• Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales que traversent nos pays ?
    En 2012, Cyril Dion prend connaissance d'une étude, menée par vingt-deux scientifiques de différents pays, annonçant la disparition possible d'une partie de l'humanité d'ici à 2100. Cette nouvelle fait à peine l'objet d'un traitement de seconde zone dans les médias. Considérant qu'amplifier le concert des catastrophes ne fonctionne pas, il décide de partir, avec l'actrice-réalisatrice Mélanie Laurent et une petite équipe, découvrir à quoi notre monde pourrait ressembler si nous mettions bout à bout certaines des meilleures solutions que nous connaissons déjà dans l'agriculture, l'énergie, l'économie, l'éducation et la démocratie.
    Villes produisant elles-mêmes leur nourriture et leur énergie, systèmes zéro déchet, entrepreneurs et municipalité créant leur propre monnaie pour empêcher la spéculation et l'accaparement des richesses, peuples réécrivant eux-mêmes leur Constitution, systèmes éducatifs pionniers, ils découvrent partout des femmes et des hommes qui changent le monde.
    En reliant ces initiatives, ils mettent au jour une nouvelle philosophie, une communauté de pensée entre tous ces acteurs qui ne se connaissent pas. Un nouveau projet de société.

  • Face à la crise écologique actuelle, nos actions semblent impuissantes. Mais c'est peut-être qu'on protège mal ce qu'on comprend mal. Nous ne sommes pas des Humains face à la Nature. Nous sommes des vivants parmi les vivants. Nous ne sommes pas face à face, mais côte à côte face au dérobement de notre monde commun. Que devient l'idée de "protéger la nature" quand on a compris que le mot "nature" nous embarquait dans une impasse dualiste, et que "protéger" était une conception paternaliste de nos rapports aux milieux ? Cela devient «raviver les braises du vivant», c'est-à-dire lutter pour restituer aux dynamiques du vivant leur vitalité et leur pleine expression. L'ancienne protection de la nature était confisquée par les experts et les États ; cet ouvrage se penche sur des initiatives qui révèlent un mouvement puissant, qu'il faut accompagner et nourrir : la réappropriation de la défense du tissu du vivant, du soin des milieux de vie. Nous sommes le vivant qui se défend.

  • La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.
    Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.
    L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?
    Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?
    Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...

    Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants.

  • Face à des signaux pourtant alarmants - tensions sur les ressources énergétiques et les matières premières, effondrement de la biodiversité, érosion ou artificialisation accélérée des sols, pollutions généralisées, changement climatique. on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance. On nous dit que nous serions à l'aube d'une quatrième révolution industrielle : connectés en réseaux intelligents, nous deviendrons tous producteurs - stockeurs d'énergies renouvelables -, et que les nanotechnologies et les matériaux « bio-sourcés » permettraient de répondre à la pénurie, les « fab lab » et les imprimantes 3D s'apprêteraient à bouleverser le système de production, etc.
    Pour sauver la planète, toujours plus d'innovation, plus de « high tech » et plus de complexité ? Ce livre démontre la fausseté de ces promesses. Il propose, pour sortir de l'impasse, de prendre le contre-pied de la course en avant technologique pour se tourner vers les « low tech », les « basses technologies ». Il ne s'agit pas de « revenir à la bougie », mais de conserver un niveau de « confort » et de civilisation agréables tout en évitant les chocs de pénuries généralisées. Une société soutenable, fondée sur les basses technologies, mobilisera fortement les savoirs, l'innovation et la recherche, mais orientés par des finalités différentes d'aujourd'hui.

    Philippe Bihouix est ingénieur. Il est coauteur de l'ouvrage Quel futur pour les métaux (EDP sciences, 2010), qui traite de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique.

  • Un manifeste événement ! Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l'eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l'estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles moteurs ou cérébraux chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L'exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui préfère la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers. Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Rendez-nous nos coquelicots et nos bleuets ! Rendez-nous la beauté du monde ! Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l'interdiction de tous les pesticides en France. Pas demain. Maintenant. Assez de discours, des actes.

  • Citadine assumée, Jennifer Murzeau est partie vivre une semaine dans les bois, sans eau ni nourriture, pour renouer avec la nature.
    « La crise écologique est aujourd'hui au coeur de nos préoccupations. Mais nous échouons à en prendre la pleine mesure, à la ressentir. Car nos modes de vie n'ont jamais été aussi déconnectés de la nature.
    Alors, j'ai décidé de partir plusieurs jours m'immerger en son sein avec un hamac, un couteau et François, un guide de survie.
    J'ai descendu la Charente en canoë et dormi sur ses rives. J'ai appris à faire du feu avec du bois humide, à me nourrir de plantes bouillies, j'ai renoncé à tuer un ragondin, j'ai vécu au rythme lent de la vie sauvage. Puis, j'ai poursuivi l'aventure, seule, dans les Pyrénées, où j'ai découvert l'immensité et la peur, connu l'orage, la beauté... et l'humilité. J'en suis revenue avec une seule envie : repartir. » J. M.

  • Satiriques, ridicules, mordants, givrés, incorrigibles... : en un mot, indégivrables !

    Ces drôles de petits manchots, dont l'allure humaine, les travers, les convictions en font nos doubles inconséquents, dérisoires et burlesques, habitent une banquise en péril qui évoque notre planète malmenée.

    Des conséquences du réchauffement climatique aux contradictions de nos modèles alimentaires, du poids des lobbies à l'inaction des politiques, entre petites lâchetés et scandales insupportables, c'est toute l'absurdité de nos comportements que Xavier Gorce dénonce ici avec son humour grinçant. Et en pointant nos incohérences, il réveille nos consciences...

  • Et si, au lieu de voir les mouvements zéro déchet, la consommation locale, la récup' comme des limites créant des frustrations, on se mettait à les regarder comme des sources de créativité ? Une reconquête de sa liberté. Et l'air de rien, tout en préparant et en faisant la fête avec ceux qu'on aime, on a avancé, en douceur, vers un mode de vie plus respectueux de la terre. Comment faire ? On mange avec les doigts ou dans des contenants comestibles pour éviter la vaisselle jetable, on boit de la bière locale et du vin naturel qui ne donne pas mal à la tête, on invente des recettes aux légumes pour son barbecue... On peut encore, pour l'occasion, découvrir les initiatives de consigne des bouteilles, aller à la rencontre des producteurs près de chez soi, apprendre à cuisiner les restes...

  • Toute femme, tout homme, tout être humain est appelé à devenir Terrien.
    Nous sommes des êtres naturels enracinés dans le vivant. Face à nos peurs légitimes, à l'état de sidération que provoquent les destructions de la nature que nous constatons désormais de visu, à l'angoisse que nous ressentons devant la catastrophe planétaire en cours, il faut redonner ce sens à nos vies : nous sommes des vivants. C'est notre joie de vivre, la fraternité avec nos semblables, l'amour de la nature, notre harmonie avec l'ensemble du vivant qui peuvent nous permettre de soulever des montagnes, augmenter notre puissance d'agir et abattre l'ordre ancien des Destructeurs.
    L'écologie intégrale entend rassembler autour de son projet par la raison et la conviction, mais aussi par les sentiments et les émotions. Elle va puiser ses forces dans une écologie intérieure qui représente une nouvelle étape de l'évolution humaine. La révolution mentale que nous devons accomplir est d'embrasser l'ensemble du vivant comme étant partie de nous-mêmes.

    Delphine Batho est députée des Deux-Sèvres. Engagée d'abord comme leader lycéenne et vice-présidente de SOS Racisme, elle a été ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, avant d'être limogée brutalement du gouvernement en 2013 pour avoir dénoncé la baisse du budget de l'Écologie. Elle est présidente de Génération Écologie.Dominique Bourg est philosophe, professeur à l'université de Lausanne.

  • Dans un monde inversé, il est reconnu que les animaux et les plantes ont une vie intellectuelle et sentimentale similaire à celles des humains. La culture occidentale traditionnelle ne subsiste que dans quelques régions françaises où un anthropologue jivaro l'étudie et milite pour sa sauvegarde.

    Ce coffret comprend un ex-libris inédit !

  • Une bande-dessinée pleine d'humour, nourrie de focus pratiques, pour faire de sa maison un petit cocon écolo et confortable.

    Notre mode de vie occidental est stressant, autant pour nous que pour la planète. Si l'on ne peut pas maîtriser le monde du travail ni le type de société dans lequel on vit, on peut agir sur son environnement immédiat : son chez soi et son quotidien. Comment le rendre simplement peu consommateur en énergie, sain, et très respectueux de l'environnement et de l'homme ? C'est ce que les personnages de cette bande dessinée vont découvrir.

    Comprenant qu'elle doit changer de mode vie au bout d'une énième allergie, la narratrice décide de tout changer, de son alimentation jusqu'à l'organisation de sa maison... Elle peut compter sur les conseils de Cocotte, une poule écolo qui s'est mystérieusement installée dans son jardin. Elle sait quels matériaux utiliser pour isoler sa maison, quels produits cosmétiques éviter et même comment consommer de manière raisonnée. Et si le meilleur ami de notre narratrice, amateur de hamburgers et un peu paresseux, se moque gentiment de cette nouvelle résolution, il se laisse peu à peu tenter par le nid douillet qu'elle se construit.

  • Les tribulations de drôles de poissons dans un futur post-apocalyptique !

    Le 30 mars 2030, une pluie de particules fines s'abat sur la Terre et provoque la « rétroévolution » des hommes qui retournent à l'état de poissons. Raymond Scie, historien, et Brigitte Van Dyck, artiste, nous embarquent dans leurs tribulations sous-marines à la recherche de l'antidote miraculeux capable de leur redonner forme humaine.

    De rencontres en découvertes, ce sont des pans entiers des dérives de l'anthropocène qui surgissent : dérèglement climatique, acidification et pollution des eaux, perturbateurs endocriniens, espèces invasives, perte de la biodiversité... La sonnette d'alarme est tirée mais avec un humour grinçant et poétique !

  • Les Collapsonautes, c'est la vie de deux voisins, deux amis, qui vivent aujourd'hui l'effondrement de notre civilisation et qui nous partagent avec humour leur vie de demain, en 2050.
    Un essai graphique plein de légèreté pour prendre conscience que nous sommes en pleine transition écologique.
    Et qu'il est temps de faire des choix pour que demain existe !

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