FeniXX réédition numérique (Éditions du Petit véhicule)

  • Avec « REV' » les mots sont là, ils existent, ils sont les sous-titres de l'image sur le vaste écran de la page vierge qui se noircit. On a toujours tendance à visualiser un rêve, jamais à l'entendre. C'est pour ces raisons qu'intervient le poète, avec le désir de faire découvrir à ses lecteurs une partie cachée mais profonde de son inconscient voire de son subconscient. En droite ligne il doit cibler le lecteur, lui donner de quoi nourrir son imaginaire, l'inciter à travers un poème rêvé à rêver de nouveau. Ainsi, le poète se fera l'entremetteur, le confident. Les mots auront le pouvoir, en plus de l'image, de créer « la vie ». Le poème sera à la fois un langage visuel et une image sonore. Le poète n'étant que le substitut, l'intermédiaire. À lui de travailler la matière brute, à faire du langage imagé un objet exploitable. Franck Roy

  • « C'est important d'être né ! Mais le temps passe et j'aimerais dire à tous les êtres, hommes, animaux, plantes, aux oiseaux surtout qui me fuient : je suis heureux que nous vivions ensemble cette fine tranche d'éternité. » Le temps s'échappe et c'est sans doute pourquoi le djogueur-instituteur lui lance de fréquents défis. « Lorsque je cours, je suis vivant ! Un jour, je ferai le tour du monde à vitesse constamment accélérée, non pas pour partir, mais pour rejoindre plus rapidement ceux que j'aurai laissés. »

  • « Sur la banquette arrière, Serclo faillit bien s'étouffer en tirant comme un âne sur le bourrier. Il pâlit à vue d'oeil, mourut puis ressuscita sans que nul ne s'en aperçoive (...) » Une bagnole, un pack de vingt-quatre bières, des clopes, des machins qui se fument, du rock, du rouge et de la rage. Stéphane Pajot alias James Fortune, 28 ans, journaliste à Nantes, raconte la « Tchatche », premier roman d'une trilogie, ou le périple de quatre potes dans la tourmente d'un week-end ordinaire. Dans l'autoradio on entend parfois les « stooges ». À travers le pare-brise on voit la route qui défile. À la plage, la nuit, on discute le bout de gras. Au marché, au petit matin naissant, on rallume la chaudière. Le jour s'est levé. Demain sera une autre nuit.

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