• Lena Merhej raconte ici le parcours de sa mère, Allemande, venue s'installer au Liban à la fin des années 60. Au fil des anecdotes familiales et des souvenirs d'enfance, elle interroge l'identité de sa mère, médecin militante et engagée, dans un Liban déchiré par les guerres.

  • Comment devient-on Libanaise quand on est Allemande ? La question touche Lena Merhej de près : sa mère, Allemande, est venue s'installer dans sa jeunesse au Liban. Dans ses planches en noir et blanc, l'auteur évoque un souvenir, s'arrête sur un détail, relate un épisode marquant, et reconstitue le parcours de sa mère, médecin militante et engagée, dans un Liban déchiré par les guerres. À travers ce jeu de piste, cette avancée laborieuse dans les dédales du passé, Lena Merhej essaie de trouver les clés de l'identité de sa mère - et de la sienne, par conséquent. Avec humour et poésie, elle transcende son histoire personnelle et se joue des clichés sur Orient et Occident, nous interpellant sur la double culture et l'identité plurielle.

  • « Le jeudi, de grand matin, Raymond se lève avec entrain. La météo terminée, Raymond se fait beau. Il se peigne, met le parfum, et sur la tête, son chapeau brun. Le jeudi à 9 heures 15, le beau Raymond part à vélo... » « Une ville ancienne, enracinée face à la mer. Beyrouth était ainsi. Bombotiono tournoyait au dessus de nos toits, il poussait un cri à vous déchirer la poitrine, tu ne te souviens pas ?
    - Une mouche ? Un générateur d'électricité ? De quoi parles-tu ? »

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