche Espace Nord.

  • L'Atelier du scénariste examine l'écriture pour le cinéma, du point de vue du métier comme de la création.
    Le métier ? C'est la maîtrise d'un langage particulier, et l'utilisation de principes narratifs souvent méconnus. La création C'est la dimension personnelle, à la fois originale, féconde et universelle, que certains scénaristes parviennent à apporter, malgré les conditions économiques et les lois du genre. On découvrira ici comment rédiger un synopsis et une continuité dialoguée, comment concevoir un protagoniste, comment distinguer l'épaisseur d'une histoire de la simple trame du récit.
    Cet ouvrage propose des principes utiles dans le cas d'une adaptation, il veille à distinguer le protagoniste du héros et l'antagoniste de l'ennemi, précise la fonction de la voix off et les ressources du flash back, révèle qu'un prologue peut contenir le secret d'un film tout entier - et bien d'autres choses encore. Il fournit aussi des conseils aux jeunes scénaristes, un plan de travail pour les enseignants, et des aperçus sur le rapport entre le scénario et la vie.
    Des exemples nombreux - puisés dans les films classiques de Billy Wilder et Jean-Pierre Melville, dans Le Mépris et Le Satyricon, mais aussi chez Pedro Almodovar, Clint Eastwood, David Lynch et Jacques Audiard ou dans les exploits d'Indiana Jones et de Spiderman - enrichissent cet essai qui envisage le scénariste comme un auteur à part entière, et remet l'écriture au centre du processus de création.

  • Après, depuis est un livre de deuil. Cette chose tout à fait commune, ce thème en soi banal se voient traités ici sur un mode particulier, qui fait basculer le ton forcément subjectif de l'expérience unique vers un cadre plus général, non pas impersonnel mais susceptible d'être investi par n'importe quel lecteur. En six étapes, de la chambre vide à la maison à vendre, chacune d'elles rédigées et composées dans un style et un rythme différents, ce livre fait le tour de ce qui reste et de ce qui change après la mort d'un être aimé. Le ton du livre rappelle par moments les grands textes lyriques de John Ashbery, mais aussi la fantaisie des listes telle qu'on la trouve chez Borges ou Sei Sh?nagon. L'essentiel pourtant est le souci de lisibilité, puis la tentative de dépasser le vécu purement individuel. Après, depuis est une élégie dont la grande ambition est d'offrir un écho, certes décalé mais parfaitement reconnaissable, de la vie de ses lecteurs.Auteur francophone de langue maternelle néerlandaise, Jan Baetens est l'auteur de quelque vingt recueils de poésie, dont SLAM, poèmes sur le basketball, Cent ans de bande dessinée (en vers et en poèmes), Vivre sa vie, une novellisation en vers du film de Jean-Luc Godard ou Ici, mais plus maintenant. Les styles et thèmes de ces livres varient considérablement, mais leur point de départ est toujours le même : la vie quotidienne, refaite et repensée par la littérature. Il est également l'auteur de nombreuses études sur les rapports entre textes et images, dont récemment Le roman-photo (en collaboration avec Clémentine Mélois, éd. du Lombard) et Adaptation et bande dessinée (Les Impressions Nouvelles). Aux éditions JBE, il vient de publier le «?remix?» d'une collection privée de ciné-romans-photos, Une fille comme toi.

    Jan Baetens est l'auteur de quelque vingt recueils de poésie. Les styles et thèmes de css livres varient considérablement, mais leur point de départ est toujours le même : la vie quotidienne, refaite et repensée par la littérature. Il est également l'auteur de nombreuses études sur les rapports entre textes et images, dont Le roman-photo (avec Clémentine Mélois) et Adaptation et bande dessinée. Il vient de publier le « remix » d'une collection privée de ciné-romans-photos, Une fille comme toi.

  • Art médiatique conciliant l'image et le texte, la bande dessinée est née au creuset du journal : elle a dès l'origine exploité les enjeux de l'actualité, et a très vite imaginé des personnages qui sont eux-mêmes journalistes. Le lecteur croisera ainsi dans ce livre les parcours de nombreux héros reporters connus (Tintin, Lefranc, Fantasio, Jeannette Pointu) et moins connus (Marc Dacier, Guy Lebleu et bien d'autres), il se plongera dans l'histoire mouvementée des magazines (Pilote, Vaillant, Spirou...) et il pourra saisir les multiples interactions (historiques, culturelles, professionnelles, économiques) entre la bande dessinée et la presse.
    Si la perspective retenue concerne essentiellement la BD franco-belge, elle n'est pas exclusive : deux chapitres évoquent la tradition des comics anglo-saxons qui, depuis la naissance de Superman, a elle aussi vu naître un imaginaire du journalisme particulièrement riche. Le but de cet ouvrage est par ailleurs de montrer qu'en dépit de la mort de revues comme Pilote ou Tintin, la généralisation de l'album n'a fait disparaître ni les héros reporters ni la presse de bande dessinée.
    La troisième partie envisage ainsi le succès du reportage graphique et de magazines tels que La Revue dessinée, qui témoigne de la vivacité intacte des échanges entre le journalisme et le neuvième art. Maître de conférences à l'Université de Reims, Alexis Lévrier est spécialiste de l'histoire de la presse. Il a notamment publié Le Contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence (Paris, Les Petits Matins, 2016) et, avec Adeline Wrona, Matière et esprit du journal, du Mercure galant à Twitter (Paris, Sorbonne Université Presses, 2013).
    Guillaume Pinson est professeur au Département de littérature, théâtre et cinéma de l'Université Laval. Ses recherches portent sur l'histoire de la culture médiatique et il codirige le projet Médias 19. Son dernier ouvrage s'intitule La Culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord, de 1760 à la veille de la Seconde Guerre mondiale (Québec, PUL, 2016).

  • Martine remonte le fleuve aux crocodiles, Martine marche sur la Lune, Martine fait du kung-fu ou Martine trouve un vaccin sont autant d'albums que l'on ne lira jamais. Car Martine n'est pas ce genre d'aventurière.Dans son monde, il n'existe que peu, voire pas du tout, de problèmes, ni de dangers, ni de misère. Seule la face la plus aimable du monde se fait jour, au grand bonheur des satiristes des réseaux sociaux qui ne cessent de détourner les célèbres couvertures de ses récits pour s'amuser des folies du monde contemporain.Cette éternelle petite fille sage, âgée pour toujours d'une dizaine d'années, inventée pour les éditions Casterman en 1954 par l'auteur Gilbert Delahaye et le dessinateur Marcel Marlier, au coup de crayon si souvent imité mais si rarement égalé, s'est posée en véritable phénomène de l'édition sans jamais avoir accompli d'exploit héroïque, si ce n'est de perdurer et même d'évoluer au fil des époques sans se faire remarquer. À moins cependant que l'on ne regarde sous une autre échelle la notion d'épopée ou, mieux encore, que l'on ose considérer à nouveau, comme un enfant, les domaines de l'anodin, du banal et du quotidien pour ce qu'ils sont : des terrains de jeux où surgissent sans cesse d'infinies et authentiques aventures.Laurence Boudart est licenciée en traduction et docteure en lettres modernes. Après avoir enseigné le français, les littératures et cultures francophones ainsi que la traduction à l'Université de Valladolid pendant près de 15 ans, elle occupe le poste de directrice aux Archives & Musée de la Littérature. Elle a écrit une soixantaine d'articles et de communications scientifiques portant essentiellement sur les lettres belges et est coauteure d'ouvrages collectifs et d'éditions critiques. Elle se perd régulièrement en forêt à la recherche de Patapouf et de Moustache.

    Laurence Boudart est licenciée en traduction et docteure en lettres modernes. Après avoir enseigné le français, les littératures et cultures francophones ainsi que la traduction à l'Université de Valladolid, elle occupe le poste de directrice aux Archives & Musée de la Littérature (Bibliothèque royale de Belgique). Elle a écrit une soixantaine d'articles et de communications portant essentiellement sur les lettres belges et est coauteure d'ouvrages collectifs et d'éditions critiques.

  • L'acte de naissance officiel de l'utopie est la publication du récit Utopia (1516) de l'anglais Thomas More, qui met en scène un monde autre dans lequel les êtres humains sont heureux en raison d'une organisation socio-politique novatrice. Mais la dernière phrase d'Utopia laisse entendre que cette cité devrait rester au rang de « souhait ». En effet, dès que l'on se met à raconter ce qui se passe en utopie, la cité parfaite exprime sa dimension aliénante et se transforme en dystopie. Du Meilleur des mondes et 1984 à Blade Runner, La Servante écarlate et Black Mirror, les dernières décennies ont vu se multiplier de tels récits.
    Mondes (im)parfaits propose une synthèse solide sur le sujet, agrémentée de nombreux documents et de dessins rares ou inédits de François Schuiten.

  • Récit d'une passion amoureuse entre Chenda et Frédéric, depuis les premières semaines jusqu'à leur installation en couple. Installés au Japon, ils affrontent les contraintes du quotidien, un voisin raciste, les superstitions, etc.

  • Il s'agit de ceux qu'on a appelés les enfants d'après-guerre, nés en grand nombre après la Libération, sitôt revenu le goût de vivre.De tout ce qui est arrivé après (les autos, l'électroménager, les supermarchés, les vacances, les voyages, la télévision, bref, le progrès et la vie moderne) les parents ont mesuré l'aubaine qui les soulageait de la dureté d'avant et, comme ils en avaient l'habitude, ils ont travaillé pour pouvoir en profiter.

    Pour les enfants d'après-guerre, c'était comme si le progrès était né avec eux et grandissait avec eux, ils sont les seuls à avoir vu et vécu tant de différences entre leur début et leur fin.

    Aujourd'hui, ils sont comme la fin d'une série. Ils gardent la mémoire de ce qui était et qui est enfoui profondément. C'est ce qui reste.

    C'est avec son premier livre Hôpital silence (éditions de Minuit, 1985), alliant témoignage et sens de l'écriture, qu'elle attire l'attention de Marguerite Duras qui reconnaît en elle une alliée, une parente en littérature. Elle publie ensuite le récit L'Attente (1989), Nous deux (1993, prix Rossel) et À l'étranger. Aux Impressions Nouvelles, elle a déjà publié De fer et de verre, la Maison du peuple de Victor Horta.

  • Il y en a qui ont fait du théâtre en attendant de pouvoir faire du cinéma. D'autres qui ont été influencés par la scène et en ont témoigné dans leurs films. D'autres encore qui se sont fait connaître par le cinéma et ont attendu longtemps avant de tenter l'expérience théâtrale. Quel que soit leur parcours, ces artistes expriment le lien profond, parfois problématique ou paradoxal qui unit cinéma et théâtre. On dit qu'au cinéma, c'est la mise en scène qui est première, alors que sur les planches, ce sont le texte et les acteurs qui règnent ; parfois, ce n'est pas si simple. Une dizaine de créateurs et créatrices de premier plan, forts de leur expérience, s'expriment ici sur les deux domaines. Deux passions qui n'en font qu'une : mettre en scène.

    Ce volume a été réalisé sous la direction de N. T. Binh, Camille Bui et Jean-Paul Figasso. Il rassemble de grands entretiens inédits avec Zabou Breitman, Peter Brook, Arnaud Desplechin, Xavier Durringer, Guillaume Gallienne, Benoît Jacquot, Agnès Jaoui, Alexis Michalik et Safy Nebbou.

  • Cet essai s'est donné pour objectif d'analyser le fonctionnement de l'industrie du livre à l'arrêt. Contrairement à ce que l'on pourrait penser en effet, la chaîne du livre n'est pas tombée en léthargie. La chaîne du livre s'est adaptée au confinement. Elle s'est reconfigurée et parfois même déplacée. Ses terrains d'élection ont été le théâtre d'une activité intense, que ce soit au travers d'actions, individuelles et collectives, ou de discours critiques.
    L'épidémie du Covid-19 aura au moins eu cette vertu, dans les activités du monde social, de se poser en analyseur institutionnel. De mettre à nu des dysfonctionnements et des contradictions. Il revient aux professionnels et aux lecteurs de s'en emparer pour repenser l'économie du livre.

    Tanguy Habrand est chercheur au Centre d'Étude du Livre contemporain de l'Université de Liège. Ses principales recherches portent sur l'histoire sociale de l'édition, la socio-économie des circuits du livre et le développement numérique de la chaîne du livre. Il est responsable de la collection « Espace Nord » et co-directeur, avec Dick Tomasovic, de « La Fabrique des Héros » aux Impressions Nouvelles.

  • Ami de Jacobs et d'Hergé, peintre prolifi que, Jacques Van Melkebeke a signé de nombreux articles pour la presse collaborationniste belge sous l'Occupation. À la Libération, contraint à l'anonymat, il fut le premier rédacteur en chef du journal Tintin et le scénariste de Paul Cuvelier comme de Jacques Laudy. Certains le prétendent à l'origine des meilleurs scénarios de Tintin et Blake et Mortimer ; d'autres lui prêtent une foule de faits et méfaits. La réalité est à la fois plus complexe et plus romanesque. Première biographie du « clandestin » de l'école belge et passionnante contribution à l'histoire de la bande dessinée, ce livre est réédité pour la première fois depuis sa parution en 2002, augmenté de nouveaux documents d'archives.
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  • Pourquoi le style change-t-il?? Pourquoi les écrivains changent-ils de style??Ces questions ne se confondent pas avec leur possible variante : pourquoi Flaubert, Barrès, Blanchot, Duras et tant d'autres ont-ils changé de style?? Celle-ci appelle des réponses émiettées, qui se réduisent à des séries de cas particuliers : certains auteurs ne changent guère de plume, et leurs pratiques restent stables?; certains connaissent des périodes, et l'évolution de leurs pratiques correspond à une bascule dans leur oeuvre.Mais le fait est qu'on n'écrivait pas de la même façon en 1850 et en 1900, en 1950 et en 2000. On n'écrivait même pas de la même façon en 1860 et en 1880, en 1940 et en 1960Ce livre confronte les réponses qui ont parfois été apportées à la question du changement stylistique?; il en propose d'autres : des réponses internes ou externes, esthétiques ou sociales. Il articule l'usure des formes et le changement des sensibilités, en prenant appui sur quelques faits d'évolution à terme long (un siècle) ou à terme bref (dix ans) et sur de nombreux exemples empruntés à la littérature de langue française depuis la seconde moitié du XIXe siècle.Gilles Philippe est professeur à l'Université de Lausanne. Il est notamment l'auteur de Sujet, verbe, complément. Le moment grammatical de la littérature française (2002)?; Le Français, dernière des langues. Un procès littéraire (2010)?; Le Rêve du style parfait (2013) et French Style. L'accent français de la prose anglaise (2016). Il contribue régulièrement à la Bibliothèque de la Pléiade des éditions Gallimard.

    Gilles Philippe est professeur a l'Universite de Lausanne. Ses travaux portent sur l'histoire des formes stylistiques et des imaginaires langagiers. Il a codirigé un ouvrage salué par la critique : La langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon (Fayard, 2009). Aux Impressions nouvelles, il a déjà publié French style. L'accent français de la prose anglaise. Il contribue regulierement a la Bibliotheque de la Pleiade des editions Gallimard.

  • Dire que le personnage de Sherlock Holmes a influencé le récit policier relève de la vérité simple. Il impose le modèle du détective logicien. Même sous forme de relectures postmodernes, nous n'en avons toujours pas fini. Comme figure, il est tout simplement une icône aux attributs immédiatement reconnaissables : deerstalker, pipe et macfarlane, dont l'origine importe peu, qu'il s'agisse d'Arthur Conan Doyle, du dessinateur Sidney Paget ou de l'acteur William Gillette, tant il est vrai que l'on ne prête qu'aux riches. Mais l'importance du détective l'a conduit à s'exporter vers d'autres aires littéraires. L'objectif de cet ouvrage est d'analyser l'influence de Sherlock Holmes sur les différents genres de l'imaginaire : fantastique, science-fiction et fantasy.

    Xavier Mauméjean est un écrivain français. Diplômé en philosophie et science des religions, fan de Sherlock Holmes, il compte parmi les membres du Club des Mendiants Amateurs de Madrid réunissant les passionnés du héros d'A. Conan Doyle. On lui doit notamment "Les Mémoires de l'Homme-éléphant" (Prix Gérardmer du meilleur roman fantastique, 2000), "La Vénus Anatomique" (Prix Rosny aîné, 2005) et "Bloodsilver" avec Johan Héliot (Grand Prix de l'Imaginaire, 2008).

  • Non pas lire, mais dévorer les livres, en faire son souffle et son sang. Aimer, être à la hauteur de l'amour. Être grisé par la musique de Bach qui a « un goût d'éternité ». Contempler la beauté d'un tilleul, d'un ciel bleu, d'un paysage de Caspar David Friedrich. Avoir vécu avec Breton, Aragon, Bataille, Barthes, Bernard Noël, mais aussi avec tant d'écrivains et philosophes morts et pourtant si vivants. Avoir connu, grâce à eux et à sa compagne, Lola, sa « part d'infini ».

    Jérôme Peignot a 94 ans. Ma part d'infini est le roman de sa vraie vie. Car il s'agit, dans ce dernier livre, de l'espérance d'une mort heureuse.

    Né en 1926, Jérôme Peignot a publié en 1976 les Écrits de sa tante Colette, la « Laure » de George Bataille. Il est surtout connu pour être un grand spécialiste de la typographie - il est d'ailleurs le premier « typoète » - et pour avoir fondé la notion de musique acousmatique. Il est également romancier, poète, auteur de romans pour la jeunesse et pamphlétaire. Il a été un pilier du « Masque et la Plume », avant de produire « Les Chemins de la connaissance » et « Les nuits magnétiques ».

  • À plus d'un siècle de distance, deux vies s'entrelacent, celle de Schubert et celle d'une dentellière, qu'envahit peu à peu la musique du premier. Tous deux sont conduits par un amour impossible, et la plus profonde mélancolie. Tous deux tentent de sonder leur âme en écoutant celle du monde. Tous deux se demandent à quoi ils croient, ce qui les fait tenir, et s'interrogent sur le pouvoir, ou l'impuissance, de la musique et des mots.Ce faisant l'écriture tend à se fondre dans celle de Schubert, allant de la candeur au dénuement.Sandrine Willems, née en 1968 à Bruxelles, est écrivain, psychologue et philosophe.D'abord comédienne puis réalisatrice, c'est par la parole vive qu'elle est arrivée à la littérature. Son écriture en garde une dimension très sonore.Dans ses romans et récits, la question biographique est centrale - portant sur des personnages mythiques ou historiques, ou sa propre vie. D'un texte à l'autre se poursuit une interrogation sur les différentes formes de l'amour. Elle explore aussi, en particulier dans ses essais, nos relations au non-humain - des animaux aux « dieux ».

    Sandrine Willems, née en 1968 à Bruxelles est écrivaine, psychologue et philosophe. Elle vit aujourd'hui à Montpellier. Son écriture en garde une dimension très sonore, et elle fait souvent des lectures de ses textes. Dans ses romans et récits, la question biographique est centrale - portant sur des personnages mythiques ou historiques, ou sa propre vie. Elle explore aussi, en particulier dans ses essais, nos relations au « non-humain » - des animaux aux « dieux ».

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