• Uel est le premier film parlant ? Comment se caractérise le néo-réalisme italien ? Comment les premiers effets spéciaux furent-ils réalisés ? Quelles oeuvres du XXIe siècle peuvent-elles être déjà considérées comme majeures ?

    Vingt-cinq historiens du cinéma, critiques, auteurs et enseignants ont participé à l'élaboration de cet ouvrage unique pour nous aider à mieux comprendre l'évolution du cinéma mondial, depuis ses balbutiements jusqu'aux dernières réalisations en 3D.

    - Près de 700 films commentés.
    - 80 entrées thématiques, représentatives de l'histoire du cinéma, présentées en détail.
    - 160 chefs-d'oeuvre incontournables décryptés.
    - Tous les outils indispensables (repères chronologiques, biographies de réalisateurs et d'acteurs, analyses de scènes emblématiques, index).

  • Fin 2016, Hayao Miyazaki refait parler de lui alors que la relève semblait assurée avec de dignes successeurs tels que Makoto Shinkai et son film your name. qui bat tous les records, ou encore Mamoru Hosoda... L'animation japonaise est sous les projecteurs ! À l'heure où les activités du Studio Ghibli sont quelques peu latentes mais que tous les yeux restent braqués sur lui, ce mook était une évidence. Le moment est donc idéal pour crier notre amour pour l'animation, en faisant un focus tant mérité sur Ghibli : hommage au studio, ce mook est construit sous forme de rétrospective. Biographies, articles thématiques, chroniques, coulisses... Rien n'est occulté dans cet ouvrage pour mettre en valeur le travail de Ghibli. En bonus inédits, les lecteurs trouveront deux visuels exclusifs du studio et surtout des dessins hommage réalisés par une sélection des meilleurs artistes français en lien avec le Japon !

  • Voici donc le récit complet du film Totoro, montage en BD des images du film éponyme à la manière du roman-photo. On y retrouve la famille Kusakabe, arrivant à la campagne et s'installant dans une maison bucolique près de laquelle s'élève un arbre immense. Mais dans ce dernier, réside Totoro, esprit de la nature bienveillant et protecteur qui va prendre les deux petites filles de la famille sous son aile.
    Emblème à plus d'un titre des studios Ghibli, Totoro est l'oeuvre tutélaire, maîtresse, de la pensée de Miyazaki. S'y incarnent son rapport au monde et à la nature, son sens inné de l'enfance, cet esprit quasi animiste qui traduit la vie en toute chose et qui a porté l'artiste à créer cette ode au retour à la terre.

  • De l'invention des frères Lumières jusqu'à nos jours, cet ouvrage propose, à travers près de 140 rétrospectives consacrées aux différentes facettes de l'histoire du cinéma, des débuts du muet jusqu'à la concurrence des nouveaux écrans en passant par les mutations d'Hollywood, un panorama complet du 7e art : films, réalisateurs, acteurs, mouvements et écoles, genres, studios et producteurs.

    L'iconographie d'une grande richesse (plus de 400 documents d'archives, affiches, portraits ou photos de films), un glossaire technique, les palmarès complets des festivals internationaux, les filmographies des grands réalisateurs et des acteurs majeurs, permettent de construire une véritable mémoire du cinéma du monde entier.

  • Une des monographies illustrées les plus complètes sur les dessins animés Disney, maintenant disponible en édition abrégée pour célébrer les 40 ans de TASCHEN. Cet ouvrage monumental comprend des photos des coulisses, des croquis préparatoires et planches d'assemblage des cellules pour des scènes restées célèbres. Il couvre tous les longs métrages d'animation réalisés du vivant de Walt, ainsi que des courts métrages expérimentaux moins connus et des films musicaux à épisodes.

  • Le 5 avril dernier, Isao Takahata, l'un des plus grands réalisateurs d'animation japonais nous a quittés. Son chef d'oeuvre Le Tombeau des Lucioles a marqué toute une génération de cinéphiles, mais a également compté dans le développement du marché de l'animation japonaise en France. Takahata venait régulièrement en France afin de tenter de donner un sens au manga et à l'animation en dehors du Japon, à travers des conférences et ateliers. Ses autres films, Pompoko, Mes voisins les Yamada, Souvenirs goutte à goutte ou le récent Princesse Kaguya font partie aujourd'hui du panthéon du cinéma.
    Ynnis, en partenariat avec AnimeLand rend hommage à ce grand homme amoureux d'histoire et de littérature.
    De nombreuses personnalités du film d'animation, du journalisme spécialisé, du monde de l'illustration et de la bande-dessiné proposent ici des témoignages personnels de leur rencontre avec l'homme ou avec ses oeuvres. Ils se présentent sous la forme de textes à la première personne, de dessins ou de dialogues.

  • 100 films d'animation japonais

    Collectif

    • Ynnis
    • 3 Octobre 2018

    L'animation japonaise a su s'imposer en France grâce à la télévision dans les années 1980 et 1990. Puis elle a quitté le petit écran pour la vidéo et le cinéma. Ainsi, le public français a pu découvrir des longs métrages qui n'avaient alors rien à voir avec l'animation qu'il connaissait, loin des films Disney. Le film Akira a marqué sa génération et est rapidement devenu l'étendard d'un cinéma qui s'adresse à un public plus âgé, curieux, ouvert et avide de fantastique. Ghost in the Shell, Perfect Blue sont devenus des classiques du film de genre. Puis, les films de Miyazaki ont touché un public plus large afin de démocratiser le cinéma d'animation japonaise. Depuis, chaque année, au moins 3 de ces films sortent en salle et une dizaine en vidéo.
    Ce recueil permet de réunir les 100 films d'animation japonaise les plus marquants en précisant son histoire, ses qualités et de nombreuses anecdotes. Rédigé par une équipe d'experts, en partenariat avec AnimeLand, la référence en matière d'animation en presse, le livre devrait servir d'ouvrage référent dans les bibliothèques et écoles et devrait s'afficher dans les étagères de tout cinéphile et tout amateur du Japon. Sa sortie avant les fêtes de fin d'année et son aspect de beau livre avec de belles images lui procurent une place de choix dans les cadeaux efficaces auprès des trentenaires et quarantenaires geeks.

  • 10 catégories non exhaustives pour 100 films de genre choisis en toute subjectivité par la rédaction du magazine culte Mad Movies .

    Un guide festif et défricheur loin des best of attendus, et qui à travers des textes totalement inédits s'envisage comme le compagnon idéal ou le déclencheur espéré d'une cinéphilie curieuse, fille et décloisonnée.

  • Harry Potter : la Magie des films propose une vision complète du phénomène cinématographique culte ayant captivé une génération de fans.
    Retrouvez dans ce livre un trésor d'anecdotes, d'interviews et de fac-similés qui vous transporteront dans l'univers des sorciers. Harry Potter : la Magie des films constitue le guide ultime sur la saga au cinéma.

  • Dans les derniers films de Truffaut, la nuit règne souveraine. Cette obscurité sur l'écran permet d'éclairer dans chaque plan le monde secret, passionné et violent des personnages. Elle favorise aussi l'identification des spectateurs avec eux. C'était déjà vrai des images si lumineuses de Jules et Jim. Dans ce livre, Anne Gillain s'attache à définir le lien puissant qui relie entre eux les 23 films de Truffaut, un lien à la fois personnel et esthétique.
    Elle s'attache aussi à montrer l'intégrité sans faille de cette construction artistique hors norme qui, contre modes et marées, dessine d'un trait sûr les contours du monde obscur que chacun porte en soi. Son étude chronologique du travail de Truffaut apporte au lecteur une analyse remarquablement précise de chacun de ses films, carnets intimes écrits dans un langage codé d'une grande rigueur et sophistication.
    En mettant ainsi en lumière la puissance créative du cinéaste, elle nous offre un éclairage subtil et passionnant sur l'une des oeuvres d'imagination les plus somptueuses du cinéma français.

  • « Tout le monde ne peut pas devenir un grand artiste, mais un grand artiste peut surgir de n'importe où ». (Anton Ego in Ratatouille).

    Le temps qui passe, l'entraide, l'apprentissage de l'humilité, l'émancipation, l'affirmation de soi, le sens de la famille, le respect des traditions, l'avenir de la civilisation...
    Développées à tour de rôle dans Toy Story, 1001 Pattes, Cars, Wall-E, Rebelle, Vice-Versa et Coco, ces thématiques servent de fil conducteur à la filmographie des ingénieux studios Pixar,   d'une cohérence et d'une modernité sans cesse réaffirmées depuis plus de trois décennies. Éclairé de portraits et d'entretiens avec les artistes phares de la société à la lampe bondissante, de multiples zooms ludiques, économiques ou analytiques, et d'illustrations inédites d'artistes immanquablement influencés par l'insolente créativité des surdoués des studios d'Emeryville, ce mook revient sur les vingt longs métrages fondateurs ainsi que la ribambelle de courts qui, de Luxo Jr. à Bao, ont favorisé l'émergence de nouveaux talents.

  • Pinocchio

    Pierre Lambert

    Dirigé par Pierre Lambert, spécialiste reconnu de l'histoire du cinéma d'animation, cet ouvrage de collection rend hommage aux artistes qui, entre 1938 et 1940, ont participé à la création de Pinocchio, l'un des chefs-d'oeuvre de Walt Disney.
    Des premières esquisses et études à l'aquarelle de Gustaf Tenggren aux somptueux décors de Claude Coats, ce livre collector rassemble plus de 200 études préliminaires, storyboards, layouts, dessins d'animation, cellulos et décors.
    Un album d'exception pour célébrer la genèse artistique d'un classique du cinéma acclamé dans le monde entier.

  • Cet ouvrage dresse un panorama du cinéma d'animation en France depuis la sortie en salle de «Kirikou», de Michel Ocelot. Ce film marque en effet une étape décisive et le début d'une période qui verra éclore de nombreux talents et d'autres films marquants, tels que «Les triplettes de Belleville» ou «Ernest et Célestine». Rédigé par des acteurs de cette épopée, cet ouvrage fait entrer le lecteur dans les coulisses de la création et de la production, parfois mouvementées, de ces films qui font désormais partie de notre patrimoine.

  • Viva Cinecittà! est une évocation vivante du cinéma italien en son Age d'Or, à travers douze portraits consacrés aux Maîtres qui, en quelques années, hissèrent les films de la Péninsule au sommet du 7e art et l'y maintinrent pendant quelques décennies : De Sica, Rossellini, Fellini, Visconti, Pasolini, Antonioni, Blasetti, Soldati, Cottafavi, Comencini, Rosi, Olmi. Ces noms sont incontournables. Ce sont eux les rois du cinéma italien, les grands registi de Cinecittà.
    L'idée de Cinecittà et sa réalisation furent l'un des grands projets du régime mussolinien, attentif, comme ses homologues, au développement d'un art éminemment populaire. Le chantier est inauguré en 1937. "Hollywood sur Tibre" est né. Il s'agit de rivaliser avec les grands studios américains. Plus de soixante hectares, des dizaines d'édifices, plus de 20 studios de tournage seront mis au service de cette entreprise.
    Par-delà les variations et les fluctuations des idéologies dominantes, Cinecittà s'affirmera comme le plus prestigieux sanctuaire de la création cinématographique en Europe. Avec les douze metteurs en scène retenus par Philippe d'Hugues, sont ici présents tous les genres illustrés dans le fameux studio romain et dans son environnement ? : la fresque historique, le drame romantique, le fait divers néoréaliste, etc.
    Cette diversité montre l'exceptionnelle richesse du cinéma italien. On ne peut aborder la lecture de ce livre sans éprouver le besoin de la poursuivre. On ne peut l'achever sans rêver de repartir à la découverte de Cinecittà, des chefs-d'oeuvre qui en sont sortis, des acteurs et des actrices qui n'ont cessé d'enchanter les publics les plus variés.

  • Quand, en 1905, Louis Feuillade se lance dans l'aventure du 7e art, le cinématographe n'est encore qu'un divertissement forain. Scénariste et réalisateur, directeur artistique de la Gaumont, il va contribuer à lui donner ses lettres de noblesse. Films historiques, comédies ou drames, Feuillade s'essaie à tous les genres. À partir de 1913, ses films policiers à épisodes - Fantômas, Les Vampires ou encore Judex -, où les héros sont d'ingénieux criminels ou de ténébreux justiciers, le mènent au sommet de sa carrière. Dans un climat à la fois réaliste et poétique, il filme des poursuites sur les toits ou dans les égouts de Paris, suit la ténébreuse et envoûtante Irma Vep dans les couloirs d'hôtel, installe Judex dans les souterrains d'un château en ruine. Toujours il atteint son objectif : séduire le grand public. Réalisateur de 800 films entre 1905 et 1925, Louis Feuillade est le maître du cinéma populaire.
    Patrice Gauthier et Francis Lacassin font revivre cette période exceptionnelle de l'histoire du cinéma, qui voit l'émergence d'une industrie et la reconnaissance d'un art nouveau, et dressent un portrait sensible du cinéaste, successeur des frères Lumière et de Georges Méliès.

  • Juste avant sa sortie en 1980, Stanley Kubrick présenta Shining comme « le film d'horreur le plus effrayant de tous les temps ». Bien que les premières critiques aient été peu encourageantes, le film est depuis devenu l'un des films d'horreur les plus admirés de toute l'histoire du cinéma. À travers son énorme influence sur la culture populaire, Shining a généré un vaste ensemble d'interprétations et autres théories du complot.
    La brillante étude de Roger Luckhurst sur ce film phare explore ses thèmes, ses tropes et ses résonances à travers une analyse détaillée des scènes et de l'interprétation.
    Replaçant Shining dans de nouveaux contextes, cet ouvrage observe la nature complexe du cinéma d'horreur de la fin des années 70 et du début des années 80. En reprenant la figure clé du labyrinthe de l'hôtel hanté, Luckhurst offre de nombreuses pistes pour naviguer dans les méandres et les rebondissements de ce film énigmatique.

  • Super-héros

    Philippe Lombard

    • First
    • 25 Février 2016

    Ils veillent sur l'humanité et nous protègent du mal. Surgissant de nulle part, ils combattent les injustices et oeuvrent dans l'ombre au bien commun : ce sont bien sûr les super-héros.
    De Superman à Iron Man, en passant par Captain America, Hulck et Flash, ils sont tous réunis dans ce livre. De leur première apparition parfois discrète dans les comics à leur mise en scène spectaculaire dans les super-productions récentes, vous connaîtrez tout d'eux : leur histoire, leur apparence, leur caractère, leurs alliés et leurs ennemis, leurs pouvoirs mais aussi leurs faiblesses.

  • 1977 : le succès plutôt inattendu du première épisode de Star Wars signe le renouveau de la science-fiction et l'avènement du space-opéra. Dès lors, et jusqu'en 1985, extraterrestres de toutes sortes, planètes exotiques et spectaculaires vaisseaux spacieux vont alimentés les grands et les petits écrans du monde entier, fournis par les studios d'Hollywood comme par ceux de Bollywwod ou de la Cincitta. Pour le meilleur et pour le pour le pire. De Cosmos 1999 à Dune, de Alien à Flash Gordon, en passant par des dizaines de nanars et séries B, c'est toute cette incroyable odyssée bien humaine que vous dévoile le meilleur spécialiste mondial du sujet.

  • Fusion légendaire de la science-fiction et de l'horreur, Alien (1979) est l'un des mythes les plus durables du cinéma moderne : ses célèbres scènes viscérales faisant office de blessures traumatiques que nous semblons condamnés à revisiter.
    Pistant la constellation de talents rassemblés pour produire le film, Roger Luckhurst retrace ses origines depuis ce scénario de film de monstre intitulé Star Beast, rejeté par la plupart des gens d'Hollywood comme une série B de bas étage, jusqu'à sa postérité incarnée dans de nombreuses suites, préquelles et itérations.
    Explorant la manière dont Alien nous pousse à réfléchir à l'altérité, Luckhurst démontre comment et pourquoi ce slasher intersidéral, cette histoire de maison hantée dans l'espace, est parvenue à se nicher autour de notre imaginaire le plus sombre sur la fragilité de l'humanité.

  • Les Sept Samouraïs (1954) nous montre une société à la veille d'une irrévocable transformation. Le célèbre film d'Akira Kurosawa, que beaucoup considèrent comme l'un des chef-d'oeuvres du cinéma japonais, est une saga qui évoque le bouleversement culturel consécutif à l'effondrement du militarisme japonais au seizième siècle, faisant également écho aux métamorphoses culturelles provoquées par l'occupation américaine.
    Les Sept Samouraïs est peut-être le meilleur des films d'action, chef-d'oeuvre technique inégalé dans sa représentation du mouvement et de la violence. Mais derrière le bruit et la fureur, on perçoit le chant du cygne d'une noblesse déchue, «?l'hymne funèbre de l'âme du Japon, qui ne connaîtra plus jamais la même force?» selon Joan Mellen.
    Mellen replace Les Sept Samouraïs dans son contexte, dans le cinéma japonais et dans la carrière de Kurosawa. Elle remonte jusqu'à l'histoire médiévale pour découvrir les racines du film, et, surtout, elle examine le langage visuel extraordinaire qu'utilise le réalisateur pour créer sa saga élégiaque.

  • Cet ouvrage a pour but de comprendre les métamorphoses survenues dans le cinéma américain à partir de la fin des années soixante, avec pour fil d'Ariane, l'idée que les années soixante-dix forment le chaînon manquant qui relie les derniers films des grands cinéastes classiques qui ont assis la suprématie d'Hollywood sur le septième art (Ford, Hawks, Walsh, Lang) et le renouveau de l' industrie associée à des grands noms d'auteurs comme Coppola, De Palma, Spielberg, Scorsese, à partir des années quatre-vingt.
    Les grands noms de cette période sont : Dennis Hopper, Arthur Penn, Sidney Lumet, Peter Bogdanovich, Larry Cohen, Paul Schrader, Bob Rafelson, Jerry Schatzberg, Monte Hellman...
    A l'aube des années soixante-dix, le cinéma américain commence à prendre acte de ces années soixante si artistiquement fascinantes et si politiquement radicales. Le monde semble alors se diviser en deux camps : d'un côté la révolte des minorités, les assassinats politiques, la guerre du Vietnam, de l'autre, le rêve hippie, l'avènement du flower power. L'ancien Hollywood contre le nouveau, une poignée de caciques accrochés aux vieilles méthodes de production contre une génération montante de cinéastes, scénaristes, producteurs et acteurs. Qui n'avaient d'yeux que pour les valeurs de la contre-culture et ses leaders Timothy Leary, John Lennon, Dennis Hopper. Pourtant Hopper, Rafelson et les autres arrivent déjà trop tard, les années soixante sont consumées et le nouvel Hollywood tente sans y croire de le réanimer. L'échec est une thématique centrale de films comme Bonnie and Clyde, Macadam cow-boy ou Easy rider qui s'achèvent la plupart du temps par la mort tant physique que symbolique ; la mélancolie parfume les fictions de l'époque où les idéaux avortent.
    Jean-Baptiste Thoret privilégie deux paramètres pour analyser une période qu'il délimite de 1967 à 1980 : l'espace et l'énergie. Les années soixante-dix marquent la fin de la Frontière et les films insistent sur la clôture des espaces qu'ils représentent, tandis que l'énergie déployée pour la conduite de l'action se concentre selon une logique intensive au bord de l'implosion. La logique extensive qui présidait au cinéma classique hollywoodien, le western par exemple, voulait que l'énergie se dépense via un accroissement de l'espace, dans une économie parfaitement rôdée qui permettait son accomplissement final. Les années soixante-dix sont marquées par le déséquilibre de cette tension-résolution à l'intérieur des fictions et tentent d'apporter des solutions de rechange dans un monde irrémédiablement changé et désormais limité et clos.

  • Cette somme sans précédent reconstitue l'évolution du cinéma français dans toutes ses dimensions.
    On ne peut bien connaître le cinéma français, et le comprendre, sans connaître l'intégralité de son histoire. C'est pourquoi cet ouvrage remonte aux origines, avant de reconstituer, année après année, la période extraordinairement animée et féconde, quoique méconnue, qui va de l'invention du Cinématographe aux premiers films sonores et parlants.
    Ce livre d'une conception originale suit pas à pas, presque au jour le jour, l'actualité de la vie professionnelle du cinéma sous ses divers aspects, avec ses aléas, ses crises, ses débats, en mettant l'accent sur la vie et le travail de ceux qui l'ont fait, et les oeuvres majeures qui en sont nées. Il en résulte un récit vivant, richement documenté et abondamment illustré, grâce auquel c'est au coeur même de l'histoire du cinéma français en train de se faire, et dans le contexte de son temps, que le lecteur est invité à pénétrer. En marge de ce récit, une chronologie continue, une sélection des films les plus marquants, et parfois un « Plan rapproché » sur un moment, un sujet ou un film particulier, apportent un éclairage complémentaire. De précieuses annexes et des index font en outre de cet ouvrage une référence indispensable.
    C'est toute la mémoire du cinéma français qui est ainsi remise au jour.

  • La nouvelle vague du cinéma français est celle des réalisateurs de double culture, métissés par l'immigration.
    Cette enquête journalistique fouillée sur des réalisateurs qui font l'actualité cette année à Cannes, dessine dix ans de contre histoire culturelle française.

    « Qui sont-ils, français nés à l'étranger ou nés de parents venus de l'étranger ? Ils ont grandi avec la sensation de ne pas être « vraiment » français, eux à qui on renvoyait toujours leurs origines métissées. Eux qui ont été nourris de rêves d'avant alors qu'ils se débattaient dans les difficultés du présent. Eux qui ont été spectateurs plus qu'acteurs et ne se sont pas sentis représentés sur les écrans. » Qui sont ces nouveaux réalisateurs ? Houda Benyamina, nominée sept fois au Césars, Alice Diop ou Maïmouna Dacour, en lice pour le César du court-métrage, Steve Achiepo et Oulaya Amamra, nominés dans la catégorie Révélations, Mehdi Idir, qui sort un film déjà primé le 1 er mars ? Mais aussi Rachid Djaïdani, JP Zadi, Djinn Carrénard, Mohamed Hamidi, Brahim Fritah, Pascal Tessaud, Akim Isker, Jalil Naciri, Julien Abraham, Hicham Ayouch ?
    Basé sur une centaine d'heures d'interviews entre l'année 2005 des révoltes sociales et 2016, année de la Caméra d'Or d'Houda Benyamina, ce document donne la parole aux cinéastes français de double culture issus des quartiers populaires qui déferlent sur un cinéma français marqué par l'entre-soi et arrêté sur une Nouvelle Vague qui, pour en finir avec un cinéma « de papa », a pu accoucher d'un cinéma « de fiston ». Voici en France un nouveau souffle qui se lève.

  • Si Mickey est aujourd'hui une icône populaire, symbole de la culture de masse américaine et de la télévision pour enfants, il fut, en son temps, un véritable héros du cinéma hollywoodien. Bien loin du logo de multinationale qu'elle est devenue, la souris excentrique a d'abord été inspirée par de grands artistes muets tels que Chaplin pour sa poésie ou Fairbanks pour son sens du mouvement. En les imitant mais aussi en se donnant pour seules limites celles de son imagination, Walt Disney en a fait un acteur à part entière. Clément Safra nous plonge dans l'histoire d'un personnage singulier aux multiples identités, devenu une star plus connue que les stars elles-mêmes.

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