• Un appartement vide : c'est ce que trouve Nathan quand il vient chercher son petit garçon chez son ex-femme. Très vite, il doit se rendre à l'évidence : Jun est rentrée au Japon, son pays natal, avec Léo. À l'incompréhension succède la panique : comment les y retrouver, quand tant d'autres là-bas courent en vain après leurs disparus ? Et que faire de ces avertissements que lui adresse son entourage : même s'il retrouve leur trace, rien ne sera réglé pour autant ?

    Entre la Bretagne où il tente d'épauler Lise, elle aussi privée de son fils, et un Japon qu'il croyait connaître mais qu'il redécouvre sous son jour le plus cruel, Nathan se lance dans une quête effrénée. En retraçant l'itinéraire d'un père confronté à l'impensable, Olivier Adam explore la fragilité des liens qui unissent les parents et leurs enfants.

  • Après une parenthèse parisienne qui n'a pas tenu ses promesses, Paul Lerner, dont les derniers livres se sont peu vendus, revient piteusement en Bretagne où il accepte un poste de journaliste pour l'hebdomadaire local. Mais les ennuis ne tardent pas à le rattraper. Tandis que ce littoral qu'il croyait bien connaître se révèle moins paisible qu'il n'en a l'air, Paul voit sa vie conjugale et familiale brutalement mise à l'épreuve. Il était pourtant prévenu : un jour ou l'autre on doit négocier avec la loi de l'emmerdement maximum. Reste à disputer la partie le plus élégamment possible.
    Comme dans Falaises, Des vents contraires ou Les Lisières, Olivier Adam convoque un de ses doubles et brouille savoureusement les pistes entre fiction et réalité dans ce grand livre d'une vitalité romanesque et d'une autodérision très anglo-saxonnes.

  • Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu'elle ressent pour savoir qu'elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d'un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l'Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d'elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre.

  • Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s'occuper de ses parents « pour une fois », son père ouvrier qui s'apprête à voter FN et le tsunami qui ravage un Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se confronter au monde qui l'a fondé et qu'il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, c'est à un véritable état des lieux personnel, social et culturel qu'il se livre, porté par l'espoir de trouver, enfin, sa place.
    Dans ce roman ample et percutant, Olivier Adam embrasse dans un même souffle le destin d'un homme et le portrait d'une certaine France, à la périphérie d'elle-même.

  • " La nuit nous protégeait et à ce moment précis j'avoue avoir pensé que les choses allaient redevenir possibles, ici j'allais pouvoir recoller les morceaux et reprendre pied, nous arracher les enfants et moi à cette douleur poisseuse qui nous clouait au sol depuis des mois, à la fin la maison, les traces et les souvenirs qu'elle gardait de nous quatre, c'était devenu invivable, je ne sortais presque plus et les enfants se fanaient sous mes yeux. "
    Depuis que sa femme a disparu sans plus jamais faire signe, Paul Anderen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s'est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d'un retour aux sources et s'installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance.
    Mais qui est donc Paul Anderen ? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leurs vies. Olivier Adam, dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.

  • C'est le récit d'un drame familial, d'un cruel apprentissage de la vie et du monde du travail. C'est aussi un thriller psychologique : la disparition d'un être cher, le quotidien entre loisir et travail à la caisse du Shopi, et puis le suspense qui enveloppe ce trou noir, ce manque, voilà les trois chemins que suit Claire, jeune fille tendre et fragile, affaiblie par l'absence de son frère. Un roman réaliste aussi étonnant qu'émouvant sur la douleur de la séparation.

  • Marie se sent perdue. Son mari, ses enfants sont le dernier fil qui la relie à la vie.
    Ce fragile équilibre est bouleversé le jour où elle rencontre les " kosovars ", ces réfugiés dont nul ne se soucie et qui errent, abandonnés, aux confins de la ville.
    Négligeant sa famille, Marie décide de leur porter secours.
    Et de tout leur donner : nourriture, vêtements, temps, argent, elle ne garde rien pour elle. Entraînée par une force irrésistible, elle s'expose à tous les dangers, y compris celui d'y laisser sa peau.
    Avec ce roman, Olivier Adam nous rappelle que la violence qui frappe les plus faibles est l'affaire de chacun. Et trace le portrait inoubliable d'une femme dépassée par la force de ses sentiments.

  • La renverse

    Olivier Adam

    « Ce n'est qu'au moment d'entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m'a vraiment heurté, qu'elle a commencé à filer le tissu du drap que je tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. J'ai demandé deux paquets de cigarettes, salué les habitués du plat du jour. Au-dessus des tables, un téléviseur s'allumait sur une chaîne d'information en continu. À l'instant où j'y ai posé les yeux, le visage éminemment télégénique de Jean-François Laborde s'est figé sur l'écran. J'ai demandé qu'on augmente le volume. On annonçait son décès dans un accident de voiture. Suivait un rappel succinct de sa biographie. Fugacement, la pensée, absurde étant donné le temps accordé à l'information, qu'il n'avait pas été fait mention de ma mère m'a traversé l'esprit. »
    Dans La renverse, Olivier Adam retrace l'itinéraire d'Antoine, dont la vie s'est jusqu'à présent écrite à l'ombre du scandale public qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent. Et ce faisant, il nous livre un grand roman sur l'impunité et l'humiliation, explorées au sein de la famille comme dans l'univers politique.

  • Peine perdue

    Olivier Adam

    Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur : la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte.
    Avec Peine perdue, Olivier Adam signe un livre d'une densité romanesque inédite, aux allures de roman noir, et dresse le portrait d'une communauté désemparée, reflet d'un pays en crise.

  • Étretat. Sur le balcon d'une chambre d'hôtel, un homme veille. Au bout de son regard : les falaises éclairées d'où s'est jetée sa mère, vingt ans plus tôt.
    Le temps d'une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de cette mère disparue. Il fouille son enfance, revient sur sa jeunesse perdue, sur son père brutal, son frère en fuite, ses années à Paris.
    Ce qu'il puise dans ses souvenirs : un flot d'images, de sensations, de lieux, d'apparitions. Et cette question : comment suis-je encore en vie, qui m'a sauvé ?
    Dans ce roman qui semble faire table rase du passé pour mieux le ranimer, Olivier Adam convoque tous les thèmes et les personnages qui lui sont chers. Ainsi rassemblés, ils donnent à Falaises un souffle et une ampleur romanesques rares.

  • " Tout à l'heure, comme chaque matin, Marie se tenait derrière la porte. La radio s'est mise en route. Elle a fait demi-tour, rassurée. Antoine a entendu le pas de sa mère dans les escaliers. La porte a claqué. Puis au-dehors, le bruit bientôt flou de ses talons qui s'éloignent. Antoine a grogné, a envoyé valdinguer l'appareil. Il s'est retourné, enroulé dans ses draps. S'est rendormi. "

    Antoine a presque dix-neuf ans. Fragile, rêveur, indocile, il sèche le lycée, erre dans le centre commercial de son quartier, et ne fait rien de sa vie. Il cherche l'amour – et les coups.

    Camille veille sur son grand frère, et calme ses angoisses en se réfugiant dans la prière.

    /> Quant à Marie, leur mère, elle fait ce qu'elle peut... Mais c'est elle qui, un beau matin, déclenche l'explosion.

    Dans une langue d'une extrême sobriété, Olivier Adam décrit ces trois êtres prédisposés à prendre le large, comme si leur nature était de donner congé au monde.

  • " Le gamin devait avoir seize ans, pas plus. Il s'appelait Karim. Je le connaissais de vue, Chef le tenait pour un des plus sûrs espoirs du club. Il s'est mis à me tourner autour et à décocher des petites droites, il avançait et je ne pouvais rien faire contre ça, je devais rester concentré et anticiper ses coups, ses poings heurtaient mes gants et parfois mes avant-bras. J'ai tenu un round sans qu'il parvienne à me toucher.

    Chef m'a dit que je me débrouillais pas mal pour une épave. "

    Antoine travaille dans une entreprise de pompes funèbres. Le soir, il boxe. Mais la vie n'est pas un ring. S'il n'y prend pas garde, Antoine risque de tout perdre : son travail, ses amours. Et sa liberté.

  • " J'avais trop bu et Pialat était mort. J'avais appris ça dans la soirée. Les petites dormaient à l'étage. Après le repas je les avais bordées. J'avais eu un mal de chien à les laisser seules, là-haut, dans le noir de leur chambre, à m'arracher à leurs visages paisibles, leurs fronts pâles, leurs mains fines posées sur la couverture. "

    Ils sont sonnés, lessivés, cassés. Un souffle suffirait à les faire tomber. Chauffeur de taxi, infirmière, ex-taulard ou vendeuse dans une station-service, peu importe : ils restent invaincus.

    Avec ce recueil, Olivier Adam s'impose d'emblée comme un nouvelliste hors pair.

  • Cette nuit, elle connaîtra l'heure où tout bascule. Un moment de solitude absolu. Car la narratrice le sait, son père va mourir. Comment, dès lors, pourrait-elle trouver le sommeil ? Au chevet du malade, comme auprès de sa mère, elle ne peut trouver la tranquillité. Mieux vaut sortir. Marcher, s'étourdir. Mais à chaque pas, les souvenirs surgissent. Comment accepter que l'autre, bientôt, ne sera plus ?
    Un texte vibrant d'amour filial.

  • Cendres

    Olivier Adam

    La rencontre de deux êtres brisés par le deuil d'êtres chers vont, par un étrange concours de circonstances, traverser la nuit ensemble comme s'ils passaient l'hiver.

  • MUST HAVE ! Morlun, un des plus redoutables ennemis de Spider-Man est de retour, et cette fois, il est accompagné de toute sa famille. Ensemble, ils sèment le chaos dans le multivers et se nourrissent de la force vitale des différentes incarnations du Tisseur ! Pour espérer survivre, les araignées doivent s'unir, qu'elles viennent de l'univers Amazing, Ultimate, Superior, 1602, 2099... ou de bien d'autres encore ! Cet album fait partie des must have, des récits essentiels et accessibles destinés à tous les amateurs de super-héros.
    Identifiés clairement par un logo sur la couverture, les lecteurs repèreront immédiatement ces incontournables pour se constituer leur bibliothèque Marvel idéale. Cette saga signée DanSlott (Fantastic Four), OlivierCoipel (Thor) et GiuseppeCamuncoli (Dark Vador : Le Seigneur Noir des Sith) est instantanément devenue culte. Elle a introduit le personnage de Spider-Gwen, a été adaptée au cinéma pour un film multi-primé et a également une suite avec Spider-Geddon.

  • Après avoir retrouvé le Carré Noir et le Carré Rouge, Kazimir Doen est sur la piste de l'ultime tableau de la trilogie de Boskovich : le Carré Blanc. Suivant sa trace, il découvre qu'il est à Saint-Pétersbourg, en Russie, entre les mains d'un certain Dimitri Ivanovitch, un mafieux.

    Le lendemain du jour où Kaz le rencontre pour lui faire une offre d'achat, le tableau est volé... Il n'en faut pas plus pour que le Français se retrouve à deux doigts de finir en statue de glace, jeté dans la Neva.

    Le dernier chapitre de cette superbe trilogie de polars, où l'on en apprend toujours plus sur cet ancien flic à la gueule cassée, spécialiste des Beaux-Arts. Un album blanc, sous la neige et sur la glace, comme le Tintin au Tibet d'Hergé, car le blanc est la couleur du vide infini, de la paix et de la rédemption.

  • La suite des errements mélancoliques d'un détective pas comme les autres.

    Toujours sur les traces de la trilogie des Carrés, une série de toiles peinte par Boskovich et confisquée par les nazis pendant la guerre, le détective Kazimir Doen s'envole pour la Californie. L'occasion pour Kaz', toujours grignoté par la mélancolie, de retrouver un regain de combativité par quelques virées à moto entrecoupées de hamburgers sur les highways ricaines ! Et de la combativité, il va en avoir besoin, Kazimir. Car, à peine rendu chez le propriétaire de l'un des tableaux, il va tomber sur un tueur bien décidé à mettre un point final à tous ses soucis. Ce que le détective n'est pas prêt à accepter.

    T oujours menés par Adam et Martin, Les Carrés poursuit son sillon d'originalité dans le monde du polar.

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