Les Echappes

  • En 1945, George Orwell écrit La Ferme des animaux, une fable dans laquelle les animaux chassent leurs maîtres humains et instaurent dans leur ferme un nouveau régime politique qui tourne vite à la dictature.
    Entre les lignes, on comprend qu'il s'agit d'une charge contre le stalinisme.
    À l'aube de la guerre froide, cette critique de l'URSS sonne tellement juste que la CIA décide, en 1951, de la transposer en bande dessinée dans le cadre de ses opérations de propagande anticommuniste. Elle sera diffusée partout sur la planète, et prioritairement dans les pays du Tiers Monde, devenus l'enjeu des luttes entre grandes puissances. Et notamment en langue créole, version que nous avons traduite pour l'édition de ce document exceptionnel pour la première fois republié.
    Bien que cette BD démontre la puissance et l'originalité de la propagande américaine, elle reste extrêmement fidèle à l'oeuvre originale, de sorte que son contenu subversif finit par annuler sa visée contre-révolutionnaire.
    Car la leçon à tirer de La Ferme des animaux est que pour faire triompher une révolution, le peuple doit se débarrasser de ceux qui prétendent en prendre la direction.

  • Le procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, une policière à Montrouge et l'Hyper Cacher s'étend du 2 septembre au 10 novembre pour juger quatorze accusés.

    Yannick Haenel et François Boucq suivent chaque jour les audiences pour rendre compte, en textes et en dessins, de l'importance de ce procès.

  • Un ouvrage anniversaire incontournable à l'occasion des 50 ans de Charlie Hebdo. Pour cet anniversaire, (re)découvrez les archives impertinentes qui forment l'histoire de Charlie Hebdo, de sa création jusqu'à la résilience viscérale qui caractérise aujourd'hui la rédaction.
    À travers plusieurs chapitres thématiques forts, l'ouvrage regroupe à la fois articles et dessins : des illustrations de Cabu, Wolinski, Charb aux articles de Cavanna, Bernard Maris ou Philippe Val.
    Au fil des pages, le lecteur rentre dans l'univers et les valeurs du journal, à travers les époques et les faits de société (de 1970 à aujourd'hui).

  • Le banquet

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    Le Banquet de Platon raconte une soirée durant laquelle des poètes et philosophes grecs ont rivalisé pour faire le plus bel éloge de l'amour et tenter d'en donner la définition. À travers ce texte on découvre, sous une langue truculente et didactique, que les Anciens se posaient déjà les questions qui nous hantent aujourd'hui.
    En mettant en scène ce texte philosophique sous forme de bande dessinée, les personnages prennent vie et donnent à des paroles fondamentales les contours hilarants d'une discussion entre amis.

  • 2020 fut l'année de la réforme des retraites, des grèves, des Césars, de Benjamin Griveaux, et bien sûr du Covid-19. "Pangolin", "hydroxychloroquine", "asymptomatique", "distanciation sociale" furent les mots qui firent danser notre quotidien danser notre quotidien et qui ont inspiré tout Charlie Hebdo. Malgré le masque, le gel hydoalcoolique et le télétravail, l'équipe du journal n'a rien lâché pour nous faire rire !

    Retrouvez l'essentiel de l'actualité de l'année en près de 400 dessins - parus dans le journal ou sur le site Internet - signés Alice, Biche, Coco, Dilem, Faujour, Félix, Foolz, Guiduch, Juin, Kuper, Riss, Salch, Schvartz, Vuillemi, Willem et Zorro. Mais aussi à travers des articles d'Antonio Fischetti, Fabrice Nicolino, Gérard Biard, Inna Shevchenko, Jacques Littauer, Laure Daussy, Philippe Lançon, Riss et Yann Diener.

  • « En choisissant ce titre dont la farineuse délicatesse n'échappera pas au gourmet, écrivait Desproges en 1984, je pensais le justifier dans ces colonnes au retour d'une escapade vénitienne ou d'une échappée florentine. Or, c'est du Québec, où j'ai assumé pendant dix jours mes responsabilités de clown francophone, que je rentre aujourd'hui, et du Québec aussi que je rapporte, outre un rebutant porte-clés en pépé phoque pour mon aînée, et un improbable cache-pot en genou de caribou pour ma cadette, le plus riche souvenir de pâtes alimentaires que nouillophile puisse rêver. » Si Pierre Desproges fut « nouillophile », il était surtout, au sens plus large, un grand amateur de cuisine et de vins. Déjà dans les réquisitoires du Tribunal des fragrants délires, il affirmait : « C'est très important de bien manger. Personnellement, je me suis toujours méfié des gens qui n'aimaient pas les plaisirs de la table. » « Encore des nouilles », ce sont au départ des textes que Desproges écrivit entre 1984 et 1985 pour la revue Cuisine et Vins de France. Ces chroniques, rassemblées pour la première fois en volume, accompagnées de textes qui ont trait à la cuisine, à son amour de la chair et de la chère, sont illustrées par les dessinateurs de Charlie Hebdo.

    Desproges transforme une tartine de pâté, la cuisine italienne au Québec, la misogynie au restaurant, des recettes insolites, absurdes, ou un quignon de pain pour saucer l'assiette en chroniques gouleyantes ! Les dessinateurs de Charlie Hebdo les subliment.

    Illustré par Cabu, Catherine, Charb, Luz, Riss, Tignous et Wolinski.

  • Visionnage boulimique de séries, addiction aux jeux vidéo, gamification des activités sociales, consommation devenue divertissement ordinaire, pornographie banalisée, invasion des musées par les marques, etc. Plus aucun espace n'échappe aux productions culturelles du capitalisme hypermoderne. Le culte du fun et de la transgression, le refus immature des contraintes, la quête de sensations fortes, l'exaltation du narcissisme et les bricolages identitaires, fabriquent un nouveau type d'individu.
    Face à cette déferlante, journalistes, chercheurs et intellectuels, y compris les plus subversifs - et peut-être même surtout eux -, ont rendu les armes. À tel point que certains voient dans la culture de masse l'art de notre temps, démocratique et... rebelle. D'autres se contentent d'y dépister les stéréotypes et les rapports de domination et de fantasmer une possible réappropriation des contenus.
    Ce livre prend le contre-pied de ces abdications. Il s'inscrit dans une tradition de critique de l'aliénation, du spectacle et des modes de vie capitaliste, qu'il ravive en démontrant comment les derniers avatars de la culture de masse, omniprésents et plus efficaces que jamais, laminent les sociétés et domestiquent les esprits.

  • Cette année, l'annuel des dessins du journal retrace mois après mois les grands événements comme les petites polémiques qui ont agité l'actualité : le mouvement des gilets jaunes, la Coupe du monde féminine de football, mais aussi l'incendie de Notre-Dame et les projets de reconstruction...
    Chaque chapitre rassemble, mois par mois, les meilleurs dessins, les brèves les plus drôles et un édito de Riss, directeur de la publication, ou de Gérard Biard, rédacteur en chef du journal, sur l'événement qui a marqué le mois. Alice, Biche, Coco, Dilem, Faujour, Félix, Foolz, Guiduch, Juin, Riss, Salch, Schvartz, Vuillemin, Willem et Zorro sont une fois de plus réunis pour partager leur point de vue mordant et hilarant sur notre société !
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  • Nestor Makhno, protagoniste légendaire et damné de la guerre civile qui suivit la révolution russe de 1917, a déclenché un mouvement insurrectionnel autonome en organisant des paysans d'Ukraine et brandissant bien haut le drapeau noir de l'anarchie. La « Makhnovchtchina » comptera jusqu'à 50 000 partisans et la fulgurance de son action n'aura d'égal que son courage à livrer bataille : contre les Armées blanches, contre les nationalistes ukrainiens et finalement contre l'Armée Rouge. C'est cette épopée grandiose qui nous est racontée ici.
    Mais ce livre est aussi l'évocation d'un destin hors du commun, aussi tragique que celui du mouvement auquel il a donné son nom. Celui d'un homme, fils de paysans plongé au coeur de l'un des plus grands bouleversements de l'histoire, obligé de s'exiler loin des steppes qu'il a parcourues avec tant d'ardeur, et qui, après bien des aventures dans divers pays, devint ouvrier chez Renault et mourut dans une misère noire.
    Voici l'un des épisodes les plus glorieux, et pourtant méconnu, de la mémoire des vaincus.

  • Les contre histoires sans paroles que regroupe ce livre ont été créées par quatre célèbres artistes de la première moitié du XXe siècle.
    Ces gravures, d'une rare intensité, reflètent le climat politique et social de l'époque : la Grande Dépression, les injustices sociales, les luttes de la classe ouvrière, la guerre et la peur des armes de destruction massive. Ce testament de leur rôle de " témoins graphiques " montre la fécondité du rapport de l'art et de la politique dans ces moments de fièvre de l'histoire. Une longue introduction décrit les techniques et les outils qu'ils utilisaient et retrace le parcours de ces graveurs rebelles.

  • Qui n'a jamais eu de tract entre les mains ? Diffi cile d'imaginer que ce modeste bout de papier, tout juste bon à être jeté, fut pendant longtemps une arme capable de provoquer des séismes politiques.
    Depuis qu'il existe sous la forme de libelle, de mazarinade ou de pamphlet, son pouvoir de nuisance n'est plus à démontrer.
    Si l'affi che couvre les murs, le tract occupe la rue où il circule facilement de main en main. Grâce à son petit format et à son impact visuel, il devient à l'approche du XXe siècle un outil essentiel pour mener des actions politiques et militaires. Information, contre-information, désinformation, guerre psychologique, propagande électorale et manifeste, la bataille du tract se joue sur tous les fronts.
    Pourtant, le rôle de cette « littérature de rue » reste encore largement sous-estimé voire méconnu. À travers l'étude de centaines de documents, souvent inédits, Agit-tract nous fait découvrir autrement un siècle de batailles idéologiques.
    De l'affaire Dreyfus à Mai 68, en passant par la Grande Guerre, le Front populaire, la Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Indochine ou encore celle d'Algérie, le tract fut un moyen de diffuser des vérités souvent crues et affranchies de toute censure.
    S'il comble jusque dans les années 1970 les vides d'une information sous contrôle, le tract abreuve aussi d'illustrations une société dans laquelle les images étaient rares. Or, à l'instar de l'affi che, le tract fut un important support de créations graphiques. Pour appâter, convaincre ou informer, les mots ne suffi sent pas, il faut aussi des idées et de bons visuels. Toutes les techniques sont mobilisées pour amadouer l'homme de la rue : bandes dessinées, caricatures, photomontages, illustrations à la plume, au fusain ou à la gouache, rien n'est trop bien pour l'intox, rien n'est trop beau pour triompher.

  • La nouvelle équipe de dessinateurs, qui compte : Coco, Dilem, Félix, Foolz, Juin, Vuillemin, Riss, Schvartz et Willem dézingue toute l'actualité !
    Politique, culture, économie, Etat d'urgence, terrorisme, people, sport... tout y passe. Rien ni personne n'est épargné ! Surtout pas, Macron, star de l'année, et de ces cinq prochaines années.
    Talonné de près par Fillon, Marine Le Pen, Valls et Trump !

  • Cerné de toute part, le livre est sommé de rentrer dans l'ordre numérique. Laboratoires du futur plus innovants que jamais, multinationales du web, géants de l'électronique, pouvoirs publics et techno-enthousiastes oeuvrent de concert pour faire disparaître ce petit « cube de papier », qui fait fi gure de fossile à l'heure où la culture numérique s'impose partout. Bien que sa liquidation ne se fasse pas aussi vite que prévu - le marché de l'e-book peinant à s'imposer en France -, les acteurs de la chaine du livre sont de plus en plus fragilisés, même si certains croient pouvoir transférer leur métier dans un monde qui n'a pourtant pas besoin d'eux. Et ce, alors que les modes de lecture induits par le livre, au fondement de nos façons de penser et de nos manières d'être au monde, sont aujourd'hui en crise.
    Le livre, dans sa linéarité et sa fi nitude, dans sa matérialité et sa présence, constitue un espace silencieux qui met en échec le culte de la vitesse, permet de maintenir une cohérence au milieu du chaos. Point d'ancrage, objet d'inscription pour une pensée critique et articulée, hors des réseaux et des fl ux incessants d'informations et de sollicitations, il est peut-être l'un des derniers lieux de résistance.
    C'est ce que nous rappellent les libraires, bibliothécaires, éditeurs, auteurs, traducteurs et lecteurs, venus d'horizons divers, qui s'expriment dans cet ouvrage.
    Un peuple du livre, réfractaire aux illusions numériques, qui défend ce pourquoi il se bat au quotidien, à contrecourant des processus qui endommagent nos capacités de lecture, de contemplation, de réfl exion, d'écoute et d'abandon esthétique, pourtant si nécessaires à la construction de soi et au bien-être collectif.

  • Voici le recueil tant attendu du meilleur des grinçantes aventures d'une bande de décroissants, publiées tous les mois dans le journal La Décroissance. Une bonne claque donnée à la société de consommation qui aliène et détruit nature, beauté, liberté... mais aussi à ceux qui la critiquent, souvent pris dans des contradictions férocement moquées ici. De superbes dessins tout aussi mordants complètent cet ouvrage qui devrait faire date !

  • Chaque semaine, les dessinateurs de Charlie Hebdo consacrent la journée du lundi à la réalisation et au choix du dessin qui sera ensuite mis en « une » du journal. Pendant des années, tous les lundis, Cabu a été présent à la table de la salle de rédaction. Quand un de ses dessins était choisi, il sortait ses ciseaux, son tube de colle, coupait, collait, recoupait et recollait pour ajuster le dessin original au format de la « une ».
    Et pour ceux qui n'avaient pas été sélectionnés, la tradition voulait qu'ils soient publiés dans la rubrique « Les couvertures auxquelles vous avez échappé ».
    Des « échappées », Cabu en a réalisé des quantités prodigieuses. Beaucoup ont fait la couverture de Charlie Hebdo, certaines ont été publiées dans les pages intérieures du journal, d'autres sont retournées dans ses archives à l'abri des regards.
    À travers un millier de dessins originaux puisés dans ses archives, Cabu s'est échappé ! retrace plus de 45 ans d'histoire et donne la mesure de l'imagination, des convictions et de l'humour de Cabu.

  • Etre dessinateur de presse, c'était le rêve de Charb. Il l'a réalisé en publiant, chaque semaine dans Charlie Hebdo pendant 25 ans (1992-2015), des dessins teintés de son humour caustique. Si on retient volontiers son personnage jaune à gros pif, au trait simple mais loin d'être simpliste, Charb était également un grand caricaturiste, comme peuvent en témoigner tous les politiques et autres personnalités qui en ont fait les frais ! Il s'est aussi illustré en tant que reporter. Son sens de la répartie, le mariage entre ses vannes et ses dessins lui ont conféré une dimension singulière. Pour résumer : Charb était un dessinateur réalisé et complet ! Voici la première anthologie qui lui est dédiée, elle est préfacée par le dessinateur qui a bien connu Charb, Luz.

  • À l'image des mouvements qui les ont produites, les affiches féministes sont hétéroclites, foisonnantes, utopiques. Et contrairement aux affiches communistes, socialistes ou fascistes, elles n'ont pas été fabriquées par des partis ou des organisations centralisées et structurées, mais par des groupes pluriels. Leur production laisse davantage place à l'artisanat. Leur objectif est de rendre visibles les femmes, les oppressions qu'elles subissent ou leurs combats.
    Il s'agit aussi de convaincre de la légitimité de la revendication de l'égalité entre les sexes, et d'influencer les mentalités en changeant les images disponibles, en revalorisant la femme et en proposant des rôles sexués alternatifs. Les affiches féministes sont ainsi en dialogue avec celles des partis politiques, mais également avec celles de la culture de masse, en particulier la publicité. Et comme il n'y a pas un féminisme, mais une multitude, cela conduit à une grande variété de styles et de messages.
    Pour autant, il est possible de repérer des continuités dans les thèmes abordés. Les auteures en ont retenu six : la vie politique ; le travail ; la maternité et la famille ; la colonisation et l'immigration ; la création artistique ; l'institutionnalisation du féminisme. Au-delà des évolutions chronologiques, ces questions traversent, comme autant de fils rouges, les luttes des femmes du XXe et du XXIe siècle.

  • A travers 184 pages et quelque 500 dessins, " Même pas peur ! " est la rétrospective des dessins publiés dans Charlie Hebdo au cours de ces douze derniers mois. La nouvelle équipe de dessinateurs, qui compte Coco, Foolz, Juin, Félix, Vuillemin et Riss, dézingue toute l'actualité ! Politique, économie, état d'urgence, terrorisme, people, sportif, culture... tout y passe, rien ni personne n'est épargné ! Comme chaque année, " l'Annuel " de Charlie Hebdo est un rendez-vous très attendu, des lecteurs et des libraires ! La préface est signée Fabrice Nicolino.

  • « Non, vraiment, le terme islamophobie est mal choisi s'il doit désigner la haine que certains tarés ont des musulmans. Il n'est pas seulement mal choisi, il est dangereux. » Le terme « islamophobie » laisse entendre qu'il est plus grave de détester l'islam, c'est-à-dire un courant de pensée parfaitement critiquable, que les musulmans. Discriminer quelqu'un en raison de son appartenance religieuse est un délit, critiquer une religion, non.

    Charb, le défunt directeur de la publication de Charlie Hebdo, journal depuis toujours engagé dans la lutte antiraciste, s'inquiète de voir la lutte antiraciste remplacée par la lutte pour la défense et la promotion d'une religion. « Lutter contre le racisme, c'est lutter contre tous les racismes, alors lutter contre l'islamophobie, c'est lutter contre quoi ? Contre la critique d'une religion, ou contre la détestation des gens qui pratiquent cette religion parce qu'ils sont d'origines étrangères ? » Ainsi, cet opuscule salutaire tente-t-il de démontrer que le mot « islamophobie » contente à la fois les racistes, les islamistes radicaux et les journalistes fainéants.

    AUTEUR(S) :
    Stéphane Charbonnier, alias Charb, était le directeur de la publication à Charlie Hebdo depuis 2009, jusqu'à son assassinat le 7 janvier 2015 dans l'attentat perpétré contre le journal. Chroniqueur sur LCI et collaborateur régulier de L'Humanité, il a publié de nombreux ouvrages, notamment Les Fatwas de Charb, tomes 1 et 2, La Torah illustrée, La vie de Mahomet et la série Maurice et Patapon, tous publiés aux Éditions Les Échappés.

  • Pepe t.1

    Carlos Gimenez

    Barcelone 1946, dans les rues du Barrio Chino où se cotoient macs et prostituées, une petite fille apparait au balcon et entonne une chanson pour le plaisir des habitants du quartier.
    Rien que de très banal si cette petite fille n'était en réalité Pepe, jeune dessinateur prodige au destin singulier. Pepe deviendra par la suite une figure flamboyante, renommé dans l'Espagne franquiste des années 60/70, qui inspirera bien des carrières.

  • « Pas de posture, pas de comédie, pas de putasserie, pas de tricherie, pas de raffinage, du brut, de l'honnête ! » En 1969, L'Hebdo Hara-Kiri, puis son rejeton Charlie Hebdo, issu de l'interdiction du premier en 1970 pour sa Une « Bal tragique à Colombey » voient le jour. Et avec eux une nouvelle façon de traiter l'actualité.
    Les dessinateurs rassemblés autour de Cavanna et du Professeur Choron couvriront avec audace, curiosité et rage ces treize années qui ont vu se jouer les plus importantes mutations politiques et sociales de la seconde partie du xxe siècle.
    À travers près de 700 Unes, cet ouvrage nous invite à une mise en perspective des événements : abolition de la peine de mort, libération des moeurs, droit à l'avortement, émergence de l'écologie politique, chute des dictatures espagnole et portugaise, fin de la guerre du Vietnam, passage de la gauche au pouvoir. À la pointe des grands débats de l'époque, Charlie Hebdo ne s'est pas contenté de commenter l'actu, il l'a faite !
    13 ans d'histoire revisités en 320 pages et près de 700 Unes, signées par Cabu, Carali, Dimitri, Fournier, Gébé, Golo, Hugot, Nicoulaud, Reiser, Siné, Willem et Wolinski, et présentées par des témoins de l'époque : Robert Badinter, José Bové, Cabu, Carlos Giménez, Iegor Gran, Gisèle Halimi, Alain Krivine, Raymond Marcellin, Bernard Maris, Fabrice Nicolino, Jack Ralite, Michel Rocard et Luis Sepúlveda.

  • Charlie Hebdo est le titre emblématique de la presse satirique contemporaine pour les dessinateurs. Depuis sa création, le journal de Cavanna a accueilli les plus grands : Reiser, Wolinski, Copi, Topor, Fred, Gébé, Willem, Tardi, Cabu pour la première mouture, qui s'éteint en 1981... Pour renaître de ses cendres en 1992. Aux dessinateurs historiques s'ajoute la nouvelle génération : Charb, Riss, Luz, Tignous, et des jeunes qui montent, Jul, Catherine... Alors que Charlie Hebdo (deuxième période) fête son numéro 1000, un regard en arrière fait mesure le chemin parcouru.
    * 1000 couv originales, drôles ou grinçantes, polémiques, historiques, réalisées par les meilleurs dessinateurs de la période.
    * 1000 affiches percutantes et graphiques qui font la joie des collectionneurs, réunies pour l'occasion dans un volume collector.
    * Près de 20 ans d'histoire vus par le dessin et commentés par 20 auteurs, proches de Charlie Hebdo, humoristes, dessinateurs, acteurs de la société civile et du monde culturel.

  • En 1997 : Maurice Papon est reconnu coupable de complicité de crimes contre l'humanité pour son rôle dans l'arrestation de 1 600 Juifs, alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de la Gironde entre 1942 et 1944. Son procès aux assises a marqué les esprits. Parce qu'il a duré 6 mois. Parce que de nombreux témoins ont été appelés à la barre. Parce qu'il n'était pas sans remémorer le procès de Klaus Barbie (1987), lui aussi accusé de crime contre l'humanité. Parce qu'il fallait que justice soit enfin faite.
    Papon sera condamné à dix ans de réclusion criminelle et à la privation de ses droits civiques.

    A l'époque, Riss a suivi l'intégralité du procès. En théâtralisant les moments forts de cet événement historique, en s'intéressant aux petits détails (mouvement des mains, moue, soupir...), en expirmant l'intensité de ce moment historique, Riss nous fait vivre le procès comme si on y était.
    Le hors-série « Procès Papon » parut à l'époque s'est vendu à plus de 20 000 exemplaires. Son adaptation en BD le reprend en intégralité avec en complément des dessins inédits.

  • Ces doubles pages sont consacrées à une personnalité politique, un anniversaire, la grippe aviaire, Catherine Deneuve et le festival de Cannes, une guerre, à l'émission de télévision « Le Loft », à la première salle de shoot de France, au dernier réveillon à l'Elysée de notre président, au bug de l'an 2000... Elles rebondissent sur l'actualité, en conjugant humour et sens critique.

    Ce format généreux permet aux dessinateurs de déployer tout leur talent. Cela leur demande aussi de penser l'espace dont ils disposent à la façon d'un architecte, ou d'un scénariste : conceptualiser, scénariser, distribuer l'espace, les bulles (quand il y a des dialogues), gérer la palette de couleurs ou, au contraire, composer en noir et blanc, etc.
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    Ce format offre aux dessinateurs autant de possibilités, impensables avec la « taille standard » d'un dessin dans Charlie, qu'il ne se montre exigeant. C'est ce que nous explique en introduction le dessinateur et journaliste Riss.

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