Policier & Thriller

  • Un adolescent orphelin disparaît de la Côte d'Émeraude sous un soleil de plomb.
    Il ignore encore à quel point il est trempé dans le nettoyage policier du bar-hôtel le Sans Pareil, Saint-Malo intra-muros.
    L'adolescent change d'abord d'identité et goûte une paix bien méritée. Mais paranoïa et vengeance se disputent bientôt sa nouvelle peau. L'inspecteur Baudrillard et le demi-sel Jean-Patrick Voyer, barjots notoires, sont à ses trousses. Le règlement de compte avec soi-même se révélera le plus sanglant de tous.
    Le Sans Pareil est un roman sur l'adolescence et sur les usurpations d'identité qui la travaillent. Un Coast Movie paresseux. Et enfin : un envol.
    EXTRAIT
    Et dire qu'il se sent suspect ! dans l'escalier de pierre qui plonge à pic sur la plage du Nicet, avec ce sac de marche deux fois large comme son dos, très mal
    équilibré, qui cède aux coutures et lui déchire une épaule. Ce sac contient pourtant à peu de chose près tout ce que l'adolescent possède désormais dans la vie,
    et il préférerait le suivre dans sa chute et se manger la falaise, plutôt que de s'en séparer un instant. Il doit parfois se retourner pour s'agripper des deux mains à
    la rampe rouillée et descendre dos à la mer, à l'aveugle, tiré vers l'arrière, comme on s'envoie une paroi en rappel.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Romancier, essayiste, poète malgré lui, inconditionnel de l'aphorisme, Stéphane Prat est né à Saint-Servan-sur-Mer en 1965 et a appris à écrire avec les romanciers de Missoula, (James Welch, James Crumley, Richard Hugo) mais encore Jim Harrison, Blaise Cendrars, Jack London, Georges Simenon. Et aussi et surtout le philosophe Clément Rosset, ce qui fait que ses écrits sont idiots et cruels. Tient une chronique consacrée au roman noir, « retour aux sources », sur le site K-libre. Jack London y est en bonne place, aux côtés de R.L Stevenson, Dashiell Hammett...

  • Fred Barberousse, ancien du contre-espionnage de l'Union européenne et critique oenologue bénévole, est recruté par l'agence CyberSecuritas. Mission de ce militaire atypique, épicurien et non-violent : vider le net de ses indésirables. Le voici lancé sur la piste de fantômes qui pourrissent la tranquillité d'un philosophe à chemise blanche, harcèlent une belle ministre du président Sarkozy, et tendent des pièges diaboliques aux acteurs et actrice de la libéralisation du commerce international. Notre enquêteur croisera ainsi un côte-de-nuits et une cantate aussi sublimes qu'illégaux, un ambassadeur ouïghour érudit, un sextoy éjaculateur précoce... Autant d'occasions de parfaire sa réflexion sur la création et la propriété intellectuelle, ou sur la géopolitique du changement climatique.

  • Une fois la fusillade terminée, après qu'il eut vidé son chargeur, Erhlichmann tendit l'oreille et perçut des gémissements. Un ou plusieurs étaient encore en vie. Il se pencha vers son sac et y prit un autre chargeur qu'il inséra dans le MAC-10. Il dégagea la position automatique de son arme et commença à faire le tour de la table en décochant à chacun la balle du coup de grâce, en pleine tête. L'avant-dernière fut pour Kourtchatov qui, de son sommeil de plomb, n'avait rien vu. Le silence était maintenant revenu, le silence oppressant de la mort. Le spectacle horrible du sang qui avait giclé sur le mur était indifférent à Erhlichmann. Il vint s'asseoir au bout de la table. D'un revers de main, il chassa tous les morceaux de verres qui s'y trouvaient. De la poche intérieure de sa veste, il sortit la photo de sa femme et de ses filles. Il la plaça devant lui, à cinquante centimètres du bord de la table. Puis il se saisit du pistolet-mitrailleur, posa la crosse sur la table, le canon dirigé vers le plafond. Enfin, il vint poser son menton sur le canon. Il resta figé dans cette position pendant trois minutes. Puis les larmes vinrent couler sur ses joues. Il appuya sur la détente. La charge le décolla de la table, le propulsa en arrière et désintégra sa mâchoire. C'est ainsi qu'un héros de l'Amérique venait de terminer sa vie dans un roulé-boulé grotesque, recroquevillé comme un hérisson.

  • Cela venait du parc du château de Montmorency, ce cri strident, ce cri de femme. C'est Roger de la Savignière, le maître des lieux qui invite Frédéric de Dauvignac à mener l'enquête sur la disparition d'Alexandre, le fils de son frère. Ce roman baroque, précieux se déroule dans les années cinquante. Les femmes votent depuis deux années. Frédéric découvre la campagne des onze écluses, le pays du diable, explore par le menu les bâtiments du château, son étang où les visages ne se reflètent pas. Il rencontre Sophie, Franck, Kériag, l'étrange médecin, un éthologue. Ce qui captive les yeux du lecteur, dans le roman d'Ariane, c'est l'art de la mise en scène et l'art des dialogues. On assiste à la ronde des personnages comme au cinéma.

  • Décembre 1981 Avec la mort de Staline en 1953, le communisme européen clôt son épisode sanglant pour entrer dans la période tragicomique, d'aucuns diraient gogolienne. Mais en Albanie, le théâtre maudit perdure sous la forme de l'épopée shakespearienne. Enver Hodja, l'intellectuel francophile, le dandy cynique et dilettante d'avant-guerre, terrorise l'Albanie sous sa férule de plomb. Le balai de fer frappe sans discernement le peuple moralement anéanti et les dirigeants, rivaux imaginaires ou serviteurs zélés. Hodja survit pourtant à la tête de ce navire chahuté par les vagues qu'il provoque lui-même. Avec pour second Nexhmije, l'épouse impitoyable et égérie féroce. En ce mois de décembre, une balle tirée en pleine tête met fin à la disgrâce foudroyante qui a frappé en quelques semaines le Premier Ministre, Mehmet Shehu. Pourquoi et comment est mort le glorieux chef militaire de la résistance albanaise, le vainqueur des nazis, l'ami de lutte d'Enver Hodja ? Dès que la nouvelle est connue, Tirana bruisse de toutes les rumeurs : suicide, assassinat, complots étrangers, russe, américain, yougoslave. Août 1994 L'avocat Geoffrey Valmont, ancien agent des services spéciaux, se retrouve à Tirana pour dénouer une banale affaire commerciale d'exportation de tabac. Pourquoi se sent-il alors envoûté par ce pays qui respire la violence ? Qui en est la cause ? Est-ce la cruauté des deux hommes qui ont mis cette nation à genoux, avant de s'entre-tuer ? Sa fascination pour Gërmenji, le héros mythique disparu dont l'ombre plane partout ? À moins que ce ne soit Helena, au visage si doux, à qui l'unit désormais une passion mortelle. Valmont, en affrontant le danger au risque permanent de sa vie dans les Balkans en feu, n'aura de cesse de se guérir des obsessions qui l'habitent. Plus dure sera la chute. En nous livrant ce thriller bâti comme un labyrinthe, Joël Baffou ouvre, après « Le protocole de Gherla » et « Le soleil noir des Sporades » un nouveau volet de sa saga épique écrite sur fond de crimes d'État. En faisant revivre comme protagonistes, deux aventuriers sanglants du communisme, l'auteur nous offre un voyage au coeur d'une histoire qui n'a rien d'imaginaire.

  • Membre d'une organisation écologiste, Alexandre Ambaz est envoyé à Malte pour une mission de surveillance de la pêche au thon rouge. À l'origine de profits considérables, la capture de ce poisson fait l'objet de nombreuses pratiques illégales, comme le repérage aérien des bancs. Manipulations, embrouilles, coups bas... Cette année encore, les avions sont prêts à agir. Espion improvisé armé de son seul appareil photo, le militant se lance à la poursuite des thoniers. Mais rien ne se passe comme prévu. Des pires gaffes aux coups bas les plus audacieux, Alex se retrouve alors plongé dans les eaux troubles de la surpêche. Activiste idéaliste et non-violent, Alex incarne un nouveau type d'enquêteur, prêt à tout pour dénoncer les scandales écologiques.

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