Wombat

  • « Max Lampin est bien petit par rapport à ma haine. C'est un sale type, d'accord, mais pas exceptionnel. D'ailleurs, cela ne changerait rien s'il était un petit saint. Alors pourquoi m'en prendre à lui avec une telle violence, une telle hargne ? Je vais vous le dire.
    Lorsque, comme moi, on est vieux, pauvre, malade, humilié, bafoué, on n'a plus l'orgueil de ses ennemis. Le premier venu suffit. Il permet de soulager sa bile, c'est le principal. Quand celui-là aura servi, on en prendra un autre. L'important, c'est de ne pas crever de rage. » (Roland Topor).

    Certains se détendent grâce à des livres de coloriage. D'autres ont besoin d'exercices de détestation ou de magie noire pour rester zen : projetez donc votre colère sur Max Lampin, le Con suprême. Vous en serez soulagé !

  • Empereur, Napoléon légua à la France l'Arc de triomphe, le baccalauréat, Napoléon III et la betterave à sucre. Ce n'est certes pas rien. Mais qui était vraiment l'homme sous le bicorne ?
    Un despote solitaire, un grand romantique ou un facétieux petit plaisantin ? À l'occasion du bicentenaire de Waterloo, levons le voile sur un Napoléon intime, à la vie sentimentale fort agitée, et répondons à la question que tous les Français, petits et grands, se posent : pourquoi diable glissait-il la main sous sa redingote ?. Délicieusement impertinent, Le Petit Napoléon illustré est un sommet de drôlerie. À l'instar des plus grands cartoonistes (on pense à Steinberg et Chaval), la désarmante simplicité du dessin de Pierre Étaix, d'une rigueur savoureuse, fait mouche à tous les coups.

  • O Comment faire croire à son conjoint que c'est son tour de changer la couche ?
    O Réussir un goûter d'anniversaire : l'importance du plan de table.
    O Laisser ses enfants à la famille pendant les vacances : doit-on obligatoirement les récupérer ?
    O Préados : leur parler de sexualité sans les dégoûter.
    O Ados : leur parler de sexualité sans leur donner envie.

    Être père ou mère est une joie de chaque instant. C'est aussi une responsabilité écrasante. Il est encore temps d'y renoncer.
    Mais si vous avez déjà franchi le pas, ou que vous vous apprêtez à le faire, L'Élevage des enfants offre une mine de conseils éducatifs, d'informations véridiques et de témoignages de première main qui vous accompagneront dans chacune des étapes de cette prodigieuse et épuisante aventure.
    Un hilarant voyage dans le monde de l'enfance et de l'adolescence, cet univers coloré où se mêlent innocence et odeurs de pieds, pudeur et toxicomanie, acné et Père Noël.

  • Est-ce de l'art ou du cochon ? À l'heure où les oeuvres d'art se réduisent le plus souvent à des « concepts », voire à de simples discours sur l'art, la question se pose de plus en plus souvent.
    Portant un regard à la fois caustique et ludique sur l'art contemporain, avec une souriante ironie teintée d'absurdité, les « cartoons » de Jean-Luc Coudray et Isabelle Merlet nous plongent dans un univers tout en chatoiements séducteurs et profondeurs superficielles, où c'est parfois la mauvaise foi qu'on porte au rang d'art.
    Évoquant le graphisme d'un Joost Swarte, mêlées d'une touche d'onirisme animalier très personnelle, les illustrations d'Isabelle Merlet, nourries de références subtiles à de multiples courants artistiques, offrent un riche et élégant contrepoint aux dialogues.

  • À l'issue de la 12e Guerre mondiale, la civilisation s'est effondrée, les chiens ont quitté leurs anciens maîtres, toutes les forêts et les jardins ont été détruits et l'amour a fui le monde. Un jour, pourtant, une jeune fille découvre la dernière fleur subsistant sur terre et décide d'en prendre soin...
    En 1939, alors qu'éclate la Seconde Guerre mondiale, James Thurber dessine pour sa petite fille Rosemary, âgée de 7 ans, cette émouvante « parabole en images » (véritable « roman graphique » avant l'heure), pour lui raconter les cycles de la guerre, de la paix et de l'amour, à travers la résilience d'une simple petite fleur. Un conte écologiste et pacifiste, grave et tendre, mais enjoué et d'une délicate sagesse, traduit en français en 1952 par Albert Camus.

  • C'est la jungle !, une des rares BD entièrement dessinée par Kurtzman, par ailleurs scénariste prolifique, est considérée comme son chefd'oeuvre personnel.
    Ce « comic book » se compose de quatre histoires distinctes d'une quarantaine de pages : si deux sont d'hilarantes parodies au vitriol de genres alors en vogue (le polar « jazzy » et le western « névrosé »), Le Cadre supérieur en costard de flanelle grise se livre à une critique acerbe du monde de l'édition commerciale et Décadence dégénérée (lynchage dans une ville du Texas) du racisme américain ordinaire, des thèmes très «adultes» pour les comics de l'époque.
    Premier « comic book » paru directement en format poche en 1959, à forte teneur autobiographique, C'est la jungle ! est un des premiers véritables « graphic novels ».

  • Qui est Alain Delon ?
    À quoi reconnaît-on un film de femme ?
    Comment devient-on membre de l'Office catholique du cinéma ?
    Quelle est la couleur du tapis rouge de Cannes ?
    Combien nous coûte Luc Besson ?
    Les films sont-ils projetés à l'envers dans l'hémisphère Sud ?
    Peut-on vraiment faire carrière à Hollywood en incarnant des rôles de singe ?...
    Voici quelques-unes des mille et une questions auxquelles L'Anticyclopédie du cinéma apporte des réponses pertinentes et argumentées. Distancié, parodique, absurde, décalé, ce livre aborde le monde du cinéma comme jamais on ne l'avait fait auparavant.
    Mêlant la satire, la caricature et la mauvaise foi, cet ouvrage ludique, parfois irrévérencieux mais toujours cinéphile, braque un projecteur inattendu et spirituel sur le 7e Art.

  • Après Grandeur et décadence d'un peu tout le monde, le nouveau livre inédit en français de Will Cuppy renoue avec l'exploration des animaux les plus incongrus de la planète, des « Insectes optionnels » aux « Oiseaux qui ne savent même pas voler », en passant par « Les mammifères problématiques », au nombre desquels, bien sûr, le wombat.
    Mais ne nous y trompons pas : si l'humour de Cuppy est aussi irrésistible, c'est qu'y pointe l'acuité d'un grand moraliste, dans la lignée d'un La Fontaine et d'un La Rochefoucault, revu et corrigé par Mark Twain, où le sens aigu du comique est relevé d'un pessimisme toujours spirituel.
    Le livre est illustré par Honoré dont le style s'inspire de l'art de la gravure, remarqué par la série des Rébus littéraires et illustrateur d'un Bestiaire d'Alexandre Vialatte.

  • Bienvenue à Mariposa ! Suivez le guide, et vous ferez la connaissance de M. Smith, le patron de bar roublard qui ruse avec les ligues de tempérance pour servir de l'alcool à ses concitoyens assoi és ; Je erson Thorpe, le barbier saisi de la fi èvre de la spéculation boursière, qu'il propage dans toute la ville ; le vieux révérend Drone, terrassé par la dette contractée pour construire sa nouvelle église, mais si peu doué en arithmétique.
    Situé à l'orée du XXe siècle dans la ville fi ctive de Mariposa, bourgade imaginaire de l'Ontario sur les rives du lac Wissanotti, Bienvenue à Mariposa (1912), inédit en français, est un grand classique populaire de la littérature canadienne anglophone, qui valut à son auteur le surnom de « Mark Twain canadien ».

  • Strips panique

    Roland Topor

    • Wombat
    • 18 Septembre 2014

    Strips Panique réunit sept bandes dessinées de Roland Topor, pour la plupart rares et introuvables, réalisées entre 1962 et 1996. Dessinateur et illustrateur exceptionnel d'un côté, écrivain à l'imagination débordante de l'autre, Topor devait forcément, à la croisée des chemins, se frotter à la narration graphique. Au gré de ses collaborations à Hara-Kiri , Charlie mensuel ou Strips , il joua avec les codes et les formes de l'histoire en images dans un souci d'invention perpétuelle. De l'incontournable Max Lampin , charge anti-De Gaulle en 1968, au chef-d'oeuvre oublié Erik , conte terrible et cruel en noir et rouge, Topor, en artiste ludique, étonne, expérimente, surprend sans cesse.
    Strips Panique est le premier livre consacré à cet aspect méconnu de l'oeuvre de Topor.

  • Du premier politicien préhistorique, un certain Blab le Lourdaud, aux campagnes télévisées modernes, le professeur Price révèle la logique absurde du système électoraliste, qu'il pousse à l'extrême en fondant le parti « Moi d'abord ». Son credo : le pur intérêt égoïste.
    Invitant tous les électeurs avides à le rejoindre, il livre son programme et expose ses techniques de trucage des urnes, l'art de gérer les conférences de presse d'un candidat débile, mais aussi les manières de se défendre face à la menace des petits hommes verts...
    Déjà inventeur de la désopilante théorie « profainéantise » de l'Évitisme (Le Cerveau à sornettes), l'humoriste loufoque Roger Price signe ici une parodie décapante de manifeste politique, sapant avec un humour absurde et acerbe les fondements de notre système.

  • Tout s'allume

    Gébé

    • Wombat
    • 23 Février 2012

    Entre 1970 et 1972, dans les pages de Politique hebdo puis de Charlie, Gébé publia L'An 01 (" On arrête tout, on réfléchit, et c'est pas triste "), l'utopie la plus marquante (et la plus marrante) apparue en France au cours de cette décennie, née des espoirs soulevés par mai 1968, qui donnera lieu à un film coréalisé avec Jacques Doillon et Alain Resnais en 1973.
    Six ans plus tard, la réélection de la droite, les crises pétrolières et la montée du chômage ont brisé cet élan. À l'été 1979, toujours dans Charlie hebdo, Gébé récidive en publiant Tout s'allume, post-scriptum lucide à L'An 01, réflexion poético-politique fictionnelle sur les possibilités encore existantes de changer la société, de faire plier le pouvoir par le refus d'hommes éclairés de participer à un système de plus en plus aliénant.
    Avec trente ans d'avance, ce brûlot sans concession semble à maints égards annoncer un mouvement comme celui des " indignés ". " Film à faire " de forme mixte, mi-bande dessinée, mi-texte, Tout s'allume est ici publié en livre pour la première fois.

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