Glenat

  • L n'est jamais trop tard pour vivre une grande aventure.

    Au soir d'une vie rangée et précautionneuse, un notaire en retraite va partir à l'aventure pour la première fois de son existence. Petite aventure, mais véritable odyssée pour lui. Lancé aussi vite que ses vieux os le lui permettent sur les traces d'un hypothétique héritier, au volant d'un coupé qui n'avait jamais quitté le garage et accompagné d'un curieux passager, il va découvrir qu'il n'est jamais trop tard pour en apprendre sur les autres...
    ... et sur soi-même.

    Fort d'une carrière de déjà plus de 20 ans, et de quasiment autant d'albums, Sylvain Vallée est devenu l'un des plus grands représentants de la ligne claire revisitée, héritée des grands maitres tout en faisant preuve d'une modernité indéniable. La magie de son dessin et de sa mise en scène graphique réside dans le fait qu'il en émane toujours la juste intention, le juste regard, la juste émotion... Il s'essaie avec succès et pour la première fois au roman graphique, en associant son talent à celui de Mark Eacersall, dont l'écriture cinématographique, tout en rythme, en pleins et déliés, trouve ici un adoucissement et une tendresse, liés au sujet abordé, sans rien perdre de son mordant. Les auteurs, tous deux primés à Angoulême (pour Il était une fois en France et GoSt 111), associent leurs talents de conteurs dans ce road trip initiatique, drôle et poétique, révélant des sentiments profonds et humains, dont la saveur subsiste encore en nous bien longtemps après la lecture de cet album aussi singulier qu'universel.

  • L'incroyable histoire vraie de l'arme la plus effroyable jamais créée.

    Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l'existence de la bombe atomique, première arme de destruction massive. Mais dans quel contexte, comment et par qui cet instrument de mort a-t-il pu être développé ?

    Véritable saga de 450 pages, ce roman graphique raconte les coulisses et les personnages-clés de cet événement historique qui, en 2020, commémore son 75e anniversaire. Des mines d'uranium du Katanga jusqu'au Japon, en passant par l'Allemagne, la Norvège, l'URSS et le Nouveau-Mexique, c'est une succession de faits incroyables mais vrais qui se sont ainsi déroulés.

    Tous ceux-ci sont ici racontés à hauteur d'hommes : qu'ils soient décideurs politiques (Roosevelt, Truman), scientifiques passés à la postérité (Einstein, Oppenheimer, Fermi...) ou acteurs majeurs demeurés méconnus, tels Leó Szilàrd (le personnage principal de cet album, un scientifique qui remua ciel et terre pour que les USA développent la bombe, puis fit l'impossible pour qu'ils ne l'utilisent jamais), Ebb Cade (un ouvrier afro-américain auquel on injecta à son insu du plutonium pour en étudier l'effet sur la santé) ou Leslie Groves (le général qui dirigea d'une main de fer le Projet Manhattan) - sans oublier, bien sûr, les habitants et la ville d'Hiroshima, reconstituée dans La Bombe de manière authentique.

    Extrêmement documenté mais avant tout passionnant, comparable en cela à la série TV Chernobyl, cet ouvrage s'impose déjà comme le livre de référence sur l'histoire de la bombe atomique.

  • Ma vie posthume ; Intégrale t.1 et t.2 Nouv.

    Par les auteurs de Peau d'Homme.Emma Doucet, vieille dame au fichu caractère, se laisse vivre depuis le décès de Pierre, son mari tant aimé. Un beau jour, dans son salon, elle reçoit une balle tirée d'on ne sait où ! Emma se relève de sa chute dans un drôle d'état : morte. Mais pas sous forme de spectre ou d'esprit ! En fait, mis à part un trou dans sa maigre poitrine et quelque chose de différent dans son regard, pas grand-chose n'a changé... Pour passer le temps qui ne lui est désormais plus compté, Emma se remémore le passé et se pose des questions : pourquoi son cher mari n'est pas revenu lui aussi ? Qui a bien pu la tuer ? Et que vont dire les voisins ?Au-delà du savoureux mélange où se côtoient humour macabre, aventures burlesques et questionnements existentiels, Hubert et Zanzim dressent le magnifique portrait d'une femme ayant traversé toute l'histoire du XXesiècle. Une réédition en intégrale dans un plus grand format avec une couverture inédite.

  • L'île aux femmes Nouv.

    L'île aux femmes

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    Un conte féministe... par l'auteur de Peau d'Homme.Céleste Bompard est un « coq en l'air», un as de la voltige. Ses prouesses lui valent un large succès auprès de la gent féminine. Il aligne les conquêtes. Engagé alors que la Grande Guerre éclate, il est chargé de transporter les lettres que les soldats du front écrivent à leurs femmes. Mais lors d'une mission, Céleste est victime d'un tir ennemi et son biplan se crashe sur une île mystérieuse. Obligé de survivre dans cet endroit visiblement désert, il trompe son ennui en lisant les lettres que les poilus destinent à leurs femmes. Un jour, en parcourant les lieux, il découvre un jardin d'Éden entièrement peuplé de femmes! De véritables amazones, aussi belles que redoutables, qui ne tardent pas à le capturer pour remplacer leur « reproducteur » actuel. Alors qu'il avait l'habitude de mener la danse avec les femmes, voilà que Céleste est devenu leur esclave !Truculent et feministe, l'ouvrage intégré à la collection « 1000 Feuilles » de Zanzim colorisé par Hubert revient. Pour cette nouvelle édition, il est agrémenté d'une couverture inédite.

  • Une course poursuite contre le temps perdu...

    Que feriez-vous si d'un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu'un jour sur deux ? C'est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d'une vingtaine d'années qui, sans qu'il n'en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu'un jour entier vient de s'écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n'a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée. Mais petit à petit, l'alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s'évaporant progressivement dans le temps... Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ?

    Au-delà d'un récit fantastique totalement prenant, Ces Jours qui disparaissent, roman graphique en couleurs de 200 pages à la personnalité très marquée, pose des questions fortes sur l'identité, la dualité de l'être et le rapport entre le corps et l'esprit. Tout du long, le lecteur se demande si Lubin disparait vraiment ou s'il est atteint de schizophrénie. Évidemment, le jeune et talentueux Timothé Le Boucher, qui signe ici son troisième ouvrage, se garde bien d'y répondre... Et si ce personnage qui en chasse un autre était tout simplement l'homme adulte qui, petit à petit, chasse l'enfant qui est en lui ?

  • À quoi bon se souvenir qu'on a vécu l'enfer ?

    La police arrête une jeune fille errant dans la rue, couverte de sang, un couteau à la main. En se rendant chez elle, les agents découvrent avec effroi une scène de massacre : toute sa famille a été assassinée... 6 ans plus tard, Pierre Grimaud, l'unique survivant du « massacre de la rue des Corneilles », se réveille d'un profond coma. L'adolescent de 15 ans qu'il était au moment des faits est aujourd'hui un jeune homme de 21 ans. Désorienté, encore paralysé et souffrant d'amnésie partielle, il est pris en charge par le docteur Anna Kieffer, psychologue spécialisée sur les questions de criminologie et de victimologie. Pendant leurs séances, Anna tente de l'amener à se souvenir des circonstances du drame, malgré ses pertes de mémoire. Pierre lui évoque la présence mystérieuse d'un « homme en noir » qui hante ses rêves, probable réponse inconsciente à son traumatisme. Après plusieurs rendez-vous, Anna découvre en Pierre un être sensible et très intelligent. Touchée par son histoire, elle se met même à le prendre en affection. Petit à petit, une véritable complicité s'installe entre eux. Anna n'imagine pas à quel point ce patient va changer sa vie...

    Après le remarqué Ces jours qui disparaissent, Timothé Le Boucher revient avec un ouvrage témoignant une nouvelle fois de sa science narrative exemplaire. S'inscrivant dans une veine plus réaliste, Le Patient est un thriller psychologique prenant et surprenant, laissant entrevoir quelques-uns des thèmes de prédilection de l'auteur : le rapport à l'autre, la notion du « temps », de l'identité et de la mémoire.

  • La bible de la musique indépendante !
    Ces hommes et ces femmes ne sont pas connus du grand public et pourtant, leurs oeuvres ont bouleversé l'histoire de la musique. Pour remettre sur le devant de la scène des artistes dont la popularité n'égale pas l'influence, Arnaud Le Gouëfflec et Nicolas Moog nous content les histoires de ces fabuleux créateurs. Parmi eux, (re)découvrez le génie sensible et maniaco-dépressif Daniel Johnston, la reine péruvienne de l'exotica Yma Sumac, l'improbable SDF aveugle Moondog, les chineurs classieux de The Cramps, la légendaire Patti Smith et tellement d'autres... Véritable bible illustrée de la scène musicale underground, cette anthologie de 50 récits biographiques invite à découvrir des maestros méconnus, géniteurs de chefs d'oeuvres sous-écoutés. Destiné aux érudits comme aux simples curieux, Underground parvient par ses nombreuses anecdotes et son sens du récit à ouvrir les portes d'incroyables mondes personnels et sonores. Plus important encore - car sens premier de l'ouvrage finalement - ces pages vous donneront envie d'aller plus loin et d'écouter tous ces trésors oubliés.

  • Le match du siècle n'a pas tout dit...

    Séville, le 8 juillet 1982. Demi-finale de la coupe du monde de football opposant la France à la République Fédérale d'Allemagne. 58e minute de jeu. Sur une ouverture lumineuse de Michel Platini, Patrick Battiston se présente seul face aux cages du gardien allemand Harald Schumacher. Sorti à sa rencontre sans regarder le ballon, celui-ci percute alors de sa hanche la tête de l'attaquant français en pleine course, le laissant inconscient sur le sol. Une heure plus tard, l'équipe de France s'incline après une séance de tirs au but. Pour beaucoup, l'un des plus grands drames de l'histoire du football vient de s'écrire. Une injustice, une tragédie... pire, le traumatisme d'une nation toute entière ! L'attentat de Schumacher, la supériorité française, les pleurs de Platini, l'espoir, la joie, la haine : tout a été écrit sur ce match d'anthologie. Tout, ou presque... Hantés par les fantômes de Séville, Didier et Fred, deux potes fans de foot à la limite de la névrose, décident de nos jours de mener l'enquête. Ce qu'ils ont découvert, personne n'y avait fait attention : un détail, qui aurait pu changer le cours de l'histoire. Le match du siècle n'a pas encore tout dit...

    À la fois truculente et extrêmement documentée, cette enquête fiction raconte, avec humour, l'une des pages les plus douloureuses du sport français dont les cicatrices n'ont toujours pas été pansées. Mais au-delà du mythe de France-Allemagne 1982, Les Fantômes de Séville offre aussi un formidable travail sociologique sur la France de la fin des trente glorieuses - dont les auteurs prétendent que cette défaite en a précipité la chute ! Hilarant et passionnant, un ouvrage qui se dévore que l'on soit amoureux de ballon rond ou non.

  • L'esprit de la forêt incarné.
    La jungle. Ses immenses étendues, son climat tropical, ses si nombreux coins isolés aménagés par une végétation toujours plus dense... Dans cette humide et épaisse forêt, le cadre et l'atmosphère poussent à l'intimité. Niala, pendant féminin de Tarzan, en incarne l'esprit et y transmet avec patience et générosité sa maxime : le plaisir est le plus beau des remèdes, la solution à tous les différends, un délice qui éclaire les esprits et jamais ne doit générer la honte... Cette leçon, elle la tient des Bonobos à qui elle doit son éducation. Dorénavant, elle profite à tous et notamment aux occidentaux qui, en pleine époque coloniale, risquent leurs vies et s'aventurent dans cette contrée si éloignée de leurs us, coutumes et foyers. Tous ces colonisateurs, qu'ils soient hommes et femmes de Dieu, aventuriers ou aventurières... grâce à Niala, ils peuvent s'oublier. Avec un naturel qui réussit à les décontenancer, ils réalisent l'éventail des possibilités qu'offrent les distractions du corps quand l'esprit s'échappe de ses habitudes et de ses préjugés...
    Avant tout hommage aux BD d'aventures décomplexées des années 50, Niala réalise le prodige de les dévergonder. Ce recueil d'histoires courtes coquines de Jean-Christophe Deveney, illustré par la virtuosité de Christian Rossi, réussit à fondre en un seul objet sensualité, aventure, humour et sagesse. Niala est un ouvrage pénétrant où les idées les plus belles se révèlent dans la beauté de corps entremêlés.

  • Une plongée vertigineuse dans le monde des informateurs de la police.

    Père modèle mais sans emploi, Goran Stankovic accepte un job véreux, se fait arrêter et n'a d'autre choix que de collaborer en devenant « indic' ». Coincé entre truands et police, dans un monde de manipulations, Goran va devoir jouer un double jeu périlleux pour s'en sortir.

    Coécrit par Mark Eacersall, scénariste venu de l'audiovisuel, et Henri Scala, pseudonyme derrière lequel se cache un commissaire passé par des services d'investigation prestigieux, GoSt111 est autant un polar haletant qu'une plongée vertigineuse dans le monde méconnu des informateurs de la police. Un récit noir ciselé et hyperréaliste, transcendé par le trait expressif de Marion Mousse.

  • L'histoire de l'homme derrière la célèbre émission de Strip Tease « La Soucoupe et le perroquet ».

    Au commencement il y a Jean-Claude Ladrat, un homme qui fabrique des soucoupes dans son jardin, d'abord un engin flottant - pour une dérive de 91 jours dans l'Atlantique ! - puis une machine volante. Dans les deux cas, l'objectif est clair : rallier, coûte que coûte depuis sa Haute-Saintonge, les Bermudes. Il est soutenu par sa mère, Suzanne, qui conserve dans une boîte un perroquet séché, Nini, que les médias ont immortalisé dans la mythique émission belge Strip Tease. Mais que sont-ils devenus ? Quelle fut l'enfance de Jean-Claude Ladrat ? Quand se décide-t-il à tirer des plans sur la comète ? Pourquoi se retrouve-t-il dans les années 2000 devant les Assises puis derrière les barreaux ?
    C'est sous le signe du gonzo journalisme que Jean-Charles Chapuzet a retrouvé Jean-Claude Ladrat dans l'idée de connaître sa véritable trajectoire, à savoir l'avant et l'après de la « gloire » cathodique. Il reste le coup de crayon de Boris Golzio pour que sorte de terre cet album tragi-cosmique dans lequel les rêves se cognent à la réalité. C'est l'histoire de La Soucoupe et le Prisonnier.

  • Une des plus incroyables odyssées humaines de l'Histoire a eu lieu il y a un peu plus de 220 ans. Environ 1 500 hommes et femmes ont été déportés, entassés à bord de 11 navires, parcourant plus de 24 000 km sur trois océans. Ils étaient des bagnards, des forçats, des condamnés... le rebut de l'Angleterre ! On les a envoyés à l'autre bout du monde, dans un pays qui n'existait pas encore. Aller sans retour vers l'enfer ou chance inespérée d'une nouvelle vie ? Plus rien ne sera comme avant autour de ce nouveau monde, issu d'une terre ancestrale que les habitants d'origine appelaient Bandaiyan...

  • L'odyssée Terra Australis n'était qu'un début...

    Ils étaient militaires, bagnards, forçats, condamnés... le rebut de l'Angleterre. Ils n'avaient pas d'avenir, on leur en a offert un de force : une vie sur les lointains et hostiles territoires de la « Terra Australis. » Aujourd'hui, plusieurs années ont passé. Des colonies se sont établies, mais l'équilibre y est plus que précaire. Les agressions sont nombreuses, les pendaisons fréquentes, la maladie et la famine impitoyables. Sous les yeux hagards des premiers habitants de ces terres, c'est un nouveau monde qui se construit. Un autre qui disparaît.

    5 ans après Terra Australis, LF Bollée et Philippe Nicloux donnent une suite tout aussi brillante à leur odyssée historique. Le récit incroyable mais vrai de la création de l'Australie.

  • La vie d'un écrivain. Le combat d'un homme.

    Né en 1840, Émile Zola n'est pas seulement l'un des plus grands écrivains du panthéon français. C'est également l'auteur d'une vie engagée, à l'image de son oeuvre. De son enfance à Aix-en-Provence, élevé seul par sa mère dès l'âge de 7 ans, il nourrit très vite une aversion pour l'injustice sociale et un besoin de la dénoncer par les mots. Ses premiers succès littéraires le placent alors, logiquement, comme le chef de file des naturalistes. Émile Zola raconte le vrai monde, il prend la défense des faibles, des peintres et des poètes ; il pourfend le second Empire, l'ordre moral de Thiers. Zola n'est pas qu'un écrivain, c'est un combattant. Et c'est alors que l'auteur assiste, horrifié, au calvaire judiciaire du capitaine Dreyfus que le versant politique de son oeuvre prend une toute autre dimension...
    Centré sur la vie d'Émile Zola et son implication dans l'affaire Dreyfus, ce passionnant roman graphique, écrit par Jean-Charles Chapuzet et dessiné à quatre mains par Vincent Gravé (story-board) et Christophe Girard (story-board, dessin et couleurs), nous plonge avec force dans les années mouvementées du second Empire pour mieux percevoir, derrière la vie de l'écrivain mythique, le combat de l'homme.

  • Girls don't cry

    Nine Antico

    Les filles sont toutes différentes, et toutes pareilles. Elles veulent être originales, mais malgré leurs efforts finissent par se ressembler. Incarnations de la fraîcheur et de la jeunesse, elles se complaisent parfois dans une mélancolique indolence qui leur donne un peu de sérieux au milieu d'une déferlante de futilités.Avec cet album d'histoires courtes, la talentueuse Nine Antico scrute de près les émois de la vie de jeunes adolescentes parisiennes. Elle oscille entre tendresse et cruauté, entre trait art nouveau et motifs contemporains. Et nous, on suit sans hésiter son inexorable ascension dans le coeur des chroniqueurs de magazines branchés, et des teenagers à lunettes Wayfarer. Nine Antico, c'est déjà une icône de la nouvelle génération, notamment depuis son album à l'Association, Coney Island Baby.

  • America

    Nine Antico

    Nouvelle vie au Nouveau Monde.

    Ça y est, Pauline fait officiellement partie de la catégorie « larguée. » Seulement, la fameuse dépression post-rupture qu'on lui a promis tarde à arriver. En attendant, Pauline s'ennuie ferme. D'autant que c'est le mois d'août à Paris. Tous les bons copains sont partis, il ne reste plus que ceux de seconde zone avec qui partager son malheur. Pauline en a marre, elle a besoin de changer d'air. Sur un coup de tête, elle décide de partir pour les États-Unis. Entre fantasmes et réalité, de New York à San Francisco, Pauline voyage dans les villes qu'elle a rêvées, s'ouvre au monde... mais continue de se faire des films.

    Après les vacances entre copines de Girls don't cry et les soirées en demi-teinte de Tonight, Nine Antico poursuit les aventures de Pauline et son impérieux désir de vivre. Loin des clichés, mêlant humour et savoureuse cruauté, l'auteur dépeint une héroïne contemporaine autant inspirée par sa fascination pour la pop culture américaine que par les icônes de la Nouvelle Vague. Drôles, maladroites, parfois agaçantes, toujours attachantes, les filles de Nine Antico nous ressemblent.

  • Suspense diabolique et humour noir !

    Joachim Overbeck, Maître Helvétius, Léonora Von Stock, Monsieur de Saint Loup... Ces personnages ont vécu à des périodes différentes du XIXe et du XXe siècle. Le lien entre eux est une étrange bague, qui offre à celui qui la porte la compagnie d'un esprit malin. Malin, pas dans le sens diabolique, mais futé ! Il fait le lien entre ses possesseurs, qui ont tous été des intellectuels hors du commun : l'un a construit un golem, un autre a soigné un prince grâce à la psychanalyse naissante...

    Première collaboration des désormais incontournables Hubert et Tanquerelle (ici accompagné au dessin par Benjamin Bachelier), Le Legs de l'Alchimiste est une série fantasque où les aventures ésotériques sont toujours liées aux sursauts de l'Histoire. Un bijou occulte injustement méconnu où l'on se délecte de tout : des personnages attachants, des dialogues savoureux servis par un dessin expressif, nerveux et sombre. À relire d'une traite, grâce à cette édition intégrale grand format !

  • À New York, il est presque impossible de marcher, de rouler, de nager, de pratiquer un sport, de s'asseoir ou même de dormir sans utiliser la création d'un certain Robert Moses, véritable équivalent new-yorkais du baron Haussmann. De 1930 à 1970, cet architecte va littéralement transformer le visage de la Grande Pomme en construisant quelques-unes de ses structures les plus célèbres comme le pont de Verrazano. Grand urbaniste, il créera également de nombreuses aires de jeux, des piscines ou des écoles et bâtira 150 000 logements, remplaçant ainsi ceux qu'il avait fait détruire pour dégager de soi-disant taudis et faire passer ses routes... Car par ses grands travaux, Moses deviendra un homme controversé, faisant peu de cas des populations défavorisées et des minorités en se rendant notamment responsable de la « ségrégation invisible ».
    Dans cet élégant roman graphique, le célèbre Pierre Christin, passionné d'architecture, choisit de nous raconter le destin de ce personnage hors norme mais encore méconnu en France, qui fut pourtant l'un des principaux maîtres d'oeuvre de la plus célèbre ville du monde. La ligne claire revisitée d'Olivier Balez se révèle dans le style architectural, restituant à merveille la grande New York et ses structures majestueuses.

  • La folie n'est qu'affaire de perspective.

    En 1937, Antonin Artaud est arrêté en Irlande pour trouble à l'ordre public puis débarqué en France. Dans un état de confusion mentale avancée, sujets à de fréquents accès de crises, l'asile et l'internement seront dès lors son lot quotidien, pendant plus de 9 ans. Mais si l'art a toujours été et restera l'ultime échappatoire des douleurs qui le rongent intérieurement, Antonin Artaud ne se remettra jamais vraiment de cet état de fait, malgré le soutien de ses amis artistes. La faute à un encadrement médical inefficace ou de mauvaises conditions d'internement ? Reste aux lecteurs une oeuvre immense du Théâtre de la cruauté à sa participation comme acteur dans La Passion de Jeanne d'Arc de Carl Theodor Dreyer où résident sans doute les clés d'un monde intérieur trop intense pour le carcan de la réalité.
    Poète, écrivain, dramaturge, figure du surréalisme, Antonin Artaud est un auteur essentiel du paysage culturel français, considéré par Gilles Deleuze comme la « profondeur absolue en littérature ». Ce très beau roman graphique nous ouvre autant sur la personnalité torturée de cet artiste hors norme qu'il offre un portrait édifiant des conditions de traitement de la maladie mentale au début du XXe siècle.

  • Quand la BD frôle les frontières de l'intime...

    Francine R. est arrêtée avec sa soeur par la Gestapo à Pouilly-sous-Charlieu, dans la Loire, le 6 avril 1944, pour les faits de résistance de leur frère Joannès. De là, elles partiront dans un convoi de femmes puis elles seront séparées : sa soeur expédiée en camps de travail à Hanovre ; Francine à celui de Wattenstedt dans les usines d'armement Herman Göring. Tout au long de son parcours, rien ne lui sera épargné : frappes dès son arrestation par la Gestapo, humiliations continues, trajets en train dans un wagon à bestiaux, accueil par des chiens loups sur le quai de la gare du camp de concentration, expérience médicale, déshabillage des morts, pillage des vivants, travail forcé... Mais aussi, la permanence de l'espoir de sortir vivant de cet enfer, la lumière de deux hommes, un français et un algérien croisés à Wattenstedt, le sabotage du travail à la chaine, l'émotion à la libération du camp, la première nuit dans un vrai lit, le 14 juillet de la libération à Paris.
    Francine a évoqué tout cela en détail à Boris Golzio dans un long entretien. Longtemps resté avec cette matière entre les mains, l'auteur décide aujourd'hui de retranscrire cette parole dans un récit de bande dessinée dont le dessin se fait le plus neutre et naïf possible afin de rendre l'horreur supportable. Un récit où le texte n'est composé que par la voix de Francine, dans son langage à elle, brut, fait d'hésitations, de répétitions et de tremblements, afin de respecter la vérité ontologique de ses propos et de rendre compte de la meilleure manière possible ce que fut la vie de cette femme. Une résistante, déportée, parmi des milliers d'autres, mais dont chaque voix, chaque parole est unique et doit être sauvée de l'oubli.

  • Blaise t.1

    Planchon

    Ceci n'est pas un livre innocent. Même si le héros, lui, l'est. Mais plus pour longtemps, au vu de ce que sont devenus tous les adultes qui l'entourent : des personnages peu recommandables, assurément.

    Dans une société où le pire semble être devenu l'ordinaire, où la guerre et la dictature rôdent, s'installant dans l'indifférence générale, ce héros tétanisé fait son apprentissage.

    L'humour grinçant se grime de couleurs vives, le subversif est ici subtil, le dérangé, camouflé derrière le canapé du salon. Tout de suite, devant la passivité de Blaise, sa soumission impuissante à une existence visiblement si vaine, on rit.

    Mais c'est de nous-même - méfions-nous.

  • Impitoyables, mais pour la bonne cause !

    Fin du XIXe siècle. Alors que Paris a encore du mal à cicatriser des plaies de la Commune, un attentat se prépare contre l'écrivain Émile Zola. Son crime ? Avoir osé défendre le capitaine Alfred Dreyfus dans son célèbre texte « J'accuse ». Heureusement pour lui, dans cette Europe secouée par le fascisme, l'antisémitisme et les débuts de l'anarchisme, un groupe secret de marginaux lutte pour défendre les victimes des persécuteurs. Elle est noire, ils sont juifs, métèques ou saltimbanques. Et pour punir les ennemis de la liberté, ils n'ont pas peur de se montrer aussi cruels qu'eux. Ensemble, ils ne font qu'un. Ils sont le groupe Prospero.

    Pour leur première collaboration, Noël Simsolo et Olivier Balez nous offrent une série d'action au rythme implacable portée par une troupe de héros charismatiques et loin des stéréotypes. Plus qu'un hommage, une véritable relecture post-moderne de la BD d'aventure sur le théâtre de la grande histoire, portée par une ligne claire d'une rare élégance. Un premier récit en deux tomes.

  • La vie, c'est pas comme dans les bandes dessinées.

    Zola est auteur de BD. Enfin, disons qu'il aimerait bien... Mais les projets qu'il soumet aux toutes puissantes éditions Chatterbooks, unique maison d'édition de Chattertown où il travaille comme manutentionnaire, sont systématiquement refusés. Pour tout dire, ici on est plus enclin à faire prospérer leur poule aux oeufs d'or, les aventures d'Hyperclébard le super-héros, qu'à accepter les oeuvres intimistes de jeunes auteurs en herbe. Mais un jour, alors qu'il travaille dans le jardin de sa mère, Zola sauve un bourdon de la noyade. Il n'imaginait pas que ce geste anodin allait peut-être changer sa vie à tout jamais. Métamorphosé en super-héros, Zola le « Roi des bourdons » va alors devenir le rival dans la vraie vie d'Hyperclébard...

    Le Roi des bourdons est autant une aventure loufoque qu'un récit de super-héros décalé et une critique en creux du milieu de l'édition de bande dessinée. De son dessin animalier et son sens du dialogue percutant, l'auteur de La Proie parvient à brosser quantité de sujets fondamentaux avec une légèreté coutumière. Deshumanisation de la société, désillusions professionnelles, acceptation du deuil ou conformisme sociétal sont ainsi passés au crible avec une sensible touche d'humour et une bonne dose de tendresse. S'il avait d'abord publié Le Roi des bourdons en 6 petits volumes autoédités, David de Thuin a décidé, pour cet ouvrage exceptionnel, de réécrire et redessiner intégralement cette histoire en un seul volume.

  • Les ennemis de la liberté ne se cachent plus...Bruxelles, le 20 février 1898. Alors que la grande cantatrice Maria Schitzberg chante Wagner au théâtre de la Monnaie, Dirk Vansaul, industriel financeur du Bund des socialistes juifs en Russie, est assassiné dans sa loge d'une aiguille dans la nuque. Le crime est signé : « avec les compliments du groupe Teufel ». Alors qu'en France, Zola encourt la prison pour avoir osé défendre Dreyfus, un militaire juif, les ennemis de la liberté, portés par le vent de l'Histoire, ne se cachent même plus... Beauté noire et Prospero savent désormais qui affronter. Reste à déterminer comment.Découvrez la conclusion du premier cycle de Beauté noire et le groupe Prospero, relecture post-moderne de la BD d'aventure sur le théâtre de la grande histoire, portée par une ligne claire d'une rare élégance.

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