Littérature générale

  • «Si l'Histoire n'a retenu que les exploits du chasseur, c'est parce que le lion n'a pas d'historiens», écrit Jean-Yves Le Naour. À côté des grandes figures de proue, des êtres ordinaires ont eux aussi «fait» l'Histoire. Les destins des «oubliés» choisis ici éclairent d'un jour nouveau la vie politique ou sociétale du XXe siècle : la résistance allemande au nazisme à travers le portrait de Sylvin Rubinstein ; le combat pour le suffrage féminin dans l'entre-deux-guerres par Louise Weiss ; la prise de conscience écologique incarnée par René Dumont ; la révolte des prostituées emmenée par Grisélidis Réal ou encore la fronde du torero Manolete sous le franquisme...
    Souvent au péril de leur vie, ils ont défendu la liberté à l'instar du prêtre polonais Jerzy Popieluszko ou de l'Irlandais Bobby Sands, et furent parfois les révélateurs d'une époque dans ses excès : le dopage avoué par le coureur cycliste Tom Simpson, le star-system pour le footballeur George Best.
    Ainsi, Les Oubliés de l'Histoire racontent-ils une autre histoire, incarnée et empathique, familière et ignorée, mais tellement plus humaine.
    Les Oubliés de l'Histoire ont inspiré la série télé du même nom diffusée, en 2017, sur Arte et Planète +. Les replays de la série, documents iconographiques et réactions du public sont consultables sur le site : www.lesoubliesdelhistoire.fr

  • Ils sont 177. Venus des quatre coins du pays, ils sont bretons, basques, alsaciens, normands, français de Tunisie, de Nouvelle-Calédonie et d'ailleurs. Parmi eux, des hommes qui croient au ciel et d'autres qui n'y croient pas, des hommes de gauche et de droite, des ouvriers et des bourgeois. Ils sont différents, et pourtant semblables, tous mus par le même idéal : vaincre l'Allemagne nazie et libérer la patrie. Mais pour devenir Béret vert, pour intégrer les prestigieux commandos britanniques qui vont ouvrir la voie au débarquement de Normandie, ils doivent en passer par un entraînement exténuant sous l'égide du commandant Kieffer, au terme duquel les moins valeureux sont impitoyablement éliminés. Moqué à cause de son allure juvénile, René Rossey a dû mentir sur son âge pour pouvoir rejoindre les Français libres en Angleterre. Lui qui n'a pas 17 ans, il s'accroche, veut prouver qu'il est un homme. Ils ne sont que 177 Français ce 6 juin 1944 aux côtés de 150 000 Américains, Anglais et Canadiens. Mais, ce jour-là, ils sont toute la France. Avec un grand souffle romanesque, l'auteur nous fait découvrir une dimension méconnue de cette page de notre histoire sur laquelle nous pensons avoir tout lu.

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