Robert Laffont

  • La servante écarlate Nouv.

    Dans la république de Galaad, les femmes n'ont plus aucun droit. Vêtue de rouge, Defred est une « Servante écarlate » à qui l'on a ôté jusqu'à son nom. Réduite au rang d'esclave sexuelle, elle a été affectée à la famille du Commandant et de son épouse et, conformément aux normes de l'ordre social nouveau, met son corps à leur service. Car à une époque où les naissances diminuent, Defred et les autres Servantes n'ont de valeur que si elles sont fertiles. Sinon...
    Dans une description d'une force peu commune, Defred se remémore le monde d'avant, quand elle était une femme indépendante, jouissant d'un emploi, d'une famille et d'un nom à elle. Aujourd'hui, ses souvenirs et sa volonté de survivre sont de véritables actes de rébellion.

  • Marian se cherche, irrésolue. Va se marier, sans passion. Et vit la plus étrange des expériences : peu à peu, elle ne peut plus rien manger. Chez elle, alors, tout se détraque. Car moins elle peut avaler, plus elle se sent elle-même dévorée : comme si, de membre bienveillant de notre société de consommation, elle se retrouvait dans la peau d'un de ses produits...
    Publiée en 1969, avant même l'essor du féminisme, La Femme comestible traite le thème de l'aliénation de la femme et de sa place dans une société de surconsommation qui en était, elle aussi, à ses prémices. Formidable reflet d'une époque, ce premier roman contient déjà tout ce qui fera de Margaret Atwood, alors tout juste trentenaire, la plus grande romancière canadienne contemporaine : un regard visionnaire, de l'imagination à revendre, une construction narrative brillante et un style plein d'humour, d'ironie et de justesse.

  • Aux confins du Canada, à la frontière des États-Unis, une jeune femme se rend avec son compagnon et un couple d'amis sur l'île où elle vécut enfant afin de retrouver son père qui a disparu. Le séjour se prolonge en un huis clos étrange et dramatique qui voit l'héroïne s'engager dans la recherche de son père jusqu'à s'y engloutir. Ce n'est qu'au terme de cette plongée qu'elle pourra s'éveiller à une vie nouvelle, débarrassée des terreurs et névroses de l'enfance.
    La grande romancière canadienne, auteur de La Servante écarlate, porte ici un regard lucide et cruel sur les errements de son héroïne avec le ton satirique et introspectif qui la caractérise. Paru en 1978, Faire surface est un roman fondateur dans l'oeuvre de Margaret Atwood.

  • À mi-chemin entre la comédie de moeurs et le drame psychologique, ce roman de la plus grande romancière canadienne contemporaine met à nu l'incessante guerre des sexes que se livrent plusieurs personnages plongés dans un tourbillon de sentiments. Elizabeth, conservatrice dans un musée d'histoire naturelle, femme de pouvoir toute de sensualité et de colère rentrée, collectionne les amants. Nate, son mari, ancien avocat, s'est reconverti dans l'artisanat (il crée des jouets en bois dans son garage). Lesje, jeune paléontologue, se laisse séduire par le charme un peu falot de Nate ; plus accoutumée à l'étude des dinosaures qu'à la complexité des êtres humains, elle réfléchit à « la vie avant l'homme ». Lorsque Chris, l'amant d'Elizabeth, se suicide et que Lesje tombe enceinte, chacun est renvoyé à ses démons.
    Avec un humour féroce et une douce mélancolie, Margaret Atwood pénètre le coeur d'hommes et de femmes dont les aspirations ne se rejoindront jamais. Une cinglante anatomie du mariage moderne.

  • À l'occasion d'une rétrospective de son travail dans une galerie, Elaine Risley, une artiste-peintre controversée, retourne à Toronto sur les lieux de son enfance. Hier puritaine et grise, aujourd'hui éclatante de la lumière des néons, la ville provoque chez Elaine un choc qui fait rejaillir les souvenirs de son enfance. Pendant la semaine qu'elle y passe, l'attention d'Elaine, et celle du roman, se concentrent sur le passé et sur l'introspection. Et au milieu des images diverses qui remontent à la surface de sa mémoire, revient celle qui a peut-être le plus pesé sur son destin : l'image de Cordelia, son amie d'enfance, sa tourmenteuse, son double.
    Entre passé et présent, la vie de la narratrice se dévoile et l'on suit les premières années de son arrivée à Toronto. Là, Elaine rencontre Carole, Grace et Cordelia. Ensemble, les petites filles mettent en place un monde à elles, loin des préoccupations des adultes et où se jouent des tragédies silencieuses, des drames étouffés. Puis les années passent et Elaine continue son chemin, mais garde en elle le souvenir de cette période étrange, où s'enracine sa mémoire et ses oublis, et qui est le terreau dans lequel s'inscrit son art.
    Avec ce magnifique roman de formation, Margaret Atwood fait tourner devant nous son oeil-de-chat, cette bille fétiche, où se trouve reflétée la vie de toutes les femmes, de toutes les petites filles qu'elles ont été.

  • Au tout début des années 600, dans une grotte au-dessus de La Mecque, l'islam naît du rêve mystique d'un jeune homme, Muhammad ibn 'Abdallâh (Mahomet). Cette nouvelle vision du Dieu Un, Allah, ne reçoit alors le soutien que d'une seule personne, la première épouse de Muhammad : Khadija. Veuve, Khadija doit se remarier pour pouvoir conserver sa place au sein de la communauté des riches marchands de La Mecque.
    Mais, à trente-sept ans, elle est amoureuse d'un homme de douze ans son cadet, pauvre et illettré. Craignant le ridicule, elle hésite à le prendre pour époux. Pourtant, son coeur a bien choisi : Muhammad ibn Abdallâh est un homme exceptionnel. Il rend à Khadija l'amour qu'elle lui porte. Pendant dix ans, Khadija et Muhammad vivent un grand bonheur et s'imposent auprès des puissants clans de La Mecque.
    Puis, tout à coup, Muhammad s'isole de plus en plus dans le désert, où un ange lui transmet les paroles du Dieu Unique. Muhammad croit devenir fou, il a peur. Cependant, Khadija pressent qu'il s'agit là d'un grand événement. Elle encourage son époux à mémoriser les paroles que lui enseigne l'ange. Ainsi naît le Coran. Mais bientôt Muhammad est accusé de blasphème. Ceux qui le suivent sont persécutés.
    Khadija met toute sa fortune et son influence en jeu pour sauver Muhammad et lui permettre d'accomplir sa mission spirituelle.

  • A l'heure où Alabama Song de Gilles Leroy - un roman mêlant éléments réels et imaginaires, dont l'héroïne et narratrice est Zelda Fitzgerald - vient de recevoir le prix Goncourt, " Pavillons Poche " accueille l'unique roman (autobiographique) de la belle excentrique, scandaleuse, et vulnérable Zelda (dont l'héroïne se prénomme. Alabama). L'occasion d'aller à la source.
    Zelda Fitzgerald incarne le romantisme, le glamour, une liberté qui n'a d'égal que son égoïsme et ses excès. Le simple et délicat rôle de muse ne la satisfait pas longtemps. Elle veut faire quelque chose par elle-même. Qui mieux qu'elle alors pour nous raconter sa vie, son couple, ses passions et ses tourments ?
    Publié en 1932 aux Etats-Unis et en 1973 en France, Accordez-moi cette valse est devenu au fil des décennies un livre culte, une curiosité littéraire indispensable. Ce roman a la force des passions tragiques.
    Jeune beauté du Sud, Alabama Beggs rencontre David Knight, aviateur et peintre. Ses toiles lui assurent un succès fulgurant et fructueux. Après une lune de miel orageuse, les jeunes mariés s'installent à New York où, dans le tourbillon des années folles, ils mènent une vie de bohème et de débauche. Ils séjourneront ensuite en France et en Italie. Délaissée par son mari, Alabama Beggs décide de devenir une grande danseuse et accepte un engagement à Naples. Le parallèle avec la vie de Zelda et Scott Fitzgerald est rapidement fait. Cependant, au-delà de la transposition biographique évidente, c'est le destin d'une femme amoureuse et passionnée qui nous est révélé et dont la fragilité et la folie - au travers d'une écriture cynique et grinçante - ne peuvent que nous toucher.
    Accordez-moi cette valse est le roman d'un couple mythique dévoré par la gloire, c'est aussi le roman d'une époque, celle de la " génération perdue ".
    Zelda Fitzgerald évoque la langueur du Sud, les transatlantiques, les " flappers " (le nom donné aux héroïnes du temps), la Côte d'Azur déserte en été des années 1920, les lumières de Paris. Sans oublier les fameuses " parties " qui ne s'achèvent qu'à l'aube. Elle et son mari vivent au milieu de la bohème des écrivains et des artistes de l'âge du Jazz et du gin. Zelda et Scott Fitzgerald (alias Alabama Beggs et David Knight) sont les icônes de cette " génération perdue " qui crut possible de marier la réussite, l'idéalisme et le culte de l'art.

  • Barcelone, 1957. Les membres de la librairie Sempere & fils - Daniel, sa femme Béa, son père et son complice de toujours, Fermín Romero de Torres - s'apprêtent à célébrer Noël. Fermín prépare son mariage, pourtant quelque chose le tourmente. Malgré l'insistance de Daniel, il refuse de se confier. Tout change le jour où un inquiétant personnage se présente à la librairie. Après avoir acheté une édition rare du Comte de Monte Cristo, il la dédicace à Fermín. Mais pourquoi signe-t-il du patronyme de ce dernier ? Et quels sont ces secrets qu'il menace de dévoiler ? Poussé dans ses retranchements par Daniel, Fermín lève le voile sur les années les plus terribles de son existence.
    1939. La guerre civile, commencée en 1936, vient de se terminer avec la victoire franquiste. Dans la forteresse de Montjuïc, prison damnée qui domine Barcelone, croupissent une poignée d'opposants au régime. Fermín fait partie de ce groupe d'hommes haut en couleur, amateurs de blagues et solidaires les uns des autres. Très vite, il se lie avec son plus proche voisin, David Martín, l'écrivain de La Ville des maudits. David Martín, un être à moitié fou, comme possédé par une âme étrangère à la sienne, fait l'objet d'une surveillance très spéciale de la part du directeur. Grand lecteur, romancier à succès, il a l'habitude d'égayer les journées de ses compagnons en leur racontant des histoires. Salgado, le camarade de cellule de Fermín, est d'une autre trempe : criminel endurci, il a assassiné toute une famille pour lui voler ses millions. Malgré les tortures répétées, il refuse de révéler où il a caché son trésor. Après une séance particulièrement violente, Salgado, en plein délire, dévoile malgré lui à Fermín l'endroit où il a caché la clef qui doit conduire à l'argent. Aidé par Martín, Fermín concocte son évasion. Il vole la clef de Salgado, puis, imitant le comte de Monte Cristo, il se fait passer pour mort et se glisse dans le sac destiné aux cadavres. Une fois son évasion réussie, Fermín se forge une nouvelle identité. Après avoir cherché, en vain, le lieu du trésor, il choisit de mener une existence tranquille auprès de ses amis de la librairie Sempere.
    Mais, au bout de dix-huit ans, le mystérieux inconnu qui ressemble tant à Salgado vient lui demander des comptes. Une lutte pleine de haine et de peur s'engage entre eux. Des secrets de sinistre mémoire remontent du passé, les protagonistes qui, dans l'ombre, continuent à tirer les ficelles, se mettent en mouvement. Le bonheur des uns, la vie des autres et peut-être même l'existence du Cimetière des Livres Oubliés sont menacés.

  • Née en Inde dans une famille de basse caste, Phoolan Devi a onze ans quand on la marie de force à un cousin trois fois plus âgé qu'elle. Régulièrement battue et violée, elle s'enfuit pour tâcher de gagner sa liberté. Mais, très vite, elle tombe entre les griffes d'une bande de hors-la-loi chargés de l'enlever.
    L'un d'eux, devenu son compagnon, est assassiné sous ses yeux par une bande rivale. C'est à ce moment-là que notre jeune Cendrillon se métamorphose en reine des bandits. En 1981, devenue le chef de file de sa propre bande, elle se serait vengée en tuant vingt-deux propriétaires terriens de haute caste à Behmai, dans l'État d'Uttar Pradesh. Phoolan Devi prend alors le maquis avant de se livrer deux ans plus tard à la justice qui la condamne à onze ans de prison.
    Écrit à sa libération, ce livre est le témoignage d'une femme insoumise qui s'attaque aux plus grandes injustices de ce monde : violence faites aux femmes, misère, inégalités sociales. Combat qu'elle n'avait cessé de mener quand elle fut élue députée de l'Uttar Pradesh.
    Phoolan Devi, après avoir reçu des menaces de mort, a été assassinée le 25 juin 2001 à New Delhi par trois hommes en voiture, bras armés de la vengeance, pour le compte d'un notable de Behmai. Ce livre est son testament.

  • Datavision

    David Mccandless

    Chaque jour, nous risquons l'asphyxie, la noyade, inondés que nous sommes par l'information. La télévision, les journaux, le Web déversent désormais des flots ininterrompus de données, de chiffres, de prévisions. Dans cette masse, lorsqu'on trouve un schéma clair, une illustration lumineuse, un graphique explicite, c'est le soulagement, l'île au coeur de la tempête. Le design, en révélant la beauté cachée de l'information, nous aide à la comprendre, à la hiérarchiser, à la mémoriser. Comment ? Grâce à la puissance de notre oeil.
    La vue est de loin le plus rapide et le plus puissant de nos sens. Et l'oeil est délicieusement sensible aux variations de couleurs, de formes et de motifs. Il aime ce qui est beau. L'esprit, quant à lui, s'accroche d'abord aux mots, aux chiffres et aux concepts. Et si l'on combine le langage de l'oeil avec celui de l'esprit, les deux langages, utilisés simultanément, s'enrichissent l'un l'autre. Et tout ? ou presque ? devient lumineux.
    C'est ainsi que ce livre fait la magistrale démonstration que l'on peut comprendre et mémoriser en un clin d'oeil les sept chakras, l'évolution du mariage en Occident, le pourcentage d'étudiants vierges par disciplines universitaires, la conception fonctionnaliste de la conscience, la généalogie du rock et mille autres informations cruciales ou triviales.

  • L'homme qui a donné naissance à la légende de corto maltese est devenu à son tour une légende.
    Dans ce livre, peu de temps avant sa mort, il explorait les mystères de sa vie. curieux mélange d'ascendances franco-anglaises, judéo-espagnoles et turques, hugo pratt naît vénitien et s'éveille à la vie en ethiopie oú il découvre le fascisme et l'amour, apprend à dessiner et à détester le colonialisme. dans venise libérée, il côtoie et endosse tous les uniformes, ennemis comme alliés. à vingt-deux ans, il s'embarque pour buenos aires, partageant son temps entre la bande dessinée, les voyages et les extravagances mondaines.
    Il crée près de neuf mille planches dessinées, de l'as de pique à corto maltese, personnage culte depuis les années soixante-dix. de bordées en aventures, il fait plusieurs fois le tour de la planète, après rimbaud, stevenson, jack london et tant d'autres amis connus et inconnus. " ma vie a commencé bien avant que je ne vienne au monde, et j'imagine qu'elle se poursuivra sans moi longtemps après ", écrit-il.
    L'autre voyage est intérieur. expert en kabbale, initié au vaudou, découvreur de l'étrange en six ou sept langues apprises et parlées et trente mille livres lus et collectionnés, hugo pratt est le mystérieux gentilhomme de venise que l'on rencontre dans ce livre avec ses soeurs noires, ses cousins indiens, ses femmes, ses personnages, ses copains et la mort.

  • Tintin, héros déjà légendaire en Europe, est sur le point d'atteindre une renommée planétaire grâce au 7e art. Connaît-on bien toutefois son créateur, le très discret Hergé, né Georges Remi (1907-1983) ? La figure de ce pionnier de la bande dessinée francophone n'émerge pas toujours de façon distincte des ouvrages qui lui ont été consacrés jusqu'ici. Sous le masque du jeune reporter apparu en 1929 dans Tintin au pays des Soviets se dissimule le tempérament complexe, versatile et ambitieux d'un des quatre Belges emblématiques du XXe siècle avec Simenon, Magritte et Brel. Les auteurs de ce livre en font un portrait précis et attachant parallèlement à un nouveau décryptage de son travail.

    Parmi les révélations qu'ils apportent figure notamment l'importance du rôle de la mère de l'artiste, une femme fragile, dont il partageait le tempérament inquiet, et qui lui a transmis sa passion pour les films muets. La peur de la folie, qui a fini par emporter Élisabeth Remi, irradie l'oeuvre de celui qui, depuis son plus jeune âge, se réfugie dans le dessin. Alors que les premiers albums de Tintin, publiés en noir et blanc, faisaient de celui-ci le héraut moderne d'une Europe encore triomphante, le séisme de la Seconde Guerre mondiale va profondément modifier la vision du monde d'Hergé. À partir d'Objectif Lune, l'humoriste intégrera à sa " comédie humaine " ses tourments les plus intimes. Son premier mariage n'aura pas été épargné par ce renversement de valeurs. Et, à partir des années 1960, une nouvelle vie s'offre à lui avec Fanny, sa dernière compagne. Auprès de celle-ci, il trouve la sérénité, se passionnant pour le taoïsme et l'art contemporain. Les figures d'Hergé et de Tintin finiront alors par se confondre, notamment lors du retour médiatique en 1981 de Tchang Tchong-Jen, qui avait inspiré Le Lotus bleu, dérobant aux yeux du public le véritable Georges Remi, que ce livre fait enfin apparaître.

  • La figure d'Hergé, né Georges Remi (1907-1983), reste entourée de mystères. Benoît Mouchart et François Rivière dressent un portrait attachant de cet homme au tempérament insaisissable. Car, sous le graphisme lumineux de sa « comédie humaine », l'humoriste a toujours intégré ses tourments les plus intimes. Ainsi, la folie, qui a fini par emporter sa mère, irradie l'oeuvre de celui qui, depuis son plus jeune âge, se réfugie dans le dessin.
    Alors que les premiers albums d'Hergé font de son jeune reporter le héraut moderne d'une Europe encore triomphante, le séisme de la Seconde Guerre mondiale va bouleverser sa vision du monde. Son premier mariage ne sera pas épargné par ce renversement de valeurs.
    À partir des années 1960, une nouvelle vie s'offre à lui avec Fanny, sa dernière compagne. Auprès de celle-ci, il cherche la sérénité, se passionnant pour le taoïsme et l'art contemporain. Les figures d'Hergé et de Tintin finissent alors par se confondre, dérobant aux yeux du public le véritable Georges Remi, que ce livre fait enfin apparaître.
    Ce livre est suivi d'un entretien inédit d'Hergé avec François Rivière.

  • L'aventure commence à Marseille, en 1941, où un jeune homme de 24 ans quitte la voie toute tracée de son existence (HEC, une " bonne situation " dans l'industrie maritime) pour se lancer sur " le chemin qui mène le plus sûrement à la ruine " (dixit son ami Guy Schoeller, avec lequel, trente-huit ans plus tard, il créera la prestigieuse collection " Bouquins ") : l'édition. Comme les " grands " (Gallimard, Grasset.), Robert Laffont donne son nom à la maison qu'il fonde, choisit pour sigle un dauphin chevauché par le poète Arion afin de porter ses (futurs) auteurs aux rives de la renommée, et acquiert une lourde presse en ces temps de guerre où la pénurie de papier rend les lecteurs avides de tous les livres qu'ils peuvent se procurer. Le premier qui en sort est un classique, l'?dipe Roi de Sophocle. Soixante-dix ans plus tard, bon pied bon oeil, Arion et son dauphin ont résisté aux tempêtes, accompagné 5280 auteurs, fait découvrir au public plus de 8700 titres ouverts sur tous les horizons, et dans tous les genres.
    Derrière chacun de ces livres que, depuis soixante-dix ans, le lecteur tient entre ses mains, palpite toute une vie - des métiers, des idées, des rencontres, des passions et des hommes. C'est dans les coulisses de cette vie que nous invitent Rivière & Rébéna, des débuts des Éditions Robert Laffont à nos jours. On croise des écrivains légendaires (Graham Greene, Dino Buzzati.), quelques grands de ce monde (Eisenhower, Churchill, de Gaulle.), les auteurs d'hier et d'aujourd'hui, diversement illustres mais également talentueux, qui font la force d'une maison. On apprend la " petite histoire " des oeuvres emblématiques (L'Attrape-coeurs, Paris brûle-t-il ?.). On célèbre un succès à ce jour inégalé (Papillon). Mais on pousse aussi la porte du comité de lecture, on assiste à une réunion de représentants, on entre dans le service de presse, on s'agace avec Robert Laffont de la politique des prix littéraires, on suit les premiers pas de l'" École de Brive ", de " Pavillons ", d' " Ailleurs et Demain ", on part en Inde avec Dominique Lapierre pour un voyage de presse historique.
    Porté par la plume de Rivière et le dessin de Rébéna, particulièrement inspirés, le lecteur embarque dans un voyage passionnant au coeur de plus d'un demi-siècle d'histoire de l'édition et de la littérature.

  • Frugalité et volupté, clefs du mieux-vivre : améliorez votre santé, votre moral, votre environnement et... votre budget. Installée au japon depuis plus de trente ans, Dominique Loreau est imprégnée par le mode de vie de son pays d'adoption. Un mode de vie qui repose sur le principe du " moins pour plus ", appliqué à tous les domaines, du matériel au spirituel - en l'occurrence, ici, à l'alimentation. Partant du constat que nous sommes devenus, en à peine un demi-siècle, des machines à consommer, l'auteur nous exhorte à réfléchir sur cette nouvelle donne, source de nos maux actuels. Puis elle apporte toutes les réponses de bon sens, tous les conseils, toutes les astuces, et, en fin d'ouvrage, quelques recettes très simples pour se réapproprier un rapport sain à la nourriture, économiquement et écologiquement juste, et qui procure un plaisir vrai. À la fois essai et guide pratique, L'Art de la frugalité et de la volupté apprend à réconcilier le corps et l'esprit en toute sérénité.

  • Jean-Christophe Victor est l'un de nos plus grands experts en géopolitique. Grâce à ses émissions et ses Atlas du Dessous des cartes, qui furent tous des succès de librairie, il a transmis son savoir et sa passion au plus grand nombre à travers le monde. Avec le talent et l'expertise qu'on lui reconnaît, il propose dans Un oeil sur le monde un passionnant décryptage des principaux événements internationaux de 1989 à aujourd'hui, vus à travers 230 dessins de presse. Choisis parmi plus d'un millier, avec l'aide et l'oeil acéré de Courrier international, ces dessins sont les meilleurs en terme d'originalité, d'humour et de qualité artistique.
    La chute du mur de Berlin vue par des dessinateurs est-allemand, soviétique ou israëlien ; la guerre en Yougoslavie du point de vue serbe, français ou suédois ; le 11-Septembre illustré par un Algérien et un Américain ; la mort de Lady Di par un Italien. En confrontant les points de vue des dessinateurs sur un même événement, Jean-Christophe Victor met en lumière les grands enjeux (géo)politiques et historiques, les nouvelles lignes de partage. Il souligne une fois de plus la subjectivité de notre vision du monde et rend hommage au courage et à la détermination des dessinateurs de presse dans certains pays où la censure est encore vive.

  • Quelque part, près de nous, se cache le trésor de john le noir.
    Le plus gros diamant du monde ! mais pour le trouver, il faut faire vite. depuis qu'elzevir a abattu maskew, les soldats nous poursuivent et la mort rôde.

  • Mon oncle - ne

    Carriere/Etaix

    " je me souviens de lui comme d'une ombre ou d'un passant.
    Une main distraite dans mes cheveux, un jouet de papier qui tombait du ciel. je sentais mon oncle tout proche. c'était une promenade, un refrain rapide, une bouffée de vent. ".

  • Le fracas de la mer sur les rochers, les contrebandiers qui s´enfuient dans la nuit, l´histoire d´un diamant caché... Voici le décor d´une fabuleuse aventure, dans laquelle on s´embarquera... non sans frémir !

    "On m'a raconté que John le Noir, ancien seigneur de Moonfleet, possédait le diamant le plus gros du monde. Il est mort sans livrer son secret, et son trésor n'a jamais été retrouvé. Il est peut-être caché tout près de nous, dans les entrailles de la crypte des Mohune." Sur les rivages de l'Angleterre du XVIIIe siècle, Jim, orphelin recueilli par sa tante, part à la recherche des mystères qui hantent Moonfleet, village entre terre et mer. Au cours d'une échappée nocturne, le garçon de quinze ans se retrouve piégé au sein de la crypte de l'église dans laquelle reposent les cercueils de la famille des Mohune. Intrigués par la découverte d'un médaillon et du parchemin qu'il contient, Jim et sa jeune amie Mary rêvent d'une piste qui les conduirait au trésor du dernier des Mohune, John Le Noir. Au fil de leurs rencontres avec Elzevir, maître Ratsey, et autres contrebandiers patibulaires, entre passages secrets et cryptes inconnues, s'amorce une grande aventure qui les conduira pour commencer dans cette auberge au commerce intrigant et à l'enseigne énigmatique : Le Pourquoi Pas ? Librement adaptée du roman de John Meade Falkner, une équipée rocambolesque, mais aussi le parcours initiatique d'un innocent au pays de la contrebande. Historique, esthétique, fantastique. et diabolique : Rodolphe et Dominique Hé signent un album qui renoue avec la grande tradition des récits d'aventures. À mettre entre toutes les mains.

  • Terrasser un dragon, vivre les aventures d'Arsène Lupin, rencontrer la Géante de Magritte, poser pour Irving Penn, recevoir l'enseignement de Platon et d'Épicure, jouer John Steed aux côtés de Diana Rigg. De 360 avant Jésus-Christ à 2046, quarante portraits d'illustres personnages dont Floc'h aurait aimé être le contemporain, et auprès desquels il se met en scène.
    Plus qu'une « vie de rêve » très personnelle, il s'agit également d'une invitation pour le lecteur à se prêter à son tour au jeu et de tisser son autoportrait fantasmatique. À l'instar de Floc'h qui, avec beaucoup de dérision et d'humour, s'imagine dans les situations les plus extraordinaires, laissez-vous porter par vos propres rêves, réinventez votre histoire et devenez le héros d'un monde fabuleux où l'art devient la clé de tous les possibles.

  • Le monde des images, qui nous entoure et qui construit toute notre compréhension de l'univers, ne cesse de se développer.
    On parle de bombardement et de manipulations par les images: plus que jamais nous avons besoin de repères simples pour les comprendre et, éventuellement, nous protéger. C'est ce que nous proposent Cabu et Laurent Gervereau dans cette petite encyclopédie pleine d'humour. Le Monde des images est le livre indispensable pour décrypter notre univers visuel, pour se défendre de la consommation passive et débattre en famille, mais c'est aussi et surtout un livre drôle...
    Grâce à Cabu et Laurent Gervereau, nous ne les regarderons plus de la même manière!

  • Le blog de max

    Max

    Comme des millions de personnes, Max travaille derrière un bureau, brasse des papiers à la pelle...
    Et s'ennuie. En septembre 2004, il ouvre un blog où chaque jour, brossant un tableau féroce de la vie d'entreprise, il décrit " les modalités de sa démission mentale ". Trois millions de visites en quelques mois, le succès est phénoménal. Aujourd'hui, Max va plus loin en écrivant le premier roman-blog de l'histoire.

  • Par les créateurs du fameux duo de BD Olivia Sturgess-Francis Albany, une mystification littéraire d'un genre inédit, qui transporte le lecteur du coeur de la vie culturelle de l'après-guerre aux années 1970.
    Dans leurs albums, Floc'h et Rivière ont inventé Olivia Sturgess la romancière et Francis Albany le critique, qui ont à leur tour inventé Oliver Alban, auteur fictif des textes qu'ils écrivent à quatre mains dans le plus grand secret. Aujourd'hui, cette mise en abîme se prolonge dans ces chroniques où, doué d'une vie propre, Oliver raconte ses rencontres, de Londres à New York ou Hollywood, avec des personnalités célèbres et moins célèbres - allez même savoir si toutes ont réellement existé- du monde littéraire, artistique et cinématographique.
    /> Une galerie de portraits irrésistibles d'élégance, d'esprit, d'humour et d'affection. So british... and so delicious !
    De Somerset Maugham à Rudyard Kipling, de Ian Fleming à Marguerite Yourcenar, de Diana Rigg (Emma Peel) à Natalie Wood, de Cole Porter à Alfred Hitchcock - et bien d'autres moins connus mais tout aussi passionnants (trente-neuf au total, voir sommaire complet en p. 2) -, Floc'h et Rivière, ou Olivia et Francis, ou Oliver, saisissent avec jubilation un trait de caractère, une anecdote, un instant d'histoire, un regard sur l'oeuvre de ces personnages qui ont façonné, chacun à la mesure de son génie ou de son simple talent, la vie littéraire et artistique du XXe siècle. Chaque portrait est illustré par un dessin au trait de Floc'h.

  • Dans les années 1970, une nouvelle génération de producteurs, dirigeants, agents, artistes et comédiens accède au pouvoir et se lance dans des aventures pleines de fureur, de passion et de démesure. Ce sont Patrick Dewaere et Gérard Depardieu, Jean-Pierre Rassam et les frères Seydoux, Bertrand Blier, Alain Sarde, Isabelle Huppert et Daniel Toscan du Plantier...
    Des Valseuses à Loulou en passant par Don Giovanni, des films exceptionnels vont marquer cette époque. Mais dans les années 1980, l'irruption des télévisions privées fracasse les nouveaux équilibres. Succès, drames, faillites, morts, naturelles ou brutales : tout est raconté ici.
    Pendant trois ans, Michel Pascal, chroniqueur et journaliste, a recueilli les confidences inédites des plus grands noms de la profession, mais aussi celles des patrons et des hommes politiques. Aucun scénariste n'aurait osé imaginer les complots, les pièges, les hasards qui ont forgé les individus, les films et les compagnies pendant cet âge d'or du cinéma français où tout était encore possible...

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