• Des théoriciens de l'Anarchisme aux événements majeurs de l'Histoire dans lesquels les anarchistes ont joué un rôle de premier plan (révolution mexicaine, révolution russe, guerre d'Espagne...), les grandes idées et les conquêtes de l'esprit libertaire sont ici convoquées dans un récit satirique et corrosif. Mouvement occulté et méconnu, l'Anarchie connaît un actuel regain qui témoigne de sa fécondité dans notre monde contemporain en crise.

  • Portier de nuit : Liliana Cavani Nouv.

    Cet essai interroge Portier de nuit un film-culte, chef d'oeuvre de la cinéaste, qui suscita bien des controverses à sa sortie en 1974. Il questionne l'esthétique de Liliana Cavani, la lecture qu'elle produit du nazisme, le lien d'amour qui lie un ancien bourreau et sa victime. A partir de la notion de « zone grise » forgée par Primo Levi, il ausculte la figuration des pulsions, les dédales de la mémoire, la représentation de situations extrêmes ainsi que le jeu transcendant de Charlotte Rampling et Dirk Bogarde.

    En analysant Portier de nuit, le livre approche l'oeuvre d'une cinéaste que Pasolini qualifiait d'« hérétique et de révolutionnaire ». La caméra de Cavani sonde les mouvements du désir, des forces transgressives et les points de crise de l'Histoire.

    Philosophe intrépide, Véronique Bergen est l'auteur de nombreux essais philosophiques interrogeant les esthétiques et les métaphysiques contemporaines (L'Ontologie de Gilles Deleuze ; Le Corps glorieux de la top-modèle ; Luchino Visconti, les promesses du crépuscule ; Patti Smith, Horses ; Barbarella) ainsi que de plusieurs romans qui s'intéressent aux voix des oubliés et aux voies des oppressions (Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent ; Tous doivent être sauvés ou aucun).

  • Être Barbarella, c'est être femme libre et indépendante, émancipée et aventurière, séduisante et fascinante, pleinement inscrite au coeur des sixties.
    Dessinée par Jean-Claude Forest dès 1962 à partir de la plastique de Brigitte Bardot, incarnée par Jane Fonda pour la caméra de Roger Vadim en 1968, Barbarella brise les tabous comme les images stéréotypées de la pin-up.
    Fille de l'espace, elle est aussi une fille de son temps, qui traverse les problématiques contemporaines :
    L'éthique et l'érotique, l'antispécisme et le transhumanisme, l'urgence écologique et la critique des modes de gouvernance. Ambassadrice de la paix, Barbarella fait l'amour plutôt que la guerre ; sa conquête spatiale est celle du plaisir, son odyssée, sauvage et impromptue, ouvre le champ de tous nos possibles.

  • 1828, un adolescent surgit sur une place de Nuremberg, une lettre à la main. Illettré, comme coupé du monde, il passe aux mains de différents tuteurs avant de disparaître en 1833. Très vite, d'extraordinaires rumeurs circulent sur le jeune homme : il serait le fils du grand-duc de Bade et de Stéphanie de Beauharnais, une nièce de Napoléon mariée à un souverain allemand pour consolider la politique d'alliances impériales. Il aurait été enfermé dès sa naissance dans une minuscule cellule et privé de tout contact avant d'être relâché vers sa seizième année. Banal cas d'autisme ou enfance martyre, brisée par la raison d'État ? Telle est encore aujourd'hui l'énigme de Kaspar Hauser.

    L'histoire de Karpar Hauser, adaptée par Werner Herzog, est ici renouvelée à travers les récits vibrants d'amour ou de haine de personnages ayant approché intimement l'enfant sauvage princier : sa mère, un cheval, son assassin...

    Romancière, philosophe, poète, élue à l'Académie de langue et de littérature françaises de Belgique en 2018, Véronique Bergen est l'auteure entre autres des romans Marilyn, naissance année zéro ; Tous doivent être sauvés ou aucun, des essais Luchino Visconti. Les promesses du crépuscule ; Hélène Cixous. La langue plus-que-vive ; Patti Smith, Horses.

  • Le cinéma de Visconti a trop souvent été lu sous le prisme d'un classicisme décadentiste ayant succédé à ses films néoréalistes. Cet essai entend contester cette approche et réinterroger les créations du Visconti sous l'angle du motif du « trop tard », en abordant deux oeuvres en particulier, Les Damnés et le scénario Proust resté à l'état de fantôme. L'analyse des paradoxes et tensions de l'esthétique viscontienne, de la fonction qu'il impartit au cinéma mettra au jour sa problématique de l'Histoire, sa métaphysique de la mort et les promesses que recèle tout crépuscule.

    Philosophe, romancière, poète, Véronique Bergen est l'auteur d'essais philosophiques - dont Résistances philosophiques, Le Corps glorieux de la top-modèle, Fétichismes -, de romans, parmi lesquels Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent, Marilyn, naissance année zéro et Janis Joplin. Voix noire sur fond blanc, ainsi que de recueils de poèmes et de monographies. Membre du comité de rédaction de la revue Lignes, elle collabore à diverses revues dont la Nouvelle Quinzaine Littéraire, Artpress, Diacritik, Flux News, L'Art même, Lignes.

  • Belgiques

    Véronique Bergen

    Belgiques est une collection de recueils de nouvelles. Chaque recueil, écrit par un seul auteur, est un portrait en mosaïque de la Belgique. Des paysages, des ambiances, du folklore, des traditions, de la gastronomie, de la politique, des langues... Tantôt humoristiques, tantôt doux-amers, chacun de ces tableaux impressionnistes est le reflet d'une Belgique?: celle de l'auteur.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Véronique Bergen - Docteur en philosophie, auteur de nombreux ouvrages et articles sur Gilles Deleuze, Jean Genet, Sartre et Badiou, Véronique Bergen s'est aussi distinguée par ses romans parus chez Luce Wilquin, et dernièrement par Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent, chez Denoël. Elle a en outre publié six recueils de poésie, depuis Brûler le père quand l'enfant dort (La lettre volée) jusqu'aux Plis du verbe (Maëlstrom). Voyelle, le recueil paru chez Le Cormier, est un chant d'amour sans équivoque à la personne aimée, une salsa passionnée et passionnelle autour des mots et des corps célébrés. Proche de Ghérasim Luca, sa poésie bouleverse les sens et invente toutes les nominations de l'allégresse, épellant les lumières amoureuses.

  • Cet essai aborde l'ontologie de Gilles Deleuze à partir des problèmes de l'événement et de la genèse de l'être et de la pensée. Il interroge la politique de pensée mise en oeuvre par Deleuze en son choix de l'immanence et en sa synthèse des dispositifs philosophiques produits par les Stoïciens, Spinoza, Nietzsche et Bergson essentiellement.

  • Obsédé par les fêlures de son amante, une femme se perd dans de singulières joutes passionnelles sur fond d'océan... Comment endurer les cinglantes lignes de fuite de Chloé, amazone à la troublante armure ? Comment déchiffrer les langues intimes de son journal, vertigineuse tour de Babel intérieure dans laquelle cette dernière s'est enfermée à double tour ? Comment surtout découvrir le code secret à même de pénétrer les mystérieux écrits d'Ossip, son grand-oncle survivant des camps qui vient de se jeter dans le mer ? Au fil des jours se précise un tragique roman familial : la disparition des siens durant l'orgie de sang de la Seconde Guerre mondiale, l'interminable silence du dieu des Étoiles jaunes... D'une écriture visionnaire, Véronique Bergen conjugue les mille énigmes d'une passion à une hallucinatoire traversée des pulsions barbares du XXe siècle. Creusant les méandres d'un inépuisable panthéisme amoureux, elle nous happe dans la flamboyante folie de la guerre.

  • Le risque, et son corollaire (presque) inévitable, le dérapage : quelle thématique riche lorsqu'on se frotte à la création ! Inter art actuel y consacrera deux numéros, dont voici le premier. « Au départ existe une intuition, un dérangement, un sursaut d'énergie, un choix, une décision à prendre, un risque ou une osmose [...] toute production artistique se tient au sein de limites à tolérer ou à franchir ». Chez les artistes de l'art action, cette prise de risque passe souvent par une implication objective de leur personne : c'est notamment le cas pour Yann Marussich ou Éric Madeleine. D'autres, comme Greg Deal ou Latifa Laâbissi, s'aventurent sur le terrain miné de la dénonciation du colonialisme. Risque esthétique, risque créateur : plusieurs artistes nous confient les secrets de leur pratique tandis que d'autres, comme Michel Giroud, nous offrent une perspective historique sur ce combustible essentiel à l'imaginaire.

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