Impressions Nouvelles

  • "Dans ce livre, je propose une enquête. En m'appuyant très largement sur les dits et écrits de Magritte recueillis après sa mort, et qui ont accompagné les tableaux tout au long de leur création, je tente de restituer la pensée en images de Magritte. En eux-mêmes les tableaux n'y donnent pas accès : on aurait beau chercher et commenter ce qu'ils signifient, on ne parviendrait pas encore à saisir en quoi ils sont nécessaires à la pensée. Alors je les mets en rapport avec des concepts philosophiques. Je montre, à partir de six études, que les tableaux de Magritte sont comparables à des concepts philosophiques et qu'ils réalisent, au sein de l'oeuvre, un travail similaire aux concepts qu'emploient les philosophes pour écrire leur pensée."Sémir Badir

    Sémir Badir, maître de recherches du Fonds de la Recherche Scientifique-FNRS à l'université de Liège, est un linguiste spécialisé en sémiotique. Il a publié des ouvrages sur Hjelmslev, sur Saussure, et (co)dirigé plusieurs ouvrages et revues scientifiques de rhétorique et de sémiotique.

  • La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée.

    Auteur dramatique, cinéaste et script doctor, Yves Lavandier a été formé à Columbia University par Frantisek Daniel, Stefan Sharff et Milos Forman. Il a écrit et mis en scène des pièces pour marionnettes, écrit et réalisé une dizaine de courts métrages et un long métrage sorti en 2001 avec Émilie Dequenne et Gérard Jugnot : Oui, mais.... Il est également pédagogue et l'auteur de La Dramaturgie, devenu depuis longtemps une référence, ainsi que de Construire un récit et Évaluer un scénario.

  • Portier de nuit : Liliana Cavani Nouv.

    Cet essai interroge Portier de nuit un film-culte, chef d'oeuvre de la cinéaste, qui suscita bien des controverses à sa sortie en 1974. Il questionne l'esthétique de Liliana Cavani, la lecture qu'elle produit du nazisme, le lien d'amour qui lie un ancien bourreau et sa victime. A partir de la notion de « zone grise » forgée par Primo Levi, il ausculte la figuration des pulsions, les dédales de la mémoire, la représentation de situations extrêmes ainsi que le jeu transcendant de Charlotte Rampling et Dirk Bogarde.

    En analysant Portier de nuit, le livre approche l'oeuvre d'une cinéaste que Pasolini qualifiait d'« hérétique et de révolutionnaire ». La caméra de Cavani sonde les mouvements du désir, des forces transgressives et les points de crise de l'Histoire.

    Philosophe intrépide, Véronique Bergen est l'auteur de nombreux essais philosophiques interrogeant les esthétiques et les métaphysiques contemporaines (L'Ontologie de Gilles Deleuze ; Le Corps glorieux de la top-modèle ; Luchino Visconti, les promesses du crépuscule ; Patti Smith, Horses ; Barbarella) ainsi que de plusieurs romans qui s'intéressent aux voix des oubliés et aux voies des oppressions (Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent ; Tous doivent être sauvés ou aucun).

  • L'Atelier du scénariste examine l'écriture pour le cinéma, du point de vue du métier comme de la création.
    Le métier ? C'est la maîtrise d'un langage particulier, et l'utilisation de principes narratifs souvent méconnus. La création C'est la dimension personnelle, à la fois originale, féconde et universelle, que certains scénaristes parviennent à apporter, malgré les conditions économiques et les lois du genre. On découvrira ici comment rédiger un synopsis et une continuité dialoguée, comment concevoir un protagoniste, comment distinguer l'épaisseur d'une histoire de la simple trame du récit.
    Cet ouvrage propose des principes utiles dans le cas d'une adaptation, il veille à distinguer le protagoniste du héros et l'antagoniste de l'ennemi, précise la fonction de la voix off et les ressources du flash back, révèle qu'un prologue peut contenir le secret d'un film tout entier - et bien d'autres choses encore. Il fournit aussi des conseils aux jeunes scénaristes, un plan de travail pour les enseignants, et des aperçus sur le rapport entre le scénario et la vie.
    Des exemples nombreux - puisés dans les films classiques de Billy Wilder et Jean-Pierre Melville, dans Le Mépris et Le Satyricon, mais aussi chez Pedro Almodovar, Clint Eastwood, David Lynch et Jacques Audiard ou dans les exploits d'Indiana Jones et de Spiderman - enrichissent cet essai qui envisage le scénariste comme un auteur à part entière, et remet l'écriture au centre du processus de création.

  • Art médiatique conciliant l'image et le texte, la bande dessinée est née au creuset du journal : elle a dès l'origine exploité les enjeux de l'actualité, et a très vite imaginé des personnages qui sont eux-mêmes journalistes. Le lecteur croisera ainsi dans ce livre les parcours de nombreux héros reporters connus (Tintin, Lefranc, Fantasio, Jeannette Pointu) et moins connus (Marc Dacier, Guy Lebleu et bien d'autres), il se plongera dans l'histoire mouvementée des magazines (Pilote, Vaillant, Spirou...) et il pourra saisir les multiples interactions (historiques, culturelles, professionnelles, économiques) entre la bande dessinée et la presse.
    Si la perspective retenue concerne essentiellement la BD franco-belge, elle n'est pas exclusive : deux chapitres évoquent la tradition des comics anglo-saxons qui, depuis la naissance de Superman, a elle aussi vu naître un imaginaire du journalisme particulièrement riche. Le but de cet ouvrage est par ailleurs de montrer qu'en dépit de la mort de revues comme Pilote ou Tintin, la généralisation de l'album n'a fait disparaître ni les héros reporters ni la presse de bande dessinée.
    La troisième partie envisage ainsi le succès du reportage graphique et de magazines tels que La Revue dessinée, qui témoigne de la vivacité intacte des échanges entre le journalisme et le neuvième art. Maître de conférences à l'Université de Reims, Alexis Lévrier est spécialiste de l'histoire de la presse. Il a notamment publié Le Contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence (Paris, Les Petits Matins, 2016) et, avec Adeline Wrona, Matière et esprit du journal, du Mercure galant à Twitter (Paris, Sorbonne Université Presses, 2013).
    Guillaume Pinson est professeur au Département de littérature, théâtre et cinéma de l'Université Laval. Ses recherches portent sur l'histoire de la culture médiatique et il codirige le projet Médias 19. Son dernier ouvrage s'intitule La Culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord, de 1760 à la veille de la Seconde Guerre mondiale (Québec, PUL, 2016).

  • Ami de Jacobs et d'Hergé, peintre prolifi que, Jacques Van Melkebeke a signé de nombreux articles pour la presse collaborationniste belge sous l'Occupation. À la Libération, contraint à l'anonymat, il fut le premier rédacteur en chef du journal Tintin et le scénariste de Paul Cuvelier comme de Jacques Laudy. Certains le prétendent à l'origine des meilleurs scénarios de Tintin et Blake et Mortimer ; d'autres lui prêtent une foule de faits et méfaits. La réalité est à la fois plus complexe et plus romanesque. Première biographie du « clandestin » de l'école belge et passionnante contribution à l'histoire de la bande dessinée, ce livre est réédité pour la première fois depuis sa parution en 2002, augmenté de nouveaux documents d'archives.
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  • Pourquoi le style change-t-il?? Pourquoi les écrivains changent-ils de style??Ces questions ne se confondent pas avec leur possible variante : pourquoi Flaubert, Barrès, Blanchot, Duras et tant d'autres ont-ils changé de style?? Celle-ci appelle des réponses émiettées, qui se réduisent à des séries de cas particuliers : certains auteurs ne changent guère de plume, et leurs pratiques restent stables?; certains connaissent des périodes, et l'évolution de leurs pratiques correspond à une bascule dans leur oeuvre.Mais le fait est qu'on n'écrivait pas de la même façon en 1850 et en 1900, en 1950 et en 2000. On n'écrivait même pas de la même façon en 1860 et en 1880, en 1940 et en 1960Ce livre confronte les réponses qui ont parfois été apportées à la question du changement stylistique?; il en propose d'autres : des réponses internes ou externes, esthétiques ou sociales. Il articule l'usure des formes et le changement des sensibilités, en prenant appui sur quelques faits d'évolution à terme long (un siècle) ou à terme bref (dix ans) et sur de nombreux exemples empruntés à la littérature de langue française depuis la seconde moitié du XIXe siècle.Gilles Philippe est professeur à l'Université de Lausanne. Il est notamment l'auteur de Sujet, verbe, complément. Le moment grammatical de la littérature française (2002)?; Le Français, dernière des langues. Un procès littéraire (2010)?; Le Rêve du style parfait (2013) et French Style. L'accent français de la prose anglaise (2016). Il contribue régulièrement à la Bibliothèque de la Pléiade des éditions Gallimard.

    Gilles Philippe est professeur a l'Universite de Lausanne. Ses travaux portent sur l'histoire des formes stylistiques et des imaginaires langagiers. Il a codirigé un ouvrage salué par la critique : La langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à Claude Simon (Fayard, 2009). Aux Impressions nouvelles, il a déjà publié French style. L'accent français de la prose anglaise. Il contribue regulierement a la Bibliotheque de la Pleiade des editions Gallimard.

  • Il y a des scènes de films que nous connaissons par coeur, et des musiques de cinéma que nous pouvons fredonner instantanément. Cette conjonction paraît évidente au spectateur... Mais ce que l'on ignore, et qui sera révélé dans cet ouvrage à travers une série d'entretiens passionnants avec des cinéastes et des compositeurs, ce sont les hasards miraculeux ou les conflits intenses, le travail acharné ou les élans d'inspiration qui ont présidé à d'inoubliables morceaux d'anthologie. L'idée de ce livre, c'est aussi de montrer que la même complicité peut s'instaurer entre les cinéastes et les compositeurs de tous les types de cinéma, des Aventures de Rabbi Jacob mises en musique par Vladimir Cosma aux oeuvres exigeantes d'Atom Egoyan et Claire Denis en passant par les succès planétaires des musiques d'Ennio Morricone.

  • De 1958 à 1968, Claude Ollier a régulièrement écrit sur le cinéma, principalement dans la Nrf et Les Cahiers du Cinéma, en contrepoint de son travail d'écrivain (de La Mise en scène, prix Médicis en 1958, à Navettes). En 1979, à l'initiative de Jean Narboni, il compose une première compilation de ses chroniques : Souvenirs écran. Devant opérer un choix dans une somme de plus de cinq cents pages, il élimine alors divers textes, le plus souvent en raison de son humeur et non de leur valeur critique et littéraire. Quarante ans plus tard, il nous a semblé nécessaire de redonner à lire ces textes écartés qui n'ont rien perdu de leur acuité.De Jules et Jim de Truffaut à Eva de Joseph Losey, de Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda à Cuba si de Chris Marker, en passant par La Ronde de l'aube de Douglas Sirk, L'Attente des femmes d'Ingmar Bergman, ou L'Année dernière à Marienbad d'Alain Resnais, la totalité des chroniques cinématographiques de Claude Ollier se trouve maintenant rassemblée. Nous avons tenu à ajouter Aquarium, un essai sur l'oeuvre de Josef von Sternberg écrit en 1970 pour un dictionnaire anglais. En postface, un entretien avec Jean Narboni par Emmanuel Burdeau permet de replacer l'extrême singularité de ces chroniques dans la sphère de la critique cinématographique de ces années-là. Claude Ollier (1922-2014) a publié, entre 1958 et 2013, 34 volumes (romans, récits, journal, contes) édités aujourd'hui, pour l'essentiel, chez P.O.L. Il a été, un temps, associé au Nouveau Roman avant de prendre le large, sans rien renier de son implication dans la constitution de cette vraie fausse « école ». Christian Rosset, qui a rassemblé et préfacé ces chroniques, a été témoin en 1979 de la mise en oeuvre de Souvenirs écran, le précédent livre de Claude Ollier sur le cinéma. Il vient de publier aux Éditions Hippocampe un portrait de Claude Ollier intitulé Le Dissident secret.

    Claude Ollier (1922-2014) a publié 34 volumes publiés aujourd'hui par P.O.L. Il a été, un temps, associé au Nouveau Roman avant de prendre le large, sans rien renier de son implication dans cette vraie-fausse "école".

    Christian Rosset, qui a rassemblé et préfacé ces chroniques, a été témoin en 1979 de la mise en oeuvre de Souvenirs écran, le précédent livre de Claude Ollier sur le cinéma. Il vient de publier aux Éditions Hippocampe un portrait de Claude Ollier intitulé Le dissident secret.

  • Un abécédaire illustré consacré au scénariste et dessinateur de bandes dessinées humoristiques Marcel Gottlieb dit Gotlib (1934-2016). L'historien du neuvième art y décrit son oeuvre, en retrace la généalogie, en présente les personnages emblématiques et l'interroge dans ses dimensions narrative, graphique, autobiographique, psychanalytique, sociologique et politique.

  • Ce volume propose un panorama aussi complet que possible du rapport de Barthes au XIXe siècle : à sa littérature principalement, à sa musique aussi, à sa philosophie (Nietzsche) parfois à son histoire et à ses historiens, à commencer par Michelet. Si, dans le titre, le pluriel s'est imposé, c'est parce que ces rapports furent multiples. Tout au long de sa carrière de critique, Roland Barthes a pu changer d'interprétation globale sur le XIXe siècle. Siècle amical pour lui lors de l'adolescence, plutôt mal vu au temps de la « nouvelle critique » structuraliste, il rentre en grâce à partir de S/Z et des Fragments du discours amoureux, et plus encore dans les derniers séminaires sous les auspices du romantisme allemand.

    José Luiz Diaz est professeur de littérature française. Maître de conférences à l'UFR sciences des textes et documents de l'Université Denis Diderot-Paris VII. Secrétaire général et responsable des colloques de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes.

    Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure et de l'Institut d'études politiques de Paris, Mathilde Labbé est Docteure en littérature française. Elle est Maîtresse de conférences à l'université de Nantes.

  • Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce « transformisme », dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au « Créateur » qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.

    Jean-Clet Martin, né en 1958, est l'auteur de nombreux livres qui se répartissent entre philosophie et histoire de l'art. Il a travaillé plusieurs années avec Gilles Deleuze auquel il a consacré une thèse publiée chez Payot. Directeur de programme au Collège international de philosophie à partir de 1998, Jean-Clet Martin y a développé un séminaire de plusieurs années autour de la fiction dans l'oeuvre de Jorge Luis Borges. Aux Impressions nouvelles, il a déjà publié Logique de la science-fiction.

  • À quoi correspondent les liens entre cinéastes et monteurs ? De quelle manière s'établit et se répartit concrètement le travail entre eux ? Comment, à partir d'exemples concrets comprendre les différentes strates d'écriture qui se cristallisent au montage ? Qu'est-ce que réécrire un film après le tournage ? Pourquoi certains cinéastes et monteurs décident-ils de poursuivre ou, dans d'autres cas, d'interrompre leur union ?
    Les cinéastes Jacques Audiard, Catherine Breillat, Arnaud Desplechin, Cédric Khan, Patrice Leconte, d'une part, les monteurs et monteuses Laurence Briaud, Pascale Chavance, Yann Dedet, François Gédigier, Juliette Welfing, de l'autre, racontent leurs collaborations.

    Ouvrage collectif d'entretiens, avec les cinéastes et monteurs Arnaud Desplechin et Laurence Briaud, Jacques Audiard, Juliette Welfling, Patrice Leconte et Joëlle Hache, François Gédigier, Cédric Kahn et Yann Dedet, Catherine Breillat et Pascale Chavance

  • Quoi de commun entre le club de football d'Anderlecht et la semaine du bon langage ? Entre Quick et Flupke et le chocolat Côte d'Or ? Entre les « navetteurs » et la monarchie ? Une même question: y a-t-il une culture propre à la Belgique ? On en débat depuis près de deux siècles, et, sur ce thème, croyants et iconoclastes se déchirent. Mais si la controverse paraît inépuisable, c'est que la culture est pensée trop souvent comme une essence. Le présent essai entend plutôt l'aborder comme un effet de discours : comment le propos sur la « culture belge » est-il construit ? A quelles réalités vient-il donner sens ? A quelles autres vient-il, aussi bien, faire écran ? Dans sa quête, l'auteur se donne les armes de l'anthropologie et de la sémiotique, mais aussi et surtout celles d'une ironie à la fois implacable et complice. Le ton de ce petit livre évoque irrésistiblement celui des Mythologies de Roland Barthes.

  • Ce livre entend restituer pour un large public l'essentiel des travaux et des débats du colloque international qui s'est tenu Bordeaux du 18 au 21 juin 2019. Ce colloque a réuni une trentaine d'universitaires, d'artistes, de spécialistes de l'oeuvre de Jean-Philippe Toussaint, en provenance de 11 pays et de plus de 20 universités et institutions. Organisée en présence de l'écrivain, diffusée en temps réel sur internet, cette manifestation a eu l'ambition de contribuer à un renouvellement des modes de partage et de transmission dans le domaine de la littérature contemporaine et de sa critique. C'est Benoît Peeters qui a eu la charge d'en « modérer » les discussions.



    Avec des contributions d'écrivains comme François Bon, Emmanuel Carrère, Marianne Kaas et Michiaki Tanimoto.

    Jean-Philippe Toussaint est l'un des auteurs contemporains les plus réputés internationalement. Il débute en 1985 avec La Salle de bain, un premier roman paru aux éditions de Minuit, maison à laquelle il restera fidèle. Une dizaine d'ouvrages s'en sont suivis (L'Appareil-photo, La Télévision, Fuir, La Vérité sur Marie, La clé USB...) qui lui ont valu de nombreux prix. Aux Impressions Nouvelles, Jean-Philippe Toussaint a déjà publié le ciné-roman La Patinoire.

  • Comment définir ce qu'est « la direction d'acteur » ? Pourquoi y a-t-il si peu d'ouvrages sur la question ? Quel est ce « mystère » ?
    Entre acteurs et réalisateurs, quelle émulation, quels rapports de force ? Les cinéastes vampirisent-ils leurs acteurs, et inversement ?
    Les propos des cinéastes et metteurs en scène Olivier Assayas, Stéphane Brizé, Youssef Chahine, Patrice Chéreau, Michel Deville, Karim Dridi, Bruno Dumont, Cédric Klapisch, Claude Lelouch, Daniel Mesguich ne sont jamais théoriques. Ils transmettent leurs méthodes de travail. Ils racontent leurs expériences et évoquent les acteurs avec lesquels ils ont travaillé : Isabelle Adjani, Mathieu Amalric, Asia Argento, Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Belmondo, Juliette Binoche, Maggie Cheung, Patrick Chesnais, Clovis Cornillac, Béatrice Dalle, Cécile de France, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Albert Dupontel, Romain Duris, Isabelle Huppert, Agnès Jaoui, Jean-Pierre Léaud, Vincent Lindon, Fabrice Luchini, Yves Montand, Michèle Morgan, Nick Nolte, Al Pacino, Michel Piccoli, Audrey Tautou, Jean-Louis Trintignant, Lino Ventura...
    Autant de cas d'école passionnants.

  • Chris Ware est sans doute le plus important auteur de bande dessinée de ces dernières années, et pas seulement aux Etats-Unis, son pays de naissance et de résidence.
    Abondamment illustrée, cette première monographie en langue française propose plusieurs traversées d'une oeuvre déjà imposante bien qu'encore en plein devenir. On y trouvera une présentation chronologique ainsi qu'un long entretien accordé à Benoît Peeters. Même si Chris Waree s'excuse sans cesse de ne pas répondre comme il faudrait, il tient sur son travail et sur l'art de la bande dessinée un discours d'une extrême richesse.
    C'est pourquoi l'ouvrage comprend aussi quatre articles inédits en français de Ware, que vient compléter une étude de Jacques Samson traitant de l'originalité et de la modernité de l'auteur de Jimmy Corrigan.

  • L'ouvrage se propose de lire le corpus des chansons de Leonard Cohen sous l'angle des thématiques religieuses, qui représentent à n'en pas douter l'une des grandes préoccupations de cet auteur.
    Il se compose de huit chapitres, qui s'intéressent successivement aux religions, sagesses et initiations ; au monde des récits bibliques ; à l'influence des écrits de sagesse ; à Jésus ; à différentes figures de la sainteté chrétienne ; à la liturgie juive ; à la mystique juive.
    Éclairé par des fragments de chansons présentés dans la traduction française de l'auteur, ce parcours laisse pressentir la cohérence et la profondeur de la dimension religieuse, qui apparaît dès lors comme une clé essentielle de l'oeuvre de l'auteur-compositeur canadien.

    « Fan » de Leonard Cohen depuis le premier album de celui-ci (contenant la fameuse chanson « Suzanne »), Dominique Cerbelaud a beaucoup échangé, par écrit ou lors de diverses rencontres, avec le chanteur. Sa compétence théologique (il est lui-même religieux dominicain) l'a rendu attentif aux thèmes religieux omniprésents dans l'oeuvre.

  • Le scénario est-il un art ? Le scénario est-il une technique ? Peut-on écrire sans scénario ?
    Suffit-il de raconter une histoire pour être scénariste ? Peut-on transmettre aussi des émotions et des secrets ? Un scénariste est-il un écrivain ?
    Le livre de Luc Dellisse apporte une série de réponses simples et précises à ces diverses questions.
    Il permet d'aborder sans complexes l'écriture, non seulement d'un film, mais de n'importe quel récit structuré.
    L'Invention du scénario se distingue de la plupart des autres livres sur la question par son approche et par son écriture.
    Luc Dellisse ne se contente pas d'énoncer règles, réflexions et exemples : il fait table rase sur les prétendues lois du genre, et repart à zéro, depuis l'envie de raconter une histoire et l'idée de départ jusqu'au dernier état des dialogues. Il apporte une attention particulière à la caractérisation des personnages et à leurs motivations. Il passe en revue toutes les étapes d'une élaboration progressive, structurée, réfléchie et sans cesse affinée.
    De plus, son livre se présente comme une réflexion sur le sens et la portée du scénario, et veille à ramener sans cesse ce processus d'écriture à sa source : le plaisir et la justesse de la création.
    Rédigé dans un style alerte et clair, il vise à apporter un savoir précis et pratique en matière d'écriture de film, tout en mettant en lumière l'universalité des questions de scénario.


  • Le cinéma de Visconti a trop souvent été lu sous le prisme d'un classicisme décadentiste ayant succédé à ses films néoréalistes. Cet essai entend contester cette approche et réinterroger les créations du Visconti sous l'angle du motif du « trop tard », en abordant deux oeuvres en particulier, Les Damnés et le scénario Proust resté à l'état de fantôme. L'analyse des paradoxes et tensions de l'esthétique viscontienne, de la fonction qu'il impartit au cinéma mettra au jour sa problématique de l'Histoire, sa métaphysique de la mort et les promesses que recèle tout crépuscule.

    Philosophe, romancière, poète, Véronique Bergen est l'auteur d'essais philosophiques - dont Résistances philosophiques, Le Corps glorieux de la top-modèle, Fétichismes -, de romans, parmi lesquels Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent, Marilyn, naissance année zéro et Janis Joplin. Voix noire sur fond blanc, ainsi que de recueils de poèmes et de monographies. Membre du comité de rédaction de la revue Lignes, elle collabore à diverses revues dont la Nouvelle Quinzaine Littéraire, Artpress, Diacritik, Flux News, L'Art même, Lignes.

  • Le cinéma français d'après-guerre dit « de la Qualité française », longtemps éclipsé dans l'historiographie au profit de la Nouvelle Vague, plaçait au coeur de ses préoccupations la question de l'adaptation : Le Rouge et le Noir de Stendhal, Le Diable au corps de Radiguet ou le Journal d'un curé de campagne de Bernanos se voient notamment transposés à l'écran, et certains écrivains, tels Gide et Malraux, se prennent d'intérêt pour le 7e Art.
    Les études rassemblées ici exploitent des documents d'archives méconnus afin d'offrir un éclairage nouveau sur cette production cinématographique en l'abordant à travers l'activité scénaristique d'auteurs de premier plan (comme le tandem Aurenche et Bost). En comparant les romans ou les pièces de théâtre à leurs variantes scénaristiques et cinématographiques, les contributeurs du volume examinent les fonctions de la référence littéraire, certaines étapes de la création (notamment le découpage technique) ou certains procédés narratifs comme le flash-back ou la mise en abyme. L'oeuvre filmique apparaît alors comme le résultat d'un geste nécessairement collectif, comme l'aboutissement d'un travail d'écriture mouvant dont l'étude nous apprend beaucoup sur le pouvoir respectif des mots, des images et des sons. Le scénario est souvent étudié dans une optique normative ; le voici envisagé comme le lieu des possibles.

  • La bande dessinée est aujourd'hui à un tournant de son histoire. Son image sociale s'est considérablement améliorée, sa légitimité culturelle ne fait plus guère débat. Or ces évolutions se produisent alors que le marché, au sortir d'une période de croissance continue, connaît une véritable crise, impactant tant les marges des éditeurs que les revenus des auteurs. Dans le cadre des États généraux de la bande dessinée, lancés en janvier 2015, ce petit livre interroge à chaud les évolutions récentes de la production éditoriale, la féminisation de la profession, l'essor de la non-fiction, la situation de l'édition alternative, la multiplication des formations spécialisées, la percée de la bande dessinée sur le marché de l'art, sa place à l'université et quelques autres questions d'actualité.

  • Dans ce recueil d'entretiens, Jacques Dubois évoque d'abord son milieu familial et social. Dubois a été professeur en Belgique, aux États-Unis, en Suisse, au Québec, à Paris ou à Madagascar. Il a par ailleurs participé à l'aventure du Groupe µ, puis a publié de nombreux ouvrages sur la littérature. Il a dirigé le quotidien La Wallonie, contribué à la naissance de collections dont Espace Nord chez Labor et Points Lettres au Seuil, et a été un des rédacteurs du Manifeste pour la culture wallonne de 1982. Ces activités donnent lieu à des anecdotes succulentes, il est question des hommes et des femmes rencontrés par Dubois au fil du temps : Pierre Bourdieu, Hubert Nyssen ou Brigitte Lahaie ! Avant tout, pour Jacques Dubois la littérature est une raison de vivre et de combattre.

    Jacques Dubois est professeur émérite de l'Université de Liège. Il est l'auteur de L'Institution de la littérature (1978), Le Roman policier ou la modernité (Armand Colin, 1991), Pour Albertine. Proust et le sens du social (Seuil, 1997), Les Romanciers du réel. De Balzac à Simenon (Seuil, 2000), Stendhal (La Découverte, 2007), Figures du désir. Pour une critique amoureuse (Les Impressions nouvelles, 2011). Début 2018, il publiera un Proust au Seuil.

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