Nicolas Dumontheuil

  • La journée de Jean, Titi et Jules avait pourtant bien commencée : Jules avait récupéré des pétards « mammouth » pour faire sauter des bouses de vaches bien fraîches.
    Après, les choses s'étaient gâtées : les trois enfants sont tombés sur les frères Ardaillou, fermiers, bouilleurs de cru, qui ont trouvé amusant de les faire boire ! Forcément à 8 ans, quand on est ivres, l'envie de libérer des vaches de leur enclos sur la route est très tentante ! Les vaches des Ardaillou justement... avant de rentrer chez eux, sans plus se soucier des conséquences...
    Malheureusement, peu de temps après, l'un des frères Ardaillou, qui a quitté son alambic et pris sa camionnette pour aller au village, est mort dans un accident en percutant sa vache... Pour les trois enfants, une seule question se pose : est-ce qu'ils sont devenus des assassins ? Et va-t-on leur couper la tête ?

  • Rafael Juntunen a peur. À la suite d'un braquage qui avait mal tourné, il avait pu s'échapper avec le butin, un magot important en lingots d'or, alors que son complice avait été arrêté. Mais le temps a passé et ce dernier va bientôt sortir de prison et se mettre à réclamer sa part. Seulement voilà, Rafael ne veut plus partager. Il ne lui reste plus qu'une seule solution : la fuite. Il se réfugie au fin fond de la Laponie avec ses lingots. Il est bientôt rejoint par un ex-major de l'armée, Remes, viré pour alcoolisme, Naska, la plus ancienne skolte du monde, qui s'est enfuie de sa ferme pour ne pas être enfermée dans un asile de vieillards et un renardeau, baptisé Cinq-cent-balles. Dans la forêt des renards pendus, les trois compères vont résister à tout, au complice du gangster bien décidé à se venger et mettre la main sur le magot, autant qu'aux représentants de ce qu'il est convenu d'appeler «la civilisation » ...

  • Paru initialement en 3 tomes, "Big foot" paraît enfin en version intégrale ! Ned et Zed sont deux tueurs professionnels du Middle West. Zed adore compter, tout compter. Le nombre de balles tirées, au temps passer pour arriver à l'orgasme. Ned est pire. Il a des problèmes existentiels (et sexuels). Résultat des courses, il n'a plus envie de tuer. Sa vie retrouve un sens quand il décroche un vieillard pendu à un arbre. Et Zed, qui n'a jamais connu son paternel, décide d'en faire son père adoptif. Le destin des deux tueurs bascule le jour où ils rencontrent, dans un boxon, Magic Child, une Indienne (mais est-ce vraiment une Indienne ?) qui les engage pour retrouver miss Hawkline, sa soeur disparue. Arrivés dans la propriété des Hawkline, Ned et Zed découvrent les autres membres de la famille : le père et aussi un monstre étrange, émanation d'une légende locale, "Saswatch"...

  • L'ogre amoureux

    Nicolas Dumontheuil

    Il était une fois... Par un beau matin, un renard et un ours arrivent dans une contrée inconnue qui semble accueillante. Las, dès la première nuit, le renard, parti à la recherche de poulaillers, est pris au piège. Il est conduit au château du seigneur de la région : le terrifiant comte de Barback, le fameux ogre de légende. Pourtant, l'ogre lui propose un marché : il ne le mangera pas s'il lui trouve une femme. Car l'ogre s'ennuie et veut se marier. Très vite. Le lendemain même... Il demande au renard de lui décrire la femme idéale... à cette description, l'ogre en tombe instantanément amoureux. C'est décidé, ils partiront dès l'aube à la recherche de sa future épouse... Un long voyage commence alors.

  • À bord, il y a un bien étrange équipage, dont un capitaine acariâtre et son frère, Dédé, un garçon dont la compagnie n'est pas des plus souhaitables sur un bateau.
    En effet, il ne se lave plus depuis la mort de sa femme. Et à n'en pas douter, cela fait déjà un moment que le drame a eu lieu.
    Après avoir recueillie une pimpante naufragée, Jean-Dextre apprend une chose incroyable : le bateau a appartenu à l'ex-mari de Marlène Jobart, une starlette des années 80, que le hasard a déjà placée sur le chemin de notre héros.
    À dix ans, elle l'a sauvé de la mort en lui faisant le bouche-à-bouche. L'objet des fantasmes de Jean Dextre hante le bateau tandis que la naufragée sème la zizanie.

  • Babagarage, Sénégal, printemps 2008. Le baron accompagne une association humanitaire qui vient poser trois kilomètres de canalisation pour relier le village au château d'eau de Barbarage. Le chef du village les accueille à sa manière : « Les Blancs il viennent toujours. Depuis longtemps. Comme les sauterelles. Ils font des choses parce que chez eux ils s'ennuient. Parfois des choses bien. Parfois mauvaises. Vous, vous venez construire l'eau chez nous, c'est bien. Comme ça les jeunes ils resteront ici plutôt que d'aller chez vous où ils sont maltraités. » Le travail commence, dans la bonne humeur, même s'il faut faire avec les politiques, marabouts et autres policiers dont l'intérêt pour le projet est loin d'être humanitaire. Cette histoire se base sur un voyage fait par Nicolas Dumontheuil (accompagné par Christophe Dabitch) en 2008 à Babagarage au Sénégal.

  • À l'issue du tome 2, la situation était des plus mouvementées : Ned a découvert que sa mère était indienne, et furieux, s'est mis à dégommer toute la bande de Sheep-Buggy. Maintenant, il délire, se sent devenu un vrai indien et a disparu Dieu sait où, certainement à la recherche de sa mère.

    Zeb va en taule, lui aussi, après avoir massacré une bande de cow-boys qui l'ont traités de négro. « Chez moi, en Louisiane, on dansait aux enterrements ! Et aux naissances on pleurait ! C'est parce qu'on descend des esclaves ! Pour le nègre, la mort est une délivrance, et la vie un fardeau !! » Le shérif en fait son allié, car il veut retrouver les soeurs Hawkline, Holly Dolly et Magic Child, accusées des pires maux, recherchées pour les crimes du Bigfoot. D'ailleurs savent-elles réellement qui elles sont vraiment ?

  • Les deux tomes des aventures du Baron Jean-Dextre Pandar de Cadillac (récit rocambolesque et truculent servi par un dessin généreux et virevoltant) sont proposés en cette fin d'année sous étui.

  • De mémoire d'amateurs du genre, on avait rarement vu un western aussi loufoque. Ned et Zed sont deux tueurs professionnels du Middle West. Zed adore compter, tout compter. Le nombre de balles tirées, de fois où il a été victime du mal de mer, ou plus sympathique, le temps passé pour arriver à l'orgasme... Son copain Ned est pire. Il a des problèmes existentiels (et sexuels). Résultat des courses, il n'a plus envie de tuer. Sa vie retrouve un sens quand il décroche un vieillard pendu à un arbre. Et Zed, qui n'a jamais connu son paternel, décide d'en faire son père adoptif. Malgré tout, il leur ne sera pas toujours facile de suivre cet « old timer », victime de la terrible malédiction du braquemart...

  • On avait laissé nos deux tueurs professionnels - enfin, professionnels, c'est tout de même vite dit - empêtrés dans un tas de questions existentielles : Ned pourra-t-il continuer à ne pas tuer ? Zeb est-il bien un nègre normal, avec son tic ? Et les femmes : ont-elles une âme ? On retrouve Ned et Zed accompagnant toujours Magic Child à la recherche de sa soeur, en escort-boys sans peur et sans reproches (ou si peu). Leur chemin s'avère initiatique, et mystique, tant il est hanté par la présence du Bigfoot, et par les cauchemars de Ned. Reprenant à son compte l'écriture de Brautigan par petites scénettes, Nicolas Dumontheuil nous fera découvrir une étonnante tribu indienne qui a su adapter les traditions ancestrales aux valeurs libérales contemporaines. Et il nous permettra aussi de découvrir quelles sont les conséquences à donner le droit de votes aux femmes.

  • C'est l'histoire tragique d'un peuple, les Indiens Mapuche, dans les années 1860, qui vit sur les terres d'Araucanie et de Patagonie, dont les armées d'Argentine et du Chili veulent s'approprier les territoires. C'est l'histoire d'un homme, Antoine de Tounes, un modeste juriste de Périgueux, qui débarque au Chili animé par une idée fixe : être roi, et qui le deviendra sous le nom d'Orélie-Antoine 1er. Il crééra le royaume indépendant Mapuche pour lutter contre cette colonisation. S'il est cru au Chili, on le moque en France.

    Magnil, le grand chef des Mapuche, rencontre dans un rêve un étranger monté sur un cheval blanc. Pour les oracles, le message est clair, il s'agit de Cherbubue, le puissant chef que son peuple attend pour les guider face aux envahisseurs chiliens. Le 17 novembre 1860, Antoine de Lunens, un aventurier français poussé par un même rêve, a tout quitté pour venir au Chili à la rencontre des Indiens. Il est couronné roi des Mapuche par le fils de Magnil, Kilapan, dont le père avait raconté son rêve prémonitoire. Il déclare la fondation du royaume d'Auricanie et de Patagonie et revendique les territoires occupés par les tribus Mapuche que revendiquent aussi le Chili et l'Argentine. Arrêté par les autorités chiliennes, mis en prison, il est jugé fou et expulsé du pays. Huit ans plus tard, il monte une nouvelle expédition pour venir en aide aux Mapuche et récupérer son royaume...
    De cette histoire vraie, extraordinaire, Nicolas Dumontheuil et Christophe Dabitch tirent un récit libre, où le vrai et le faux s'entremêlent pour mieux en montrer le caractère tragi-comique.

  • L'éléphant est l'animal adoré du Laos. Devenu l'emblème du pays il pourrait n'être bientôt plus qu'une mythique créature puisque la reproduction de l'espèce est menacée. Créé en 2011 par une équipe de spécialistes, le centre de conservation de l'éléphant travaille au bien-être de l'animal, des soins vétérinaires à la reproduction et la formation des cornacs. Les éléphants domestiques du Laos sont traditionnellement utilisés dans l'exploitation forestière et le bardage. Avec seulement deux naissances pour 10 décès, l'éléphant d'Asie, emblème national sacré du Laos, est sérieusement menacée de disparaître. A l'hiver 2015, le Centre de Conservation de l'Eléphant du Laos a organisé une caravane de pachydermes qui a parcouru 500 km à travers les provinces de Sayaboury et Luang Prabang. Nicolas Dumontheuil et Troubs ont suivi cette éléphantesque procession. A chacun leur tour, à chacun leur regard. Dessinateurs-voyageurs, ils racontent cette marche militante où l'homme et l'animal vont d'un même rythme, d'un même pas, en symbiose. Deux récits complémentaires. Dumontheuil et Troubs racontent chacun cette expérience inédite. Deux récits dessinés personnels pour un voyage rare qui dit un monde étiolé, une terre fragile d'un pays pourtant magnifique. Un pays pauvre aussi, où l'Homme court d'abord à sa survie. Mais au-delà des seules frontières du Laos, il s'agit de la pérennité des espèces vivantes, en marche depuis des milliers d'années.

  • Après s'être illustrés quelques années plus tôt, par les campagnes en pays Mossi (actuel Burkina Fasso), le capitaine Boulet et le lieutenant Lemoine végètent à Paris, partageant leur temps entre débauche, nostalgie et conférences. Dans un contexte de concurrence européenne sur les régions à coloniser (notamment l'Angleterre et l'Allemagne), l'état français compte sur eux pour parachever la conquête de l'empire français d'Afrique. Les deux hommes sont envoyés en mission stratégique au Tchad, l'objectif étant d'atteindre le Tchad par l'ouest et le fleuve Niger et d'opérer la jonction de leur colonne sur le lac Tchad avec deux autres missions. Ils forment une colonne de 50 tirailleurs sénégalais, 200 tirailleurs auxiliaires et 700 porteurs. La colonne se met en route en janvier 1899. Le capitaine Boulet et son adjoint Lemoine sont bien décidés à parer au plus pressé quitte à se servir sur place auprès des populations locales afin de nourrir leur colonne et augmenter le nombre de leurs porteurs. Ainsi, la violence et les massacres se succèdent au fur et à mesure que leur mission avance. Inspiré de faits réels (la mission Voulet-Chanoine), cette histoire peu connue est racontée sur un ton tragicomique par un tirailleur survivant qui dialogue avec l' « esprit » de la colonne.

  • Souley, le tirailleur, et un « esprit blanc », sont les narrateurs de cette histoire : comment le capitaine Boulet et le lieutenant Lemoine furent envoyés en mission stratégique au Tchad par l'état français afin de parachever la conquête de l'empire français d'Afrique, en janvier 1899. Malheureusement, le capitaine Boulet et son adjoint Chanoine sont bien décidés à parer au plus pressé, quitte à se servir sur place auprès des populations locales afin de nourrir leur colonne et augmenter le nombre de leurs porteurs. Ainsi, la violence et les massacres se succèdent au fur et à mesure de leur avancée. Le récit des « exploits » de la colonne remonte jusqu'au commandement de l'armée française qui envoie un émissaire pour les arrêter.

  • Un récit de Christophe Dabitch. Dessin et couleur de Nicolas Dumontheuil

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