Seuil

  • Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scienti?ques et d'institutions annoncent la ?n de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si dif?cile d'éviter un tel scénario ?
    Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la « collapsologie ». En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de « crises » que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre.

    Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.

  • Greg Heffley, le héros improbable qui va vite en devenir un !
    Greg a 12 ans, un grand frère musicien qui lui fait des blagues, un petit frère qui le colle, un copain qu'il supporte histoire de ne pas être seul, des problèmes avec les filles qui pouffent à longueur de journée, des parents qui ne comprennent jamais rien à ce qu'il demande...
    Un jour sa mère lui offre un journal intime, que Greg rebaptise en carnet de bord.
    "Si elle croit que je vais écrire là-dedans ce que je "ressens" ou je ne sais pas trop quoi, elle se fourre le doigt dans l'oeil." Heureusement, entre ce que dit Greg et ce qu'il fait vraiment, il y a un monde...
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  • Surtout, ne demandez pas à Greg comment se sont passées ses vacances... il ne veut pas en parler !
    Pour Greg, cette nouvelle rentrée scolaire est presque une bonne nouvelle tellement ses vacances ont été cauchemardesques. Il s'est passé quelque chose dont il n'est pas fier et qu'il veut cacher à tout le monde, même à Robert son meilleur ami, et à Philippe son nouveau "correspondant" français.
    Mais Rodrick, son grand frère, sait tout... et espère le faire chanter ! D'autant plus que leur mère, désespérée de les voir s'entendre si mal, demande à Rodrick de passer plus de temps avec Greg en lui donnant des cours de batterie. Quand on se rappelle que Rodrick est passionné de Heavy Metal ... Greg n'est pas au bout de ses peines !
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  • Greg commence bien l'année : il décide d'aider les autres à prendre de bonnes résolutions ! Quant à lui, inutile d'en prendre, il est déjà parfait.
    Mais ça se corse ! Le bus ne passe plus pour l'emmener au collège, son petit frère Manu se rebelle une fois encore, Rodrick fait toujours les 400 coups, tout semble se liguer contre lui ! Désormais, Greg marche tous les matins, doit gérer son linge sale, collectionne les mauvaises notes et les punitions, est privé de biscuits, de récréations, n'arrive pas à séduire Inès Hills - la quatrième plus belle fille de l'école - et comble du désespoir, il risque d'être envoyé dans un camp militaire pour les vacances d'été !
    Les pensées d'un adolescent au jour le jour. Humour et ironie au rendez-vous pour ce troisième tome.

  • Sale temps pour Greg Heffley : Robert, son meilleur ami, l'a laissé tomber comme une vieille chaussette pour... une fille ! Impossible de survivre au collège sans coéquipier. Greg se lance donc à la recherche d'un nouveau meilleur copain. Une quête qui s'avère plus compliquée que prévue, car les candidats sont peu nombreux...
    Puisque le sort s'acharne sur lui, Greg s'en remet aux signes du destin pour prendre ses décisions.
    La poisse continuera-t-elle malgré tout à le suivre comme son ombre ?

  • Dans la famille de Greg Heffley, on ne s'ennuie jamais. Même en voiture !
    Ce voyage s'annonçait pourtant prometteur... Mais entre les pauses-pipi impossibles, les attaques de mouettes, les petits accrochages et les caprices d'un cochon glouton, la famille Heffley n'est pas au bout de ses surprises. Heureusement, avec Greg, le pire road trip peut se transformer en aventure hilarante.
    Et celle-ci, les Heffley ne sont pas près de l'oublier !

  • Le monde de Greg s'écroule quand son collège organise un bal pour la Saint Valentin. C'est la panique : si aucune fille n'accepte de l'accompagner, il sera la risée de l'école. Et il ne peut pas compter sur l'aide de son ami Robert, qui n'y connaît RIEN aux filles.
    Il lui reste quelques semaines avant le bal. D'ici là, Greg a intérêt à se tenir à carreau et à ne pas se ridiculiser en public, une fois de plus, s'il veut trouver une cavalière...

  • Les autorités s'approchent de la vérité, mais quand une terrible tempête de neige paralyse la région, Greg se retrouve cloîtrée chez lui. Il sait que quand la neige aura fondu, il devra s'expliquer. Mais en attendant, existe-t-il une punition pire que de rester enfermé en famille pendant toute la durée des vacances ?
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  • C'est l'été, les vacances, le temps est au beau fixe, tous les jeunes en profitent pour sortir.
    Mais où se cache Greg Heffley ? Il est chez lui, à regarder des jeux video, derrière ses volets fermés. Greg avoue de lui-même qu'il adore rester tranquille chez lui !
    Et cet été, il a décidé de le passer dans la fantaisie la plus totale, sans contraintes et sans règles.
    Malheureusement, la mère de Greg n'a pas du tout la même vision que lui : un été idéal c'est celui où l'on s'adonne à des tas d'activités dehors et en famille !
    Quel est celui des deux qui aura gain de cause ?
    Un nouvel arrivant dans la famille va-t-il tout bouleverser ?
    Les pensées d'un adolescent au jour le jour.
    Une lecture facile, avec beaucoup d'humour, pour tous les CM2/6ème.
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  • Greg grandit et découvre les secrets de la « puberté », cette étrange maladie que son copain Robert espère bien ne pas attraper...
    Entre les deux amis, rien ne va plus. Après une grosse dispute, Greg perd son plus fidèle allié et se retrouve seul pour faire face à des problèmes de plus en plus nombreux...
    Pourra-t-il échapper à l'appareil dentaire ? Participer aux soirées du collège et se faire de nouveaux amis ?
    En tout cas, il devra apprendre à se remettre en question et faire face à une douloureuse vérité...
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  • La mouche (nouvelle édition) Nouv.

    Vers le milieu des années 90, Lewis Trondheim s'essaie pour la première fois à une histoire muette. Ce sera celle d'une mouche toute noire avec des dents en pagaille, des ailes, deux grands yeux et une paire de chaussures qui rappellent vaguement Mickey Mouse.

    Sur 100 pages en gaufrier de 6 cases, cette mouche naît (dans une poubelle), vole (dans une cuisine), mange (de la pomme, du sucre, du sel), boit la tasse (dans un fond de canette), devient l'amie d'un coléoptère cornu (avec qui elle se marre vraiment bien) et l'ennemie d'un chat et d'une araignée (par qui le malheur arrive), puis s'électrocute dans le grille-pain et devient, en quelques cases sciences fictionnelles, géante et terrifiante.

    Chaque nouvelle aventure de ce personnage nous renvoie à l'émerveillement des premières expériences de l'enfance et l'ensemble pourrait devenir sottement niais si une bascule dans un scénario cauchemardesque n'opérait peu à peu pour une fin cosmique drolatique.

    Avec une alternance de dessins en plongée, contre-plongée, gros plans ou plan large, Lewis Trondheim impose ainsi le rythme fou du vol erratique de sa mouche. Quant au rire, l'humour potache entre les personnages doublé d'un humour de situation renouvelé à chaque séquence, il est présent à toutes les pages, pour notre plus grand plaisir.

  • Longtemps, en Occident, le noir a été considéré comme une couleur à part entière, et même comme un pôle fort de tous les systèmes de la couleur. Mais son histoire change au début de l'époque moderne : l'invention de l'imprimerie, la diffusion de l'image gravée et la Réforme protestante lui donnent, comme au blanc, un statut particulier. Quelques décennies plus tard, en découvrant le spectre, Newton met sur le devant de la scène un nouvel ordre des couleurs au sein duquel il n'y a désormais plus de place ni pour le noir, ni pour le blanc : pendant presque trois siècles, ce ne seront plus des couleurs. Toutefois, dans le courant du XXe siècle, l'art d'abord, la société ensuite, la science enfin redonnent progressivement au noir son statut de couleur véritable. C'est à cette longue histoire du noir dans les sociétés européennes qu'est consacré le livre de Michel Pastoureau. L'accent est mis autant sur les pratiques sociales de la couleur (lexiques, teintures, vêtements, emblèmes) que sur ses enjeux proprement artistiques. Une attention particulière est portée à la symbolique ambivalente du noir, tantôt pris en bonne part (fertilité, humilité, dignité, autorité), tantôt en mauvaise (tristesse, deuil, péché, enfer, mort). Et comme il n'est guère possible de parler d'une couleur isolément, cette histoire culturelle du noir est aussi, partiellement, celle du blanc (avec lequel le noir n'a pas toujours fait couple), du gris, du brun, du violet et même du bleu.

  • Lorenzo vient de déménager avec sa maman. Plus accroché à son téléphone portable que jamais, un peu perdu, le jeune garçon explore sa nouvelle maison. Dans sa chambre, un meuble étrange attire son attention. Derrière un panneau secret Lorenzo trouve un cahier plein d'histoires dans lequel il ne tarde pas à se plonger. L'intérêt de Lorenzo croît à mesure qu'il tourne les pages. Il y découvre un monde énigmatique où les lapins jouent au ballon avec des autruches, les lampes deviennent des monstres, les morsures de chien font bleuir et rapetisser, et où des souris voguent sur l'océan dans des boîtes d'allumettes... Intrigué, stimulé, Lorenzo se met à dessiner à son tour, et enquête... Quatre histoires, quatre rêves à interpréter et autant d'indices disséminés dans ces nouveaux lieus qui deviennent soudain un passionnant terrain d'exploration. Lorenzo y découvrira le goût des histoires et leurs extraordinaires pouvoirs magiques.

  • Voici un roman-photo comme vous n'en avez jamais vu. Jalousies, trahisons, bagarres, cafés gourmands, photocopieuses en panne et tendres baisers: Clémentine Mélois, plasticienne, écrivaine et membre de l'Oulipo, connue pour ses détournements de classiques de la littérature revus et passés à la moulinette de la culture pop (Cent titres, Grasset 2014) s'empare du très populaire roman-photo pour étudier le langage dans toutes ses fonctions. Au fil de dix-huit histoires hilarantes, on découvrira des hommes et des femmes en proie à toutes les dépravations lexicales, des employés de bureau désorientés, un agent immobilier malmené, un catcheur mexicain, des pantalons pattes d'éléphants et même un certain Roland Barthes.

  • Que se trame-t-il exactement sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes ?

    Notre anthropologue dessinateur mène l'enquête : s'agit-il d'un kyste peuplé de hippies violents ? Trop drogués pour comprendre qu'il faut partir puisque le projet d'aéroport est abandonné ? Ou de l'avant-poste, en Occident, d'un nouveau rapport au monde, affranchi de la distinction entre Nature et Culture ?

    L'enquête emprunte des chemins imprévisibles sur ce bocage qui, d'emblée, nous absorbe, nous transforme et recompose les liens que nous entretenons avec les plantes, les animaux et le territoire.

  • Tom Gates est toujours en retard à l'école et n'a pas son pareil pour inventer des excuses farfelues quand il n'a pas fait ses devoirs. Ce qui arrive très souvent ! Il faut dire qu'il a d'autres chats à fouetter : trouver de nouvelles façons d'embêter sa sour Delia, lire des bandes dessinées, gribouiller dans ses cahiers, monter son groupe de musique pop...
    Sauf que son instituteur, Monsieur Fullerman, ne l'entend pas de cette oreille : puisque Tom est si distrait, il s'installera au premier rang, entre l'insupportable Marcus et la jolie Amy...

    À travers son journal, Tom Gates raconte son quotidien : sa vie d'écolier, sa vie de famille, ses vacances en camping. avec beaucoup d'humour et plein de petits dessins !

    Prix "ROALD DAHL " du meilleur roman humoristique pour la jeunesse en 2011.

    Après des études de graphisme, Liz Pichon a travaillé comme directrice artistique dans une maison de disques britannique, puis collabore en freelance avec différentes marques pour l'habillage de produits (serviettes de plage, mugs, jeux de société.). Au début des années 2000, elle se lance dans l'écriture et l'illustration de livres pour enfants, et connaît un immense succès à la parution de Tom Gates en 2011.

    La traductrice Traductrice d'auteurs aussi reconnus que John LeCarré, Natalie Zimmermann est l'auteur de nombreux livres pour la jeunesse et a traduit pour le Seuil Jeunesse toute la série du Journal d'un Dégonflé.

  • La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.
    Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.
    L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?
    Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?
    Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...

    Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants.

  • C'est l'un de ces petits villages qui n'a jamais eu droit à sa carte postale. Et pourtant... L'endroit fait parler de lui jusqu'au sommet de l'État, la zone est quadrillée, ses 80 habitants surveillés. À Bure, 85 000 mètres cubes de déchets radioactifs doivent être enfouis à 500 mètres sous terre et y passer les cent mille ans à venir. Pour l'État français, l'enjeu est colossal : il en va de la survie de l'industrie nucléaire. De gré ou de force, ce projet titanesque doit aboutir.

    Face à ce rouleau compresseur, la Meuse n'était pas censée résister. Les millions d'euros déversés sur le territoire devaient faire taire la contestation. En vain. À mesure que celle-ci s'intensifiait, Bure est devenu le théâtre d'une sidérante répression. Entre clientélisme et autoritarisme, le plus grand projet industriel d'Europe avance au mépris de la démocratie.

    C'est ce que révèle l'enquête implacable des journalistes Pierre Bonneau et Gaspard d'Allens mise en scène par Cécile Guillard.

  • Puisette vit seule avec son pingouin sur son île. C'est elle qui fait et défait la mer. Elle a fort à faire et prend son métier très à coeur. Chaque matin, elle accroche les nuages dans le ciel, installe les vagues, gonfle les poissons... Courageuse et un brin autoritaire, Puisette aime quand les choses sont en ordre, quand tout se passe comme elle l'a décidé. Mais voilà qu'un matin arrive sur le rivage un gros paquet que Puisette n'a pourtant pas commandé. Eh oui parfois la vie est faite de surprises, n'en déplaise à Puisette... Dans ce paquet, il y a une autre petite fille. Une petite fille qui ressemble à Puisette mais n'est pas Puisette, une petite fille qui ne parle pas et va venir bousculer ses habitudes. Fragile - puisque c'est ce qu'il y a écrit sur le paquet, c'est comme ça que Puisette va l'appeler - dérange, agace, rompt la monotonie du quotidien et manque, surtout, quand elle n'est plus là. Puisette va vite apprendre que la vie c'est plus drôle et c'est plus joli à deux. Samuel Ribeyron s'est emparé du texte d'un spectacle vivant écrit par deux jeunes femmes, Laure Poudevigne et Estelle Olivier, pour nous livrer cet album, aux allures de bande dessinée, d'une intensité rare. Drôle et poétique, avec son texte à l'oralité savoureuse, il nous parle de l'Autre, de notre besoin immense des autres, de leur présence qui réchauffe, bouscule, fait bouger nos lignes et nous rend meilleurs.

  • L'histoire de la couleur bleue dans les sociétés européennes est celle d'un complet renversement : pour les grecs et les romains, cette couleur compte peu et est même désagréable à l'oeil : c'est une couleur barbare.
    Or aujourd'hui, partout en europe, le bleu est de très loin la couleur préférée (devant le vert et le rouge).
    L'ouvrage de michel pastoureau raconte l'histoire de ce renversement. en mettant l'accent sur les pratiques sociales de la couleur (lexiques, étoffes et vêtements, vie quotidienne, symboles) et sur sa place dans la création littéraire et artistique, il montre d'abord le désintérêt pour le bleu dans les sociétés antiques.
    Puis il suit la montée et la valorisation progressives des tons bleus tout au long du moyen age et de l'époque moderne. il insiste notamment sur les enjeux esthétiques, moraux et religieux liés à cette couleur, du xiie au xviiie siècle. enfin il met en valeur le triomphe du bleu à l'époque contemporaine, dresse un bilan de ses emplois et significations et s'interroge sur son avenir.
    Parler du bleu c'est nécessairement être conduit à parler aussi des autres couleurs.
    Celles-ci ne sont donc pas absentes du livre : le vert et le noir, auxquels le bleu fut parfois assimilé ; le blanc et le jaune, auxquels il a fréquemment été associé ou opposé ; et surtout le rouge, son contraire, son complice et son rival depuis le moyen age.

  • Face à des signaux pourtant alarmants - tensions sur les ressources énergétiques et les matières premières, effondrement de la biodiversité, érosion ou artificialisation accélérée des sols, pollutions généralisées, changement climatique. on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance. On nous dit que nous serions à l'aube d'une quatrième révolution industrielle : connectés en réseaux intelligents, nous deviendrons tous producteurs - stockeurs d'énergies renouvelables -, et que les nanotechnologies et les matériaux « bio-sourcés » permettraient de répondre à la pénurie, les « fab lab » et les imprimantes 3D s'apprêteraient à bouleverser le système de production, etc.
    Pour sauver la planète, toujours plus d'innovation, plus de « high tech » et plus de complexité ? Ce livre démontre la fausseté de ces promesses. Il propose, pour sortir de l'impasse, de prendre le contre-pied de la course en avant technologique pour se tourner vers les « low tech », les « basses technologies ». Il ne s'agit pas de « revenir à la bougie », mais de conserver un niveau de « confort » et de civilisation agréables tout en évitant les chocs de pénuries généralisées. Une société soutenable, fondée sur les basses technologies, mobilisera fortement les savoirs, l'innovation et la recherche, mais orientés par des finalités différentes d'aujourd'hui.

    Philippe Bihouix est ingénieur. Il est coauteur de l'ouvrage Quel futur pour les métaux (EDP sciences, 2010), qui traite de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique.

  • Utopies réalistes

    Rutger Bregman

    • Seuil
    • 24 Août 2017

    Ouvrir grand les frontières, une semaine de travail de quinze heures, le revenu de base universel... Des idées naïves et dépassées ou bien la force de l'utopie renouvelée ? Résolument anti-décliniste, Utopies réalistes tombe à pic et nous explique comment construire un monde idéal aujourd'hui et ne pas désespérer ! D'une ville canadienne qui a totalement éradiqué la pauvreté à l'histoire d'un revenu de base pour des millions d'Américains sous Richard Nixon, Rutger Bregman nous emmène dans un voyage à travers l'histoire et, au-delà des divisions traditionnelles gauche-droite, défend des idées qui s'imposent par la force même de l'exemple et le sérieux de la démarche historique. Tout progrès de la civilisation - des débuts de la démocratie à la fin de l'esclavage - fut d'abord considéré comme un fantasme de doux rêveurs.

    À la fois stimulant et passionnant, appuyé sur les travaux d'Esther Duflo, Thomas Piketty, David Graeber, etc., cet essai vif, pédagogique et amusant rouvre plusieurs perspectives : la réduction du temps de travail, le revenu universel, plus largement la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités, la taxation des flux financiers, et enfin l'ouverture des frontières. Alors laissons l'enthousiasme de l'auteur, à contre-courant du pessimisme ambiant, nous convaincre que de nouvelles propositions utopiques peuvent être envisageables à court terme.

  • Deux semaines sans école, c'est le paradis ! Tom va pouvoir répéter avec son super groupe de rock, les ClebsZombies, passer des heures devant la télé, s'empiffrer de petits gâteaux et s'amuser avec Derek, son meilleur ami.
    Mais, c'est sans compter avec M. Fullerman, son instituteur, qui a envoyé une lettre à ses parents : Tom n'ayant pas rendu son dernier devoir, il devra s'y mettre pendant les vacances !
    Commence alors, pour Tom, un difficile combat pour sauver son temps libre.

    À travers son journal, Tom Gates raconte les mésaventures de son quotidien : une séance de piscine, une rage de dent, la sortie scolaire à la campagne... avec beaucoup d'humour, de mauvaise foi et plein de petits dessins !


    Après des études de graphisme, Liz Pichon a travaillé comme directrice artistique dans une maison de disques britannique, puis collaboré en freelance avec différentes marques pour l'habillage de produits (serviettes de plage, mugs, jeux de société.). Au début des années 2000, elle se lance dans l'écriture et l'illustration de livres pour enfants, et connaît un immense succès à la parution de Tom Gates en 2011.

    La traductrice Traductrice d'auteurs aussi reconnus que John LeCarré, Natalie Zimmermann est l'auteur de nombreux livres pour la jeunesse et a traduit pour le Seuil Jeunesse toute la série du Journal d'un Dégonflé.

  • Des choses, pas belles, se sont passées, en France, entre 2017 et 2020. Les femmes, par la main de déesses grecques surgies de l'Olympe (car les divinités sont immortelles), ont pris le pouvoir détenu par les hommes depuis des millénaires. L'Apocalypse, prédite pour décembre 2012, n'a pas eu lieu. Les déesses sont venues se mélanger à la société française contemporaine. Le Parti du Cercle a imposé ses règles. L'expérience a très mal tourné. Mais comment faire la lumière sur ces quatre années d'un règne éphémère et probablement sanglant, alors qu'une amnésie collective a été décidée par référendum au terme de cette page d'Histoire, en 2020 ? Une amnésie appelée le Grand Blanc, approuvée à l'unanimité de la population.C'est pour juger cette douloureuse parenthèse que s'ouvre un maxi procès dans ce qui fut longtemps le stade de France et qui abrite désormais le tribunal du grand Paris. Nous sommes en 2062. À la barre, la Sibylle, prophétesse de la révolution des femmes. Pièces à conviction à l'appui, elle déroule le fil de sa mémoire, et de la généalogie des événements. Petit à petit, on découvre la réalité de ces années spéciales, très spéciales.

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