Cahiers Dessines

  • Ce troisième volume des OEuvres de Guido Buzzelli enchaîne les visions d'horreur et de jubilation. Les vacances ; les sorties au cirque, au cinéma ou au musée ; les randonnées champêtres ; les instituts pour jeunes filles de bonne famille ; la plage ; les aéroports ; les cimetières ; tous les lieux publics fréquentés par les masses accueillent de véritables transports en commun : copulations furieuses accompagnées d'actes de torture et de bouffonnerie ; femmes nues mutilées ;
    Anges déchus possédés par des démons, taureaux embrochant des matadors en jarretelles - stupre, furie et Grand Guignol sont au rendez-vous à tous les étages. Avec un trait digne des maîtres italiens de la Renaissance, Guido Buzzelli s'en donne à coeur joie pour restituer la comédie humaine dans son expression la plus crue.
    Sous son pinceau, les faux-semblants s'annulent, les bonnes manières s'oublient, les limites entre les milieux, les générations et les espèces humaine et animale s'effacent.
    Débarrassée de son vernis de culture et de politesse, la société apparaît pour ce qu'elle est : une foire d'empoigne au sens propre du terme.

  • In extremis

    Tomi Ungerer

    Si le public français connaît les affiches politiques de Tomi Ungerer, il ne mesure pas toujours l'étendue de son engagement.   Ces deux cents dessins, dont la plupart sont publiés pour la première fois en France, racontent la révolte constante de Tomi Ungerer contre le racisme, le militarisme, le danger nucléaire, la pollution, mais aussi les hypocrisies de l'Histoire officielle et l'aveuglement de la bonne conscience.   Une puissance d'évocation qui le place parmi les grands dessinateurs de notre temps.

  • The party

    Tomi Ungerer

    Dans The Party, publié pour la première fois à New York en 1966, Tomi Ungerer règle ses comptes avec les milieux américains de l'édition, de la presse et de la publicité.   Mais par-delà sa dimension personnelle, l'album est une critique acerbe de la mondanité occidentale, de sa vacuité insondable et de sa - proprement - monstrueuse prétention.   Un chef d'oeuvre du dessin satirique.

  • Dans ce deuxième volume des oeuvres de Guido Buzzelli publié aux Cahiers dessinés, on retrouve toute sa maestria et son imagination bouillonnante à travers trois histoires dont il est le dessinateur et le scénariste, et une quatrième qu'il n'a fait que mettre en images.
    Dans L'Agnion, le dramaturge Zurmalas aimerait monter une pièce pour dénoncer la corruption du pouvoir.
    Un soir, il croise une créature étrange, mi-agneau mi-lion, qui le conduit à son maître, un certain Salmazur - son portrait craché, son double maléfique. En échange de jouer le rôle du roi, Salmazur lui offre comme seconds rôles un panel de monstres plus vrais que nature, dévorés d'envie et de méchanceté. Mais les pires restent à venir...
    Le monde des Mochetons est divisé en deux : à la surface vivent les « Beaux », jeunes, sains et performants, et dans les grottes, les « Mochetons » : les laids, bêtes et méchants qui triment à leur service.
    Régulièrement, les Beaux se font la guerre par Mochetons interposés qu'ils droguent à leur insu. Mais la révolte couve.
    Mario, quant à lui, exerce le plus vieux métier du monde pour le plaisir de riches dames esseulées. Son plaisir à lui, c'est de voler en deltaplane. Dure sera sa chute, aussi dure et sans issue que celle du Type angélique, un ange, un vrai, égaré ici-bas.
    Quatre fables folles, hypnotiques, drôles et cruelles, unies par le même cercle vicieux des opprimés d'hier qui deviennent les oppresseurs d'aujourd'hui, jusqu'à ce que de nouveaux oppresseurs les renversent. Un monde vertigineusement semblable au nôtre.

  • Le monde selon Topor dévoile de multiples facettes de l'oeuvre de cet artiste hors du commun, l'un des plus marquants et prolifiques de la fin du xx e siècle.
    L'ouvrage raconte de façon inédite l'univers créatif de Topor, le dessinateur et l'écrivain, des années 60 jusqu'à sa mort en 1997.
    Roland Topor débute sa carrière comme dessina- teur d'humour dans une certaine presse : Bizarre en 1958, Arts en 1959, Fiction en 1960 et Hara-Kiri en 1961. C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de Fernando Arrabal. Une amitié très forte naît entre les deux hommes et ensemble, avec d'autres artistes rencontrés lors de ses études à l'École des beaux-arts de Paris, ils créent le groupe « Panique », mouve- ment artistique, qui, malgré son manque de sérieux assumé, va jouir d'une certaine renommée dans le monde des arts et des lettres.
    Toujours empreint d'humour grinçant et d'une cer- taine mélancolie, le dessinateur s'est fait également connaître comme écrivain de nouvelles, de romans, de pièces de théâtre. Il est l'auteur de plusieurs films d'animation, dont le célèbre La Planète sauvage, ainsi que de la série télévisée Téléchat.

  • Oeuvres t.1

    Guido Buzzelli

    Dans les années 1970, une météorite entra dans l'at- mosphère de la bande dessinée ; elle éclata en plu- sieurs morceaux, pareils à des pépites. En quelques épisodes, un personnage tourmenté, faible et inquié- tant se présenta au grand jour : c'était Guido Buz- zelli en personne. L'auteur s'est mis en scène, il s'est travesti tour à tour en raté laid et malingre, en piètre violoncelliste incapable de retenir ses membres livrés à eux-mêmes - une jambe courant toute seule, un bras filant sous la jupe d'une femme... -, en dessi- nateur de bandes dessinées dépressif et paranoïaque, victime kafkaïenne de chirurgiens fous, de psycha- nalystes, d'industriels maffieux, de dictateurs en herbe. Rarement l'art de l'autoportrait a été mené si loin dans l'autodérision et le mépris de soi-même.

  • Pensées secrètes

    Tomi Ungerer

    Tout le monde connaît les livres pour la jeunesse de Tomi Ungerer. En France, on connaît moins ses dessins «pour adultes» - dessins d'humour noir, dessins érotiques ou dessins politiques -, pourtant largement diffusés, notamment aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne et au Japon. Il était temps de rendre justice à cet immense dessinateur. C'est pourquoi les Cahiers dessinés ont décidé de publier ses principaux ouvrages.
    Cet automne, c'est donc avec Pensées secrètes que s'ouvre la série. Dessins cruels, dessins surgis du fond de l'inconscient et du non-dit, astuces graphiques : tout est bon pour Tomi Ungerer qui laisse ici se déployer son insatiable imagination. Publié à l'origine aux USA sous le titre The Underground Sketchbook, repris partiellement en 1964 par Denoël, ce livre est un ouvrage majeur du dessin d'humour noir.

  • Mémoires

    Siné

    Virtuose de l'humour noir et du dessin corrosif, précurseur de l'esprit d'Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, Siné fut autant admiré que craint et détesté.   Pour la première fois publiés intégralement aux Cahiers dessinés, selon le voeu de Siné lui-même, ses Mémoires, augmentés de nombreux documents inédits, restituent dans toute leur vigueur la truculente férocité de son coup de crayon, la lucidité incorruptible de son esprit frondeur et la tendresse de l'homme aux chats.

  • À Vevey, au bord du Léman, dès le 1er novembre 2018, le Musée Jenisch présente une exposition des Cahiers dessinés intitulée « Dessin politique, dessin poétique », qui rassemble près de 70 artistes, classiques et contemporains, célèbres ou méconnus, aussi divers que Rembrandt, Bruegel, Callot, Goya, Daumier, Steinlen, Vallotton, Ensor, Klee, Giacometti, Kentridge, Topor, Siné, Chaval, Sempé ou Folon.   Ce n°12 tient lieu de catalogue d'exposition. Avec le concours d'écrivains et de critiques, il invite à réfléchir à deux langages apparemment antinomiques : le dessin politique comme « vision du monde » et le dessin poétique, ici circonscrit à la seule représentation du paysage. Mais les liens entre ces langages sont plus étroits qu'ils n'y paraissent : de nombreux dessinateurs politiques se sont essayé au paysage et de nombreux paysagistes ont exprimé leurs convictions politiques, au risque de politiser la poésie et de poétiser la politique. Cette confrontation nous incite à mieux appréhender la richesse et la complexité de l'art du dessin ; elle est un prétexte à un dialogue inédit.

  • Topor, Voyageur du livre est le second tome consacré exclusivement aux dessins d'illustration de Topor.
    Roland Topor entretenait avec la littérature et l'objet livre un rapport intime et passionnel. À quinze ans, moment où il fait la découverte d'Alfred Jarry, il oriente sa culture : littérature populaire, auteurs surréalistes, polar, science-fiction, humour, poésie, fous littéraires de toutes périodes et de tous pays. Gourmet, Topor savait apprécier les différents degrés de l'ivresse littéraire et bibliophilique ; l'amour du fond et de la forme. Alors qu'il avait commencé par se faire connaître comme dessinateur d'humour dans une certaine presse : Bizarre, Hara- Kiri... il a simultanément démontré son attachement aux livres. D'un simple frontispice pour le livre confidentiel d'un ami poète à l'illustration des oeuvres complètes à gros tirage, Topor affirme le même génie, créatif et original, que quand il travaille pour la presse, mais il consacre au livre un soin tout particulier qui le fait entrer dans la famille des grands enlumineurs de textes.
    Ce livre permet de réunir des dessins très peu connus, parce qu'ils ont souvent été publiés dans des livres de bibliophilie réservés à des collectionneurs, ainsi que d'autres, pour la plupart oubliés, de ses grands travaux d'illustration pour les clubs du livre en Suisse et en France. Plusieurs centaines de dessins sont remis dans leur contexte de publication, permettant ainsi d'embrasser l'originalité de l'oeuvre d'un Topor illustrateur de livres.

  • Topor dans la presse est le premier livre consacré exclusivement aux dessins de Roland Topor publiés dans les journaux et les revues du monde entier. Ainsi, en près de quarante ans, il a pu notamment dessiner dans Bizarre, Arts, Le Rire, Fiction, Haute-Société, Hara-Kiri, Elle, Il Delatore, Graphis, L'Enragé, Action, Charlie Mensuel, The New York Times, Le Canard Enchaîné, Le Fou Parle, Il Corriere della sera, Le Monde, Le Nouvel Observateur, Die Zeit, Autrement, Frankfurter Allgemeine Zeitung, Il Male, Il Giornalone, Libération, Passages, 7 à Paris, L'Idiot International, L'Evénement du jeudi... Si le dessin de presse n'est qu'une partie de l'oeuvre de Roland Topor, elle est pourtant vertigineuse. En quantité et en audace. Et l'on retrouve toute sa virtuosité conceptuelle, sa pertinence humoristique, son potentiel graphique, son génie.
    La presse était pour lui un vecteur de créativité aussi opportun qu'une galerie, un musée, un livre, une affiche, un film, un décor de scène, un objet.
    Ces dessins, ayant été publiés de façon éphémère, sont pour la plupart inconnus, même des spécialistes. Plusieurs textes et témoignages accompagneront cette monographie, notamment sous la plume du cinéaste Pascal Thomas, ami intime de l'artiste.
    Un texte de présentation apportera des éclairages quant aux participations significatives de Topor à certaines publications. Des légendes permettront de situer précisément chaque dessin. Un cahier de photographies montrant Topor au travail servira d'introduction à l'ouvrage.

  • L'inconnu

    Anna Sommer

    Hélène, séduisante quadragénaire propriétaire d'une boutique de mode, découvre un nourrisson dans la cabine d'essayage, et le recueille dans son arrière-boutique, sans en souffler mot à Antoine, son mari. Vicky et Wanda, deux adolescentes désinhibées, partagent une chambre d'internat et la plupart de leurs secrets, dont la grossesse de Vicky, fruit de sa relation amoureuse avec Antoine, qui n'est autre que leur professeur d'histoire. Pour compenser les inexplicables élans maternels de sa femme, Antoine lui offre un chien. Sous couvert de promenades, Hélène et le chien rendent clandestinement visite à l'enfant, jusqu'au jour où...
    Avec cette histoire tendre et grinçante, Anna Sommer revient à la bande dessinée, pour notre plus grand plaisir... et frisson. L'innocence, comme le diable, se cachent dans les détails de son dessin indiciblement subversif.
    Doux et acide, dénué de toute mièvrerie, son univers résolument féminin fait rimer légèreté et cruauté, et ne cesse de s'enrichir de nouvelles trouvailles.

  • Les politiciens étaient venus de la capitale pour diffuser des paroles malveillantes, et les premiers miliciens étaient apparus sur la colline.
    Le régime en place avait décidé l'extermination de la minorité. Il jugeait cette "mauvaise ethnie" acquise à la rébellion armée du Front patriotique. Décidé à garder le pouvoir coûte que coûte, il avait su convaincre la population que l'éradication de ces "ennemis de l'intérieur" était une nécessité. Entre huit cent mille et un million de personnes avaient péri en trois mois. Sur sa colline, elle était la seule survivante du génocide, la seule à conserver le souvenir des siens.
    Sa famille, ses amis, son village : tout semblait à jamais effacé. Les caméras de télévision étaient pourtant venues, mais trop tard, après les massacres. Les journalistes cherchaient-ils à témoigner du drame ou juste à saluer l'abnégation des soldats du "seul pays de la communauté internationale à avoir tenté quelque chose"? Cette histoire, c'est aussi l'histoire d'une rescapée.

  • Berck

    Gébé

    Au début des années 1960, dans Hara-Kiri, Gébé donne vie à une drôle de créature, ni homme ni ani- mal, grotesque et angoissante, qui évolue dans des situations à la fois inquiétantes et loufoques. Berck apparaît comme un nouveau fléau de la société, indestructible sous son apparence bonhomme. Il sème la panique dans la population qui, néanmoins, se résigne à l'accepter comme une fatalité. L'univers décalé de Gébé met en scène un Berck qui se joue de toutes les situations de la vie quotidienne, se gavant d'éther et de mercurochrome pour coucher à l'hô- pital, tuant son ennui en crachant dans une bassine jusqu'à la faire déborder. En matérialisant d'image en image une véritable bombe à retardement, Gébé imagine un type unique de personnage de bande dessinée : le héros purement négatif, absurde, anar- chiste et poétique.

  • En 83 épisodes de 2 500 signes, longueur de la chro- nique imposée par Siné Hebdo en 2008, Delfeil de Ton raconte l'aventure d'Hara-Kiri Hebdo. Non seu- lement parce qu'on dit souvent n'importe quoi sur cette histoire, mais parce qu'il en a des souvenirs vécus : de son arrivée en 1967 dans Hara-Kiri Men- suel, en passant par l'interdiction d'Hara-Kiri Hebdo en 1970 et la naissance de Charlie-Hebdo la même année, c'est aussi du parcours journalistique unique de DDT qu'il est question. Il raconte ainsi la nais- sance de ses fameux « Lundis », rappelle les interdic- tions successives d'Hara-Kiri, avant qu'il ne devienne le journal culte que l'on sait. Invité comme un intime dans la « famille », il participe à la folie de Cavanna et Bernier : la création d'un hebdomadaire en plus d'Hara-Kiri et de Charlie Mensuel, entre audace et inconscience, frasques et défauts de paiements.
    Voici une histoire d'argent et de politique, de cen- sures, de procès et de scandales. Voici aussi une histoire d'amitié, de jeunesse et de culot. Delfeil de Ton, de son propre aveu, « n'a pas l'étoffe d'un his- torien », ou alors d'un historien « bordélique ». Et c'est tant mieux, puisque c'est avec la verve du chro- niqueur qu'il nous fait revivre l'équipée des « onze mercenaires » : Choron, Cavanna, Fournier, Reiser, Wolinski, Cabu, Gébé, Isabelle, Madjoub, Willem et lui-même.

  • À l'heure où l'héritage de mai 1968 soulève de nouvelles passions, l'historien Stéphane Mazurier revient sur l'histoire d'une expérience unique dans la presse d'actualité : celle du journal satirique L'Hebdo Hara-Kiri, interdit en 1969, devenu Charlie Hebdo, publication à la fois marginale, populaire et emblématique des années 1970.
    Caractérisé par son exceptionnelle liberté de ton et l'originalité de son fonctionnement (refus du financement par la publicité, totale liberté d'expression des chroniqueurs et des dessinateurs mis pour la première fois sur un pied d'égalité.), l'hebdomadaire s'impose comme un pionnier de l'utopie, de la critique et de la provocation, alors partout absentes de la presse. Pourtant, Charlie Hebdo ne relève pas du divertissement : son propos est avant tout libertaire, écologiste, féministe, anticlérical, antimillitariste et opposé à tout compromis dogmatique, sans oublier ses rubriques pour la défense des animaux et contre les injustices de l'univers carcéral.
    Loin de la polémique, cet ouvrage de référence retrace le parcours du « seul journal au monde dont chaque collaborateur était une vedette » (Cavanna). À travers l'histoire de ses revers financiers, de ses échecs et de ses coups de génie, se dessine en filigrane le portrait d'une époque durant laquelle la société a connu des bouleversements majeurs.
    La ravageuse audace de Charlie Hebdo lui a valu quelques couvertures mémorables, plusieurs scandales et d'innombrables procès ; son histoire est celle d'un combat, souvent excessif, contre la censure, l'ordre et le conformisme - et en faveur d'une liberté absolue du rire et de l'intelligence.

  • Tout le fait rire : la vie conjugale, la vie de bureau, la vie éternelle. Mais ce qui l'excite le plus, c'est la vie politique. Il s'en délecte. La cadence folle de l'actualité brûlante lui apporte tous les jours son lot de dérision. Et c'est à chaque fois une petite scène risible, avec ses répliques et ses disputes convenues. Mix & Remix observe les animaux politiques comme un zoologue ; il les prend au mot, en général en flagrant délit de mauvaise foi, et puis, d'un trait, nous les montre sous leur vrai jour : celui de la vanité, du cynisme, de la duperie. Il ne fait pas de quartier. Il sait que, pour supporter l'insupportable, il n'y a que le rire. Alors nous rions avec lui. Mais pourquoi rions-nous ? Nous rions parce que, grâce à lui, tout nous paraît soudain comme absolument évident. Il suffisait d'y penser. En nous révélant sa vérité des choses, Mix & Remix nous révèle à nous-mêmes, nous remet le nez au milieu de la figure. C'est là tout l'art du grand dessinateur humoriste.

  • Et si les fleurs avaient une sexualité humaine ? Bosc s'amuse de cette idée saugrenue ; il invente un kama sutra, et puis très vite sa fantaisie érotique le pousse à toutes sortes de pirouettes graphiques. Un livre tendre, pudique, d'un érotisme amusé, suggestif mais jamais vulgaire.

  • Sauf erreur

    Jean Laplace

    Depuis le 29 août 1966, Jean Laplace dessine, six jours par semaine, son gag quotidien, qu'il duplique en y ajoutant huit erreurs. Cet homme extrêmement modeste, oeuvrant depuis son petit appartement situé au nord d'Annecy - sa ville natale - a accompli à ce jour plus de quatorze mille jeux d'erreur, d'un trait qui n'a guère changé. Son univers ne doit rien à l'actualité ; il appartient au dessin d'humour le plus classique, le dessin muet, sans bulle ni légende, inspiré par les situations absurdes du quotidien. Il n'a d'autre ambition que de « déclencher un rire intérieur ». Laplace, qui travaille comme un artisan solitaire, a toujours évité que l'on parle de lui, préférant s'adonner à la pêche, à la randonnée ou à la cueillette des champignons. Rien de spectaculaire dans son oeuvre discrète, mais une petite musique pince-sansrire et tonique qui fait chaque jour le délice de millions de lecteurs à travers le monde : France, Suisse, Belgique, Autriche, Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Suède, Espagne, Grande-Bretagne, Israël, Nouvelle-Zélande, Australie, Corée du Sud, Japon, Brésil, Mexique, Canada, Sénégal, Côte d'Ivoire, Gabon, Cameroun. Délivrés du jeu des erreurs, les dessins de Laplace se donnent pour ce qu'ils sont :
    De purs dessins d'humour, dans la pure tradition de cet art singulier. Laplace y figure comme un de ses dignes représentants, à la fois méconnu et mondialement célèbre.

  • Un pas de cote

    Gébé

    DANS LA MAISON, sous le toit où l'on devine des hiboux, entre des tranchées de livres, de journaux et de paperasse, il y a une table à dessin ; et devant elle, un peu caché par une muraille de mystères, il y a Gébé, fidèle à son poste de sentinelle.
    Mais que guette-t-il, à cette heure tardive de la nuit? Au fond, il ne le sait pas lui-même, car c'est toujours sans prévenir que s'avancent sur sa feuille blanche des silhouettes, des paysages, des constructions échafaudées sans le moindre plan, et puis des mots, des rêves, des idées qui se bousculent et trépignent. Il faut l'entendre, ce vacarme sur le papier! et il faut savoir s'y perdre, dans ces histoires, ces rires, ces drôles de folies, dans ces milliers de dessins qui dorment auprès des mulots.
    Il faut s'y perdre, pour mieux se retrouver. Et celui qui se retrouve n'est plus tout à fait le même: sans prévenir, il a fait " un pas de côté ".

  • Tout peut arriver

    Anna Sommer

    Après avoir publié Amourettes en 2002, un recueil de ses premières gravures sur zinc, dans la collection Les Cahiers dessinés, Anna Sommer présente aujourd'hui Tout peut arriver, son autobiographie en bandes dessinées.
    Sur un ton humoristique et tendre, Anna Sommer révèle les détails intimes et toujours déconcertants de son enfance, de son adolescence et de sa vie professionnelle et conjugale.
    Elle évoque ses premiers souvenirs dans une famille ordinaire d'un petit village de Suisse alémanique, son premier baiser, ses premières expériences professionnelles, notamment comme modèle dans un cours de dessin académique, et nous dévoile, derrière la façade d'une existence apparemment sans histoire, un monde secret et fantasmatique.

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