• L'aïeul, Markus, nous parle d'outre-tombe pour nous rappeler que nous sommes des morts en sursis. Le père, Mathias, juif polonais immigré, est dentiste autodidacte. Il organise ses rendez-vous de façon à provoquer des rencontres dans sa salle d'attente. Sa femme, Martha, se meurt de la tuberculose. Leur fils, Martin, fabrique des utérus en plastique. Une méditation cruelle sur l'existence. Copyright Electre

  • Le grand Stern vit avec son vieux père et un enfant infirme dans une grande maison saccagée, dévastée. Comme l'est sa raison. Dans la maison comme dans la raison, il n'y a plus rien à préserver, sinon un certain ordre. Le vieux Stern entretient les placards, car Toto, l'enfant à la toute petite tête, y vit. Le grand Stern nourrit la maisonnée grâce aux lapins qui ont envahi le jardin, et le soir venu, il crie, il hurle, épouvanté. À la mort du père, le grand Stern et Toto, devenus des fugitifs, creuseront dans la terre leur dernier refuge. Quel monstre sommeille en chacun de nous ? Quel malheur, quelle peur pourraient nous transformer en bêtes malfaisantes ? Dans quel monde est-il encore possible d'être innocent ?

  • Du mou au dur, en quatre étapes, les créatures-créateurs de Jean-Marc Aubert gravissent leur insolite chemin de croix, de l'engloutissement de l'artiste dans la matière même de son oeuvre à l'ascèse et à la paix du gardien des Gisants et Tilleuls. Vous qui ouvrirez ce livre, ne tentez pas de baliser votre route, ne cherchez pas de délectables réminiscences ! En effet, comme le soulignait Patrice Delbourg lors de la parution du précédent roman de Jean-Marc Aubert : « Dans un pays où les humoristes - noirs, jaunes ou transparents - sont en voie d'extinction, l'auteur n'est pas seulement une bombe corrosive, mais une triomphale exception : quelqu'un qui ne ressemble ni aux ancêtres du genre, ni à ses contemporains, ni aux grands maîtres anglo-saxons, ni même aux petits maîtres oubliés. Bref, un énergumène déporté au large de toutes les normes : seul, solitaire et sans pedigree. Un avant-centre du saugrenu. »

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