Futuropolis

  • Un livre d'une brûlante actualité sur le choix des dirigeants européens, depuis le début des années 1980 jusqu'à aujourd'hui, de sacrifier l'emploi... et les effets dévastateurs de ce choix.
    C'est une enquête fouillée, documentée, riche des témoignages d'anciens ministres, de conseillers de présidents de la République, d'anciens directeurs du Trésor ou du FMI, de banquiers, d'économistes, de juristes, de sociologues et de philosophes...

    Benoît Collombat, journaliste à France Inter, a enquêté sur ce qui a fait basculer les choses : comment et pourquoi les hommes politiques ont « remis les clés » de l'organisation du monde à l'économie et à la finance. Ce basculement repose sur la victoire idéologique, à un moment donné, d'une pensée : le néolibéralisme, pour qui le rôle de l'État est avant tout de servir le marché.
    Quelles personnalités sont à l'origine de ces grands choix économiques ? Quel rôle a joué la construction européenne ? Aujourd'hui, l'épidémie du coronavirus montre bien l'urgence de s'interroger sur ces choix politiques et économiques.

  • Mai 1945. Dans les ruines de Berlin, deux orphelins juifs assistent apeurés à la victoire soviétique. Réfugiés à Leipzig, Konrad et Andreas Werner deviennent citoyens Est-allemands. C'est la marche de l'histoire.
    Juin 1956. Les deux frères ont rejoint les rangs de la Stasi pour échapper au camp de rééducation. Ils seront les fils de l'Est.

    Juin 1974. Lors de la 10ème coupe du monde de football, un match historique va opposer la RFA et la RDA. C'est le match de la guerre froide. Le retentissement est mondial.
    Pour faire gagner la RDA, Erich Honecker décide d'impliquer les meilleurs agents de la Stasi. Il faut prouver la supériorité du régime socialiste sur le monde capitaliste. Konrad Werner est infiltré depuis des mois dans l'équipe de la RFA. Andreas Werner fait partie de la délégation de RDA. Voilà douze ans qu'ils ne se sont pas vus.
    Le choc des deux bloc va ébranler leurs convictions.

  • Apprendre les secrets du jardinage biologique sans tomber dans les dogmes habituels, telle est la démarche de l'ancien maraîcher bio Luc Bienvenu, professeur à L'Ecole Du Breuil (école d'horticulture de la ville de Paris) et coordinateur des jardins Rocambole près de Rennes. Il partage son savoir-faire avec le dessinateur Laurent Houssin, tombé sous le charme de ce jardin pas comme les autres, et qui lui a proposé de le suivre, le temps d'une année, pour en faire une bande dessinée drôle, pratique, théorique, philosophique, autour du jardin.
    C'est l'histoire d'un jardinier confirmé et d'un apprenti jardinier qui s'accompagnent et s'entraînent dans la création d'un jardin productif, respectueux de l'environnement et créatif. Suivant la logique des saisons, le jardin devient lieu de vie, de création et de complicité joyeuse. C'est une histoire à suivre ni comme un roman, ni comme un guide de jardinage, mais comme un témoignage, plein d'humour, de la vie d'un jardin à l'image de son jardinier.
    Le fil narratif de cet ouvrage ne se veut pas seulement chronologique mais correspond à une logique concrète des connaissances et des techniques du jardinier. C'est le récit de l'élaboration d'un jardin qui nous enseigne comment faire son jardin sans jamais oublier l'économie de temps et d'énergie pour le jardinier ! Tel un pilote, le jardinier avance et voit dans son rétroviseur ce qu'il a produit, prend recul dans sa pratique, et s'arrête enfin pour souffler et pourquoi pas, être satisfait.
    Il s'agit d'ouvrir délicatement la boîte à outils "jardin" et dérouler tranquillement le panorama des choses à faire pour ne pas brûler les étapes "clés" de la mise en place du potager, ouvrir petit à petit les portes du "savoir jardiner". Une bande dessinée écologique, insolite, poétique et pleine d'humour.

  • Par un beau temps d'hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L'un a le geste et la parole assurés. L'autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne » et s'étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées. Qu'ont-ils donc en commun ? Pendant un an, Étienne Davodeau va goûter aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s'interroger sur la biodynamie. Richard Leroy, de son côté, va découvrir des livres de bande dessinée choisis par Étienne, rencontrer des auteurs comme Emmanuel Guibert et Jean-Pierre Gibrat, participer à des salons de bande dessinée, ou encore visiter la maison d'édition Futuropolis. Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun. Au bout du compte, l'un et l'autre répondent à ces questions : comment, pourquoi et pour qui faire des livres ou du vin?

    Meilleur Livre du Vin de l'Année, Gourmand Awards 2012.
    Prix de la Réciprocité 2012.
    Sélection officielle 2012 du Festival international de bande dessinée d'Angoulême.
    Prix de la librairie Univers Bd de Caen "Meilleur album de l'année" CoinBD d'Argent 2012 (vote des internautes).
    Sélection pour le prix Bédéis Causa 2012, Festival de la bande dessinée francophone de Québec.
    Sélection pour le Prix des libraires de bande dessinée 2012.
    Prix régional de la bande dessinée des Comités d'entreprise 2012 (Cezam Bretagne).
    Prix du Clos-de-Vougeot, salon Livres en Vignes 2012.

  • L'épopée de Gilgamesh est l'une des oeuvres littéraires les plus anciennes de l'humanité : la première version connue daterait du XVIIIe siècle av. J.-C. en Babylonie, écrite en caractères cunéiformes sur 12 tablettes d'argile. Les dieux créèrent Gilgamesh deux tiers divin, un tiers humain. Son épopée, racontée en 3000 vers, est digne d'Homère. Charles Berberian en raconte la génèse dans une version très personnelle et drôle !

    Gilgamesh se sent seul. Il demande à Shamhat, sa compagne, de lui trouver un ami capable de le défier, en qui il pourrait avoir confiance... Shamhat lui présente Enkidu et Gilgamesh est immédiatement séduit par son allure fière. Ils ne se quittent plus. Shamhat se sent délaissée. Elle est attirée par Enkidu qu'elle essaie de convaincre de tuer Gilgamesh pour prendre sa place mais Enkidu refuse, il est heureux ainsi...
    Un jour, un roi d'une contrée voisine vient rendre visite à Gilgamesh pour lui proposer une alliance. Il est accompagné de musiciens qui chantent son épopée héroïque jalonnée de victoires. Gilgamesh demande à ses musiciens de chanter pour lui mais ceux-ci ne trouvent pas grand-chose à raconter. L'alliance ne se fait pas. Gilgamesh décide alors d'accomplir une action vraiment héroïque, d'autant que le peuple commence à jaser. Il décide de chasser la bête qui sévit au bord de la Méditerranée et part avec Enkidu tuer le monstre.

  • 11 octobre 2009. Marcel Grob, un vieil homme de 83 ans, se retrouve devant un juge qui l'interroge sur sa vie. Et plus particulièrement sur le 28 juin 1944, jour où ce jeune Alsacien rejoint la Waffen SS et est intégré dans la 16e division Reichsführer, trois mois après le débarquement allié en Normandie. Marcel se rappelle avec émotion de ce jour fatidique où, comme 10 000 de ses camarades Alsaciens, il fût embrigadé de force dans la SS. Non, il n'était pas volontaire pour se battre mais il n'avait pas le choix, il était pris au piège. Mais pour le juge qui instruit son affaire, il va falloir convaincre le tribunal qu'il n'a pas été un criminel nazi. Alors, Marcel Grob va devoir se replonger dans ses douloureux souvenirs, ceux d'un "malgré nous", kidnappé en 1944, forcé d'aller combattre en Italie, au sein d'une des plus sinistres division SS. Un voyage qui l'amènera à Marzabotto, au bout de l'enfer...

  • En 2012, Lelio Bonaccorso se rend en compagnie de son ami Fabio Brucini, spécialiste du désert, une première fois dans le Sinaï. Il est frappé par le sentiment de familiarité et d'authenticité qu'il trouve dans ce lieu. L'hospitalité et la capacité à vivre sereinement des Bédouins l'ont fait réfléchir. Pauvres, apparemment, selon nos critères occidentaux, ils possèdent deux choses qui nous échappent et ne peuvent s'acheter nulle part : le temps et le bonheur. De ce point de vue, le rituel du thé est emblématique : tandis qu'ils le boivent lentement, les Bédouins regardent le monde occidental et nous demandent : « Mais où courez-vous donc ? ».
    Depuis, ils y sont retournés régulièrement afin de recueillir la parole des femmes et des hommes qui peuplent ce désert envoûtant, pour nous faire partager leur sagesse et leur culture.

  • Lulu, mère de famille de quarante ans, sans histoire, a disparu depuis plus de deux semaines, abandonnant mari et enfants à ses amis désemparés. Elle n'avait rien prémédité. Ça s'est passé très simplement. Elle s'est octroyée quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement cette vacance inédite.

    Lulu Femme Nue, c'est un hymne à l'amour de vivre, joyeux et grisant. Étienne Davodeau dresse ici un portrait magnifique d'une femme ordinaire, adapté au cinéma par Sólveig Anspach avec Karin Viard.

  • Soixante-dix ans se sont écoulés depuis le déclenchement de la guerre de Corée. Depuis 1953, la Corée est divisée en deux pays distincts, la Corée du Sud et la République populaire démocratique. Des familles entières ont été séparées. La mère de la narratrice n'a jamais revu son premier mari et son fils. Aujourd'hui encore, des démarches sont entreprises pour retrouver des proches disparus. Saisie par un sentiment d'urgence alors que la génération qui a connu la guerre s'éteint et la nouvelle oublie le passé, Keum Suk Gendry-Kim a interrogé sa mère pour qu'elle lui raconte ces blessures traumatisantes de la guerre et de la séparation.

    Séoul, de nos jours. Guja a 92 ans. Sa vie de retraitée est bousculée le jour où, parlant avec une amie, elle découvre le programme gouvernemental permettant à des familles coréennes séparées par la guerre en 1950 de se retrouver. Lui revient alors son passé, sa jeunesse, son premier mariage, ses deux premiers enfants. Et surtout, cet exode qui va la séparer de son mari et de son premier fils alors qu'elle reste seule avec son nourrisson. Jamais plus elle ne les reverra. Au crépuscule de sa vie, elle raconte à sa fille Jina, dessinatrice pour la jeunesse, cette vie brisée, ces moments de désespoir, sa vie d'après.
    Après Les Mauvaises Herbes, Keum Suk Gendry-Kim s'attaque à un autre pan dramatique de l'histoire de la Corée.

  • Bella Ciao Livre 1

    Baru

    Bella ciao, c'est un chant de révolte, devenu un hymne à la résistance dans le monde entier... En s'appropriant le titre de ce chant pour en faire celui de son récit, en mêlant saga familiale et fiction, réalité factuelle et historique, tragédie et comédie, Baru nous raconte une histoire populaire de l'immigration italienne. Bella ciao, c'est pour lui une tentative de répondre à la question brûlante de notre temps : celle du prix que doit payer un étranger pour cesser de l'être, et devenir transparent dans la société française. L'étranger, ici, est italien. Mais peut-on douter de l'universalité de la question ? Bella ciao, prévu en trois volumes, pourrait bien être le grand oeuvre du Grand Prix d'Angoulême 2010.

  • New York, 8 mars 1971. Joe Frazier, à l'apogée de sa carrière, affronte Mohamed Ali au Madison square Garden, pour le titre du champion du monde WBA & WBC des poids lourds. Adepte de Martin Luther King, tout l'oppose à Cassius Clay, rebaptisé Mohamed Ali par Elijah Muhammad, le gourou de l'organisation nationaliste noire Nation Of Islam. La rencontre entre les deux hommes cristallise toutes les tensions et les luttes pour les droits civiques qui secouent le pays. Leur match devient le combat du siècle. Cette biographie réhabilite le parcours de Frazier, immense champion aux valeurs humanistes.

    Né en 1944 en Caroline du Sud, benjamin d'une fratrie de douze enfants, Joe Frazier quitte l'école tôt pour aller travailler dans les champs de coton. Mais son rêve est de devenir boxeur. Travailleur acharné, il sait qu'il lui faut réussir pour s'intégrer et s'affranchir de la ségrégation. Et sa réussite passe par les gants. Il croise sur sa route Cassius Clay, dont il admire le panache.
    Disciple d'Élijah Mohamed qui prône la séparation des Noirs avec cette société blanche qui les asservit, Clay se convertit et devient Mohamed Ali et le symbole charismatique du mouvement.
    L'enfant des champs de coton de Caroline du Sud contre l'élève de l'école de Louisville Kentucky, le petit puncheur râblé contre le grand et élégant technicien, le monde entier a le regard braqué sur un ring de boxe.

  • Pourquoi existe-t-il des religions dans le monde ? Ont-elles une origine commune ? Pourquoi les gens sont-ils croyants ? Nous sommes ici face aux interrogations les plus fondamentales, les plus intemporelles et peut-être les plus cruciales pour l'avenir des hommes sur la terre.
    Dans cet ouvrage novateur, Pascal Boyer apporte des réponses concrètes en s'appuyant sur des recherches en sciences du cerveau, en anthropologie en psychologie et en biologie de l'évolution. Cette approche croisée permet non seulement de comprendre enfin pourquoi la religion existe, mais aussi pourquoi la force de ces croyances peut pousser les hommes au don de soi mais aussi à l'intolérance et au fanatisme.
    Bouleversé par cet essai qui a changé son regard sur les croyants, Joseph Béhé en livre une adaptation remarquable qui permet, par l'image, de rendre accessible au plus grand nombre ces questions essentielles.

  • Juin 1940. Il faisait beau mais les temps étaient couverts. C'est la débâcle de l'armée française et l'exode pour de nombreux civils. À travers le destin d'un simple bidasse, Rabaté signe, 18 ans après Ibicus, un grand récit sur une période trouble où tous les repères quotidiens ont sauté...

  • En 2015, Joe Sacco s'est rendu par deux fois dans les territoires du Nord-Ouest du Canada, au dessous de l'Arctique. Il est allé à la rencontre des Denes, un peuple autochtone. L'auteur nous raconte l'histoire de ce peuple, ses traditions, restées intactes pour certaines, les premières rencontres avec les anglais.
    Pendant longtemps les peuples indigènes du Grand Nord, vivant sur des terres non propices à la colonisation agricole, restèrent livrés à eux-mêmes, jusqu'à ce que la découverte de pétrole et d'or incite le gouvernement à officialiser son autorité sur eux, comme sur leurs terres. À cette période, les autorités s'appropriaient les territoires, non plus par les massacres, mais cliniquement, méthodiquement, et de façon administrative - grâce à des traités.
    En lisant ceux-ci, on n'échappe pas à l'impression que les « Indiens » ont donné la terre où ils vivaient en échange de la promesse d'une annuité de quelques dollars, de quelques outils et de médailles pour ceux qui se disaient leurs chefs. Aujourd'hui, la fracturation hydraulique ajoute la pollution à la spoliation initiale.

  • Paris, juin 2000. Lisa, étudiante, loue une chambre chez le vieux Mohamed. Retraité veuf et bourru, Mohamed est un ancien harki, un supplétif de l'armée française en Algérie. Lisa et Mohamed ignorent encore que leur rencontre va faire ressurgir le passé. Celui des harkis. Ces hommes qui n'ont aujourd'hui toujours pas le droit de retourner en Algérie.

    Après L'oeil du STO, Julien Frey continue son travail de mémoire des zones sombres de notre passé en abordant avec sensibilité la question encore douloureuse des harkis. Le travail en couleur de Mayalen Goust en souligne toute l'humanité.

  • Au coeur des ténèbres est certainement la nouvelle la plus célèbre et la plus adaptée de Joseph Conrad. C'est au coeur de son expérience personnelle au Congo, dans l'avancée de la colonisation brutale du pays, que l'écrivain a été chercher l'essence de son récit.
    Un récit authentique sur l'Histoire africaine lors de la conquête européenne que Christian Perrissin et Tom Tirabosco nous amènent à redécouvrir.

  • C'est l'histoire tragique d'un peuple, les Indiens Mapuche, dans les années 1860, qui vit sur les terres d'Araucanie et de Patagonie, dont les armées d'Argentine et du Chili veulent s'approprier les territoires. C'est l'histoire d'un homme, Antoine de Tounes, un modeste juriste de Périgueux, qui débarque au Chili animé par une idée fixe : être roi, et qui le deviendra sous le nom d'Orélie-Antoine 1er. Il crééra le royaume indépendant Mapuche pour lutter contre cette colonisation. S'il est cru au Chili, on le moque en France.

    Magnil, le grand chef des Mapuche, rencontre dans un rêve un étranger monté sur un cheval blanc. Pour les oracles, le message est clair, il s'agit de Cherbubue, le puissant chef que son peuple attend pour les guider face aux envahisseurs chiliens. Le 17 novembre 1860, Antoine de Lunens, un aventurier français poussé par un même rêve, a tout quitté pour venir au Chili à la rencontre des Indiens. Il est couronné roi des Mapuche par le fils de Magnil, Kilapan, dont le père avait raconté son rêve prémonitoire. Il déclare la fondation du royaume d'Auricanie et de Patagonie et revendique les territoires occupés par les tribus Mapuche que revendiquent aussi le Chili et l'Argentine. Arrêté par les autorités chiliennes, mis en prison, il est jugé fou et expulsé du pays. Huit ans plus tard, il monte une nouvelle expédition pour venir en aide aux Mapuche et récupérer son royaume...
    De cette histoire vraie, extraordinaire, Nicolas Dumontheuil et Christophe Dabitch tirent un récit libre, où le vrai et le faux s'entremêlent pour mieux en montrer le caractère tragi-comique.

  • "En 1740, en pleine guerre entre l'Angleterre et l'Espagne, le commodore Anson, à la tête d'une escadre de huit navires et de 2000 hommes, part autour du monde pour imposer la suprématie maritime du Royaume-Uni à la demande du roi George II. Il ignore alors qu'il part pour un périple de 4 ans... Un grand récit historique au souffle épique, magnifiquement raconté et mis en image par les auteurs de Martha Jane Cannary, d'après le récit de Richard Walter, chapelain de l'expédition, paru dès 1748".
    En 1740, le Commodore Anson se voit confier une escadre de 8 navires par le Roi d'Angleterre, George II. Alors que son pays est en guerre contre l'Espagne, il doit aller harceler les colonies espagnoles du Chili et du Pérou, riches en or et en argent, puis capturer le Galion Royal en provenance de Manille dont les cales sont remplies des trésors produits en Asie. Une mission qui l'obligera à faire le tour du monde, en passant par le cap Horn et le cap de Bonne espérance.
    Anson sait, avant même de partir, que cette mission est non seulement dangereuse mais aussi, par certains côtés, complètement irréaliste. Mais avec cette nomination, il se sent porté par le souffle de l'histoire. Hélas, la mission prend, avant même de commencer, six mois de retard : impossible de trouver les 500 soldats valides qui doivent se joindre à l'expédition, la guerre faisant rage. Il faut rappeler les réservistes, les pensionnés ou même, les blessés, quitte à les embarquer sur des brancards...
    Six mois qui leur feront passer le Cap Horn au plus fort de l'hiver... Un combat contre la montre commence alors...

  • Le 30 octobre 1938, Orson Welles met en ondes, sur CBS, la Guerre des mondes de H. G. Wells, racontant l'attaque de la Terre par des extra-terrestres. C'est la panique ! « Une fausse guerre terrifie tout le pays », titrent les quotidiens du lendemain.
    Dans le récit de Laurent Galandon, afin « d'échapper au massacre des Martiens », un homme tue sa femme et tire sur son fils avant de se suicider. Un ancien journaliste vedette de CBS, Douglas Burroughs, va mener l'enquête. Il en fera un livre. A Fake Story pose la question du vrai et du faux avec un art consommé, dans une enquête policière réjouissante.

  • C'est la mort du juge Renaud, à Lyon, le 3 juillet 1975, premier haut magistrat assassiné depuis la Libération. Ce sont des braquages de banques, notamment par le fameux gang des Lyonnais, pour financer les campagnes électorales du parti gaulliste au pouvoir. Ce sont les nombreuses exactions impunies du SAC (le Service d'Action Civique), la milice du parti gaulliste, dont la plus sanglante fut la tuerie du chef du SAC marseillais et de toute sa famille à Auriol en 1981 (ce massacre aura bouleversé la France entière, et aura entraîné la dissolution du SAC par le parlement en août 1982). C'est l'assassinat de Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement de Raymond Barre, maquillé en suicide grossier dès la découverte du corps dans cinquante centimètres d'eau, le 30 octobre 1979, dans un étang de la forêt de Rambouillet. Ce sont 47 assassinats politiques* en France sous les présidences de Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing ! Avec, en arrière plan, le rôle actif joué par le SAC, la milice gaulliste engagée alors dans une dérive sanglante. C'est une page noire de notre histoire soigneusement occultée, aujourd'hui encore. En nous faisant visiter les archives sur le SAC, enfin ouvertes, en partant à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque - députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore malfrats repentis -, en menant une enquête approfondie et palpitante, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous font pénétrer de plain-pied dans les coulisses sanglantes de ces années troubles et nous convient à un voyage étonnant, instructif et passionnant à travers les heures sombres de la Ve République.

  • Chez nous

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    À la suite d'À bord de l'Aquarius, Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso se sont rendus en Calabre pour témoigner de l'accueil fait aux migrants en Italie. La Calabre est l'une des régions italiennes les plus touchées par le chômage mais également l'une des plus hospitalières pour les réfugiés.
    Les auteurs ont rencontré les humanitaires, les autochtones et les réfugiés. Ils racontent les tragédies liées à ces situations dramatiques, les cauchemars bureaucratiques et les horreurs quotidiennes.
    Ils témoignent aussi du succès de certaines politiques privilégiant un accueil digne et une volonté d'intégration de ces migrants. Une situation italienne qui fait écho à celle de la France.

  • Récit romanesque de haute tenue, composé de quatre époques, Mattéo raconte la destinée singulière d'un homme qui, de la guerre de 14 à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d'Espagne, traversera époques tumultueuses et passions exacerbées... Finalement, comme malgré lui, Mattéo sera de toutes les guerres, celles qui auront embrasé les premières décennies du XX ? siècle en mettant à mal son pacifisme militant, comme celles qui meurtriront son coeur d'amoureux éconduit.

  • Près de Collioure, tout appartient aux de Brignac : « les vignes, les maisons, les gens, enfin leur travail ». Mattéo et son ami Paulin « en savaient quelque chose, ils y bossaient, et dur encore ! Le pressoir n'était pas que dans les chaix ». Quant à Juliette, l'amour de Mattéo, recueillie par les de Brignac à l'âge de trois ans, elle est considérée par « eux » comme un membre de la famille. Mattéo, qui « n'avait pas envie d'être charitable » pensait qu'elle « faisait juste partie des meubles ».
    En août 1914, quand éclate la guerre, cette « saleté de chien d'aveugle qui nous tirait dans la merde et bouffait nos gosses », le destin de Mattéo bascule. Fils d'un anarchiste espagnol, disparu à jamais en mer, Mattéo, parce qu'il est étranger, échappe à la mobilisation générale.
    Première contradiction : alors que son ami Paulin et les garçons de son âge partent à la guerre en braillant, le jeune homme, élevé par sa mère au biberon du pacifisme, ressent confusément la honte de rester à l'arrière, avec les femmes et les vieux.
    Paradoxe encore, plus insupportable celui-ci, Mattéo côtoie quotidiennement Juliette, quand celle-ci tremble pour Guillaume de Brignac, engagé dans l'aviation.
    Absurdité toujours : quand, taraudé par le remords de n'être pas au front aux côtés de son ami, et meurtri par la belle indifférence de sa Juliette, Mattéo se décide enfin à rejoindre les tranchées, Paulin, lui, est définitivement renvoyé dans ses foyers.

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