J'aime pas les gens qui se prennent pour...

À propos

Qui sont ces gens qui se prennent pour Et pourquoi ?
Par orgueil, par méchanceté, parce qu'ils sont machos, snobs, schizophrènes, obsessionnels ? Parce que la société du spectacle, la pipolisation du monde leur imposent un rôle : celui de leur âge, de leur catégorie sociale. Parce que, dans cette société hypermédiatisée où les stars du show bizz sont déifiées, il ne suffit plus d'être soi-même pour exister, mais il est important de ressembler à tel couturier à la mode ou à tel acteur de cinéma. Ils sont à tout moment autre chose qu'eux-mêmes C'est ce manque d'authenticité que Florence Cestac traque dans ces courtes histoires de deux pages. Elle met en boîte tous les protagonistes de ce carnaval des emmerdeurs et des prétentieux, comme cette baba cool adepte des médecines parallèles qui a toujours une potion magique à vous prescrire, ce mari au petit soin qui trompe sa femme, ce navigateur du dimanche qui se prend pour Eric Tabarly. Florence Cestac n'a pas son pareil pour saisir tous les comportements stéréotypés, tous les tics de ces introvertis. Ses dialogues sont vifs et c'est la chute de ces courts portraits qui démystifie avec drôlerie le narcissisme contemporain.


Rayons : Littérature > Humour


  • Auteur(s)

    Florence Cestac

  • Éditeur

    Hoebeke

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    17/09/2009

  • EAN

    9782842303570

  • Disponibilité

    Manque sans date

  • Longueur

    23.2 cm

  • Largeur

    19.4 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    411 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Florence Cestac

Florence Cestac est née un 18 juillet à Pont-Audemer. Après une scolarité modeste (pas de diplômes trop voyants), elle intègre en 1965 les Beaux-Arts de Rouen et en 1968 les Arts Décoratifs de Paris.

Elle dessine pour "Salut les Copains", "Lui", "20 ans", et rencontre Etienne Robial, avec qui elle ouvre en 1972 la première librairie de bande dessinée et fonde en 1975 les éditions Futuropolis. Dans le feu de l'action, nounou d'auteurs, attachée de presse et directrice de collection.

Elle voit défier dans son bureau toutes sortes de jeunes talents en friche, pas toujours bien peignés ni très polis, et racontera cette expérience enrichissante avec Jean-Marc Thévenet dans un livre intitulé "Comment faire de la "bédé" sans passer pour un pied-nickelé". Elle crée, parallèlement, le personnage de Harry Mickson : une sorte de haricot (le haricot dodu du cassoulet, pas le modèle de régime) vêtu d'une salopette-short d'où émergent quelques bras et jambes caoutchouteux, un gros nez et un béret directement vissé à la cervelle.

Ce rejeton illégitime de Mickey Mouse, qui se balade dans (A suivre), Métal hurlant et Charlie, est promu mascotte de Futuropolis et du Mickson BD Football Club. Elle reçoit, en 1989, l'Alph'art de l'humour d'Angoulême pour les "Vieux copains pleins de pépins", et crée les aventures de Gérard Crétin dans "Mikado".

Dans le Journal de Mickey, elle transforme la rubrique-jeux des Déblok en bande dessinée. Elle publie, en 1996, chez Dargaud "Le Démon de midi", hilarante tragédie post-conjugale où l'on voit un quadragénaire quitter son épouse usagée pour une plus fraîche. Avec ce chef-d'oeuvre d'humour vache et de franchise désarmante, elle récolte un deuxième Alph'art d'humour à Angoulême.

Michèle Bernier avec Marie Pascale Osterrieth l'adaptent avec talent au théâtre, c'est un succès. Parallèlement, elle inonde la presse (Play-Boy, Cosmopolitan, L'hebdo des juinors, Quo, etc.) de ses dessins humoristiques à "gros nez". En 1997, elle rapatrie la famille Déblok chez Dargaud.

En 1998, paraît "La Vie en rose" - album retraçant la jolie vie de Noémie - femme monomaniaque ou ravissement qui est née au début des années 50, a eu 20 ans en 68 et la cinquantaine triomphante en l'an 2000.

Puis en 1999: Du sable dans le maillot - genre de projection des diapos de nos vacances - chaque lecteur, parmi les 12 propositions de vacations, se retrouvera obligatoirement. L'ambiance est bonne, il fait beau et les gens sont sympas.

Depuis 1993, Florence expose régulièrement à la galerie Christian Desbois :
- 1993 : Oeuvres récentes
- 1994 : Trophées
- 1996 : L'obsédante image de la biche au bord de l'eau
- 2000 : piquante !

En janvier 2000, consécration...elle reçoit le Grand Prix de la ville d'Angoulême, pour l'ensemble de son oeuvre.

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