• Une petite fille de douze ans voyage seule, avec sa mère, sur la Côte atlantique. La jeune veuve cherche un nouveau mari, sous le regard sévère et attentif de l'enfant. Le récit, rédigé à la première personne, laisse entendre la voix de la fillette, qui observe le manège, les illusions et les désillusions de sa mère, proie idéale des hommes qui se succèdent auprès d'elle. Mais l'essentiel du livre est ailleurs : il concerne l'amour inclassable, inédit, très violent, de l'enfant pour un homme, livreur, père de famille, rencontré au bord de l'océan, au cours de ses promenades solitaires. La passion qui va unir l'adulte et l'enfant n'est pas d'ordre sexuel. C'est une passion que rien ne pouvait prévoir, et que rien ne peut définir. Elle n'aura d'autres limites que celles qu'impose le regard des autres.

  • Maintenant, je voudrais aller en Arctique. - En Arctique ? - Oui, près du pôle Nord. - Le pôle Nord ? C'est loin. - En bateau à moteur, rien de plus facile. Je remonte la Meuse jusqu'à la mer du Nord. Ensuite, je longe la côte est du Royaume-Uni, je passe les îles Orcade au nord de l'Écosse, Shetland puis, à mi-parcours entre Shetland et l'Islande, j'arrive au Feroé. Je regarde le cercle polaire et là, sur ce petit bout de terre au milieu de l'océan glacé, je me dis : Ici, la nuit ressemble à un battement de cils ; ici, il n'y a plus d'avant, plus d'après et les anniversaires sont impossibles à fêter. Les jeunes ressemblent aux vieux, les vieux aux jeunes. Les morts ressemblent aux vivants et les vivants aux morts. Au terme d'une vie sans bonheur, Angèle rencontre un ouvrier plus jeune qu'elle. Il a tout juste le temps de lui confier son rêve d'un dernier voyage avant de mourir. C'est ce rêve, simple et merveilleux, que la vieille femme va accomplir pour lui, entreprenant, de péniche en cargo, une véritable promenade avec l'amour et la mort. Dans ce deuxième roman, grave, poétique, dépouillé, Olivier Charneux poursuit une oeuvre singulière où les êtres se rencontrent et s'aiment, loin de toute convention, chacun révélant à l'autre sa part essentielle d'humanité.

  • Quand, au début des années 1980, un mal étrange et encore innommé décima nombre d'homosexuels, Olivier Charneux vit mourir beaucoup de ses proches.Bien qu'épargné par ce fléau, il chercha dans ce face-à-face avec la mort précoce des raisons de comprendre et d'espérer.Jeune écrivain, il se tourna vers des « Phares » qui balisèrent alors son chemin de survie. Ces « Phares », pour lui, se nommèrent Racine, Pina Bausch, Marguerite Duras, Barbara, Violette Leduc, Jim Jarmusch, Christian Boltanski, Gus Van Sant, Nan Goldin, Coppola, Bram Van Velde, Hervé Guibert et quelques autres...Avec eux, grâce à eux, il a surmonté le chaos.Ces artistes lui ont surtout appris à aimer par temps de détresse.Voici le livre qui détaille avec minutie cette aventure aussi douloureuse que lumineuse.

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