Témoignages

  • Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses oeillades énamourées et l'attention qu'il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l'aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu'elle vient d'avoir quatorze ans, V. s'offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l'homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s'arracher à l'emprise qu'il exerce sur elle, tandis qu'il s'apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l'écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.
    « Depuis tant d'années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre », écrit-elle en préambule de ce récit libérateur.

    Plus de trente ans après les faits, Vanessa Springora livre ce texte fulgurant, d'une sidérante lucidité, écrit dans une langue remarquable. Elle y dépeint un processus de manipulation psychique implacable et l'ambiguïté effrayante dans laquelle est placée la victime consentante, amoureuse. Mais au-delà de son histoire individuelle, elle questionne aussi les dérives d'une époque, et la complaisance d'un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.

  • Dans le taxi

    Barrack Rima

    • Alifbata
    • 15 Janvier 2021

    Après "Beyrouth, la trilogie", Barrack Rima retourne au Liban pour accompagner le lecteur dans sa ville natale, Tripoli. Ce retour est aussi un retour à l'enfance, un voyage dans l'espace et dans le temps qui mêle réalité et rêves, dont le point de départ est un rêve d'enfant resté inexpliqué, et la destination, le besoin inassouvi de le démêler. Pour accomplir ce retour aux origines, Rima choisit un taxi collectif, vrai microcosme grouillant de vie et de vies dont les récits nourrissent la quête de l'auteur. L'exil, le sentiment d'étrangeté, la dimension de l'entre-deux, le père, la mère, l'amour, le sexe, les tabous, sont parmi les nombreux sujets explorés à bord de ce taxi qui accompagne Barrack Rima dans sa recherche intime, au bout de son rêve d'enfant.

  • La séquestrée de Poitiers

    André Gide

    Le 22 mai 1901, le procureur général de Poitiers apprend par une lettre anonyme que Mlle Mélanie Bastian, cinquante-deux ans, est enfermée depuis vingt-cinq ans chez sa mère, veuve de l'ancien doyen de la faculté des lettres, dans une chambre sordide, parmi les ordures. Comment cette affaire, où la culpabilité de Mme Bastian et de son fils semble évidente, put-elle aboutir à l'acquittement des inculpés ?
    André Gide démonte magistralement le dossier de cette affaire devenue légendaire. Et il conclut : 'Ne jugez pas.'

  • Don Bosco BD

    Jijé

    • Triomphe
    • 15 Novembre 2011

    Réédition de ce grand classique de Jijé.

    Don Bosco, un exemple et un modèle pour l'éducation de la jeunesse. Son nom a été choisi par des milliers d'établissements scolaires à travers le monde.

    112 pages de BD avec les couleurs de l'édition originale restaurées par les Ateliers Leonardo.

  • Abd al Malik naît à Paris en 1975 mais part à Brazzaville à l'âge de 2 ans suivre un père diplomate, avant un retour précipité en France pour grandir dans les barres HLM d'une banlieue chaude de Strasbourg, le Neuhof. Elevé seul par sa mère après le départ du père, deuxième du fratrie de six enfants, Malik a d'abord mal tourné. Tout en travaillant très bien à l'école, il va se faire très tôt un nom dans son quartier : de douze à seize ans, il multiplie les actes de délinquance (deal, vol à la tire, trafics en tous genres, etc.) sans jamais se faire prendre et se lance dans le rap. L'héroïne, la violence fauchent plusieurs de ses amis. Un choc qui marque la fin de sa dérive. Il fonde alors les New African Poets (NAP) avec lesquels il chante un rap radicalement contestataire et se convertit à l'islam, où il entraînera sa famille qui était d'origine chrétienne.
    Pendant que son groupe N.A.P. commence à accéder à une notoriété nationale, Malik poursuit un parcours étonnant à travers les diverses tendances de l'islam : séduit par le mouvement fondamentaliste et rigoriste du " tabligh ", il devient un prédicateur aussi apprécié que puritain, et voyage en France pour intervenir dans les mosquées. Il ne tombera toutefois jamais dans les discours de haine, et rejette les actions violentes qu'on lui propose au moment de " l'affaire Kelkal ". Toujours suivi par des professeurs auxquels il est très attaché, et animé d'une véritable quête spirituelle, il en viendra à rencontrer le soufisme et à suivre le chemin de cette mystique traditionnelle de l'islam, chemin d'ouverture et de fraternité.
    C'est cette spiritualité fervente mais très tolérante qui inspira son premier disque solo, Le Face à face des coeurs paru en même temps que le livre et qui l'a amené en 2003 à participer au voyage judéo-arabe à Auschwitz organisé par Émile Shoufani.
    Pour son deuxième album solo, Gibraltar, paru cette année, le chanteur est allé plus loin encore, transformant son écriture en une quête de poésie et de sagesse, confrontée aux tensions du monde ; un rap déconstruit de ses clichés, troquant l'agressivité des scansions pour la spiritualité d'une déclamation inspirée du slam et revigorée par le jazz.
    Un témoignage qui prouve que le déterminisme n'existe pas et qui offre un autre possible au destin de fils d'immigrés et à la place de l'islam.

  • Paris, au cour de l'île de la Cité, se trouve le siège de la B.R.B : Brigade de répression du banditisme. Chargée de traquer voleurs, escrocs, auteurs de cambriolages, braquages, et autres attaques à main armée en bande organisée, la brigade se veut secrète, scrupuleusement protégée. Cas exceptionnel, Raynal Pellicer a obtenu l'autorisation de suivre quatre mois durant le quotidien d'une équipe d'enquêteurs. L'ouvrage se veut ainsi une immersion sous la forme d'un « carnet de voyage ». Les dessins à l'aquarelle de Titwane, se mêlent aux textes de l'auteur, apportant un regard unique sur l'un des plus prestigieux services de la Police judiciaire.

  • Parisien? Une insulte pour certains, un graal pour d'autres. Qu'il soit origine ou destination, Paris, c'est sûr, façonne ses habitants. Olivier Magny propose ici une pongée dans le monde étrange des Parisiens et nous donne enfin de bonnes raisons de les aimer ou de les détester. Au programme: mauvais esprit et autodérision portés par un auteur 100 % parisien. Alors... Parisien?

  • Femen ; manifeste

    Collectif

    • Utopia
    • 1 Mars 2015

    Le Manifeste des FE MEN est le premier ouvrage écrit par l'équipe internationale du désormais célèbre coll ectif féministe.
    Par l'originalité et le retentissement de leurs actions, ce groupe de militantes ébranle les fondements du patriarcat et renouvelle l'action féministe. Après avoir suscité beaucoup de commentaires, souvent approximatifs ou superficiels, les FEMEN ont décidé d'exposer les idées et les motivations qui sous-tendent leur engagement. Par la diffusion de ce qui est une véritable déclaration politique, les mots viendront compléter et renforcer les images.
    Historique, motivations, convictions, mode d'actions, manifestations seins nus, sextrémisme, slogans, cibles principales. Les FEMEN décrivent et analysent dans ce livre les différentes facettes de leur combat contre la plus haute et plus profonde forme d'oppression que les femmes aient à subir, à savoir le système patriarcal.
    Les FEMEN, par leurs actions courageuses, réclament l'égalité entre les femmes et les hommes en se réappropriant leur corps. Si le corps nu féminin servait jusqu'alors un système de domination masculine, il entend désormais être l'outil de sa révolution.
    Cet ouvrage se termine par une «lettre ouverte aux femmes du monde» où il est dit notamment : « Aucune culture, aucune tradition, aucun milieu social, aucun conte millénaire, aucune loi médiévale ne saurait justifier l'oppression d'un sexe par l'autre et c'est à nous toutes qu'il incombe de renverser ce système. »

  • La jeune Sarah rêve d'être avocate. Elle rencontre Gisèle Halimi et découvre ses luttes pour les droits des femmes : sa défense, en 1972, lors du procès dit "de Bobigny", de Marie-Claire, une jeune fille qui s'était fait avorter à la suite d'un viol ; mais aussi son combat, en 1978, à Aix-en-Provence, pour que les violeurs de deux jeunes campeuses soient reconnus coupables. Ce procès, devenu le procès du viol, a permis, en 1980, que ce crime soit clairement défini dans le Code pénal.? Mais les mentalités, elles, n'ont pas changé. Et Sarah porte en elle un lourd secret, que Gisèle va l'aider à exhumer.


    À travers cette histoire, Jessie Magana évoque le parcours et les luttes de Gisèle Halimi, qui restent plus que jamais d'actualité : aujourd'hui encore, on estime que 75 000 femmes sont violées chaque année en France. Clémentine Autain, militante féministe, a repris le flambeau récemment en signant et diffusant le manifeste des 313 : "Je déclare avoir été violée".? Car 98 % des viols restent impunis et 80 % des victimes ne portent pas plainte, les violeurs étant souvent des proches, mari, père, frère. Ce combat est loin d'être terminé.

    Comme Gisèle Halimi, Jessie Magana est révoltée par l'injustice sous toutes ses formes.

    Les livres qu'elle publie, ceux qu'elle écrit, témoignent de son engagement pour l'égalité entre les sexes et entre les peuples. Elle retrace ici le combat de la célèbre avocate pour la reconnaissance du viol comme véritable crime. Un combat hélas toujours d'actualité.

  • Le G 20, le séquençage du génome humain, la crise des dettes souveraines, ou encore la cuisine moléculaire sont des notions que l'on voit passer dans les journaux : êtes-vous bien sûr d'avoir compris exactement ce qu'elles signifiaient ? Le monde dans lequel nous vivons est compliqué. Ce livre a pour ambition de l'expliquer de façon simple. Il existe dans les librairies de nombreux « précis de culture générale », souvent très bien faits, qui rappellent aux lecteurs les bases des connaissances classiques. Ce « manuel » propose quelque chose de tout à fait nouveau : donner à tous les clés de la culture générale du XXIe siècle, faire comprendre à chacun tout ce qui a changé depuis l'an 2000.  Exemples :  Géographie, Le siècle à venir sera dominé par les « pays émergents », la Chine, l'Inde, le Brésil. Pourquoi sont-ils si puissants ? Quelles sont leurs forces et leurs faiblesses ?  Mathématiques, On découvrira pourquoi les algorithmes sont si importants aujourd'hui et encore la façon de se servir de toutes les touches de la calculette de son téléphone.  Économie, On comprendra enfin comment fonctionne l'euro (et sa banque centrale européenne) ainsi que les bases de la spéculation financière.  Arts et musique, On apprendra les trois ou quatre notions qu'il faut connaître pour se repérer dans un musée aujourd'hui et les dix mots à retenir pour parler à un D-J.  Arts ménagers, On saura enfin comment faire la différence entre tous les nouveaux régimes amaigrissants et même comment trier dans ses ordures ménagères.  Le propos du livre, tour à tour sérieux et ludique, inventif ou drôle, est le plus varié possible. Son principe est toujours le même : rendre la connaissance d'aujourd'hui simple, claire, et accessible au plus grand nombre.

  • Bon, ben j'étais au Bataclan...
    Mais ça va, hein. Je suis vivante, j'vais pas me plaindre.
    Le quoi ? Le stress post-traumatique ?
    Connais pas.
    Si ça a bouleversé ma vie ? Non, pas du tout, pourquoi ?
    J'ai fait quelques dessins pour raconter tout ça, une sorte de journal, quoi.
    Peut-être bien que tu te retrouveras dans certaines pages.
    Tu veux y jeter un oeil ? Ou les deux ?

  • Ami de Jacobs et d'Hergé, peintre prolifi que, Jacques Van Melkebeke a signé de nombreux articles pour la presse collaborationniste belge sous l'Occupation. À la Libération, contraint à l'anonymat, il fut le premier rédacteur en chef du journal Tintin et le scénariste de Paul Cuvelier comme de Jacques Laudy. Certains le prétendent à l'origine des meilleurs scénarios de Tintin et Blake et Mortimer ; d'autres lui prêtent une foule de faits et méfaits. La réalité est à la fois plus complexe et plus romanesque. Première biographie du « clandestin » de l'école belge et passionnante contribution à l'histoire de la bande dessinée, ce livre est réédité pour la première fois depuis sa parution en 2002, augmenté de nouveaux documents d'archives.
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  • Gaby, Martin, Émilie ou Jean, ces hommes et ces femmes dont la vie est rythmée par les transports sont au coeur de cette enquête. Le lecteur plonge dans leur quotidien raconté en bande dessinée, découvrant ainsi la diversité des situations, les différentes perceptions de cette mobilité. Loin des clichés habituels sur le profil type du « grand mobile », ce livre s'immisce dans la vie quotidienne de ceux que l'on croise tous les jours...

    Un texte des chercheurs ayant conduit cette enquête accompagne ces tranches de vies et vient éclairer scientifiquement les répercussions et les situations sociales liées à cette grande mobilité.

    Les éléments et les situations décrits dans cet ouvrage proviennent d'une enquête sociologique européenne de grande envergure menée dans six pays entre 2006 et 2011. La partie française a été menée par les chercheurs de LaSUR (Le Laboratoire de Sociologie Urbaine) de l'École Polytechnique de Lausanne et a été financée par le Forum Vies Mobiles.

  • Pour saluer Bernard Maris

    Collectif

    Dix auteurs se sont associés pour rendre un hommage à leur ami assassiné le 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo.
    À travers chaque témoignage c'est une des facettes différentes qui ressortira afin de tenter de rendre toute la richesse de cet homme aux multiples personnalités mais à fidélité sans faille à ses engagements, à ses combats et à ses amis.
    Tous les droits d'auteur seront reversés à une oeuvre caritative.
    En voici neuf :
    L'ami : Michel Naudy.
    L'historien : Arnaud Teyssier.
    L'écologiste/le romantique : Julien Genevoix.
    Le Français : Michel Bernard.
    Le Toulousain : Alain Leygonie.
    Le romancier : Christian Authier.
    L'économiste : Michel Sapir.
    Le frondeur : Régis Debray.
    L'éducateur : Sébastien Lapaque.

  • Mauvais à l'école, inadapté, déprimé, vieillissant : « Carton man » a perdu tous ses repères. Il est dépassé par « Plastic woman », plus riche, plus ambitieuse, plus polyvalente, plus diplômée aussi. La fin de la domination masculine a sonné !
    Partout dans le monde et pour la première fois de notre histoire, nous assistons à un incroyable basculement social et culturel. Les signes sont tangibles : plus de femmes saoudiennes doctorantes, plus de Chinoises au volant de Ferrari rouges, plus d'Indiennes femmes d'affaire, une Islandaise et une Sud-Coréenne à la tête de leur gouvernement. Dans le monde occidental, l'appétit et les pratiques sexuelles des femmes feraient pâlir les pires machos. À quoi bon garder un homme à la maison ?
    Spectaculaire, drôle et parfois effrayant, ce livre prend acte d'un renversement de tendance profond, visible et inéluctable. Il nous ouvre les yeux, nous projette dans l'avenir, bouscule les idées reçues.
    Le débat est lancé


  • L'auteur a voulu faire découvrir le Japon à son fils de 12 ans, féru de mangas, en l'y emmenant en voyage. Arrivé sur place, il s'aperçoit que l'image qu'il a de ce pays est erronée alors que celle de son fils non...


  • Esclave à 11 ans

    Fatima

    Fatima est née au Niger où sa tante l'a vendue à un riche étranger qui a fait d'elle un objet. Mais Fatima est résolue à échapper à son sort. Aujourd'hui, elle témoigne pour que ce commerce d'êtres humains cesse.

  • Marketing, disent-ils, une chronique du magazine Le Tigre née d'une idée simple : faire une critique de la publicité qui ne se résume pas au discours « antipub », mais qui prenne la publicité à son propre piège, celle de la fabrication du discours et des images. Une critique de la pub qui décortique les publicités, mot à mot, image par image. La philosophie de BMW, le féminisme nucléaire d'EDF, le corniaud copié-collé de la SPA, les consignes « Attentifs ensemble! » de la RATP, le supporter de foot d'Orange, le machisme des agendas Quo Vadis, le chien jardinier de Round'up, les cancers pour tous de l'Institut Curie, l'amour de la typographie selon MacDo, la joie morbide de la Sécurité routière, etc. Autant de dérives des discours publicitaires passés au crible de l'ironie de Josée OEil-de-boeuf.

  • Philippe Biermé a été à tour de rôle, le confident, le plus proche collaborateur et l'héritier "spirituel" d'Edgar P Jacobs, dont il deviendra l'un des gardiens au sein de la Fondation Jacobs pendant plus de 25 ans.
    Il a publié plusieurs ouvrages sur l'Egypte ; aujourd'hui, c'est à son travail que ce livre rend hommage, et d'une manière détournée à Edgar P. Jacobs. Au fil d'une série d'entretiens inédits, Philippe Biermé s'est confié et dévoile parfois la "face cachée" de son travail auprès d'un des plus grands maîtres de la BD francophone, il met en avant une carrière de plus de 40 ans dans la bande dessinée, dont une bonne moitié consacrée à servir et faire connaître la série Blake et Mortimer, et l'oeuvre de Jacobs.

  • En mobilité, au domicile ou sur le lieu de travail, dédié ou en parallèle à une autre activité, le jeu sur mobile permet de s'évader, de meubler un temps mort, de déconstruire le jeu et d'imaginer des scénarios inventifs mais aussi d'échanger et de partager des astuces avec les proches ou les inconnus joints virtuellement. A la fois en rupture et en continuité avec les autres formes de jeux, le jeu sur mobile ne s'y substitue pas et constitue une ressource supplémentaire dans le jeu social pour nouer différentes formes de sociabilité.

  • Blasphème

    ,

    • Oh !
    • 26 Mai 2011

    Condamnée à mort pour un verre d'eau.

    Il fait 45 °C ce jour-là, dans ce champ du Pendjab. Asia cueille des baies depuis plusieurs heures. Une récolte éprouvante, mais Asia et son mari ont cinq enfants à nourrir. Vers midi, en nage, Asia va jusqu'au puits le plus proche, prend un gobelet et boit de l'eau fraîche. Un verre, puis un autre.
    C'est alors que sa voisine par jalousie, par bêtise, crie que cette eau est celle des femmes musulmanes et qu'Asia, chrétienne, la souille en s'en servant. Le ton monte... Et soudain, un mot fuse : « Blasphème ! ». Au Pakistan, c'est la mort assurée. Le sort d'Asia est scellé.
    C'était le 14 juin 2009. Asia Bibi est jetée en prison. Un an après, elle est condamnée à être pendue. Depuis elle croupit dans une cellule sans fenêtre. Sa famille a dû fuir son village, menacée par les extrémistes.
    Deux hommes lui sont venus en aide : le gouverneur du Pendjab et le ministre des Minorités, un musulman et un chrétien. Tous deux ont été assassinés sauvagement.
    Asia Bibi nous écrit du fond de sa prison. Elle est devenue une icône pour tous ceux qui luttent, au Pakistan et dans le monde, contre toutes les violences faites au nom des religions.

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