Alexandre Franc

  • Comme chaque année, les vacances d'éte ? ont commencé dans la grande maison familiale. Antoine, adolescent fluet, s'ennuie un peu. Il traîne, maussade, dans un short trop grand, avec son petit frère qui le colle. Heureusement, la jolie Adèle, fille d'une amie de sa mère, est là... Alors qu'un lien fragile est en train de se nouer avec Adèle, déboule tel un ouragan Guillaume, le frère aîné? . Aussi dynamique que trouble, il prend aussitôt la tête de la bande d'enfants.
    Jeux, balades à vélo... Il accomplit aussi quelques exploits q u i i m p r e s s i o n n e n t. Mais contrairement à Antoine qui, par timidite ? reste en retrait, Guillaume savoure ses triomphes et gagne en prestige auprès de la charmante Adèle. Encouragé, Guillaume, en rupture totale avec un milieu corsete ? qu'il abhorre, va pousser loin la provocation en insultant une vieille marchande de bonbons du village.
    Adèle rit. Antoine est choqué et déçu par la réaction de la jeune fille. La mère des trois garçons, elle, dépassée, ne parvient pas à s'opposer à son fils ainé? . Les règles tombent... Alexandre Franc réussit dans ce très bel album, à l'instar de L'effrontée de Claude Miller, à rendre ce poisseux mélange d'ennui et de rêveries, d'exaltation cruelle et de deuils propre à l'adolescence...

  • Macula brocoli

    Alexandre Franc

    • Champaka
    • 5 Novembre 2009

    Avec Macula Brocoli, la science rencontre la fiction. En effet, Edmond refuse l'accès à son génome, préférant ignorer les risques de maladie présents dans son patrimoine génétique. Mais son frère Edgar, en revanche, accepte. Or, Edmond et Edgar sont jumeaux, ils ont donc le même génome. Quelle que soit l'information qui ressortirait de ce séquençage, elle est lourde à porter, puisque pour, chacun, notre destin est écrit : nous sommes tous, littéralement, « prisonniers de nos gènes. » Avec distance et ironie, le dessinateur des Isolés (Ed. Paquet) et de Mai '68, Histoire d'un printemps (Éditions Berg International) fait ici la preuve de son talent graphique et narratif. Dans la mouvance d'un Chris Ware ou d'un Joost Swarte, sa Ligne Claire garde à la fois distance et humanité, dans un ballet qui mène le lecteur à la logique implacable d'un propos éminemment troublant.
    Laurent Alexandre, le co-scénariste, est docteur en médecine, bien connu pour ses idées visionnaires sur le « destin génétique » de l'humanité : « La chute du coût du séquençage d'un ADN, de 100 millions de dollars en 2002 à 50 dollars estimés en 2020, va révolutionner la médecine, et avoir de lourdes conséquences en termes éthiques, politiques, sociaux, industriels et géopolitiques.» Cela a l'air abstrait, mais il n'en est rien : nous entrons dans un « âge génomique » où l'être humain est susceptible d'atteindre rien moins que l'immortalité. Soudain, la question se pose : qu'allons-nous en faire ?

  • Victor et l'ourours

    Alexandre Franc

    L'Humanité était autrefois composée d'une seule chair, que Dieu a faite exploser. Depuis, les corps sont séparés et doivent se reproduire.
    Victor est un brancardier qui erre dans les tranchées et les trous d'obus de la Première Guerre mondiale, parmi les cadavres et les fragments de corps éparpillés. Il pense à une femme dont il est amoureux, Léna. À ses yeux, personne n'existe vraiment, sauf elle et lui.
    Cependant, un monstre de chair parcourt le champ de bataille : l'Ourours.
    Dans cette fable métaphysique dessinée avec grâce et légèreté, Alexandre Franc développe une rêverie singulière, laissant le lecteur décontenancé et séduit.

  • Les isolés

    Alexandre Franc

    • Paquet
    • 25 Avril 2007

    Philippe et Barbara passent une semaine ensemble dans un hôtel au bord de la mer pour réfléchir à leur séparation, après dix ans de vie commune. Alors que Philippe fuit la confrontation, Barbara se rapproche de Rémi, l'employé de l'hôtel et simple d'esprit qui ravive en elle un souvenir d'enfance. Ces trois personnages se croisent sous l'oeil rusé et provocateur de l'hôtelier...


  • Philippe, 30 ans, parisien, voulait entrer en Franc-Maçonnerie. Commence alors pour lui un quotidien loufoque, tendre, très humain avec les Frères et Soeurs de sa Loge. Loge qui subit des problèmes organisationnels risibles. Jérôme Denis, journaliste et franc-maçon au Grand Orient nous propose une histoire inspirée de son expérience, dévoilant « la réalité de la Maçonnerie » loin des scandales financiers ou des grands élans mystiques, présentant ses paradoxes, ses ridicules, et la recherche bancale et maladroite d'un idéal.

  • C'est l'histoire d'un jeune garçon qui se rêve un avenir meilleur et quitte l'Arabie Saoudite pour étudier l'anglais et l'informatique au Pakistan. Deux mois après son arrivée, c'est le 11 septembre 2001. Au mauvais endroit au mauvais moment, le jeune adolescent est vendu par les services secrets pakistanais aux Américains, au prétexte qu'il appartiendrait à Al-Qaïda. C'est une descente aux enfers qui le mène à Guantanamo, au camp X-Ray puis au camp Delta, où il va vitre la routine des tortures, des interrogatoires incessants et vains. Une histoire vraie.

  • Une présentation du mode de vie des premiers hommes en compagnie de Loumi, un louveteau intrépide : découverte du feu, invention de l'art, fabrication d'outils ou encore cohabitation entre chasseurs-cueilleurs et premiers villageois.

  • Cinquante ans après Mai 68, le souvenir reste vif d'une révolte étudiante pleine de flamme et de gaieté. Mais on oublie souvent qu'une grève massive des travailleurs paralysa aussi le pays, menant le régime gaulliste au bord de la chute. Cette bande dessinée retrace les événements d'un printemps pas ordinaire, à travers le récit de personnages fictifs.

  • Du défilé du Bicentenaire de la Révolution aux films publicitaires qu'il a réalisés pour de grands noms du luxe et de la mode, ses images ont fait le tour du monde et ont durablement marqué l'imaginaire contemporain (Perrier, Citroën, Grace Jones, Kodak, Chanel, les galeries Lafayette...). Graphiste, illustrateur, photographe, réalisateur, Jean-Paul Goude est un artiste complet, et l'un des maîtres de la création visuelle contemporaine. Le voici maintenant sacré héros de bande dessinée, avec cet album qui retrace le parcours d'un des grands créateurs d'images de notre temps. Alors que le Musée des arts décoratifs de Paris consacre une rétrospective à son oeuvre dans le courant de l'automne 2011, Thomas Cadène et Alexandre Franc s'emparent du mythe Jean-Paul Goude, et invitent le lecteur à pénétrer dans l'extraordinaire univers du créateur. Enrichi d'une chronologie illustrée (sur le principe des albums sur Le Corbusier ou Marie Curie), cet album rend hommage à l'inventivité de Jean-Paul Goude, qui a ouvert les portes de son atelier aux auteurs pour réaliser cet ouvrage unique.

  • Sans pères ni maîtres, nous ne sommes que des nains assis par terre, et nous cherchons des géants pour nous jucher sur leurs épaules, dit un ami à Alexandre Franc. Ce dernier a trouvé son géant, sur les épaules duquel il souhaite se poser, pour voir plus loin. Ce géant, c'est Régis Debray, intellectuel de haute volée, écrivain exceptionnel, « pointu d'intelligence, raffiné de culture », comme l'écrit Pierre Assouline. Tout en se racontant, au gré de scènes autobiographiques drolatiques, Alexandre Franc interroge le philosophe. Par la bande (dessinée), il le questionne sur la place et le rôle du père, cherchant même en Régis Debray un père de substitution, lui qui trouva, à diverses époques de sa vie, des pères spirituels en Louis Althusser, Fidel Castro, Salvador Allende et François Mitterrand. L'auteur de bande dessinée interroge encore Debray, républicain et jacobin de coeur, sur la patrie, la nation, la France. Interpellé par l'auteur de bande dessinée, l'écrivain riposte. Ainsi se noue, au fil des mois, une correspondance dessinée singulière, légère et grave à la fois, drôle, insolite, et au bout du compte passionnante.

  • Alexandre Franc naît à Lyon en 1973.
    A l'âge de onze ans, il se lance dans sa première bande dessinée. Voitures, pistolets et plis de pantalon sont scrupuleusement recopiés de Tintin.
    Quelques années plus tard, il part à Bruxelles suivre les cours de MM. Pourbaix, Sevrin et Larue à l'institut Saint-Luc. Puis il rentre en France et devient tour à tour infographiste, barman, manoeuvre, archiviste. Son premier album paraît en 2007.
    De 2010 à 2012, il participe au feuilleton numérique de Thomas Cadène, Les Autres Gens, publié en albums chez Dupuis.
    Avec Les Satellites, il raconte de manière subtile et décalée le trouble de l'adolescence, entre mal d'amour et quête d'identité.
    Alexandre Franc vit aujourd'hui à Paris avec sa femme et sa fille.

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