Gallimard

  • Photographies de plateau et photogrammes suivant un parcours cinématographique.
    Visages d'actrices, scénarios manuscrits, scènes de tournage... en tout quelque 150 documents qui tissent des échos visuels et thématiques d'un film à l'autre, des ponts entre le cinéma et la vie.

  • Par son art du dessin et sa science de la narration, Georges Remi (1907-1983) alias Hergé, a donné à la bande dessinée européenne ses lettres de noblesse et un personnage devenu mythique : Tintin, héros des 24 albums qui enchantent un public mondial depuis quatre générations.
    Ce Hors-série (augmenté de deux cahiers de huit pages) brosse une galerie des person¬nages principaux qui gravitent autour du jeune reporter : Milou, ange gardien parfois démon, le capitaine Haddock aux colères légendaires ; les Dupondt, experts en gaffes et malentendus ; Bianca Castafiore, le «rossignol milanais» ; le professeur Tournesol, hilarant savant fou, sourd comme un pot. Et puis les seconds rôles : Rastapopoulos, le méchant, indestructible ennemi de Tintin ; Abdallah, gosse insupportable qui multiplie les farces et attrapes dans le calme château de Moulinsart et Tchang, le premier véritable ami de Tintin... Sans oublier le docteur Müller, Séraphin Lampion, Allan Thompson, le général Alcazar ou encore le professeur Bergamotte et bien d'autres qui font ici l'objet d'un petit dictionnaire.

  • Au royaume du cinéma, toutes les histoires commencent par un clap.
    Chef opérateur, éclairagiste, cadreur, régisseur, scripte, accessoiriste, ingénieur du son, perchiste, machiniste, responsable des effets spéciaux. autant de noms que le générique de fin défile en un long hommage. artisans, techniciens et artistes unissent leur savoir-faire et leur passion pour composer une oeuvre : le film. de l'autre côté du miroir, sur le plateau ou dans la salle de montage, vincent amiel découvre les coulisses du cinéma en train de se faire.

  • Vous est-il arrivé une seule fois, tandis que vous faisiez la queue pour voir un film, de penser que le cinéma fut d'abord champêtre, forain, attraction pour music-hall ou exposition universelle ? c'est en 1906 que les exploitants français ont ouvert les premières salles fixes.
    Bientôt charles pathé, léon gaumont organisent leurs réseaux. populaire ou élitiste, la cinéphilie a très vite ses lieux de culte.
    Les cinémas de l'après-guerre se font paquebots, cathédrales. des salles d'actualités s'implantent dans de nombreuses villes. la profession se concentre, lutte, se fédère. au tournant des années 1960, l'arrivée de la télévision contraint les professionnels du grand écran à fermer, diviser, multiplier et moderniser les salles.
    A côté de la trinité gaumont-pathé-ugc, les indépendants, les salles municipales, les réseaux d'art et d'essais, de recherche, proposent des choix et des services différents.
    Christian-marc bosséno présente ici ces autres acteurs du ciné que sont le public, la caissière, l'exploitant, l'ouvreuse, le projectionniste, afin que vous puissiez aborder en spectateur averti la prochaine séance.

  • Combien y a-t-il de Godard(s) ? Celui de la Nouvelle Vague et des années 1960, le Godard « culte » d'À bout de souffle et de Pierrot le fou ? Celui qui offrit à Belmondo et à Bardot leurs plus beaux rôles ? Celui du Mépris, film que les anti-Godard encensent pour rejeter le reste ? Ou le militant maoïste de l'après 68, dont on a prétendu qu'il avait abandonné le cinéma ? Ou celui qu'on voit depuis les années 1980 à la télévision ou à Cannes, paradoxal et provocateur. Ou l'auteur de Prénom Carmen, Je vous Salue, Marie, Passion, Nouvelle Vague, et les monumentales Histoire(s) du Cinéma : des films exigeants, donc mal aimés, où la beauté la plus fulgurante surgit des réflexions les plus profondes. Comme le démontre avec brio François Nemer, il n'y a qu'un seul Godard, volontaire, déterminé, obstiné, bâtissant film après film une des oeuvres phares du cinéma mondial. Il est cinéaste comme Picasso est artiste : le cinéma l'habite. Godard, c'est le cinéma.

  • Comment naît un film ? qui en a la première idée ? le réalisateur ou le producteur ? le scénariste ou la vedette ? le 7è art n'est pas une création solitaire.
    Au cours de sa longue préparation, avant le tournage, dans les ateliers oú se conjuguent le talent et l'énergie des uns et des autres - dialoguistes, décorateurs, costumiers, maquilleurs, directeurs de casting. -, le film n'est encore que promesse de l'oeuvre à venir, jusqu'au légendaire " silence, on tourne ! " le temps d'un livre, jean-pierre berthomé s'est fait réalisateur pour une visite guidée de ces ateliers.

  • Le film criminel reflète au cours du xxe siècle l'histoire mouvementée de l'amérique.
    Le gangster devient une figure légendaire qu'accompagnent bientôt détectives, femmes fatales et atteint son apogée dans les années quarante, avec le film noir. une nouvelle esthétique impose des formes et des figures, que met en relief michel ciment. du noir et du blanc à la couleur, le film criminel continue d'inspirer aux plus grands réalisateurs des recherches formelles et un constat lucide sur leur pays.

  • Animer les images.
    Le xixe siècle, le siècle de l'invention, se doit d'accomplir ce vieux rêve. a peine le cinéma est-il là que déjà la couleur, le son, l'écran large surgissent de l'imagination des pionniers. en train, en ballon, sur les épaules d'opérateurs aventureux, les caméras partent explorer le monde. montrer l'événement, faire voir l'invisible, réaliser l'impossible, l'art de l'illusion et de la modernité ne manque pas d'audace.
    Le cinéma est inventé, il peut raconter, émouvoir.

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