Arts et spectacles

  • Pendant 40 ans d'amitié et de complicité, Pierre Alechinsky a travaillé avec le grand lithographe
    danois Peter Bramsen, dans son atelier à Paris. L'ensemble de ses lithographies, plus de cent
    oeuvres en couleurs, sont reproduites dans ce livre, accompagnées de photographies inédites.
    Avec un texte de présentation et un entretien avec Peter Bramsen signé Valère Bertrand, et un
    texte sur l'expérience lithographique de Pierre Alechinsky.


  • les dessins d'hervé di rosa sont drôles et il aimerait qu'on les prenne au sérieux.
    certains d'entre eux sont sérieux mais il demande qu'on s'en amuse. hervé di rosa aime bien les paradoxes, les pieds de nez, les volte-face, les surprises. on le connaît comme peintre, sculpteur, agitateur ; maintenant il voudrait qu'on se penche sur ses dessins religieusement regroupés dans de grands cahiers en cuir rouge. un jour, un dessin ; un dessin par jour, mais ce n'est pas un journal : c'est une idée, une fleur, un bout de papier collé, une phrase, une image trouvée dans une bd populaire.
    ce ne sont pas des cahiers de voyageur, même si hervé di rosa voyage tout le temps, au mexique, en floride, en afrique, en asie, et même à sète, son village natal. ce ne sont pas non plus des cahiers intimes : ce sont des fourre-tout, et le meilleur dans un fourre-tout, c'est de goûter à tout et de se régaler.

  • Par sa situation géographique et historique, la Suisse romande a joué un rôle considérable dans l'impression d'estampes tout au long du XXe siècle, et notamment l'édition de livres illustrés. Ces ouvrages, souvent confidentiels, constituent un témoignage exceptionnel de la richesse culturelle de ce pays, par leur diversité, leur qualité de fabrication et d'innovation. Outre les auteurs et les artistes venus de pays voisins et de sensibilités contrastées, les éditeurs et les ateliers d'estampes ont joué un rôle prépondérant. Leur prodigalité justifie amplement de se limiter à cette région et à ce siècle, dont ils sont d'ailleurs un miroir exceptionnel. Nous découvrons des livres rares illustrés par Picasso, Braque, Picabia, Matisse, Cocteau, Jean Arp, Sonia Delaunay, et de nombreux artistes suisses et étrangers.

  • " je le répète encore : je ne suis pas un peintre.
    techniquement, je peins comme un enfant ; mais je ne pense pas comme un enfant. je peins pour la même raison que j'écris : parce que je pense. " ainsi s'exprime friedrich dürrenmatt dans remarques personnelles sur mes tableaux et rues dessins, publiées dans ce cahier dessiné. " dois-je écrire ? dois-je peindre ? " dürrenmatt n'a cessé de s'interroger sur sa vocation. il a choisi l'écriture et le théâtre sans pour autant délaisser son oeuvre graphique.
    c'est donc avec une attention particulière qu'il faut considérer cette vision d'un intellectuel, engagé et provocateur. on y découvre ses obsessions de jeunesse, ses visions cauchemardesques, apocalyptiques ou grotesques, souvent inspirées par les récits mythologiques que lui racontait son père pasteur.
    préfacé par paul nizon et commenté par valère bertrand, ce recueil propose une importante sélection de dessins, gouaches et lithographies, depuis ses premiers cahiers d'enfant jusqu'aux " tableaux dramaturgiques " qui ont éveillé depuis sa disparition une curiosité constante.

  • De nombreux peintres et dessinateurs ont fait oeuvre d'écrivain ou de théoricien : Michel-Ange, Van Gogh, Gauguin, Kandinsky, Malevitch, Mondrian, Rothko, Beuys, Jorn. Pourquoi, à leur tour, les écrivains ne dessineraient-ils pas ? On connaît les dessins de Goethe et de Victor Hugo ; a-t-on vu ceux de Barthes, d'Althusser, de Malraux ou d'Hervé Guibert ? Ils ont peut-être griffonné sans autre ambition que le plaisir ou la distraction. Chaque écrivain a ses caprices, ses démons. Le dessin peut leur obéir, même s'il n'est qu'une note au bas d'un manuscrit - chez Stendhal, par exemple. Mais il peut aussi occuper toute la page, et trouver un cadre pour s'accrocher sur un mur d'exposition ou chez un particulier. Les liens entre écriture et peinture, texte et dessin, sont une problématique connue. Jamais, toutefois, on n'aura réuni en un seul volume une telle diversité, de George Sand à Bernard Heidsieck, du romantisme à la poésie sonore en passant par les surréalistes, le nouveau roman ou la beat generation. L'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (IMEC) accueille dans ses archives de nombreux manuscrits où l'image surgit par hasard dans le texte. En associant ce fonds à deux collections privées, ce livre réunit un ensemble d'" oeuvres " résistant à toute classification, un parcours dans l'effort graphique de quelques grands noms de la littérature. Cent cinq auteurs, près de trois cents reproductions : ce sont autant d'invitations à découvrir ces curiosités et à réfléchir aux rapprochements ou aux contradictions qui unissent malgré tout ces deux arts. Au fil des pages, grâce à un classement chronologique et des notices pour chaque auteur, on découvre un lien entre les styles, les techniques utilisées, les périodes traversées. Différents textes précisent le rapport entre cet ouvrage et l'exposition itinérante qu'il accompagne - à l'IMEC (abbaye d'Ardenne, Caen), à Lisbonne, puis à Ixelles. Dès leurs débuts, en 2002, les Cahiers dessinés se sont efforcés de réfléchir sur cette relation entre l'écriture et le dessin, en publiant notamment Copi, Gébé, Pierre Fournier, Roland Topor, Raymond Queneau, Friedrich Dürrenmatt, Edvard Munch, Alberto Giacometti, Jean-Michel Jaquet, Pascal, Christian Dotremont, Pierre Alechinsky. Ce livre s'inscrit tout naturellement dans ce propos.

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