• Après les maternités, les paternités difficiles, les révoltes adolescentes, les embarras conjugaux, voici le roman d'un divorce. Publié par hasard au moment où s'amorce une révision de la loi, ce livre peut accessoirement lui fournir des arguments. Mais son thème n'est pas là. La procédure est une bonne chose. L'état de divorcé (e) en est une autre qui - l'union par l'enfant restant indissoluble - dramatise souvent toute une vie. Aline, devenue Madame Ex, Louis remarié à Odile, leurs enfants divisés en Papiens et Mamiens, leurs parents, leurs amis, leurs avocats - intervenant sans cesse dans une guérilla où la rancune, l'intérêt, l'orgueil, le remords, le souvenir se mélangent - en fournissent ici un exemple tour à tour passionné et douloureux. Madame Ex, par le ton, le trait, le mouvement, la précision du détail, est un roman typique d'Hervé Bazin et sans doute l'un des plus émouvants dans l'évocation de ce tragique quotidien où se meuvent comme nous ses personnages.

  • Comment travaillent les écrivains ? S'enquérir de la manière dont un auteur taille un crayon, de la couleur du papier qu'il utilise, de la marque de sa machine à écrire, tout cela constitue peut-être une voie d'approche détournée pour connaître davantage ce mystérieux pouvoir qu'un écrivain exerce sur ses lecteurs en assemblant des mots avec des mots. Chez certains auteurs interrogés par Jean-Louis de Rambures le travail s'accompagne d'un rituel quasi fétichiste : Roland Barthes change souvent de stylo, Hervé Bazin a transformé son bureau en laboratoire, Claude Lévi-Strauss travaille en musique tandis que Michel Butor exige le silence absolu et que Le Clezio prend soin d'ouvrir les fenêtres de la chambre où il écrit sur le vacarme de la rue. Au terme de son enquête, Jean-Louis de Rambures avoue n'avoir pas découvert la méthode de travail idéale pour écrire. Peut-être parce que ses interlocuteurs sont, eux aussi, à sa recherche et que, s'ils écrivent, c'est afin d'essayer de trouver cette méthode idéale qui les protégerait d'une angoisse qui leur est commune.

  • On appelle nanoparticules tous les objets, et ce malgré leurs origines diverses (nanoprothèses, nanocapsules, nanocristaux, nanopores...), qui ont une taille est inférieure à 100 nanomètres. Les nanoparticules manufacturées représentent aujourd'hui un enjeu technologique et économique majeur pour les sociétés développées. Elles permettent des innovations de rupture dans de nombreux domaines : santé, énergie, information, transports...

    Leur développement très rapide, l'insuffisance de dispositifs réglementaires spécifiques et les inconnues concernant leur toxicité pour l'Homme ont provoqué des réactions d'inquiétude devant des risques qui semblaient nouveaux, en tout cas mal connus. Cette inquiétude s'est cristallisée autour de premiers résultats toxicologiques (nanotubes de carbone...) et sur le corpus d'études indiquant une pathogénicité pour l'Homme des particules ultra-fines provenant de processus de chauffage ou de combustion (diesel...) présentes depuis toujours sur les lieux de travail et dans l'environnement.

    Les nanoparticules : un enjeu majeur pour la santé au travail ? aborde les points suivants : - généralités ; - caractérisation et origines de ces aérosols ; - voies de pénétration dans l'organisme ; - données de toxicologie issues de l'environnement ; - quelques cas concrets : oxydes simples ou complexes, particules à base de carbone.

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