Six Pieds Sous Terre

  • Un auteur de bande dessinée, alors qu'il fait ses courses, réalise qu'il n'a pas sa carte de fidélité sur lui. La caissière appelle le vigile, mais quand celui-ci arrive, l'auteur le menace et parvient à s'enfuir. La police est alertée, s'engage alors une traque sans merci, le fugitif traversant la région, en stop, battant la campagne, partagé entre remord et questions existentielles.
    Assez vite les médias s'emparent de l'affaire et le pays est en émoi. L'histoire du fugitif est sur toutes les lèvres et divise la société, entre psychose et volonté d'engagement, entre compassion et idées fascisantes. Car finalement on connaît mal l'auteur de BD, il pourrait très bien constituer une menace pour l'ensemble de la société.
    Voici le nouveau récit choral de l'imparable Fabcaro, entre road-movie et fait-divers, l'auteur fait surgir autour de son personnage en fuite, toutes les figures marquantes -et concernées- de la société (famille, médias, police, voisinage...) et l'on reste sans voix face à ce déferlement de réactions improbables ou, au contraire, bien trop prévisibles.

  • Moon river

    Fabcaro

    Hollywood, années 50. Au coeur de l'usine à rêves du cinéma, l'immense actrice Betty Pennyway est victime d'un crime sans précédent et particulièrement abominable. L'affaire fait la Une de toute la presse et l'Amérique entière est en émoi. La police de l'état fait appel au peu orthodoxe inspecteur Hernie Baxter pour mener cette délicate enquête qui secoue tout le petit monde du 7ème Art.
    Moon River est un polar noir, poisseux et angoissant, au suspense insoutenable, dont on découvre seulement à la page 12 que le coupable est l'acteur qui joue avec Betty Pennyway.

  • Deux soeurs, leurs maris respectifs et leurs enfants, vont chez leurs parents pour le sacro-saint repas dominical. Tous sont heureux de se retrouver jusqu'à ce que tombe la question qui va les plonger dans une funeste tragédie : "De quoi pourrait-on parler ?" Formica, le nouveau livre de Fabcaro (l'auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï) est construit comme une pièce de théâtre, avec une unité de lieu et de temps, et découpé en trois actes.
    Formica rassemble, au delà de la famille protagoniste du récit, tout ce qu'on a jamais osé faire et dire lors de nos repas de famille.

  • Sandrine et Henri coulent des jours paisibles dans leur villa luxueuse. Henri est un patron de startup épanoui et dynamique et Sandrine l'admire. Mais hélas la vie n'est pas un long fleuve tranquille... Un beau jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, un brun ténébreux livreur à domicile et chanteur de rock à ses heures perdues. Une idylle merveilleuse va alors se nouer entre eux. Mais la vie est-elle toujours du côté de l'amour ? Les sentiments purs et absolus ne sont-ils pas qu'une feuille morte emportée par le vent ? Un arc-en-ciel ne finit-il pas toujours par disparaître derrière les nuages ?

    Un hommage appuyé aux romans-photos et à tout ce que l'amour a pu inspirer pour vendre du papier aux amateurs et amatrices de roman à l'eau de rose. Si vous pensiez avoir fait le tour de la question sur ce genre de littérature, laissez-nous vous soumettre l'idée qu'on peut aller encore un peu plus loin, grace à Fabcaro.

  • Derrière chaque MOB, (mâle occidental blanc), c'est un homme qui se cache.

  • En décembre 2011, lors d'un atelier en pays Cathare, il croise la route d'une jeune plasticienne en résidence, originaire de Cuzco, qui, selon lui, « dégageait une énergie qu'on sentait jaillie de cette terre lointaine dont je ne savais rien ». Entre eux va naître une forte complicité artistique et humaine. Dès lors, il n'a qu'une obsession : se rendre dans ce pays. Ce qu'il finira par faire en juillet 2012, s'engageant dans un périple qu'il souhaite le moins préparé possible afin d'en conserver toute l'authenticité, la virginité du voyageur qui a tout à découvrir, refusant d'être parasité par les clichés et les préjugés. Hélas, depuis sa sortie initiale, vous connaissez maintenant la triste vérité, Fabcaro n'est JAMAIS allé au Pérou et ce carnet de voyage est un faux... Mais quel faux ! Un faux totalement hilarant qui torpille tous les poncifs du carnet de voyage et prends un plaisir sadique à démonter les impostures littéraires du genre.

  • La Bredoute est votre nouveau catalogue de vente par correspondance, pour la maison, le jardin et les voyages, pour vous mesdames, mais aussi pour vous messieurs. Et pour les enfants. N'hésitez pas non plus à consulter nos pages bricolage ou électro-ménager. Toutes les nouvelles tendances, les accessoires "malins" qui feront de vous des femmes modernes, des hommes à la page et des enfants choyés. Consommez en toute sérénité, grâce à nos prix "charisme" où "Coolcool" pour les meilleurs instants "plaisirs" de votre vie pleine de bonheur, d'objets originaux et tellement bien conçus. La vie est belle avec nous comme entre vous et l'avenir vous appartient également...
    Reboot plus que simple réédition du premier livre de Fabcaro publié chez 6 Pieds sous terre en 2007, cette nouvelle mouture de La Bredoute gagne 8 pages, de la couleur et change de présentation afin de vous offrir une nouvelle saison printemps/hiver de votre catalogue préféré d'objets malins et décomplexés.

  • Sonia cherche le grand Amour, Pierre cherche un emploi, un auteur cherche un scenario pour sa bande dessinée... À moins que tout ceci ne soit le fruit de la confusion d'un auteur au bord de la dépression qui a du mal à se dépêtrer de personnages aussi perdus que lui...

    Fabcaro dresse sur un court laps de temps (24 heures) les portraits croisés de représentants d'une génération en mal de repères, sur un mode humoristique expérimental et plein de non-sens. On peut penser aux séquences des sketches des Monty Pythons tant le quotidien des multiples personnages s'entrechoquent avec un humour absurde qui fait mouche toutes les trois cases, moyenne du laps de temps accordé à chaque séquence.

  • Juillet 1930, Argentine. le pays peine à se relever de la grande crise économique mondiale et, en bon opportuniste, le général Uriburu se prépare à renverser Hipolito Yrigoyen. Cette même année, la première Coupe du monde de football, qui se déroule en Uruguay, est organisée, et les Argentins, vainqueurs de la dernière Copa América, sont persuadés de pouvoir la gagner. C'est dans ce contexte de liesse nationale et de grande instabilité sociétale que six personnages vont se croiser le temps de vivre, chacun à leur échelle, un fait divers des plus sordides. Isabel et Samuel, les jeunes idéalistes, le journaliste et esthète Fuentes et le sulfureux Don Marcello, et, enfin, le notable Ruben de la Hoyas et le flic poète alcoolisé Stevenson vont, le temps de la compétition sportive, sombrer lentement mais sûrement... Répartie en trois récits, chacun d'entre eux axé sur deux des personnages principaux, cette funeste histoire chorale sème les cadavres et enterre secrets et scandales. La mala vida, la mauvaise vie, c'est l'histoire de 6 personnages qui n'auraient jamais dû se croiser. Le lecteur découvre ainsi, au fil des chapitres, les tenants et aboutissants de cette lutte d'influence dénuée de toute pitié et baignant dans le sang des moins coriaces.

  • « En attendant, c'est les petites punchlines de deux amis dont un s'est fait plaquer, des instantanés, des petits morceaux de désoeuvrement, des bilans de rien, des réflexions de bitume et d'appart mal rangé, de rupture amoureuse et de lendemains de fêtes, comme ça, en attendant que ça passe, le temps d'un mois d'octobre en suspens. » - Fabrice Caro « On n'arrivait pas a prendre une décision sur un projet... alors, en attendant, j'ai demandé à fab de me montrer ses écrits, j'ai pris un ou deux mois pour dessiner... hors des cases... la possibilité du dessin. Simplement me frotter à ses textes sans qu'il me vampirise. Il me donne la liberté totale de représentation, alors je dessine ce que je veux, en rouge et bleu parce que j'ai acheté un lot sur une brocante. Ses punchlines, c'est de l'amour 2018, ça sent la nuit et les matins raides, les tiraillements, les instants seconds, j'ai pas toujours collé mes dessins au texte, des fois les émotions du texte me faisait penser à un autre truc... des sentiments parallèles. Je sais ce qu'il veut raconter. » - Gilles Rochier Second volume de la collection Asterozoa, consacrée au dessin contemporain, En attendant est une collaboration entre deux auteurs de bande dessinée aux univers singuliers et pas forcément complémen-taires. Fabrice Caro écrit une série de punchlines retranscrivant une conversation entre deux amis, instantanés d'émotions attrapées en vol, conversation livrée à Gilles Rochier qui, avec deux crayons de couleurs (rouge et bleu), va les accueillir dans son univers graphique, les laisser rebondir au fil de sa pensée. Le tout est mélangé à la manière d'un cut-up, construisent de nouveaux rapports entre textes et dessins, un nouveau fil de pensée, une matière qui raconte des instants du monde et des fragments de vie.

  • Agaric le Jeune, sculpteur royal fatigué, a bien du malheur. En effet, ce n'est pas lui qui se fait écraser par la monumentale idole qu'il vient de terminer, mais son assistant : signe qu'il n'est donc pas prêt à rejoindre les dieux... De plus, son énergumène de roi, visité par un rêve, exige de lui une tâche impossible : une nouvelle idole de pierre capable de flotter. Pour l'aider à accomplir sa tâche, le roi offre à Agaric un grand bloc de marbre, la promesse de finir ses jours écrasé par l'idole au terme de sa réalisation, cinq nouveaux assistants ainsi qu'une nouvelle épouse du nom de Calliopée...
    Le récit, habillé de pied en cap d'un costume tragi-comique, parfois horrifique, évolue dans les décors envoûtants d'une Crète uchronique. L'ambiance graphique, doucement teintée de couleurs rétros, s'embellit encore d'une gestuelle proche du théâtre. La voie de Calliopée trace l'histoire d'un sculpteur perdu dans ses doutes, évoque la notion de pouvoir, celui du roi sur Agaric et celui d'Agaric sur ses apprentis. Mais c'est aussi et surtout l'histoire d'une femme, Calliopée, de velléités émancipatrices, de création, de liberté, d'envies, de vie. La voie de Calliopée est une réflexion sur l'art, son initiation et sa pratique, et ses exigences parfois absurdes. Il est traversé d'un regard distancié sur le monde du travail, proposé dans une version jusqu'au-boutiste et transposé dans le monde imaginaire d'une monarchie absolue, pour en faire saillir ses mécanismes les plus retors.

  • Alors qu'elle mène une nouvelle vie, loin de sa contrée natale et de ses racines, Camille reçoit la visite d'Hassan, un ami d'enfance devenu journaliste. Des retrouvailles amères qui font ressurgir un passé qu'elle avait chassé depuis longtemps. Hassan cherche à infiltrer la "Grande Battue", chasse exclusive menée une fois l'an dans les montagnes de leur région par les Blanchistes, un groupuscule d'influence néo-païenne et réputé proche de l'extrême-droite. il voudrait mettre au jour ce mouvement et son idéologie, persuadé depuis toujours que cette chasse cache les complots ou les exactions qui permettraient de les dissoudre. Camille, fille repentie d'un Blanchiste, pourrait l'aider dans sa mission. très froide, la jeune femme prend rapidement congé de son vieil ami : elle ne veut plus se pencher sur cette part de son histoire. Les hasards de la vie, avec la mort de son père, figure tutélaire de ce mouvement, se chargeront de brouiller ses plans et la feront replonger dans ce passé haï qu'elle avait fui enfant, grâce à sa mère.

  • Un cow-boy recherché dans tout le Far-west pour avoir imité Jean-Pierre Bacri. Des playmobils. Un auteur de bande dessinée qui va manger chez une tante qu'il n'a pas vue depuis quinze ans. Un débat littéraire. Quelqu'un qui est gravement malade. Des indiens. Des poursuites à cheval sans cheval. « Quand j'étais enfant, je jouais dans l'escalier à inventer des histoires de cow-boys avec mes playmobils, il y avait toujours la télé en fond qui venait interférer dans mes histoires et cela donnait des scenario décousus et incohérents qui étaient pour moi parfaitement crédibles. Et puis un jour, l'incohérence m'a dérangé. Un jour, je n'ai plus été enfant. Et puis un jour, finalement, si, de nouveau. » Fabcaro.

    Fabcaro, dessine depuis l'enfance et décide de s'y consacrer pleinement à partir de 1996. Il travaille pour la presse ou l'édition, pour différentes revues de bande dessinée (Fluide Glacial, Psikopat, Jade, Tchô !, L'Echo des Savanes, CQFD... Il a publié chez des petits éditeurs comme chez des gros des ouvrages pleins d'humour ou il passe à la moulinette le comportement de ses contemporains, sans oublier de s'égratigner en premier lieu. Après « Carnet du Pérou » qui fut l'un des livres d'humour marquant de 2013, sélectionné pour les prix d'Angoulême en 2014, son dernier ouvrage chez 6 Pieds sous terre, « Zaï Zaï Zaï Zaï », paru en 2015 est un énorme succès, tant public que critique, couronné par de nombreux prix et sélections.

  • Le roux

    Fabrice Erre

    Le roux n'est pas le dindon de la farce que l'on moquera pour ses signes extérieurs visibles, son particularisme. Oui, il peut faire le chemin tout seul, c'est un être pensant, un être pensant roux. A quoi penseriez-vous si vous étiez à la place du roux ? Lui, en tout cas, lutte contre la dictature des apparences, il ne sera pas un "collègue" des blondes ou des profs, non bien heureusement, le roux emprunte une nouvelle voie, mais avec de l'humour drôle, ça nous changera...

  • Un robot géant fait irruption dans la ville et entreprend de la détruire. Privés de leurs repères, écrabouillés les uns après les autres, les habitants tentent d'échapper à la peur en invoquant les remèdes de l'âme et de la raison que sont la justice, la solidarité, la foi ou la science. Le doute et l'inquiétude finissent par gagner le pilote de la machine lui-même, un savant fou pressé par son frère moralisateur de donner un sens à son geste. Mais, à quelque distance du champ de la destruction, certains savent garder la tête froide, conscients des enjeux économiques et politiques soulevés par cet événement. Qui sait si l'angoisse des uns n'entre pas comme fluide moteur dans la froide mécanique du calcul des autres ? Après Démonax et Le roux, Fabrice Erre nous propose une fable moderne et humoristique, La Mécanique de l'angoisse porte un regard décalé sur les grandes peurs auxquelles nos sociétés cèdent périodiquement.

  • On était une bande, égarée dans un quartier flambant neuf au début des années 70. Des terrains vagues, des bois, les routes pas encore finis d'être goudronnées. On faisait nos 400 coups. Il y avait les «plus grands» qui nous pourchassaient en mobylettes, pour nous en faire baver dans la forêt. On se chamaillait aussi avec les gamins des cités voisines. On se passait entre nous une compil K7 qu'on écoutait en boucle sur un gros poste. Il y a avait des lieux qui avaient une aura de mystère, comme ce trou d'eau noire, dont on disait qu'il avait été formé par un avion venu se crasher. Il y avait aussi cet arrêt de bus qui nous terrifiait : la journée c'était notre point de départ vers le monde, vers Paris, mais le soir, surtout les derniers jours du mois, aucun d'entre nous n'y aurait jamais mis les pieds. La misère pousse à bien des extrémités et la rumeur voulait que pour boucler les fins de mois trop courtes, certaines femmes de la cité y passaient le soir... «Ta mère la pute», faut pas croire, c'est pas sorti de nulle part comme expression. Et puis il y a eu cette histoire avec la K7... et là, ça c'est mal passé.

  • Dans un monde qui semble au bord du gouffre, deux frères, las de leur vie urbaine, décident de fuir la ville et de prendre la route. Après avoir volé une pelleteuse en guise de véhicule, ils vont sombrer dans une suite d'engrenages de plus en plus désastreux, se retrouvant mêlés à une histoire de vengeance dont ils deviennent le bras armé, contre un sadique tueur d'animaux. Dans une ambiance froide et suffocante, ce Road Movie violent et peuplé d'images hypnotisantes, la quête de liberté de nos deux anti-héros se transforme rapidement en une fuite inéluctable, loin de la civilisation.

  • Paris tremble ! L'insaisissable Démonax échappe toujours à la police française.
    Le commissaire Lepitre s'arrache les cheveux à tenter d'élaborer des plans pour capturer l'ennemi public n°1. Cependant, dans l'ombre, des individus malveillants échafaudent leurs plans machiavéliques. Qui croirait que Démonax lui-même est en danger ? Et que la République, voire l'Humanité toute entière, sont menacées avec lui ?

  • Ainsi s'ouvre le nouveau livre de Denys Moreau : un matin au réveil, une partie de la soirée précédente échappe à la mémoire du narrateur. Il est assailli par de terribles symptômes touchant aussi bien au corps qu'à l'esprit. dans son lit se trouve... Lucrèce. enfin métonymiquement, puisque c'est le texte De la nature des choses qui partage ses draps.
    Vous l'avez compris, notre conteur a la gueule de bois, confirmant ainsi le titre : Lendemain de cuite avec Lucrèce.
    Il nous emmène naviguer dans le texte philosophique (avec des vrais morceaux de Lucrèce dedans), slalomant entre les affres de son indisposition, et menant une enquête digne d'un épisode du commissaire Maigret. Si le suspense qui tend l'intrigue préserve entièrement le mystère, la chute relève d'une logique implacable.

  • Vie et survie dans la petite couronne.
    Loin des gros titres anxiogènes des médias et des banlieues qui brûlent, selon certains politiques, si on allait écouter ceux qui y vivent ; suivre les traces de ces pères de famille, entre les courses, les gamins à conduire au sport et les déménagements nocturnes.
    Ils ont bien grandi les gamins de TMLP (Ta mère la pute, paru en 2011), aujourd'hui ce sont les pères et les grands frères de la communauté. Et s'il y a toujours un crétin qui vend du shit dans le hall de l'immeuble, ils ont une solution pour lui pourrir le business. Ils sont plus démunis face à la BAC qui met les pinces aux jeunes chiens fous, et se contentent de serrer les poings de rage. Ils n'oublient pas qu'il y a plus important, comme payer la cantine des gosses. Les gamins sont maintenant des tontons presque assagis, ceux qui veillent que ça ne parte pas en vrille à la moindre connerie. Presque aussi surpris que nous, ils constatent que la garderie a remplacé la garde à vue dans leurs agendas. Le temps a passé sur toute une génération.
    À la suite de TMLP (les années d'enfances) puis de Temps mort (2008, chronique de la chute sociale), Gilles Rochier replonge dans la chair de son milieu et brosse, avec La petite couronne, le portrait de sa génération, à l'aube de la cinquantaine, de l'expérience plein les poches - y a de la place - et toujours plus d'amour dans les yeux.

    Une nouvelle édition de Temps mort vient accompagner la sortie de La petite couronne, son nouvel opus urbain.

  • Premier livre de 6 Pieds sous terre et quasi première oeuvre foutrarque de Guillaume Bouzard (Jolly Jumper ne répond plus chez Dargaud) et Pierre Druilhe (Welcome to America chez Ego comme x), Les pauvres types de l'espace sont une synthèse de l'esprit délirant de l'alternatif des années 90, dans son versant humour déjanté et grungy.

    Deux civilisations se rencontrent sur une base spatiale de l'île d'Oléron.
    Choc de deux cultures ou fraternisation spontanée ?
    Pure création issue de l'alternatif des années 1990, Les pauvres types de l'espace a entièrement été conçue en cadavre exquis, par Guillaume Bouzard et Pierre Druilhe, deux auteurs qui ont fait bien du chemin depuis lors !

  • Présentées sous forme de strips aux couleurs bistres - et qui rompent avec l'usage traditionnel du récit court à chute -, les scènes de Vies de la mort agissent par petites touches pointillistes. Peu importe leur ordre de lecture, on suit pas à pas une approche singulière de la question « inordinairement ordinaire » de la mort.
    Très loin d'un simpliste « recueil de gags », le récit insiste, avec acidité, sur le travail de la mort comme un accompagnement quotidien de la vie et non plus comme une simple clôture de celle-ci, dont elle serait l'accident.
    Les situations des vivants résonnent en nous tandis qu'elles parcourent le spectre de notre réalité. L'humour allié au tragique semblent le lien inéluctable qui nous guide à la rencontre de l'ombre funeste.
    Drôle et révoltant, explicite et rêveur, l'auteur nous berce dans nos peurs profondes avec ce livre irradié par l'absurdité des choses.

  • L'histoire du mouvement sectaire protestant révolutionnaire des anabaptistes de Münster est une histoire vraie, peu connue, mais très riche de sens. Elle se passe dans l'Allemagne de 1493 à 1536, à l'époque de Luther, d'Erasme et de Dürer.
    Souvent qualifiés de proto-communistes, les anabaptistes de Münster ont développé une idéologie de la révolution étonnamment moderne, qui trouve de troublantes similitudes avec plusieurs idéologies de notre XXe siècle.
    Dans l'ivresse de leur action, les anabaptistes ont cru toucher de près le faîte de la victoire politique. Mais tout, très vite, s'est précipité vers l'échec, et les anabaptistes furent abandonnés puis trompés par leurs premiers compagnons de route, les luthériens.
    L'Histoire consacra, comme on le sait, les luthériens. En retenant les noms de Luther et de Melanchthon aux dépens de ceux de Joss Fritz, Thomas Müntzer ou Jan van Leiden, l'Histoire a donné raison aux révolutionnaires qui ont su se détourner de l'option radicale, trouvant plus judicieux de pactiser avec les forces politiques dominantes. La véritable défaite politique fut subie par les anabaptistes, anéantis pour ne jamais avoir fléchi, ni accepté la moindre concession.

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