• Bals populaires, danses orientales ou africaines, rave parties : depuis quelques années, nos contemporains semblent redécouvrir le plaisir de danser. Le phénomène est massif, populaire, anonyme. Héritées de la tradition ou bien transculturelles, ces " nouvelles danses " s'inventent ou se pratiquent dans les banlieues, les rues, les boîtes de nuit, loin de l'univers des danseurs professionnels. Pourquoi ce besoin de danser ? Est-ce une simple recherche de liberté, de griserie, de fête et, parfois, de transgression ? Ne faut-il pas y voir plutôt un retour à des formes primitives, la manifestation d'un désir de transe ? Et aussi l'expression d'une utopie, celle d'une société planétaire, organiquement fraternelle et festive ?Psychanalyste et danse-thérapeute, France Schott-Billmann enseigne l'art-thérapie à l'université de Paris-V.

  • « En tant que danse-thérapeute, j'aimerais transmettre les bienfaits de la danse au plus grand nombre d'entre vous. Je vous invite à découvrir une danse joyeuse, conviviale, tout à fait accessible à ceux qui n'ont jamais dansé. On ne peut que constater l'incroyable pouvoir de guérison de la danse. C'est ce que j'ai observé depuis une vingtaine d'années dans les cours où des hommes et des femmes de tous âges viennent danser ensemble. Certains sont animés par un simple désir de bien-être, d'autres par une quête de sens. Ce livre expose ce que j'ai vu, observé et compris à partir de mon expérience : des effets de l'enthousiasme partagé aux états de transe qui agissent sur le corps et l'esprit. Sans doute les amateurs de danse y reconnaîtront-ils leur propre ressenti. J'espère que chacun, qu'il soit ou non danseur, en retrouvant la liberté de se mouvoir et en recevant du rythme un renouveau d'énergie vitale, pourra découvrir comment danser soigne profondément. » F. S.-B. Ce livre vous fera découvrir les bienfaits de la danse rythmée et les chemins de la transe. France Schott-Billmann est psychanalyste et danse-thérapeute, elle enseigne la danse-thérapie au master d'art-thérapie à l'université Paris-Descartes. Elle est l'auteur de deux ouvrages aux éditions Odile Jacob : Le Besoin de danser, Le Féminin et l'Amour de l'autre. 

  • La société occidentale, longtemps et ouvertement marquée par le masculin, n'est-elle pas en train de se féminiser ? N'assistons-nous pas à un véritable retour du féminin refoulé par les trois grandes religions monothéistes ? S'agit-il d'une revanche de la femme dans une civilisation qui a magnifié le rôle de l'homme et l'a condamnée à un rôle subalterne ? Masculin et féminin sont-ils condamnés à s'opposer ? Ne peut-on plutôt imaginer une union harmonieuse des contraires, celle que les mystères des cultes antiques ritualisaient dans les expériences de transe et que nous pouvons peut-être espérer réaliser grâce à la pratique de la danse ? En conjuguant les apports de la mythologie, de l'art et de la psychanalyse, France Schott-Billmann essaie ici de répondre à ces interrogations et d'éclairer les mystères du féminin. France Schott-Billmann est psychanalyste et enseigne l'art-thérapie à l'université Paris-V. Elle a publié, chez Odile Jacob, Le Besoin de danser.

  • Quel est ce corps possédé, qui devenu, par sa jouissance, insensible et invulnérable, marche sur le feu, se transperce avec des lames, parle en « langues » et accomplit ces « merveilles » dont le discours Occidental ne sait pas rendre compte ? L'étude clinique des crises de possession montre qu'il n'est rien d'autre que les représentations dont il est tissé, flux codés au sein du groupe, pulsions canalisées en mythes, signifiants organisés en langage qui traverse l'individu. Ce livre montre comment, par la mise en forme des pulsions dans un code socialement assimilable et leur inscription dans le corps, sont rendues possibles aussi bien les performances des corps possédés que des médecines fondées sur l'efficacité symbolique. Dans les deux cas, le corps fonctionne comme métaphore, il se prend au pied de la lettre réalisant des performances considérées comme inhumaines. Trop « autres » pour être reçus par le discours Occidental, les possédés sont, soit réduits au « même », c'est-à-dire répertoriés dans les catégories connues de la psychiatrie, soit laissés au champ confus de la parapsychologie. Pourtant, la psychanalyse qui reconnaît la présence d'un autre (l'inconscient) à l'intérieur de soi, recoupe en plus d'un point le discours de la possession, montrant ainsi que cette dernière concerne aussi nos cultures. La possession, ou manière dont les mythes agissent le corps, tient tête à l'arrogante rationalité des pouvoirs en Occident. Elle démontre, à l'instar de la psychanalyse, qu'un nouvel ordre de raison est possible, dans lequel un autre nous-même, où les contraires coexistent et où le passé subsiste dans le présent.

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